📋 Plan du Cours
- Risques microbiologiques des préparations parentérales
- Niveaux de risque microbiologique en fabrication
- Risque faible : asepsie stricte et système clos
- Risque moyen : asepsie stricte et système ouvert
- Isotonie par abaissement du point de congélation
- Mesure de l’osmolalité et marges acceptées
- Limpidité, stérilité, apyrogénéité et stabilité
- Ajustement du pH : stabilité, efficacité et tolérance
- Apyrogénéité : pyrogènes, endotoxines et prévention
- Techniques d’élimination des endotoxines
- Mesure du taux d’endotoxine
- Verre et plastiques : contenants et propriétés
📖 1. Risques microbiologiques des préparations parentérales
🔑 Notions clés & Définitions
- Préparation parentérale : Préparation administrée dans l’organisme par injection, ce qui contourne les défenses normales et impose une sécurité microbiologique renforcée.
- Stérile : État d’une préparation exempte de micro-organismes viables, exigé pour les préparations parentérales finies.
- Apyrogène : Propriété d’une préparation exempte de substances pyrogènes, exigée pour les préparations parentérales finies.
- Environnement classé A : Niveau de qualité d’air utilisé en fabrication aseptique, servant de référence pour limiter la contamination microbienne.
- Risque microbiologique faible moyen élevé : Classement international du risque de contamination selon le nombre d’étapes, leur complexité et la probabilité d’introduire des microbes.
📝 Points essentiels
- Les préparations parentérales finies doivent être stériles, apyrogènes et exemptes de tout matériau insoluble.
- Le risque microbiologique dépend du produit manipulé et du processus de fabrication.
- Le classement international du risque en faible, moyen et élevé reflète le nombre et la complexité des étapes et la probabilité de contamination.
- Risque faible : matières premières, dispositifs et équipements stériles, asepsie stricte en environnement classé A ou système clos, et ≤ 3 étapes de manipulation.
- Risque faible : manipulations limitées à des transferts simples entre éléments stériles (ex. flacon stérile → poche stérile) ou mélange de ≤ 3 produits manufacturés pour un seul patient.
- Risque moyen : asepsie stricte en environnement classé A mais avec système ouvert, et > 3 étapes ou produit destiné à plusieurs patients ou à plusieurs administrations chez un même patient.
💡 Astuce mémo
Faible = stérile partout + ≤3 étapes + plutôt clos/A ; Moyen = A mais ouvert + >3 étapes ou multi-patients ; Haut = non stérile ou hors-classe A >1 h.
📖 2. Niveaux de risque microbiologique en fabrication
🔑 Notions clés & Définitions
- Risque faible : Niveau de risque basé sur un système de transfert clos, limitant les contaminations pendant la fabrication.
- Risque élevé : Niveau de risque basé sur un système de transfert ouvert, exposant davantage la préparation aux contaminations.
- Risque moyen : Niveau de risque défini par la pharmacopée américaine quand le niveau d’exposition est intermédiaire entre système clos et ouvert.
- Classe A : Niveau de qualité d’air utilisé en fabrication aseptique, exigé pour les étapes où la préparation est exposée.
📝 Points essentiels
- Risque élevé : incorporation de produits non stériles ou utilisation de matériel non stérile avant la stérilisation terminale.
- Risque élevé : fabrication imposant un contact de la préparation (ou ingrédients) avec un air de qualité inférieure à la classe A pendant plus d’une heure.
- Risque élevé : réalisation avec un personnel incorrectement habillé et/ou des phases obligatoires hors classe A (ex. pesée, mélange).
- Exemple de risque élevé : dissoudre des principes actifs ou nutriments pour obtenir une solution qui sera ensuite stérilisée terminalement.
- Exemple de risque élevé : préparation parentérale à partir d’un principe actif en poudre non stérile.
- Corrélation des textes : les BPP françaises distinguent seulement risque faible vs risque élevé, alors que la pharmacopée américaine 797 distingue risque faible, moyen et élevé.
💡 Astuce mémo
Clos = faible risque ; Ouvert = risque élevé (BPP) ; USP 797 ajoute un palier intermédiaire (risque moyen).
📖 3. Risque faible : asepsie stricte et système clos
🔑 Notions clés & Définitions
- Limpidité : La limpidité correspond à l’absence de particules visibles et à un aspect optiquement clair des solutions injectables observées dans des conditions adaptées.
- Particules visibles : Les particules visibles sont celles détectées par les méthodes optiques selon des seuils de taille fixés par la pharmacopée.
- Particules non visibles : Les particules non visibles sont des particules détectées par des méthodes de mesure adaptées, avec des seuils de taille plus bas que pour le visible.
- Méthode par blocage de la lumière : La méthode par blocage de la lumière estime la contamination en mesurant la lumière interceptée ou diffusée par les particules en suspension.
- Méthode au microscope optique : La méthode au microscope optique consiste à filtrer la solution sur membrane puis à observer et dénombrer les particules sur la membrane.
📝 Points essentiels
- Les solutions injectables pour perfusion examinées dans des conditions appropriées de visibilité doivent être limpides et pratiquement exemptes de particules.
- La détection de la limpidité dépend du système optique utilisé, car il n’existe pas de solution optiquement vide.
- La pharmacopée distingue les particules visibles ≥ 50 μm et les non visibles avec des seuils de référence ≥ 10 μm et ≥ 25 μm.
- Le contrôle des particules visibles utilise un examen visuel sous éclairage (mirage optique) pour repérer une brillance différente entre particules, solution et fond.
- La limite de taille détectée en pratique pour les particules visibles se situe entre 50 et 100 μm.
- L’examen est obligatoire pour toutes les unités de chaque lot et les examinateurs sont sélectionnés avec rigueur.
💡 Astuce mémo
Mirage = brillance qui trahit les particules (visible), filtre + microscope = comptage des plus fines (non visibles).
📖 4. Risque moyen : asepsie stricte et système ouvert
🔑 Notions clés & Définitions
- Asepsie stricte : L’asepsie stricte est un ensemble de pratiques visant à empêcher toute contamination microbienne lors de la préparation des médicaments injectables.
- Système ouvert : Un système ouvert est une configuration de préparation où le produit peut être exposé à l’environnement, ce qui impose des mesures renforcées de maîtrise du risque.
- Isotonie : L’isotonie est l’ajustement d’une préparation injectable pour obtenir une osmolalité compatible avec celle des liquides biologiques.
- Abaissement du point de congélation : L’abaissement du point de congélation est la diminution mesurée du point de congélation d’une solution due à la présence de solutés.
- Osmolalité : L’osmolalité est une grandeur exprimant la concentration totale en particules osmotiquement actives, définie par la Pharmacopée Européenne.
📝 Points essentiels
- La loi de Raoult relie l’abaissement du point de congélation à la quantité de particules (molécules ou ions) présentes dans une solution diluée.
- La constante cryoscopique du solvant K et la molalité m interviennent dans l’expression de l’abaissement du point de congélation.
- Si la substance dissoute est ionisée, le nombre d’ions remplace le nombre de molécules dans le calcul.
- La formule de Lumière et Chevrotier sert à calculer le poids d’isotonisant à ajouter pour obtenir 100mL de solution isotonisée.
- Pour l’isotonisation, D1 correspond à l’abaissement du point de congélation de la solution à isotoniser et D2 à celui d’une solution à 1% du corps isotonisant.
- Exemple papavérine : pour une solution à 0,25%, on calcule un taux de chlorure de sodium de 0,875% à partir des abaissements à 1% (0,576 pour NaCl et 0,062 pour chlorhydrate de papavérine).
💡 Astuce mémo
Raoult = « plus de particules, plus ça gèle moins » ; Lumière-Chevrotier = « on dose l’isotonisant pour 100 mL ».
📖 5. Isotonie par abaissement du point de congélation
🔑 Notions clés & Définitions
- Isotonie : Propriété d’une préparation dont l’osmolarité est compatible avec celle des liquides de l’organisme pour limiter les effets osmotiques.
- Point de congélation : Température à laquelle une solution passe de l’état liquide à l’état solide, dépendant de sa composition.
- Abaissement du point de congélation : Diminution du point de congélation d’une solution causée par la présence de solutés, utilisée pour ajuster l’isotonie.
- Préparation injectable : Forme pharmaceutique destinée à une administration par injection, soumise à des exigences de stérilité, limpidité et apyrogénéité.
- Préparation pour perfusion : Forme pharmaceutique destinée à une administration par perfusion, soumise à des exigences de stérilité, limpidité et apyrogénéité.
📝 Points essentiels
- L’isotonie par abaissement du point de congélation consiste à ajuster la composition pour obtenir une osmolarité compatible avec le pH physiologique et la tolérance attendue.
- Pour les médicaments parentéraux, le pH doit être compris entre 3 et 8.
- Les préparations injectables doivent être stériles, limpides et apyrogènes, avec une isotonie et un pH physiologique recherchés.
- Les préparations pour perfusion doivent être stériles, limpides et apyrogènes, avec une isotonie et un pH physiologique recherchés.
- Si la stabilité est compatible avec le pH physiologique, on n’utilise pas de tampon.
- Si la stabilité du principe actif est incompatible avec le pH physiologique et que la zone de stabilité est étroite, on réalise un tampon léger.
💡 Astuce mémo
Soluté → point de congélation ↓ → osmolarité ajustée (isotonie).
📖 6. Mesure de l’osmolalité et marges acceptées
🔑 Notions clés & Définitions
- Osmolalité : L’osmolalité est une mesure de la concentration totale des particules osmotiquement actives dans une solution.
- Préparations parentérales : Les préparations parentérales sont des préparations stériles destinées à être injectées, perfusées ou implantées dans le corps humain ou animal.
- Isotonie : L’isotonie correspond à une préparation dont l’osmolalité est proche de celle du sang, afin de limiter les effets liés aux variations osmotiques.
- pH physiologique : Le pH physiologique est une valeur de pH compatible avec le milieu du corps, utilisée pour limiter l’irritation et préserver l’efficacité.
📝 Points essentiels
- La pharmacopée européenne exige pour les préparations injectables et pour perfusion des critères de stérilité, de limpidité (quand applicable) et d’apyrogénéité.
- Les propriétés souhaitées des préparations parentérales incluent une osmolalité compatible avec le sang (isotonique) et un pH physiologique.
- Les préparations injectables sont classées en solutions, émulsions ou suspensions selon la forme galénique.
- Les préparations pour perfusion sont des solutions aqueuses ou des émulsions à phase continue aqueuse, normalement isotonique au sang, administrées en grand volume.
- Les préparations à diluer pour injection ou pour perfusion sont des solutions stériles destinées à être utilisées après dilution.
- Les formes solides comme les poudres pour injection/perfusion (dont les lyophilisées) se transforment rapidement en solution après contact avec le volume de solution recommandé.
💡 Astuce mémo
Isotonique + pH physiologique = “confort sanguin” (moins de choc osmotique et moins d’irritation).
📖 7. Limpidité, stérilité, apyrogénéité et stabilité
🔑 Notions clés & Définitions
- Limpidité : Propriété d’une préparation parentérale qui doit être visuellement claire, sans particules ni troubles visibles.
- Stérilité : État d’une préparation garantissant l’absence de micro-organismes viables capables de se multiplier.
- Apyrogénéité : Propriété garantissant l’absence de substances pyrogènes, notamment celles pouvant provoquer une réaction fébrile.
- Stabilité : Capacité d’un médicament à conserver sa composition et son activité dans le temps, malgré les contraintes de formulation et de stockage.
- Apyrogènes : Substances capables de déclencher une réponse fébrile, dont l’absence doit être assurée dans les préparations injectables.
📝 Points essentiels
- Les véhicules doivent être chimiquement et microbiologiquement purs pour limiter les risques liés aux contaminants.
- L’apyrogénéité est une exigence majeure des formes parentérales pour éviter les réactions liées aux pyrogènes.
- La stabilité dépend notamment de la sensibilité du principe actif à l’oxydation, pouvant conduire à une dégradation.
- Les solvants non aqueux sont souvent utilisés quand le principe actif est peu soluble dans l’eau et/ou instable en milieu aqueux.
- La solubilité et la miscibilité à l’eau influencent la vitesse d’action : une miscibilité favorise une action plus rapide, une non miscibilité peut ralentir l’action.
- Une viscosité élevée ralentit la diffusion et rend l’injection plus douloureuse.
💡 Astuce mémo
Clarté = Limpidité, sécurité = Stérilité, fièvre = Apyrogénéité, durée = Stabilité.
📖 8. Ajustement du pH : stabilité, efficacité et tolérance
🔑 Notions clés & Définitions
- Oxydation de l’adrénaline : L’oxydation est un mécanisme de dégradation qui rend l’adrénaline particulièrement instable en formulation.
- Métabisulfite de sodium : Le métabisulfite de sodium est un antioxydant utilisé pour limiter l’oxydation de certains principes actifs en solution injectable.
- Tampons pharmaceutiques : Les tampons sont des excipients dissous dans le solvant qui résistent aux variations de pH du milieu.
- Conservateurs parentéraux : Les conservateurs sont des excipients ajoutés aux multidoses pour limiter la croissance microbienne, mais avec des risques d’incompatibilités et de toxicité.
📝 Points essentiels
- L’adrénaline se dégrade très facilement par oxydation, ce qui impose des mesures de stabilisation en formulation.
- La spécialité DEXAMETHASONE MYL 4MG/1ML SOL INJ contient du métabisulfite de sodium à 1 mg/mL.
- Les tampons maintiennent le pH en milieu acide ou basique en limitant les variations de pH.
- Les conservateurs sont souvent nécessaires en flacons multidoses pour prévenir la croissance microbienne.
- Les conservateurs présentent de nombreuses incompatibilités avec les principes actifs, donc ils exigent une grande vigilance.
- Les conservateurs sont souvent non recommandés en pédiatrie en raison de leur toxicité, et l’EMA déconseille les préparations contenant de l’alcool benzylique en néonatalogie pour éviter des toxicités neurologiques, card
💡 Astuce mémo
Oxydation → antioxydant : adrénaline instable, donc métabisulfite; pH → tampons : ils amortissent les variations.
📖 9. Apyrogénéité : pyrogènes, endotoxines et prévention
🔑 Notions clés & Définitions
- Pyrogènes : Substances capables de provoquer une réaction fébrile après administration, ce qui rend leur absence indispensable pour les préparations injectables.
- Endotoxines : Pyrogènes d’origine bactérienne, typiquement associés aux bactéries Gram négatif, dont la présence peut déclencher une réponse inflammatoire.
- Apyrogénéité : Propriété d’une préparation injectable garantissant l’absence de pyrogènes, afin d’éviter toute réaction fébrile chez le patient.
- Stérilisation terminale : Procédé visant à stériliser le produit fini, recherché en priorité quand il est possible, pour limiter les contaminations.
- Préparation aseptique : Procédé de fabrication réalisé dans des conditions stériles, utilisé quand la stérilisation terminale est impossible.
📝 Points essentiels
- Les préparations injectables doivent suivre un protocole de qualité pharmaceutique pour assurer l’apyrogénéité et limiter les contaminations.
- La fabrication manuelle des injectables doit être réalisée dans une ZAC, avec des conditions contrôlées pour réduire le risque de contamination.
- La stérilisation terminale est recherchée en priorité, et la préparation aseptique n’est utilisée qu’en cas d’impossibilité.
- Lors du nettoyage de la paillasse, la surface doit être désinfectée avec un produit adapté (exemples cités : alcool 70°, alcool isopropylique, ammonium quaternaire) puis vérifiée sèche avant de commencer.
- Pour les flacons, il faut injecter un volume d’air équivalent au volume de liquide prélevé afin de maîtriser les échanges lors du prélèvement.
- Les aiguilles doivent être changées entre la phase de prélèvement et la phase d’injection dans le contenant final pour limiter les contaminations croisées.
💡 Astuce mémo
Apyrogénéité = “zéro fièvre” : stérilisation terminale si possible, sinon asepsie en ZAC + désinfection + changement d’aiguilles.
📖 10. Techniques d’élimination des endotoxines
🔑 Notions clés & Définitions
- Endotoxines : Substances toxiques libérées par des bactéries, dont l’élimination vise à éviter des effets indésirables lors de la préparation de médicaments.
- Verre borosilicaté : Type de verre à base de formateurs de réseau (SiO2, Al2O3, B2O3) et peu de modificateurs, utilisé en pharmacie pour sa bonne résistance hydrolytique et thermique.
- Verre sodo-calcique : Type de verre contenant davantage de modificateurs (Na2O, K2O, CaO, BaO, ZnO) que le borosilicaté, avec une résistance hydrolytique plus variable selon le type.
- Résistance hydrolytique : Capacité d’un matériau à résister à l’attaque par l’eau et/ou des milieux aqueux, conditionnant la stabilité chimique au contact du médicament.
📝 Points essentiels
- Le verre est caractérisé par une imperméabilité vis-à-vis de l’O2 et de l’humidité, une transparence dans le visible, et une fragilité aux chocs et aux variations de température.
- La stabilité exigée pour les médicaments impose une faible altération physico-chimique au contact du contenant, dépendant du pH, de la température et de la nature du verre.
- Trois mécanismes d’altération du verre sont distingués : diffusion avec échange ionique, exsudation avec formation de carbonates, puis attaque des liaisons covalentes par solution basique.
- En diffusion (eau ou acide faible), le pH augmente par échange Na+ / H+ avec libération d’OH−, sans fragiliser la structure du verre.
- En exsudation, le pH augmente par formation de carbonates de sodium et de calcium, sans fragiliser la structure du verre.
- En attaque basique, la dissolution de la silice forme une couche fragile qui se fragmente en particules, ce qui dégrade la résistance du verre.
💡 Astuce mémo
pH↑ = Na+↔H+ (diffusion) ; pH↑ = carbonates (exsudation) ; pH basique = silice dissoute (couche fragile).
📖 11. Mesure du taux d’endotoxine
📖 12. Verre et plastiques : contenants et propriétés
🔑 Notions clés & Définitions
- Additifs en santé : Ensemble de substances ajoutées aux polymères pour modifier leurs propriétés d’usage en santé.
- Lubrifiants : Additifs qui améliorent le glissement et la mise en forme des polymères, notamment pour certains plastiques.
- Plastifiants : Additifs qui remplacent des interactions polymère-polymère par des interactions polymère-plastifiant pour augmenter la souplesse.
- Stabilisants : Additifs choisis pour améliorer la stabilité recherchée, par exemple face à la chaleur, à l’oxygène ou aux UV.
- Extrusion : Procédé de mise en forme où le polymère est alimenté, malaxé puis poussé dans un cylindre chauffé avant passage dans une filière.
📝 Points essentiels
- Les renforts sont généralement insolubles dans le polymère et inorganiques, et ils augmentent la résistance mécanique.
- Les charges réduisent le coût massique du matériau final.
- Les lubrifiants incluent notamment la cire de polyéthylène et des dérivés de l’acide stéarique (pour des polyoléfines) et peuvent être cités avec le PVC.
- Les plastifiants augmentent la souplesse en remplaçant les interactions macromolécules-macromolécules par des interactions macromolécules-plastifiant.
- Les pigments servent à colorer les polymères et sont généralement constitués de particules insolubles.
- Les stabilisants existent pour des stabilités thermiques, anti-oxygène et anti-UV selon le besoin du matériau.
💡 Astuce mémo
Renforts = Résistance, Charges = Coût, Plastifiants = Souplesse (R-C-S).
📊 Tableaux de synthèse
Niveaux de risque microbiologique : BPP vs USP 797
| Référentiel | Niveaux | Critère central |
|---|
| BPP (France) | 2 (faible/élevé) | Système de transfert clos vs ouvert |
| Pharmacopée américaine (USP 797) | 3 (faible/moyen/élevé) | Nombre/complexité des étapes et probabilité de contamination (clos vs ouvert + palier intermédiaire) |
⚠️ Pièges & confusions fréquents
- Confondre stérile et apyrogène : stérile = absence de micro-organismes viables, apyrogène = absence de pyrogènes/endotoxines.
- Croire que le risque “haut” se limite à l’absence de stérilisation terminale : il dépend aussi du contact avec un air hors classe A > 1 h et/ou de l’incorporation de non stériles avant la phase terminale.
- Mélanger “limpidité” et “limpidité/particules” : la limpidité dépend du système optique et il n’existe pas de solution optiquement vide.
- Se tromper sur les seuils particulaires : particules visibles ≥ 50 μm, non visibles avec références ≥ 10 μm et ≥ 25 μm (et les méthodes ne comptent pas les mêmes tailles).
- Penser que l’isotonie se fait uniquement “au pH” : l’isotonie est liée à l’osmolalité et à l’abaissement du point de congélation (Dt), pas au pH.
- Oublier que si la stabilité est compatible avec le pH physiologique, on ne tamponne pas (sinon tampon léger si zone de stabilité étroite).
- Croire que la filtration stérilisante élimine les endotoxines : les endotoxines sont thermostables et traversent les filtres stérilisants classiques.
✅ Checklist Examen
- Définir une préparation parentérale et expliquer pourquoi l’injection impose une sécurité microbiologique renforcée.
- Classer un scénario en risque faible/moyen/élevé en s’appuyant sur : stérilité des matières, environnement classé A, système clos/ouvert, nombre de manipulations et destination (un patient vs plusieurs).
- Relier les textes : expliquer pourquoi les BPP françaises distinguent seulement risque faible vs risque élevé, alors que l’USP 797 distingue faible, moyen et élevé.
- Décrire les contrôles de limpidité : distinction particules visibles vs non visibles, et rôle du système optique (mirage optique vs blocage de la lumière vs microscope).
- Citer les seuils de taille de référence des particules (visibles ≥ 50 μm ; non visibles avec ≥ 10 μm et ≥ 25 μm) et la limite pratique 50–100 μm.
- Expliquer les propriétés attendues des préparations injectables et pour perfusion : stérile, apyrogène, limpidité (quand applicable), isotonie et pH physiologique.
- Calculer/raisonner l’isotonie par abaissement du point de congélation : rappeler la loi de Raoult (molécules/ions) et l’usage de la formule de Lumière et Chevrotier (D1, D2, 100 mL).
- Donner les règles d’ajustement du pH : pH parentéral entre 3 et 8, et quand utiliser tampon léger vs ne pas tamponner vs poudre stérile reconstituée extemporanément.
- Expliquer le rôle du pH (stabilité, efficacité, tolérance) avec au moins un exemple de principe actif dont la stabilité est incompatible avec pH physiologique.
- Décrire l’apyrogénéité : pyrogènes vs endotoxines (Gram négatif, thermostables) et les mesures de prévention (solvant, matières premières, matériel, conditions de travail).
- Lister les techniques d’élimination des endotoxines vues au cours (adsorption charbon actif, traitement oxydatif, filtration, ultrafiltration, chauffage acide/basique) et leurs limites de principe.
- Décrire les étapes clés de fabrication et de répartition : fabrication en ZAC, stérilisation terminale recherchée vs asepsie si impossible, et les procédures manuelles (désinfection paillasse, changement d’aiguilles, air
- remplissage/fermeture/inspection/étiquetage).
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