Revision sheet: Les conditions du mariage moderne

Plan du Cours

  1. Conditions de fond
  2. Conditions en vigueur
  3. Majorité et dispenses
  4. Consentement mariage
  5. Capacité matrimoniale
  6. Empêchements au mariage
  7. Formalités préalables
  8. Publication des bans
  9. Célébration du mariage
  10. Acte de mariage

1. Conditions de fond

Notions clés & Définitions

  • Conditions supprimées : Conditions qui n'ont plus lieu d'être en raison de modifications législatives, notamment l'obligation de certificat médical prénuptial (supprimée par la loi du 20 décembre 2007) et l'altérité des sexes (abrogée par la loi du 17 mai 2013, art. 143 : « le mariage est contracté par deux personnes de sexe différent ou de même sexe »).

  • Égalité des sexes dans le mariage : Principe selon lequel le mariage peut être contracté par deux personnes, peu importe leur sexe, depuis la loi du 17 mai 2013, modifiant l'article 143 du Code civil.

Points essentiels

  • Conditions en vigueur : La majorité (18 ans révolus, art. 144 du Code civil) est requise pour contracter mariage, avec possibilité de dispense d'âge pour motifs graves (ex : grossesse) accordée par le procureur de la République, sous réserve de l'accord d'au moins un parent (art. 145, 148).

  • Consentement : Le mariage ne peut être contracté sans consentement libre et éclairé (art. 146). La nullité peut être prononcée en cas d'absence de consentement, erreur déterminante (sur la personne ou ses qualités essentielles), violence (physique ou morale), ou vice de consentement (tromperie, dol). Le mariage posthume peut être autorisé en cas de consentement du défunt établi par des faits suffisants (art. 171).

  • Capacité matrimoniale : La capacité des majeurs en curatelle ou tutelle n'exige plus d'autorisation spécifique depuis la loi du 23 mars 2019, une simple information du tuteur suffit. Les mineurs peuvent se marier avec une dispense d'âge (motifs graves) et l'accord d'au moins un parent (art. 145, 148).

  • Conditions d'empêchement : La bigamie est prohibée (art. 147, délit pénal, art. 433-20 du Code pénal). L'inceste, selon le degré de parenté ou d'alliance, est prohibé : inceste absolu (frère-sœur, ascendant-descendant) (art. 161-162) et relatif (oncle-niece, tante-neveu, alliés après décès) (art. 163-164). Une dispense peut être accordée pour causes graves dans le cas d'inceste relatif.

  • Conditions de forme : La constitution d’un dossier (acte de naissance, pièce d’identité, autorisation si nécessaire), publication des bans, et la célébration par le maire dans la commune du domicile ou résidence de l’un des époux.

  • Suppression du certificat médical prénuptial : L’obligation d’un examen médical préalable pour obtenir un certificat médical prénuptial a été supprimée par la loi du 20 décembre 2007.

  • Égalité des sexes : La loi du 17 mai 2013 a modifié l’article 143 du Code civil pour permettre le mariage entre deux personnes de même sexe, supprimant ainsi la condition d’altérité des sexes.

À retenir

Les conditions de fond du mariage ont été modifiées pour supprimer l’obligation du certificat médical prénuptial et pour assurer l’égalité des sexes, permettant ainsi la liberté de mariage quelle que soit la composition des sexes des époux.

2. Conditions en vigueur

Notions clés & Définitions

Majorité matrimoniale : âge minimum légal pour se marier, fixé à dix-huit ans révolus (C.civ., art. 144). La majorité permet la capacité de contracter mariage sans dispense.

Dispense d'âge pour mariage : autorisation exceptionnelle accordée par le procureur de la République pour un mineur souhaitant se marier avant 18 ans, fondée sur des motifs graves (C.civ., art. 145). L'accord d'au moins un parent est requis (C.civ., art. 148).

Consentement au mariage : accord libre et éclairé des futurs époux, condition essentielle à la validité du mariage (C.civ., art. 146). L'absence de consentement entraîne la nullité du mariage.

Nullité pour absence de consentement : nullité du mariage lorsque le consentement n'a pas été donné, ou a été vicié par erreur, violence ou dol.

Vices du consentement : défaut de consentement valable, comprenant :

  • Erreur : erreur déterminante sur la personne ou ses qualités essentielles (C.civ., art. 180). Exemples : erreur sur l'identité ou la santé mentale.
  • Violence : contrainte physique ou morale obligeant à contracter le mariage (C.civ., art. 180). Exemple : crainte envers un ascendant.
  • Dol : tromperie ou manœuvre frauduleuse, ne constitue pas en soi un vice du consentement permettant la nullité (droit commun des contrats).

Points essentiels

  • La majorité matrimoniale est fixée à 18 ans, mais une dispense peut être accordée pour motifs graves, notamment en cas de grossesse.
  • Le mariage ne peut être contracté sans consentement, qui doit être libre et éclairé.
  • La nullité du mariage peut résulter de l'absence de consentement ou de vices du consentement (erreur, violence, mais pas dol).
  • La capacité matrimoniale des mineurs peut être obtenue par dispense et accord parental.
  • La majorité et la dispense d'âge sont des conditions en vigueur, tandis que l'altérité des sexes n'est plus une condition depuis 2013.

À retenir

Les conditions en vigueur pour le mariage incluent principalement la majorité ou la dispense d'âge, ainsi que le consentement libre et non vicié, sous peine de nullité.

3. Majorité et dispenses

Notions clés & Définitions

  • Capacité matrimoniale : Aptitude juridique d'une personne à contracter un mariage. Depuis la loi du 23 mars 2019, le mariage du majeur en curatelle ou en tutelle n'a plus besoin d'autorisation, une simple information du tuteur suffit (C.civ., art. 460).

  • Capacité des mineurs avec dispense et accord parental : Possibilité pour les mineurs de se marier si le procureur de la République accorde une dispense d'âge fondée sur des motifs graves (ex : grossesse) et si un des deux parents donne son accord (C.civ., arts. 145, 148).

  • Capacité des majeurs en curatelle ou tutelle : La loi du 23 mars 2019 a supprimé l'obligation d'autorisation pour le mariage du majeur en curatelle ou tutelle, la seule information du tuteur est requise (C.civ., art. 460).

Points essentiels

  • La majorité matrimoniale est fixée à 18 ans révolus (C.civ., art. 144). Une dispense d'âge peut être accordée par le procureur de la République pour motifs graves, avec l'accord d'au moins un parent (C.civ., arts. 145, 148).

  • La capacité matrimoniale du majeur en curatelle ou tutelle n'exige plus d'autorisation judiciaire depuis 2019, seul le tuteur doit être informé (C.civ., art. 460).

  • La nullité du mariage pour incapacité ne concerne pas les majeurs en curatelle ou tutelle depuis la réforme de 2019, sauf si la loi prévoit une autre disposition spécifique.

  • La capacité des mineurs est conditionnée à une dispense d'âge et à l'accord parental, sous peine de nullité (C.civ., arts. 145, 148).

À retenir

La réforme de 2019 a simplifié la capacité matrimoniale des majeurs en curatelle ou tutelle, supprimant l'exigence d'autorisation judiciaire, tandis que la capacité des mineurs reste soumise à une dispense d'âge et à l'accord parental.

4. Consentement mariage

Notions clés & Définitions

  • Empêchements au mariage : Situations ou conditions qui empêchent la célébration du mariage, notamment la bigamie et l'inceste, en raison de liens prohibés ou de situations interdites par la loi (voir section 6).
  • Bigamie : Fait pour une personne d’être engagée dans deux mariages simultanément, ce qui est prohibé par l’article 147 du Code civil et constitue un délit pénal (C. pén., art. 433-20).
  • Inceste (absolu et relatif) : Prohibition de mariage entre certains membres de la famille ou alliés.
    • Inceste absolu : Mariage entre frère et sœur ou entre ascendant et descendant par le sang (C.civ., art. 161 et 162).
    • Inceste relatif : Mariage entre oncle et nièce/neveu, tante et neveu/nièce, ou entre alliés lorsque la personne ayant créé l’alliance est décédée (C.civ., art. 163 et 164).

Points essentiels

  • La loi interdit le mariage en cas de bigamie, qui est un délit pénal (C. pén., art. 433-20).
  • L’inceste absolu, notamment entre frère et sœur ou entre ascendant et descendant par le sang, est prohibé (C.civ., art. 161 et 162).
  • L’inceste relatif, comme entre oncle et nièce ou entre alliés, est également interdit, sauf dispense du Président de la République pour causes graves (C.civ., art. 163 et 164).
  • Ces empêchements visent à préserver la légitimité et la moralité du mariage, en empêchant des liens familiaux ou conjugaux prohibés par la loi.

À retenir

Les empêchements au mariage, tels que la bigamie et l’inceste, sont des obstacles légaux à la célébration du mariage, visant à préserver l’ordre public et la moralité familiale.

5. Capacité matrimoniale

Notions clés & Définitions

  • Formalités préalables : Ensemble des démarches et pièces à fournir avant la célébration du mariage, notamment la constitution d’un dossier à remettre à l’officier d’état civil et la publication des bans (voir section 8).
  • Dossier à remettre à l'officier d'état civil : Ensemble des documents que doivent fournir les futurs époux pour permettre la célébration du mariage, comprenant notamment l’acte de naissance, une pièce d’identité, l’indication des témoins, et éventuellement une autorisation spéciale (voir section 7).
  • Publication des bans : Affichage public effectué par l’officier d’état civil à la mairie, pendant dix jours, pour informer le public du mariage à venir et permettre toute opposition (voir section 8).
  • Exceptions à la publication : Cas où la publication des bans peut être dispensée, notamment par décision du procureur pour motifs graves ou en cas de mariage in extremis (voir section 8).

Points essentiels

  • La constitution du dossier à remettre à l’officier d’état civil est une étape obligatoire, comprenant notamment l’acte de naissance récent, une pièce d’identité, et parfois une autorisation du président de la République (pour certains cas spécifiques).
  • La publication des bans doit être effectuée sous forme d’affichage à la mairie pendant dix jours, sauf dispense accordée par le procureur pour motifs graves (ex : mariage in extremis).
  • La dispense de publication peut intervenir en cas de motifs graves, notamment pour des mariages en urgence ou dans des situations particulières.
  • La procédure de publication vise à assurer la transparence et à prévenir les mariages frauduleux ou forcés.

À retenir

Les formalités préalables, notamment la constitution du dossier et la publication des bans, sont essentielles pour garantir la légalité et la transparence de la célébration du mariage, avec des exceptions possibles en cas de motifs graves.

6. Empêchements au mariage

Notions clés & Définitions

Célébration du mariage : Acte par lequel l'officier d'état civil formalise la union entre deux personnes, conformément aux formalités légales, dans un lieu déterminé (voir section 8).

Lieu de célébration : La commune où le mariage doit être célébré, généralement celle où l'un des époux ou ses parents a son domicile ou résidence (C.civ., art. 165).

Présence des époux : Obligation pour les futurs époux de comparaître en personne lors de la cérémonie, sauf cas exceptionnels (guerre, opérations militaires, mariage posthume) (C.civ., art. 96-1).

Témoins : Personnes désignées par les époux pour assister à la célébration, au minimum deux, au maximum quatre (C.civ., art. 75).

Formalités de l'officier d'état civil : Ensemble des démarches que doit accomplir l'officier, notamment la lecture d'articles du Code civil, la vérification des pièces justificatives, la publication des bans, la rédaction de l'acte de mariage (C.civ., art. 75).

Points essentiels

  • La célébration doit avoir lieu dans la commune où l'un des époux ou ses parents a son domicile ou résidence, sauf exceptions pour péril ou empêchements graves (C.civ., art. 165, 75).
  • La présence personnelle des époux est requise, sauf cas de force majeure (guerre, opérations militaires, mariage posthume) (C.civ., art. 96-1).
  • Les époux doivent désigner au moins deux témoins, qui assistent à la cérémonie (C.civ., art. 75).
  • L'officier d'état civil doit réaliser plusieurs formalités, notamment la lecture d'articles du Code civil, la vérification des pièces justificatives, la publication des bans, et la rédaction de l'acte de mariage (C.civ., art. 75).
  • L'acte de mariage doit contenir des mentions obligatoires, être dressé sur le registre, et remis aux époux avec un livret de famille.
  • La preuve du mariage peut se faire par l'acte de mariage ou par le livret de famille, avec des exceptions possibles en cas de perte ou de contestation (C.civ., art. 194, 46, 197).

À retenir

La célébration du mariage doit respecter des formalités précises, se dérouler dans un lieu déterminé, en présence des époux et de témoins, sous la supervision de l'officier d'état civil, pour assurer sa validité et sa preuve.

7. Formalités préalables

Notions clés & Définitions

Acte de mariage
Document dressé par l'officier d'état civil après la célébration, mentionnant les informations essentielles sur le mariage, et inscrit sur le registre des mariages (C.civ., art. 76).

Contenu obligatoire de l'acte
Mentions indispensables que doit comporter l'acte de mariage, telles que l'identité des époux, la date, le lieu, la signature de l'officier d'état civil, etc. (C.civ., art. 76).

Remise de l'extrait
Transmission officielle à chaque époux d'une copie de l'acte de mariage, appelée extrait, qui sert de preuve du mariage (C.civ., art. 76).

Remise du livret de famille
Document remis aux époux contenant les actes d’état civil, notamment l’acte de mariage, permettant de prouver la filiation et les autres événements familiaux (Décr. du 26 déc. 2000, art. 2).

Points essentiels

  • L'acte de mariage est dressé par l'officier d'état civil après la célébration (C.civ., art. 76).
  • Il doit comporter des mentions obligatoires, notamment l'identité des époux, la date, le lieu, et la signature de l'officier (C.civ., art. 76).
  • Après la célébration, l'officier remet aux époux une copie appelée extrait, qui sert de preuve officielle du mariage.
  • L'officier doit également remettre le livret de famille, contenant l’acte de mariage, aux époux.
  • La remise de l'extrait et du livret de famille constitue une formalité essentielle pour la preuve et la reconnaissance du mariage.

À retenir

L'acte de mariage, dressé par l'officier d'état civil, doit comporter des mentions obligatoires, et sa remise sous forme d'extrait et de livret de famille constitue la principale preuve officielle du mariage.

8. Publication des bans

Notions clés & Définitions

  • Preuve du mariage : Moyens permettant de démontrer qu’un mariage a été valablement célébré, notamment par l’acte de mariage ou par le livret de famille (C.civ., art. 194 ; Décr. du 26 déc. 2000, art. 2).

  • Preuve par acte ou livret de famille : La preuve du mariage peut s’établir par l’acte de mariage dressé par l’officier d’état civil ou par la présentation du livret de famille, qui mentionne le mariage (C.civ., art. 194 ; Décr. du 26 déc. 2000, art. 2).

  • Exceptions et autres moyens de preuve : En cas de perte des registres, le mariage peut être prouvé par titres ou témoins (C.civ., art. 46), par possession d’état (C.civ., art. 197), ou selon la loi applicable à l’étranger (C.civ., art. 47). La nullité du mariage pour vice de forme n’empêche pas la preuve par possession d’état ou témoignages.

Points essentiels

  • La preuve du mariage se fait principalement par l’acte de mariage ou par le livret de famille (C.civ., art. 194 ; Décr. du 26 déc. 2000, art. 2).

  • En cas de perte des registres, il est possible de prouver le mariage par titres ou témoins (C.civ., art. 46).

  • La possession d’état, c’est-à-dire la reconnaissance publique du mariage par les époux et leur entourage, peut également constituer une preuve valable (C.civ., art. 197).

  • Pour les mariages célébrés à l’étranger, la preuve doit suivre la loi de l’État où le mariage a été célébré (C.civ., art. 47).

À retenir

La preuve du mariage repose principalement sur l’acte officiel ou le livret de famille, mais d’autres moyens comme les témoins ou la possession d’état peuvent être utilisés en cas de perte ou d’irrégularités.

9. Célébration du mariage

Notions clés & Définitions

  • Conditions de fond du mariage : Ensemble des critères légaux nécessaires pour que le mariage soit valable, notamment l'âge, le consentement, la capacité matrimoniale, et l'absence d'empêchements (voir section 1). La suppression de l'obligation de certificat médical prénuptial et l'altérité des sexes (loi du 17 mai 2013) modifient ces conditions.
  • Conditions en vigueur : Conditions actuellement requises pour la validité du mariage, telles que la majorité (18 ans révolus), le consentement libre, et la capacité matrimoniale (voir section 2).
  • Majorité des sexes et dispenses : La possibilité pour des mineurs d'obtenir une dispense d'âge avec l'accord parental et la décision du procureur de la République (C.civ., arts. 144, 145, 148).
  • Consentement au mariage : Accord libre et éclairé des futurs époux, essentiel à la validité du mariage. L'absence ou la viciation du consentement entraîne la nullité (C.civ., art. 146). La nullité peut aussi résulter d'erreurs, violences ou autres vices (voir section 2).
  • Capacité matrimoniale : Aptitude juridique à se marier, notamment la capacité des majeurs en curatelle ou tutelle, et celle des mineurs avec dispenses et accord parental (C.civ., art. 460, 145, 148).
  • Empêchements au mariage : Situations prohibant le mariage, comme la bigamie (C.civ., art. 147), l'inceste (art. 161-164), ou autres liens prohibés. La bigamie constitue un délit pénal (C. pén., art. 433-20).

Points essentiels

  • La majorité pour se marier est fixée à 18 ans, avec possibilité de dispense pour motifs graves (ex : grossesse), sous réserve de l'accord d'au moins un parent et de la décision du procureur (C.civ., arts. 144, 145, 148).
  • Le consentement doit être libre, éclairé, et sans erreur, violence ou dol. La nullité du mariage peut être prononcée en cas de vice de consentement (C.civ., art. 146, 180).
  • La capacité matrimoniale a évolué : depuis la loi du 23 mars 2019, le mariage du majeur en curatelle ou tutelle n'exige plus d'autorisation, seule une information du tuteur est nécessaire.
  • Les empêchements tels que la bigamie ou l'inceste absolu ou relatif empêchent la célébration du mariage. La bigamie est également un délit pénal.
  • La loi autorise la célébration du mariage entre personnes de même sexe depuis la loi du 17 mai 2013.
  • La constitution d’un dossier, la publication des bans, et la célébration par le maire dans la commune de résidence ou de domicile des époux sont obligatoires, sauf exceptions (péril, empêchement grave).

À retenir

La célébration du mariage doit respecter des conditions de fond et de forme strictes, notamment l'âge, le consentement libre et la capacité, sous peine de nullité ou d'empêchements pénaux. La loi a évolué pour supprimer certaines conditions et permettre la liberté de mariage, y compris entre personnes de même sexe.

10. Acte de mariage

Notions clés & Définitions

  • Formalités préalables : Ensemble des démarches administratives que doivent effectuer les futurs époux avant la célébration du mariage, notamment la constitution d’un dossier à remettre à l’officier d’état civil, comprenant des pièces justificatives telles que l’acte de naissance, une pièce d’identité, et éventuellement une autorisation du Président de la République en cas de mariage entre collatéraux (C.civ., art. 70, 71, 73).

  • Publication des bans : Affichage public effectué par l’officier d’état civil à la mairie pendant dix jours successifs, pour informer le public et permettre la formation d’éventuelles oppositions au mariage (C.civ., art. 63, 64). Une dispense peut être accordée par le procureur pour motifs graves (C.civ., art. 169).

  • Célébration du mariage : Acte par lequel le maire ou un officier habilité procède à la union des époux dans la commune où l’un d’eux a son domicile ou sa résidence, en présence des époux et de témoins (C.civ., art. 75, 165, 75). La présence des époux et la désignation de témoins sont obligatoires.

  • Acte de mariage : Document dressé par l’officier d’état civil après la célébration, mentionnant les données essentielles du mariage, qui doit être inscrit sur le registre des mariages. L’officier remet également un extrait de l’acte et un livret de famille aux époux (C.civ., art. 76).

  • Preuve du mariage : Moyens permettant d’établir qu’un mariage a été contracté, principalement par l’acte de mariage ou le livret de famille. En cas de perte, le mariage peut être prouvé par titres, témoins ou possession d’état (C.civ., art. 194, 46, 197). La loi applicable diffère pour les mariages célébrés à l’étranger (C.civ., art. 47).

Points essentiels

  • La constitution d’un dossier précis est obligatoire avant la célébration, comprenant notamment l’acte de naissance récent, une pièce d’identité, et éventuellement une autorisation pour certains cas spécifiques (ex. mariage entre collatéraux).

  • La publication des bans doit être effectuée à la mairie pour prévenir toute opposition, sauf dispense accordée par le procureur en cas de motifs graves.

  • La célébration doit se faire dans la commune où l’un des époux a son domicile ou sa résidence, sauf exception en cas de péril ou d’empêchement grave (C.civ., art. 75, 165).

  • La formalité de l’officier d’état civil inclut la lecture d’articles du Code civil et la présence obligatoire des époux et témoins lors de la cérémonie.

  • L’acte de mariage doit comporter des mentions obligatoires et est inscrit sur le registre, permettant une preuve officielle du mariage.

  • La preuve du mariage peut se faire par l’acte, le livret de famille, ou par d’autres moyens en cas de perte ou de contestation, notamment pour les mariages à l’étranger.

À retenir

L’acte de mariage, dressé par l’officier d’état civil après la célébration, constitue la preuve officielle de l’union et doit respecter des formalités strictes, notamment la constitution préalable d’un dossier et la publication des bans.

Repères chronologiques

DateÉvénement
Loi du 20 décembre 2007Suppression de l'obligation du certificat médical prénuptial
Loi du 17 mai 2013Modification de l'article 143 pour permettre le mariage entre personnes de même sexe
Loi du 23 mars 2019Suppression de l'autorisation spécifique pour le mariage des majeurs en curatelle ou tutelle

Tableaux de Synthèse

CritèreConditions anciennesConditions actuellesAuteur/Article
Âge minimum18 ans18 ansArt. 144 du Code civil
Dispense d'âgeNonPermise pour motifs graves, avec accord parentalArt. 145, 148
ConsentementLibre et éclairéLibre et éclairéArt. 146
Capacité des majeursAutorisation judiciaire pour curatelle/tutelleInformation du tuteur suffit depuis 2019Art. 460 du Code civil
Égalité des sexesNonOui, possibilité pour deux personnes de même sexeLoi du 17 mai 2013

Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la nullité pour absence de consentement avec la nullité pour erreur ou violence, en ignorant que le dol ne constitue pas un vice du consentement.
  2. Croire que l’obligation du certificat médical prénuptial est encore en vigueur ; elle a été supprimée en 2007.
  3. Confondre incapacité des majeurs en curatelle/tutelle avant et après la réforme de 2019 : cette dernière supprime l’autorisation judiciaire.
  4. Penser que l’altérité des sexes est toujours une condition ; elle a été supprimée en 2013.
  5. Confondre inceste absolu et relatif, notamment concernant la possibilité de dispense pour causes graves dans l’inceste relatif.
  6. Oublier que la bigamie est un délit pénal, pas seulement une cause de nullité.
  7. Confondre la capacité matrimoniale des mineurs avec celle des majeurs, notamment en termes de dispense et d’accord parental.

Checklist Examen

  1. Connaître la définition de PERROUX sur la croissance et ses implications pour la capacité matrimoniale.
  2. Identifier les conditions de fond modifiées par la loi du 17 mai 2013 concernant l’égalité des sexes dans le mariage.
  3. Expliquer la suppression du certificat médical prénuptial par la loi du 20 décembre 2007.
  4. Définir la majorité matrimoniale et ses exceptions (dispense d’âge) selon l’article 144 du Code civil.
  5. Décrire la procédure et les motifs pour obtenir une dispense d’âge (art. 145, 148).
  6. Connaître les conditions de consentement : libre, éclairé, absence de vice (erreur, violence, dol).
  7. Expliquer la capacité matrimoniale des majeurs en curatelle ou tutelle après la loi du 23 mars 2019.
  8. Identifier les types d’empêchements au mariage : bigamie, inceste absolu et relatif.
  9. Connaître la distinction entre inceste absolu (art. 161-162) et relatif (art. 163-164).
  10. Savoir que la nullité peut être prononcée en cas d’absence de consentement ou de vice du consentement.
  11. Connaître la procédure de célébration du mariage : dépôt du dossier, publication des bans, lieu de célébration.
  12. Identifier les formalités préalables obligatoires : acte de naissance, pièce d’identité, autorisation si nécessaire, publication des bans, acte de mariage.

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Conditions de fond — suppression ?

Certificat médical prénuptial et altérité des sexes

Conditions de fond — supprimées?

Certificat médical prénuptial, altérité des sexes

Conditions en vigueur — âge ?

Majorité à 18 ans, dispense possible pour motifs graves

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