Ficha de revisão: Diversité et Maturation des Récepteurs Immunitaires

📋 Plan du Cours

  1. Diversité des répertoires B et T
  2. Épitopes et régions hypervariables
  3. Organisation des gènes d’immunoglobuline
  4. Recombinaison VDJ et diversité combinatoire
  5. Hypermutations somatiques et maturation
  6. Commutation isotypique
  7. Cas particuliers des lymphocytes B
  8. Reconnaissance antigénique des lymphocytes T
  9. Adhésion et costimulation des LT
  10. Complexe TCR-CD3 et signalisation
  11. Signalosome et voies de transduction
  12. Synapse immunologique et phases de réponse

📖 1. Diversité des répertoires B et T

🔑 Notions clés & Définitions

  • Répertoire B : Collection complète des spécificités d’anticorps qu’un individu peut produire via ses lymphocytes B.
  • Répertoire T : Collection des spécificités de récepteurs des lymphocytes T, potentiellement plus vaste que le répertoire B.
  • Diversité combinatoire du TCR : Part de la diversité du TCR due aux variations générées par la recombinaison des segments (notamment J) lors de l’assemblage génique.
  • Absence de mutation somatique (LT naïfs) : Caractéristique du TCR des lymphocytes T naïfs : il n’est pas modifié en périphérie par mutation somatique.
  • Absence de commutation isotypique (LT) : Caractéristique du TCR : les lymphocytes T ne changent pas d’isotype de récepteur en périphérie.

📝 Points essentiels

  • Le répertoire B correspond à une collection complète de spécificités d’anticorps avec un ordre de grandeur d’environ 101110^{11} possibilités.
  • Le répertoire T peut atteindre un ordre de grandeur d’environ 101510^{15} récepteurs potentiels, donc plus élevé que pour le répertoire B.
  • Le nombre potentiel de récepteurs différents chez un individu dépasse largement le nombre de clones réellement présents à un instant t.
  • La diversité structurale du TCR dépend surtout de la diversité combinatoire des jonctions, notamment liée au nombre de segments J.
  • À la différence des LB, les LT n’ont pas de mutation somatique ni de commutation isotypique : leur TCR reste inchangé après sortie du thymus.
  • Le répertoire réel à un instant t est modulé par des stimulations antigéniques et par des sélections éliminant les clones autoréactifs dans les organes lymphoïdes primaires.

💡 Astuce mémo

B ≈ 10^11, T ≈ 10^15 : T est beaucoup plus “large”, mais sans mutation somatique ni switch en périphérie.

📖 2. Épitopes et régions hypervariables

🔑 Notions clés & Définitions

  • Épitope conformationnel : Un épitope conformationnel correspond à des acides aminés rapprochés dans l’espace, qui doivent conserver la structure 3D pour être reconnus par l’anticorps.
  • Épitope séquentiel : Un épitope séquentiel est formé par une courte séquence en acides aminés, reconnue indépendamment d’un repliement précis.
  • Paratope : Un paratope est la zone de l’anticorps (ou du BCR) qui interagit avec l’épitope et assure la reconnaissance.
  • Région hypervariable : Une région hypervariable regroupe des acides aminés très variables, principalement impliqués dans la liaison à l’épitope et donc dans la spécificité.
  • Complémentarité épitope-paratope : La reconnaissance se fait grâce à une complémentarité limitée à des régions particulières, entre l’épitope et le paratope de l’anticorps.

📝 Points essentiels

  • Un épitope conformationnel est détruit si la protéine est linéarisée (par exemple par chauffage), ce qui fait perdre la reconnaissance de l’anticorps.
  • Un épitope séquentiel dépend d’une courte séquence d’acides aminés.
  • Les acides aminés clés pour la liaison à l’épitope sont plus variables dans les régions hypervariables que dans les autres régions de l’immunoglobuline.
  • Il existe trois régions hypervariables jouant un rôle dans la reconnaissance de l’épitope et responsables de la spécificité de l’Ig ou du BCR.
  • La complémentarité entre épitope et paratope n’est pas globale : elle est restreinte à des régions précises impliquées dans l’interaction.

💡 Astuce mémo

Conformationnel = 3D (chauffe casse la cible) ; Séquentiel = suite d’acides aminés.

📖 3. Organisation des gènes d’immunoglobuline

🔑 Notions clés & Définitions

  • Locus des Ig : Le locus des immunoglobulines dans le génome diploïde porte des segments géniques pouvant être réarrangés pour générer la spécificité d’un récepteur.
  • Réarrangement VDJ : Le réarrangement VDJ assemble des segments V, D et J pour former un gène fonctionnel de chaîne lourde ou légère pendant la maturation des lymphocytes B.
  • Régions switch : Les régions switch sont des séquences en amont des domaines constants qui permettent un changement d’isotype lors de la commutation de classe.
  • Permutation isotypique : La permutation isotypique permet à un même lymphocyte B de conserver la même spécificité antigénique tout en changeant la fonction effectrice via un réarrangement avec un nouveau segment constant.
  • Coexpression IgM IgD : La coexpression IgM et IgD correspond à l’expression simultanée, à la surface des LB matures, de deux isotypes issus de transcrits alternatifs comprenant Cμ et Cδ.

📝 Points essentiels

  • Chaque allèle du locus des Ig peut se réarranger, et la cellule doit empêcher que les deux allèles fassent des jonctions productives simultanément pour éviter l’expression de deux spécificités différentes.
  • La jonction est testée : quand elle est productive, le réarrangement en cours s’arrête et la cellule passe au stade suivant de maturation.
  • Chaque réarrangement a environ 1/3 chances d’être correct, d’où l’importance d’un enchaînement ordonné des événements.
  • Ordre des 3 recombinaisons : jonction D-A-J des chaînes lourdes, puis V-A-D-J pour produire la chaîne lourde, puis jonction V-A-J des chaînes légères.
  • Les LB matures expriment IgM et IgD via transcrit primaire avec Cμ et Cδ, sans région S entre Cμ et Cδ, et le choix du site de polyadénylation détermine les exons épissés.

💡 Astuce mémo

VDJ en 3 tests : D-A-J (lourde) → V-A-D-J (lourde) → V-A-J (légère), arrêt dès qu’une jonction est productive.

📖 4. Recombinaison VDJ et diversité combinatoire

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réarrangements génomiques des Ig : Processus de réarrangement de gènes d’immunoglobuline permettant d’obtenir des récepteurs spécifiques de l’antigène.
  • BCR : Récepteur membranaire des lymphocytes B généré à partir des gènes d’immunoglobuline réarrangés et exprimé à la surface des cellules B.

📝 Points essentiels

  • Les lymphocytes B immatures expriment un BCR membranaire (IgM) qui interagit fortement avec le soi et déclenche une élimination lors de la sélection négative.
  • Les lymphocytes B immatures survivantes maturent ensuite en exprimant à la fois IgM et IgD avant de répondre à un antigène étranger.
  • Le réarrangement des gènes d’immunoglobuline permet l’expression d’un BCR spécifique et contribue à la constitution du répertoire B.
  • Le développement des LB et la génération du répertoire B se poursuivent tout au long de la vie, dans la moelle osseuse.
  • Les clones dont le BCR reconnaît des antigènes du soi (auto-réactivité) sont éliminés pour produire un répertoire tolérant au soi.

📖 5. Hypermutations somatiques et maturation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Phase d’expansion transitoire : Une phase post-activation où les cellules T activées se multiplient pour produire des cellules effectrices différenciées.
  • Phase de contraction : Une phase post-activation où les cellules T activées sont éliminées afin de préserver l’homéostasie.
  • Réservoir de la mémoire T : Un pool de cellules pré-activées à plus longue durée de vie qui persiste après l’arrêt de l’activation.
  • Activated cell autonomous death : Un mécanisme de mort par apoptose déclenché quand les cellules activées manquent de facteurs de survie et ne reçoivent plus de signal antigénique.
  • Activation induced cell death : Un mécanisme de mort par apoptose provoqué par une stimulation antigénique persistante impliquant des récepteurs de mort et des caspases.

📝 Points essentiels

  • Après activation, la réponse T suit 3 phases : expansion, contraction, puis constitution d’un réservoir de mémoire.
  • La contraction repose sur l’apoptose, soit par carence en facteurs de survie en l’absence de signal antigénique (ACAD).
  • L’apoptose peut aussi survenir lors d’une stimulation antigénique prolongée via l’implication de récepteurs de mort et des caspases (AICD).
  • Le passage à l’arrêt de l’activation est soutenu par des régulateurs négatifs comme CTLA4 et PD1, qui inhibent la progression des signaux.

📖 6. Commutation isotypique

🔑 Notions clés & Définitions

  • Réponse secondaire : Réponse immunitaire déclenchée lors d’une réexposition à l’antigène par des lymphocytes B déjà engagés dans la réponse précédente.
  • Changement de classe d’anticorps : Modification de l’isotype des anticorps produits, survenant lors de la réponse secondaire après activation des lymphocytes B.
  • Changement d’affinité : Augmentation de la qualité de liaison des anticorps, observée en même temps que la modification de classe lors de la réponse secondaire.
  • Plasmocytes : Cellules différenciées issues de lymphocytes B activés qui sécrètent des anticorps.

📝 Points essentiels

  • Lors de la réexposition à l’antigène, les lymphocytes B mémoire permettent une réponse secondaire.
  • En réponse secondaire, les anticorps produits subissent un changement de classe.
  • En réponse secondaire, les anticorps subissent aussi un changement d’affinité.
  • Après activation par l’antigène, les cellules effectrices se différencient en plasmocytes sécrétant des anticorps.

💡 Astuce mémo

Mémoire → réponse secondaire → classe + affinité (double mise à niveau).

📖 7. Cas particuliers des lymphocytes B

🔑 Notions clés & Définitions

  • Récepteur Btk (Bruton) : Récepteur à activité tyrosine kinase requis pour une maturation normale des lymphocytes B, dont des mutations entraînent un arrêt de développement.
  • Rècepteur editing : Mécanisme de tolérance centrale des lymphocytes B immatures en moelle osseuse qui remplace la partie variable des chaînes légères pour changer la spécificité.
  • Anergie : Mécanisme de tolérance où des lymphocytes B auto-réactifs deviennent fonctionnellement inactifs après interaction avec un antigène du soi insuffisant pour déclencher l’élimination.
  • Ignorance clonale : Mécanisme de tolérance centrale où des lymphocytes B auto-réactifs quittent la moelle sans élimination active car l’antigène du soi est peu ou pas présent.

📝 Points essentiels

  • Des mutations du gène Btk causent une immunodéficience liée à l’X (agammaglobulinémie de Bruton) avec absence de lymphocytes B matures.
  • Le récepteur editing est surtout observé chez les lymphocytes B immatures de la moelle, qui réexpriment RAG1 et RAG2 pour réarranger les chaînes légères.
  • Le réarrangement peut remplacer un réarrangement VJ antérieur (V en 5’ puis J en 3’) afin de modifier la spécificité du BCR.
  • Le récepteur editing est présenté comme l’acteur principal de la tolérance centrale des LB, tandis que l’anergie et la délétion clonale jouent un rôle secondaire.
  • L’ignorance clonale survient quand l’antigène du soi est trop faible ou absent dans la moelle, laissant les clones auto-réactifs sortir sans mécanisme actif de tolérance.

💡 Astuce mémo

Editing = seconde chance : RAG1/2 reviennent et on “réécrit” la chaîne légère pour éviter l’auto-réactivité.

📖 8. Reconnaissance antigénique des lymphocytes T

🔑 Notions clés & Définitions

  • Th2 : Sous-population de lymphocytes T auxiliaires qui reconnaît un peptide antigénique présenté par une cellule présentatrice d’antigène avant d’aider l’activation des lymphocytes B.
  • Peptide sur CMH II : Complexe formé par un peptide issu de l’antigène et présenté sur les molécules de classe II du CMH à la surface de la cellule T.
  • TCR : Récepteur des lymphocytes T qui reconnaît spécifiquement le complexe peptide–CMH II, condition nécessaire pour déclencher l’aide aux lymphocytes B.
  • CD40-ligand : Molécule de costimulation exprimée par le lymphocyte T après engagement du TCR et de CD28, capable de se lier au CD40 porté par le lymphocyte B.

📝 Points essentiels

  • La reconnaissance antigénique des lymphocytes T précède la coopération : les Th2 doivent d’abord reconnaître un peptide présenté par une cellule présentatrice d’antigène (ex. cellule dendritique).
  • Pour une coopération T-B efficace, le lymphocyte B doit recevoir deux signaux : reconnaissance de l’Ag par son BCR puis coopération via le contact avec le lymphocyte T.
  • Le lymphocyte T s’active quand son TCR reconnaît le complexe formé par un peptide antigénique présenté sur les molécules de classe II du CMH.
  • Après réception du signal (TCR et CD28), le LT exprime le CD40-ligand qui se fixe sur CD40 du LB.
  • La coopération T-B se met en place au cours de la synapse immunologique.

📖 9. Adhésion et costimulation des LT

🔑 Notions clés & Définitions

  • Synapse immunologique : Interface d’interaction entre un LT helper et un LB où s’alignent reconnaissance du complexe CMH de classe II et signaux de costimulation et d’adhérence.
  • CD40 : Récepteur porté par le lymphocyte B qui reçoit le signal du CD40-ligand et conditionne l’activation et la commutation de classe.
  • CMH de classe II : Molécule du complexe majeur d’histocompatibilité qui présente les peptides antigéniques aux LT helper via le TCR.
  • I-CAM et LFA-1 : Mécanisme d’adhérence entre LT et LB grâce à la liaison I-CAM1 et LFA-1 lors de l’établissement de la synapse immunologique.

📝 Points essentiels

  • Un LB naïf a besoin de deux signaux pour être pleinement activé : la reconnaissance antigénique via BCR et la costimulation fournie par un LT helper activé.
  • Le LT helper reconnaît un peptide antigénique présenté sur le CMH de classe II grâce à son TCR, ce qui permet l’établissement de la coopération T-B.
  • La costimulation implique l’interaction B7 côté LB et CD28 côté LT, mise en jeu au cours de la synapse immunologique.
  • L’adhérence entre LT et LB s’établit via I-CAM1 et LFA-1, stabilisant l’interaction pendant la réponse.
  • Le CD40-ligand du LT se lie au CD40 du LB, signal crucial pour l’activation du LB et la commutation de classe, et un défaut d’expression de CD40-ligand entraîne un syndrome hyper-IgM avec production limitée à l’IgM. ”],
  • memoryHook':'B7–CD28 pour activer, CD40L–CD40 pour commuter ; I-CAM/LFA-1 pour tenir la synapse.'}]},

💡 Astuce mémo

B7–CD28 pour activer, CD40L–CD40 pour commuter ; I-CAM/LFA-1 pour tenir la synapse.

📖 10. Complexe TCR-CD3 et signalisation

🔑 Notions clés & Définitions

  • Complexe TCR-CD3 : Le complexe TCR-CD3 est le dispositif membranaire qui permet au LT de reconnaître un peptide antigénique présenté par le CMH et de déclencher une réponse intracellulaire.
  • CD3 : CD3 fait partie du complexe du TCR et participe à la transmission du signal après reconnaissance antigénique, conduisant à l’activation du lymphocyte.

📝 Points essentiels

  • L’activation des LT helper implique une reconnaissance du complexe CMHII-peptide par le TCR, puis une co-stimulation via CD28.
  • Une fois le signal par le TCR (avec CD28) reçu, le LT augmente l’expression de CD40-ligand à sa surface.
  • Le CD40-ligand se lie à CD40 exprimé par le lymphocyte B et transmet un signal clé pour activer le LB et permettre la commutation de classe.
  • La synapse immunologique associe reconnaissance (TCR–CMHII peptide, CD4), co-stimulation (B7–CD28) et adhérence (I-CAM1–LFA-1).
  • Un défaut d’expression de CD40-ligand entraîne un syndrome hyper-IgM, avec production limitée aux IgM faute de commutation de classe.

💡 Astuce mémo

TCR + CD28 → CD40L ↑ → activation du LB (commutation de classe).

📖 11. Signalosome et voies de transduction

🔑 Notions clés & Définitions

  • ITAMs Igα/Igβ : Les ITAMs sont des motifs porteurs de tyrosines des chaînes Igα et Igβ qui deviennent phosphorylés lors de l’activation du BCR.
  • BLNK (SLP-65) : BLNK est une protéine adaptatrice servant de plateforme d’ancrage pour recruter BTK et PLC-gamma après phosphorylation.
  • PLC-gamma : PLC-gamma est une phospholipase activée par les cascades BCR qui hydrolyse PIP2 pour produire des seconds messagers.
  • Co-récepteur des cellules B : Le co-récepteur des cellules B est un complexe membranaire formé par CD81, CD21 et CD19 qui amplifie la signalisation du BCR.
  • NF-κB : NF-κB est un facteur de transcription activé en aval de la signalisation BCR et impliqué dans les changements d’expression génique.

📝 Points essentiels

  • Quand un Ag multivalent pontage le BCR, des kinases de la famille Src (Sarc, Lyn, Blk, Fyn) phosphorylent précocement les tyrosines des ITAMs d’Igα et Igβ.
  • La phosphorylation des ITAMs permet l’ancrage et l’activation de Syk, qui phosphoryle BLNK pour recruter des effecteurs comme BTK et PLC-gamma.
  • BTK, activée par Syk, active PLC-gamma qui hydrolyse PIP2 en DAG et IP3, puis DAG et le calcium libéré sous l’action de l’IP3 déclenchent l’activation de PKC.
  • La voie aboutit à l’activation de NF-κB et à des changements d’expression génique, entraînant activation fonctionnelle et différenciation des cellules B.
  • Le co-récepteur CD81–CD21–CD19 amplifie la stimulation via la phosphorylation/association avec le BCR et, après reconnaissance par CD21 du dérivé de complément, active des voies incluant PLC-gamma et la PI3 kinase.

💡 Astuce mémo

ITAM → Syk → BLNK/BTK → PLC-γ (PIP2) → DAG + IP3 → Ca2+ → PKC → NF-κB.

📖 12. Synapse immunologique et phases de réponse

🔑 Notions clés & Définitions

  • Coopération LT-LB : Coopération immunitaire entre un lymphocyte T helper spécifique et un lymphocyte B afin de valider la survie et la poursuite de la différenciation.
  • Zone claire du centre germinatif : Zone du centre germinatif où les lymphocytes B sont testés par des signaux fournis par les cellules folliculaires dendritiques et les LT spécifiques.
  • Réponse primaire humorale : Réponse initiale déclenchée après activation des LB, caractérisée par la formation puis la montée du centre germinatif et une production progressive d’anticorps.
  • Régulation par Ag blocking : Mécanisme de freinage où de fortes quantités d’anticorps neutralisent l’antigène et empêchent sa fixation au BCR.

📝 Points essentiels

  • À l’interface LT-LB, des LB déjà sélectionnés reçoivent encore un contrôle en zone claire, et ceux qui présentent toujours les peptides du même antigène aux LT survivent.
  • Dans le centre germinatif, les hypermutations génèrent des variantes: celles à meilleure affinité mènent à une poursuite de la différenciation, tandis que les affinités faibles à non fonctionnelles aboutissent à…
  • Le centre germinatif atteint son apogée environ 15 jours après le début de la réponse primaire, puis décline si l’antigène est éliminé (disparition quasi en 1 mois).
  • La réponse secondaire montre une phase de latence plus courte, une amplitude d’Ig sécrétées plus élevée et une phase effectrice plus longue avant décroissance.
  • La réponse secondaire semble nécessiter moins le signal CD40 que la primaire, tout en étant efficacement portée par les LB mémoires.
  • La régulation peut passer par Ag blocking: quand l’antigène est neutralisé par de fortes doses d’anticorps, le BCR ne peut plus le fixer et la production se freine.

💡 Astuce mémo

Zone claire = dernier contrôle LT→LB; gagnant→différenciation, perdant→apoptose; mémoires = latence courte + plateau long.

📊 Tableaux de synthèse

TCR vs BCR : différences de principe

CritèreBCRTCR
Diversification en périphérieMutation somatique absente pour les LT, mais présente pour les LB en centres germinatifs (hypermutations somatiques).Absence de mutation somatique (LT naïfs).
Changements d’isotype/isotype-likeCommutation isotypique possible (switch) via régions switch et interaction LT-CD40.Absence de commutation isotypique en périphérie (TCR inchangé après sortie du thymus).
Source majeure de diversité structuraleDiversité combinatoire V-D-J + variabilité de jonction + diversification par recombinaison/réparation.Diversité structurale surtout due à la diversité combinatoire des jonctions, notamment le grand nombre de segments J.

⚠️ Pièges & confusions fréquents

  1. Confondre épitope conformationnel (dépend de la structure 3D, détruit si protéine linéarisée) et épitope séquentiel (dépend d’une courte suite d’acides aminés).
  2. Croire que les LT comme les LB subissent mutation somatique ou commutation isotypique en périphérie : en fait LT naïfs n’ont ni mutation somatique ni switch isotypique.
  3. Mélanger les étapes de recombinaison des Ig : pour les chaînes lourdes on fait d’abord D-A-J, puis V-A-D-J, puis pour les chaînes légères V-A-J.
  4. Penser que la cellule B peut réarranger productivement les deux allèles du locus et exprimer deux spécificités différentes : l’exclusion allélique force l’arrêt quand une jonction productive est obtenue.
  5. Inverser les “2 signaux” d’activation B : la reconnaissance par BCR (signal 1) ne suffit pas sans coopération avec LT helper (signal 2 via CD40/CD40L et costimulation).
  6. Confondre la sélection négative LB et la sélection positive : une reconnaissance forte du soi conduit à apoptose/délétion (tolérance), alors qu’une reconnaissance faible favorise la survie (sélection positive).
  7. Oublier le rôle du centre germinatif : les hypermutations somatiques et la sélection par affinité se font dans le centre germinatif, avec survie des meilleures affinités et apoptose des faibles/non fonctionnelles.

✅ Checklist Examen

  1. Comparer les ordres de grandeur des répertoires B et T et expliquer pourquoi le répertoire réel à t dépend aussi des stimulations antigéniques et des sélections.
  2. Distinguer épitope conformationnel vs séquentiel, et relier la reconnaissance à la complémentarité épitope–paratope restreinte à des régions particulières.
  3. Décrire l’organisation des gènes d’Ig : familles multigéniques V, D, J, régions switch, et l’idée de réarrangements productifs codants.
  4. Énoncer la logique de diversité combinatoire (V-D-J) et expliquer comment les mécanismes de réparation/variabilité de jonction augmentent la diversité du répertoire B.
  5. Relier maturation des LT à ses 3 phases (expansion, contraction, réservoir mémoire) et préciser les deux mécanismes d’apoptose (ACAD et AICD).
  6. Expliquer réponse secondaire : pourquoi mémoire B implique une latence courte et une amplitude plus forte, et associer réexposition à commutation de classe + augmentation d’affinité.
  7. Citer les cas particuliers LB : Btk (agammaglobulinémie liée à l’X), editing (RAG1/2 en moelle), anergie vs ignorance clonale, et le fait que l’editing est l’acteur principal de la tolérance centrale.
  8. Décrire la reconnaissance LT : peptide sur CMH II reconnu par le TCR, rôle de la costimulation, et pourquoi la coopération T–B nécessite 2 signaux pour activer le LB.
  9. Décrire la synapse immunologique LT–LB : rôle de CD40–CD40L, B7–CD28, et stabilisation par I-CAM1–LFA-1, ainsi que le défaut CD40L menant au syndrome hyper-IgM.
  10. Décrire la transduction TCR–CD3 : présence des ITAMs (nombre et rôle conceptuel), recrutement de ZAP70, signalosome autour de LAT, et voies aboutissant à IL-2 via NF-AT/NF-κB/AP-1.
  11. Décrire le développement/ maturation des LB en étapes avec pré-BCR puis BCR, les 2 points de contrôle, et la logique d’exclusion allélique et des chances ~1/3.
  12. Expliquer l’activation et différenciation des LB : 2 signaux (signal Ag via BCR puis coopération Th2 via CD40/CD40L et costimulation), centre germinatif (hypermutations ciblées), sélection par affinité, commutation de…

Teste seu conhecimento

Teste seu conhecimento sobre Diversité et Maturation des Récepteurs Immunitaires com 11 perguntas de múltipla escolha com correções detalhadas.

1. Quelle affirmation décrit le mieux le répertoire T par rapport au répertoire B ?

2. Qu'est-ce que la diversité des répertoires B et T dans le contexte immunitaire ?

Faça o quiz →

Revisar com flashcards

Memorize os conceitos chave de Diversité et Maturation des Récepteurs Immunitaires com 9 flashcards interativos.

Répertoire B — définition ?

Collection complète des spécificités d’anticorps chez un individu.

Répertoire B

Collection d'anticorps possibles, ~10^11.

Répertoire T — taille ?

Environ 10^15 récepteurs potentiels, plus vaste que le répertoire B.

Veja os flashcards →

Similar courses

Crie suas próprias fichas de revisão

Importe seu curso e a IA gera fichas, quizzes e flashcards em 30 segundos.

Gerador de fichas