đ Plan du Cours
- Protection des droits fondamentaux contre les pouvoirs exécutif et législatif
- Hiérarchie des normes constitutionnelles, internationales et européennes dans la protection des droits fondamentaux
- Interprétation des droits fondamentaux par le juge constitutionnel : méthodes littérale, subjective et contextuelle
- Exigences de proportionnalité, nécessité et adaptation des mesures restrictives des droits fondamentaux
- ContrÎle juridictionnel renforcé des droits fondamentaux procéduraux et contrÎle simple des droits fondamentaux substantiels
- Respect de la dignité de la personne humaine dans les mesures privatives de liberté et traitement des restes humains
- Droits des Ă©trangers et interdiction dâextradition pour motif politique
- Liberté syndicale : création, action et protection des représentants syndicaux
- Obligations constitutionnelles des partis politiques et contrĂŽle administratif des dissolutions
- Protection de lâinviolabilitĂ© du domicile, des correspondances et des donnĂ©es personnelles
- ContrĂŽle dâidentitĂ© : distinction entre contrĂŽle administratif et judiciaire et impact sur la libertĂ© individuelle
- Effets verticaux et horizontaux des droits fondamentaux et leur extension aux personnes morales
đ 1. Protection des droits fondamentaux contre les pouvoirs exĂ©cutif et lĂ©gislatif
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- LibertĂ©s publiques : Droits et libertĂ©s garantis uniquement contre le pouvoir exĂ©cutif, protĂ©gĂ©s par des principes gĂ©nĂ©raux du droit reconnus par le Conseil d'Ătat, mais non opposables au lĂ©gislateur.
- DROITS FONDAMENTAUX : CONTENTIEUX CONSTITUTIONNEL DES DROITS FONDAMENTAUX Bibliographie .
đ Points essentiels
- Les droits fondamentaux protÚgent les individus contre les abus des pouvoirs exécutif et législatif, avec une protection juridictionnelle assurée par le juge ordinaire, constitutionnel, international et européen.
- Les libertés publiques sont garanties uniquement contre le pouvoir exécutif, contrairement aux droits fondamentaux qui s'imposent aussi au législatif.
- Le juge constitutionnel intervient pour contrÎler le respect des droits fondamentaux face aux pouvoirs exécutif et législatif.
- Le Conseil d'Ătat protĂšge les libertĂ©s publiques par les principes gĂ©nĂ©raux du droit, mais ces libertĂ©s ne sont pas opposables au lĂ©gislateur.
- Guillaume DRAGO -> lâimpulsion des juges et par:culiĂšrement du CC irrigue ou irradie toutes les branches du droit et donc lâordre juridique tout en:er §1 : Les Ă©lĂ©ments de dĂ©fini0on des DF La no:on de DF est une no:on qui a vu le jour en Allemagne, au 19e siĂšcle Elle est lâhĂ©ri:Ăšre dâune no:on forgĂ©e par JELLINEK, il avait Ă©tabli une thĂ©orie des droits subjec2fs publics Il les entendait comme des droits subjec3fs garan3s par des normes de droit public et qui devaient ĂȘtre protĂ©gĂ©s contre la puissance publique (entendue au sens large) La fondamentalitĂ© des droits dĂ©coulait du fait que ceux-ci Ă©taient consacrĂ©s et reconnus par une norme juridique de rang Ă©levĂ© pour pouvoir ĂȘtre opposĂ© au + grand nbre dâautoritĂ© dĂ©tenant la puissance publique Le caractĂšre fonda de ces droits rĂ©vĂšlent une apprĂ©hension de ceux-ci sur le plan formel = ce caractĂšre fonda dĂ©coule formellement de la norme juridique supĂ©rieure qui les garan:t Ce^e no:on fait son entrĂ©e dans la loi fondamentale de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale dâAllemagne de 1949 Et consacrĂ©e dans bon nombre de C europĂ©enne Ce^e diffusion de la no:on de DF ne va pas toucher la FR, nous sommes restĂ©s a^achĂ©s Ă une autre no:on, reprise Ă lâart 34 de la C de 1958 mais qui est totalement dĂ©passĂ©e sur lâeffet de la montĂ©e en puissance des DF : la no:on de libertĂ©s publiques Pourtant le lĂ©gislateur cons:t français aurait pu :rer les leçons du succĂšs mondial de la no:on et venir, lâĂ©galitĂ©, la protec:on contre lâarbitraire Ce standard minimum a voca2on Ă ĂȘtre universel, sans lui, lâH ne connaĂźt ps la libertĂ© Ce seuil minimum de protec:on est souvent dĂ©passĂ© dans les dĂ©mocra:es pluralistes oĂč les droits sont bcp mieux garan:s Dans ces Ătats, on va donc aller au-delĂ du seuil min garan: au niveau du seuil interna:onal Ăš La no:on de DH est + Ă©troite que celle de DF Si tous les DH sont des DF, tous les DF ne sont pas des DH B.
- CEDH 9 avril 2024, AĂźnĂ©es pour le climat c/ Suisse -> pcq la Suisse nâavait pas dĂ©fĂ©rĂ©e Ă son obliga3on posi3ve de luIer contre le changement clima3que -> elle a consacrĂ© un droit des individus Ă une protec:on effec:ve contre les effets nĂ©fastes du changement clima:que sur leur vie, leur santĂ©, leur bien-ĂȘtre DĂ©f de ce que recouvre ce^e no:on -> par obliga3on posi3ve, il faut entendre la nature ac3ve du comportement prescrit Ă l'Ătat par la garan3e des DF et qui consiste donc essen3ellement en lâadop3on de mesures des3nĂ©es Ă permeIre un exo effec3f de ces droits fondas et donc cela implique un amĂ©nagement concret de leurs condi:ons dâexercice et lâadop:on de mesures de protec:on par:culiĂšre A par:r du moment oĂč il existe, dans la C, une rĂ©serve cons:tu:onnelle de compĂ©tence en faveur des droits et libertĂ©s, le CC est amenĂ© nĂ©cessairement Ă vĂ©rifier que le lĂ©gislateur a bien accompli sa mission cons:t de rendre effec:f les DF Il nây a pas de voies de droit qui conduirait le CC a censurĂ© lâiner:e du lĂ©g face Ă ces obliga:ons posi:ves en ma:Ăšre de DF, donc le CC ne peut contrĂŽler quâindirectement le non- respect des obliga:ons posi:ves du lĂ©g, lorsquâil les mĂ©connaĂźt dans les lois quâil adopte, qui sont soumises au CC Ainsi, le CC contrĂŽle le respect des obliga:ons posi:ves de protec:on de DF Ă travers 2 techniques juridic2onnelles : -Le contrĂŽle des incompĂ©tences nĂ©ga:ves du lĂ©g affectant les DF -Le contrĂŽle des garan:es lĂ©gales des exigences dĂ©coulant des DF
đĄ Ă retenir
Les droits fondamentaux protÚgent les individus contre les abus des pouvoirs exécutif et législatif, avec une protection juridictionnelle assurée par le juge ordinaire, constitutionnel, international et européen.
đ 2. HiĂ©rarchie des normes constitutionnelles, internationales et europĂ©ennes dans la protection des droits fondamentaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DĂ©mocra : Parfois la C donne un critĂšre gĂ©nĂ©ral dâinterprĂ©ta:on Ex : art 39 de la C dâAF du Sud : « Dans lâinterprĂ©tation de la DĂ©claration des droits, les cours ou tribunaux : a) doivent promouvoir les valeurs constituant le socle dâune sociĂ©tĂ© ouverte et dĂ©mocratique fondĂ©e sur la dignitĂ© humaine, lâĂ©galitĂ© et la libertĂ© ;
- DROITS FONDAMENTAUX : Protection assurĂ©e par des normes constitutionnelles, internationales et europĂ©ennes, avec une hiĂ©rarchie oĂč les normes constitutionnelles priment, mais oĂč les normes internationales et europĂ©ennes jouent un rĂŽle clĂ©.
đ Points essentiels
- Les droits fondamentaux sont protégés par des normes constitutionnelles, internationales et européennes, avec une influence mutuelle sur leur interprétation.
- Le Conseil constitutionnel applique ces différentes normes pour garantir la protection des droits fondamentaux.
- Les normes internationales et europĂ©ennes peuvent influencer lâinterprĂ©tation et la portĂ©e des droits fondamentaux en droit interne.
- La hiérarchie des normes implique que les normes constitutionnelles priment, mais que les normes internationales et européennes jouent un rÎle essentiel dans leur protection.
đĄ Ă retenir
Lâarticulation et la complĂ©mentaritĂ© des diffĂ©rentes sources normatives encadrent la protection des droits fondamentaux, avec une hiĂ©rarchie oĂč les normes constitutionnelles priment mais oĂč les normes internationales et europĂ©ennes jouent un rĂŽle clĂ©.
đ 3. InterprĂ©tation des droits fondamentaux par le juge constitutionnel : mĂ©thodes littĂ©rale, subjective et contextuelle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Cons : Le contentieux constitutionnel désigne l'ensemble des litiges relatifs aux questions constitutionnelles ainsi que le mode spécifique de rÚglement de ces litiges, relevant de la compétence du juge constitutionnel, incluant les questions de procédure et le contenu des décisions.
- DROITS FONDAMENTAUX : Les droits fondamentaux constituent l'ensemble des droits et libertés reconnus aux personnes physiques et morales par la Constitution, ainsi que par les textes internationaux et européens, protégés contre les pouvoirs exécutif et législatif par le juge constitutionnel ou les juridictions internationales.
đ Points essentiels
- L'interprétation littérale attribue aux textes leur signification linguistique immédiate, selon les rÚgles syntaxiques et sémantiques.
- L'interprétation subjective recherche l'intention des rédacteurs du texte constitutionnel, incluant le peuple comme constituant en 1958.
- L'interprétation contextuelle prend en compte le contexte social, politique, économique et sociétal pour comprendre les droits fondamentaux.
- L'interprétation littérale est rare chez le juge constitutionnel, qui privilégie souvent les méthodes subjective et contextuelle.
đĄ Ă retenir
Les différentes méthodes d'interprétation utilisées par le juge constitutionnel, notamment littérale, subjective et contextuelle, permettent d'adapter les droits fondamentaux à leur contexte historique et social tout en assurant leur conformité à la Constitution.
đ 4. Exigences de proportionnalitĂ©, nĂ©cessitĂ© et adaptation des mesures restrictives des droits fondamentaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Le contrÎle des incompétences néga : Le contrÎle des incompétences négatives est une vérification visant à s'assurer que le législateur n'a pas adopté de mesures dépassant les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution.
- Nécessité : La nécessité est une exigence selon laquelle le législateur doit choisir une mesure indispensable pour atteindre un objectif légitime, sans qu'il existe d'alternative moins restrictive.
- DROITS FONDAMENTAUX : Les droits fondamentaux regroupent les droits et libertés reconnus aux individus par la Constitution ainsi que par les textes internationaux et européens, protégés contre les atteintes des pouvoirs publics.
đ Points essentiels
- Le contrÎle de proportionnalité implique une pesée entre la gravité de la mesure et l'objectif poursuivi, afin d'éviter que la restriction ne dénature le droit fondamental.
- La nécessité impose que le législateur ne puisse choisir un autre moyen moins restrictif pour atteindre l'objectif poursuivi.
- Le juge constitutionnel peut pratiquer un contrÎle restreint ou renforcé selon la nature des droits en cause, vérifiant que la mesure n'est pas manifestement disproportionnée.
- Le contrÎle de proportionnalité est central dans l'évaluation des restrictions aux droits fondamentaux.
đĄ Ă retenir
La nécessité impose que le législateur ne puisse choisir un autre moyen moins restrictif pour atteindre l'objectif poursuivi.
đ 5. ContrĂŽle juridictionnel renforcĂ© des droits fondamentaux procĂ©duraux et contrĂŽle simple des droits fondamentaux substantiels
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- DROITS FONDAMENTAUX : Ensemble des droits reconnus par la Constitution ou la loi, protĂ©gĂ©s contre les atteintes, et pouvant ĂȘtre de nature procĂ©durale ou substantielle.
- Droits fondas : Mais surtout Ă propos du droit des Ă©trangers en situa:on irrĂ©guliĂšre quâil a pour la 1Ăšre fois employĂ© la no:on de droits et lib fondamentaux -> dĂ©cision du 22 janvier 1990 dite « ĂgalitĂ© entre français et Ă©trangers » oĂč dans celle-ci il fait rĂ©fĂ©rence aux lib et aux droits fondas de valeur cons3tu3onnelle reconnus Ă tous ceux rĂ©sidant sur le territoire de la RĂ©p A.
đ Points essentiels
- Le Conseil constitutionnel applique un contrÎle juridictionnel renforcé aux droits fondamentaux procéduraux, vérifiant que les mesures restrictives n'ont ni pour objet ni pour effet de dénaturer ces droits.
- Pour les droits fondamentaux substantiels, le contrÎle exercé est plus souple, qualifié de contrÎle simple, laissant une plus grande marge d'appréciation au législateur.
- Le contrÎle renforcé implique une analyse approfondie des mesures affectant les garanties procédurales afin d'éviter toute dénaturation du droit.
- Le contrÎle simple permet au législateur une plus grande liberté d'appréciation sur l'exercice des droits substantiels, avec une vérification moins approfondie par le Conseil.
đĄ Ă retenir
Le Conseil constitutionnel applique un contrÎle juridictionnel renforcé aux droits fondamentaux procéduraux, vérifiant que les mesures restrictives n'ont ni pour objet ni pour effet de dénaturer ces droits.
đ 6. Respect de la dignitĂ© de la personne humaine dans les mesures privatives de libertĂ© et traitement des restes humains
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Dignité de la personne humaine : Principe fondamental à valeur constitutionnelle qui impose le respect de l'intégrité et du corps de chaque individu, s'appliquant notamment aux mesures privatives de liberté et au traitement des restes humains.
đ Points essentiels
- La dignitĂ© humaine est un principe fondamental applicable aux mesures privatives de libertĂ©, imposant leur mise en Ćuvre dans le respect de la personne.
- Le degrĂ© d'indĂ©pendance de l'autoritĂ© judiciaire doit ĂȘtre proportionnel au degrĂ© de contrainte exercĂ© sur la libertĂ© individuelle.
- Le respect dû au corps humain s'étend aprÚs la mort, notamment concernant les restes humains selon l'article 16-1-1 du Code civil.
- La dignité humaine influence les débats sur la fin de vie et la peine de mort, sans que le Conseil constitutionnel ne se soit prononcé sur cette derniÚre.
đĄ Ă retenir
La dignitĂ© humaine doit ĂȘtre intĂ©grĂ©e comme un principe transversal encadrant la privation de libertĂ© et le traitement des restes humains, en assurant leur respect dans toutes les circonstances.
đ 7. Droits des Ă©trangers et interdiction dâextradition pour motif politique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Décider le main : La compétence administrative permettant au préfet de décider le maintien en zone d'attente d'un étranger non autorisé à entrer sur le territoire national, sous réserve d'un contrÎle juridictionnel confié à un magistrat de l'ordre judiciaire.
đ Points essentiels
- Le droit d'entrée sur le territoire national est un droit absolu pour les nationaux, mais pas pour les étrangers.
- Les étrangers ne bénéficient pas du droit d'entrer ou de rester sur le territoire national de maniÚre absolue.
- La France interdit l'extradition pour motif politique, protégeant ainsi les droits fondamentaux des étrangers concernés.
- Le droit de rester sur le territoire est quasi-absolu pour les nationaux, avec une impossibilitĂ© d'expulsion mĂȘme en cas de menace Ă l'ordre public.
- Pcq ces dispos de la DDHC garan:ssent de maniĂšre gĂ©nĂ©rale la lib mais surtout et contrairement Ă lâart 66 de la C elles ne posent aucune rĂ©serve de compĂ©tence en faveur de lâun ou de lâautre ordre de juridic:on Ainsi, avec la lib perso, le JJ et le JA se retrouvaient mis sur un pied dâĂ©galitĂ© et elle pouvait laisser se dĂ©ployer tous les effets du PFRLR selon choix de vie Avec une telle orienta:on jurispruden:elle, le CC donnerait une voca:on nouvelle Ă la lib perso qui deviendrait une no:on vĂ©ritablement englobante autour de laquelle lâindividu pourrait faire ses propres choix dans sa vp et familiale et dans sa vie sociale Pour lâheure, ce nâest pas le chemin que le CC semblait vouloir prendre mais il ne semble pas avoir interdit cela pcq il nâa pas limitĂ© les composantes -> se garde une marge de manĆuvre Sous-sec2on 4 : La libertĂ© dâaller et de venir Elle est ajd une composante de la libertĂ© perso mais le chemin pour en arriver lĂ a Ă©tĂ© plutĂŽt tortueux, il faut donc y revenir Ă travers lâexamen de sa reconnaissance en tant que LF garan:e par la C et ceci alors rappelĂ©, il conviendra de sâinterroger sur sa portĂ©e §1 : La reconnaissance cons0tu0onnelle de la libertĂ© dâaller et de venir Câest une LF essen:elle dans une dĂ©mocra:e pluraliste, câest mĂȘme sans doute lâun des critĂšres premiers de la dĂ©mocra:e pluraliste et de lâĂtat de droit, elle implique ainsi, selon sa dĂ©f tradi:onnelle « le droit de ne pas ĂȘtre empĂȘchĂ© dâaller oĂč lâon a Ă faire ni contraint dâaller oĂč lâon a que faire » Câest la raison pour laquelle nombreuses sont les conven:ons qui consacrent ce^e lib MAIS la DDHC ne lâa pas expressĂ©ment consacrĂ© Le 1er texte cons:t qui y fait allusion est la C du 3 septembre 1791 -> on y lit que « est garan3e Ă tout homme dâaller, de rester, de par3r sans pvr nâĂȘtre ni arrĂȘtĂ© ni dĂ©tenu que selon les formes dĂ©terminĂ©es par la C » PUIS plus aucune, il faudra aeendre 1946 pour la voir rĂ©apparaĂźtre dans la dĂ©clara:on des droits du premier projet de C du 16 avril 1946 qui fut rejetĂ© -> la C de 1946 ne dit donc rien Ă ce sujet Ce^e absence explique les hĂ©sita:ons du CC au dĂ©part pour sa reconnaissance cons:t Le CC se rĂ©sout finalement Ă la consacrer dans sa dĂ©cision du 12 juillet 1979 Pont Ă pĂ©ages mais il ne lui donne aucune assise cons2tu2onnelle prĂ©cise Ensuite, il va en faire une composante de la lib indiv, PUIS il va lâautonomiser en 1999 lorsquâil va en venir Ă une concep:on stricte de la lib indiv PUIS finalement, il va la reconnaĂźtre comme une composante de la libertĂ© perso et lui donner un ra^achement cons:t avec les art 2 et 4 de la DDHC §2 : La portĂ©e de la libertĂ© dâaller et de venir La libertĂ© dâaller et de venir implique : -Dâabord un droit dâentrer et de rester sur le territoire na:onal -Elle comporte Ă©galement le droit de circuler librement -De rĂ©sider sur le territoire na:onal, engendre le droit de qui^er le territoire na:onal A.
đĄ Ă retenir
La distinction fondamentale entre les droits des nationaux et des étrangers en matiÚre d'entrée, de séjour et d'extradition repose sur le caractÚre absolu des droits pour les nationaux, tandis que les étrangers sont soumis à des conditions et restrictions, notamment en ce qui concerne le maintien en zone d'attente et l'interdiction d'extradition pour motif politique.
đ 8. LibertĂ© syndicale : crĂ©ation, action et protection des reprĂ©sentants syndicaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Liberté syndicale : La liberté syndicale est une liberté fondamentale qui garantit aux salariés le droit de créer des syndicats, d'y adhérer ou non, et d'agir librement au sein de ces organisations, sous réserve des limites légales.
- LibertĂ© dâasso : La libertĂ© dâassociation est un principe constitutionnel qui permet aux personnes de constituer librement des associations sans autorisation prĂ©alable, avec un rĂ©gime juridique libĂ©ral reposant sur une simple dĂ©claration prĂ©alable.
- Femme dâavoir recours : La libertĂ© garantie Ă la femme dâavoir recours Ă une interruption volontaire de grossesse est une libertĂ© constitutionnelle dĂ©finie par la loi, qui encadre les conditions d'exercice de ce droit.
đ Points essentiels
- La liberté de création des syndicats découle de la liberté syndicale et est encadrée par le code du travail.
- La Cour de cassation interdit la création de syndicats fictifs poursuivant des objectifs illicites ou essentiellement politiques.
- La liberté d'action des syndicats inclut la protection constitutionnelle des délégués élus et représentants syndicaux.
- Le salarié est libre d'adhérer ou non à un syndicat, et le législateur peut prévoir le monopole des organisations représentatives pour les élections professionnelles.
- La libertĂ© des travailleurs Le CC a clairement indiquĂ© que le salariĂ© est libre dâadhĂ©rer ou non Ă un syndicat -> serait contraire Ă la C une loi qui imposerait une seule organisa:on syndicale dans un secteur donnĂ© Mais le CC a admis que le lĂ©g peut prĂ©voir le monopole des organisa2ons syndicales reprĂ©senta:ves pour les candidats aux Ă©lec:ons professionnelles PARTIELS Extrait de texte : dĂ©cision, roman 2 travers Ă Ă©viter : -le texte prĂ©texte : oublier le texte que lâon veut commenter, plan bateau qui sâapplique Ă nâimporte quel type de texte -texte paraphrase : juste rĂ©pĂ©ter le texte sans rien apporter de plus
đĄ Ă retenir
La liberté de création des syndicats découle de la liberté syndicale et est encadrée par le code du travail.
đ 9. Obligations constitutionnelles des partis politiques et contrĂŽle administratif des dissolutions
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
đ Points essentiels
- Les partis politiques ont des obligations constitutionnelles liées à leur fonctionnement démocratique.
- Le Conseil constitutionnel déduit la liberté de constitution des associations, incluant les partis politiques, de l'article 11 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen.
- Le Conseil d'Ătat exerce un contrĂŽle complet sur les dĂ©crets portant dissolution d'associations ou partis politiques.
- La dissolution administrative des partis politiques est encadrée par un contrÎle juridictionnel strict garantissant le respect des droits fondamentaux.
đĄ Ă retenir
Le cadre constitutionnel et administratif protĂšge lâexistence dĂ©mocratique des partis politiques en imposant des obligations constitutionnelles Ă leur fonctionnement et en soumettant la dissolution administrative Ă un contrĂŽle juridictionnel rigoureux.
đ 10. Protection de lâinviolabilitĂ© du domicile, des correspondances et des donnĂ©es personnelles
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Inviolabilité du domicile : L'inviolabilité du domicile est une protection constitutionnelle qui interdit toute perquisition ou intrusion dans le domicile sans autorisation judiciaire préalable, avec des garanties procédurales strictes et des exceptions légales encadrées.
đ Points essentiels
- La tradition française protÚge l'inviolabilité du domicile en exigeant une autorisation judiciaire préalable pour toute perquisition, avec des garanties renforcées notamment dans les locaux professionnels comme les cabinets d'avocats.
- Le secret des correspondances garantit la confidentialité des échanges privés, incluant le contenu des lettres et communications électroniques, et est reconnu comme un droit autonome par le Conseil constitutionnel.
- La protection des données personnelles constitue une extension moderne de la protection des correspondances et de la vie privée, visant à préserver la confidentialité et la sécurité des informations personnelles contre toute collecte ou divulgation non autorisée.
- Ces protections s'imposent aux autorités publiques pour assurer le respect des droits fondamentaux, notamment lors des perquisitions, fouilles ou interceptions, en imposant des garanties strictes et des procédures encadrées.
- Le respect de la vie privĂ©e câest Ă©galement garan2r Ă tout individu les condi2ons propices Ă lui permeere dâorienter ses choix de vie librement -> respect de la vp se prĂ©sente alors plutĂŽt comme la libertĂ© de la vie privĂ©e : le droit dâĂȘtre soi-mĂȘme ou celui dâĂȘtre diffĂ©rent des autres Câest pourquoi la vp englobe des aspects divers allant de la protec:on du domicile jusquâau droit dâune personne transsexuelle dâobtenir la modif de son Ă©tat-civil = lâindividu a une libertĂ© sur ses choix personnels avec les obliga:ons qui en dĂ©coulent pour lâĂtat DĂ©veloppĂ©e (2e type) dans la jp de la CEDH, par lâart 8, interprĂ©ta:on tentaculaire, met plein de choses diffĂ©rentes sous le pavillon du droit au respect de la vp En revanche, le CC fr se montre + rĂ©servĂ© quant Ă la protec:on de ce^e dimension de la protec:on de la vp, il sâen 2ent ainsi Ă la dimension classique de la vp mais peut bouger §3 : La protec0on cons0tu0onnelle du droit au respect de la vie privĂ©e Le droit au respect de la vp, sâil est envisagĂ© dâabord sous lâangle du respect du secret, implique une protec:on cons:t se dĂ©ployant sur 2 versants : -Implique une protec:on contre les inves:ga:ons dans la vp -Permet dâassurer une protec:on contre la divulga:on de la vp A.
đĄ Ă retenir
La tradition française protÚge l'inviolabilité du domicile en exigeant une autorisation judiciaire préalable pour toute perquisition, avec des garanties renforcées notamment dans les locaux professionnels comme les cabinets d'avocats.
đ 11. ContrĂŽle dâidentitĂ© : distinction entre contrĂŽle administratif et judiciaire et impact sur la libertĂ© individuelle
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- De juridic : Domaine relatif à l'exercice et au contrÎle des pouvoirs publics, notamment distinguant les compétences entre autorités administratives et judiciaires dans la protection des libertés.
- LibertĂ© individuelle : Droit fondamental protĂ©gĂ© par l'article 66 de la Constitution de 1958, garantissant que nul ne peut ĂȘtre arbitrairement dĂ©tenu et assurant la protection contre les privations injustifiĂ©es de libertĂ©.
đ Points essentiels
- Le contrÎle d'identité administratif est exercé par l'administration selon des rÚgles spécifiques, sans intervention du juge judiciaire.
- Le contrÎle d'identité judiciaire implique une autorité judiciaire indépendante, notamment pour les mesures de privation de liberté prolongées.
- Plus la mesure de privation de libertĂ© est contraignante, plus le contrĂŽle judiciaire doit ĂȘtre indĂ©pendant et rigoureux.
- Le procureur peut prolonger la garde Ă vue jusqu'Ă 24 heures, mais au-delĂ , un magistrat du siĂšge doit intervenir.
- La rĂ©ponse Ă la ques:on devrait ĂȘtre facile Ă trouver, il ne reste rien Ă lâautoritĂ© administra:ve et aux JA en ma:Ăšre de protec:on de la lib indiv Il faut faire une dis:nc:on entre le pvr dĂ©cisionnel de prendre une telle mesure et le contrĂŽle juridic2onnel sur le contrĂŽle au fond dâune telle mesure Le CC a admis la compĂ©tence de lâautoritĂ© adm pour dĂ©cider de certaines mesures de priva:on de libertĂ© Par ex, le prĂ©fet est ainsi autorisĂ© Ă placer en rĂ©ten:on adm un Ă©tranger sous le coup dâun arrĂȘtĂ© de reconduite Ă la fron:Ăšre, il est Ă©galement compĂ©tent pour hasard dans la jp du CC, en la me^ant Ă jour, le CC lui a a^ribuĂ© une double-fonc2on : -Le CC a voulu contenir lâexpansion con:nue de la lib individuelle qui avait pour principal inconvĂ©nient dâĂ©tendre corrĂ©la:vement la compĂ©tence judiciaire au dĂ©triment de la compĂ©tence du JA -La lib personnelle est devenue une sorte de libertĂ© matricielle des:nĂ©e Ă aÂrer Ă elle dâautres D et L A.
- Autant la rĂ©fĂ©rence Ă lâart 2 peut se comprendre, autant celle Ă lâart 1er et lâart 4 de la DDHC nâavait pas trop de sens, celles-ci consacrent la lib dans son sens gĂ©nĂ©ral, consistant Ă faire tout ce qui ne nuit pas Ă autrui, finalement le CC a encore changĂ© sa posi:on et depuis la fin des annĂ©es 1990, il considĂšre que la lib indiv puise sa source unique, premiĂšre, dans lâart 66 de la C, au demeurant, cet art a toujours Ă©tĂ© men:onnĂ© par le CC dans ses dĂ©cisions antĂ©rieures dĂšs lors quâil Ă©tait ques:on de me^re la lib indiv sous la protec:on de lâautoritĂ© judiciaire DĂ©sormais, la source cons:t est bien lâart 66 de la C -> cet ar:cle met bien en place toute dĂ©ten:on arbitraire et lâautoritĂ© judiciaire en est la gardienne naturelle §2 : LâĂ©volu0on de la no0on cons0tu0onnelle de libertĂ© individuelle La no:on cons:t de la lib indiv a profondĂ©ment Ă©voluĂ© dans la jp du CC, au dĂ©part il en a dĂ©veloppĂ© une concep2on large qui a fini par rĂ©vĂ©ler de graves inconvĂ©nients et qui a conduit le CC Ă en redĂ©finir les contours en optant dĂ©fini:vement pour une concep:on stricte de la lib indiv A. La concep2on ini2alement large de la libertĂ© individuelle dans la jp du CC Dans un premier temps, le CC a bien optĂ© pour une concep:on extensive et y rangeait la sĂ»retĂ© et lâinterdic:on des arresta:ons et dĂ©ten:ons arbitraires mais Ă©galement des LF qui nâavaient pas de lien direct avec la sĂ»retĂ© et ces
đĄ Ă retenir
La nature du contrÎle d'identité détermine le degré de protection de la liberté individuelle, avec un contrÎle judiciaire plus strict lorsque la privation de liberté est plus importante.
đ 12. Effets verticaux et horizontaux des droits fondamentaux et leur extension aux personnes morales
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Droit de propriété : Droit fondamental reconnu par la Constitution, garantissant à son titulaire la jouissance et la disposition d'un bien, protégé notamment par la jurisprudence du Conseil constitutionnel.
- Droit cons : Ensemble des droits et libertés garantis par la Constitution, qui s'imposent aux pouvoirs publics (effet vertical) et s'appliquent également entre particuliers (effet horizontal), pouvant bénéficier aussi bien aux personnes physiques qu'aux personnes morales.
đ Points essentiels
- Les droits fondamentaux ont des effets verticaux, s'imposant aux pouvoirs publics.
- Ils ont également des effets horizontaux, s'appliquant entre particuliers.
- Les droits fondamentaux peuvent s'étendre aux personnes morales, pas seulement aux individus.
- Cette extension permet une protection plus large des droits dans les relations juridiques privées.
- La RĂ©publique assure lâĂ©galitĂ© devant la loi de tous les citoyens, sans dis:nc:on dâorigine, de race ou de religion et elle respecte toutes les croyances -> con:ent des dispos importantes pour la garan2e de lâĂ©galitĂ© et on y voit Ă©galement la source directe de la lib de conscience Enrichi par la rĂ©vision cons:t de 2008 qui a dĂ©placĂ© une dispo qui avait Ă©tĂ© introduite par la rĂ©vision cons:t de 1999, qui avait introduit la paritĂ© entre les H et les F en ma:Ăšre Ă©lectorale, avait Ă©tĂ© introduit Ă lâart 3 de la C en 1999 et a Ă©tĂ© rĂ©haussĂ© en 2008 dans lâart 1er et le principe a Ă©tĂ© Ă©largi, il ne vaut pas seulement en ma:Ăšre Ă©lectorale mais aussi pour lâaccĂšs aux responsabilitĂ©s pro et sociales = art 2 de la C : consacre la devise rĂ©publicaine « libertĂ©, Ă©galitĂ©, fraternitĂ© » -> avec ces 3 mots, on peut quasiment couvrir quasi tous les DF, ne durerait pas trĂšs longtemps et serait un rĂ©gime transitoire pour la restaura:on monarchique DĂ©cision LibertĂ© dâassocia:on du 16 juillet 1971 a permis de confĂ©rer son caractĂšre complet au catalogue des DF, en faisant rentrer la DDHC dans le bloc de cons:t a fait entrer la totalitĂ© des droits civils et poli3ques (ceux de la 1Ăšre gĂ©nĂ©ra:on) Le prĂ©ambule de la C de 1946 a lui permis de faire rentrer dans le bloc de cons:t les droits Ă©cos et sociaux (2e gĂ©nĂ©ra:on), que ce prĂ©ambule qualifie de « principes par:culiĂšrement nĂ©cessaires Ă notre temps », sont pour la plupart des droits-crĂ©ances ou « droit à », recours Ă lâĂtat nĂ©cessaire pour concrĂ©:ser ces droits Aussi grĂące Ă la men:on du renvoi au PFRLR, ajd il nây en a que 11 et ils ne concernent pas exclusivement les D et L mais aussi la souverainetĂ© na:onale et lâorganisa:on des pvrs publics -> dĂ©cision du 17 mai 2013 « Mariage pour tous » MAIS la plupart dâentre eux touchent aux D et L Il faut Ă©galement coter la Charte de lâenvironnement de 2004, intĂ©grĂ© au bloc en 2005, permet de faire entrer les droits de la 3e gĂ©nĂ©ra:on en par:culier le droit de chacun de vivre dans un environnement Ă©quilibrĂ© et respectueux de la santĂ© Au total, on se rend bien compte quâen consacrant les droits des 3 gĂ©nĂ©ra:ons, le catalogue cons:t des DF, mĂȘme sâil nâest pas un catalogue formel, est un catalogue complet On peut mĂȘme dire, surtout depuis se trouve le lĂ©g entendant lâexo des DF Que faire dans ces cas de collision des DF ?
đĄ Ă retenir
Les droits fondamentaux, garantis par la Constitution, transcendent les seules relations entre individus et pouvoirs publics pour s'appliquer aussi entre particuliers et personnes morales, assurant ainsi une protection juridique étendue.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1949 | Création de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen |
| 1958 | Adoption de la Constitution de la Ve République |
| 2024 | Projection future dans le contexte des droits fondamentaux |
| 1990 | Reconnaissance des droits fondamentaux dans le cadre européen |
| 1791 | Adoption de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1791 |
| 1946 | Préambule de la Constitution de 1946 et ses principes fondamentaux de droits sociaux et économiques |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des méthodes d'interprétation des droits fondamentaux
| Méthode | Approche | Objectif |
|---|
| Littérale | Signification linguistique immédiate | Respect de la lettre du texte |
| Subjective | Intention des rédacteurs | Respect de l'esprit du texte |
| Contextuelle | Contexte social, politique, économique | Adaptation aux circonstances |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre droits fondamentaux et libertés publiques, notamment leur opposabilité et leur champ d'application.
- Erreur d'interprétation en mélangeant méthodes littérale, subjective et contextuelle sans distinction claire.
- Sous-estimer l'importance du contrÎle juridictionnel renforcé pour les droits procéduraux.
- Confondre la protection contre le pouvoir exécutif et législatif, notamment en ce qui concerne la portée des libertés publiques.
- Ignorer le principe de proportionnalité dans l'encadrement des mesures restrictives.
- Ne pas distinguer entre droits des étrangers et droits des citoyens en matiÚre d'extradition.
- Confusion entre contrÎle administratif et judiciaire dans les contrÎles d'identité.
â
Checklist Examen
- Comprendre la hiérarchie des normes constitutionnelles, internationales et européennes.
- Maßtriser les méthodes d'interprétation des droits fondamentaux par le juge.
- Savoir analyser la proportionnalité et la nécessité des mesures restrictives.
- Connaßtre le respect de la dignité humaine dans les mesures privatives de liberté.
- Identifier les droits spécifiques des étrangers et leur protection.
- Connaßtre la liberté syndicale et ses limites légales.
- Comprendre les obligations constitutionnelles des partis politiques.
- Savoir distinguer contrÎle administratif et judiciaire dans les contrÎles d'identité.
- MaĂźtriser les effets verticaux et horizontaux des droits fondamentaux.
- Connaßtre la protection de l'inviolabilité du domicile et des données personnelles.
- Savoir analyser l'extension des droits aux personnes morales.
- Comprendre la place de la Charte de l'environnement dans la protection des droits.
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator