Revision sheet: Introduction au droit administratif

Plan du Cours

  1. Service public et intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral
  2. CritĂšres du service public
  3. Régime juridique du service public
  4. Principes du service public
  5. Police administrative générale et spéciale
  6. Autorités et mesures de police
  7. Actes administratifs unilatéraux
  8. Actes non décisoires et non grief
  9. Compétence et procédure de l'acte
  10. Contrats administratifs et passation
  11. Exécution et équilibre contractuel
  12. ContrÎle de légalité et responsabilité

1. Service public et intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral

Notions clés & Définitions

  • Mission de service public : Notion dĂ©signant une prestation assurĂ©e dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et bĂ©nĂ©ficiant d’avantages juridiques pour primer sur l’intĂ©rĂȘt privĂ©.
  • Ordre public : Notion regroupant l’activitĂ© de l’administration visant Ă  maintenir la sĂ©curitĂ© et la tranquillitĂ© nĂ©cessaires Ă  la vie collective.
  • IntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral : Notion dĂ©signant ce qui profite directement Ă  la collectivitĂ©, dont la qualification dĂ©pend des circonstances et de l’analyse du juge.
  • Droit favorable au service public : Notion selon laquelle le service public bĂ©nĂ©ficie de rĂšgles et de pouvoirs adaptĂ©s pour atteindre ses finalitĂ©s malgrĂ© l’existence d’intĂ©rĂȘts privĂ©s concurrents.

Points essentiels

  • Dans une sociĂ©tĂ© libĂ©rale, l’administration doit limiter sa sphĂšre d’action et identifier des finalitĂ©s prĂ©cises plutĂŽt que couvrir indistinctement toute activitĂ©.
  • Les finalitĂ©s majeures rattachĂ©es au droit administratif sont la rĂ©alisation de prestations de service dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et le maintien de l’ordre public.
  • La qualification d’une activitĂ© en service public suppose l’articulation de fins lĂ©gitimes et de moyens juridiquement admissibles, question qui nourrit ensuite le contrĂŽle et la responsabilitĂ©.
  • Le service public est conçu comme un cadre pour « vivre ensemble » : sans encadrement, la sociĂ©tĂ© peut devenir dangereuse, d’oĂč l’existence de contrĂŽles sur l’action administrative.

2. CritĂšres du service public

Notions clés & Définitions

  • ActivitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral : Un service public suppose une activitĂ© qualifiĂ©e d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, c’est-Ă -dire directement profitable Ă  la collectivitĂ©, selon une apprĂ©ciation concrĂšte du juge.
  • ContrĂŽle d’une personne publique : Une activitĂ© ne devient service public que si elle est placĂ©e sous le contrĂŽle d’une personne publique, ce rattachement Ă©tant un critĂšre dĂ©cisif.
  • Rattachement organique Ă©troit : Le rattachement organique correspond Ă  l’idĂ©e que l’activitĂ© est effectivement maĂźtrisĂ©e par la puissance publique, mĂȘme lorsqu’elle est confiĂ©e Ă  un acteur privĂ©.
  • Service public Ă  double genre : La qualification du service public se distingue selon son genre, aboutissant Ă  l’opposition SPA et SPIC pour dĂ©terminer le droit applicable.
  • MĂ©thode du faisceau d’indices : La mĂ©thode du faisceau d’indices consiste Ă  rechercher plusieurs Ă©lĂ©ments concordants pour conclure que la personne privĂ©e ne fait qu’exĂ©cuter sous maĂźtrise de la puissance publique.

Points essentiels

  • Pour qu’il y ait service public, l’activitĂ© doit satisfaire Ă  l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et ĂȘtre placĂ©e sous le contrĂŽle d’une personne publique, ce qui impose des frontiĂšres Ă  la notion.
  • Quand l’activitĂ© est confiĂ©e Ă  un privĂ©, le rattachement organique est Ă©tabli par un faisceau d’indices, notamment l’origine du service, le financement majoritaire et la nomination des dirigeants.
  • La qualification SPA ou SPIC dĂ©pend d’indices dont l’objet de l’activitĂ© (dĂ©sintĂ©ressement vs prestation payante comparable au privĂ©), les modalitĂ©s de financement (redevance vs taxe) et les modalitĂ©s d’organisation.
  • Pour la distinction SPA/SPIC, la nature de l’objet et le critĂšre de rentabilitĂ© sont jugĂ©s au cas par cas, ce qui peut conduire Ă  une qualification variable selon les circonstances.
  • Dans un service public Ă  « double visage », une mĂȘme structure peut relever partiellement du SPA et partiellement du SPIC, entraĂźnant des rĂšgles diffĂ©rentes selon la partie de l’activitĂ©.

Astuce mémo

IntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral + contrĂŽle public (organe privĂ© sous maĂźtrise) : puis SPA/SPIC = Objet (dĂ©sintĂ©ressĂ© ou payant) + Financement (redevance ou taxe) + Organisation (techniques publiques ou privĂ©es).

3. Régime juridique du service public

Notions clés & Définitions

  • Service public administratif : Le service public administratif correspond Ă  un service public dont l’activitĂ© et l’organisation relĂšvent, en principe, d’un rĂ©gime juridique dominĂ© par l’administration et ses techniques.
  • Service public industriel et commercial : Le service public industriel et commercial est un service public organisĂ© comme une activitĂ© de type Ă©conomique, oĂč le financement et/ou le fonctionnement ressemblent Ă  ceux du secteur privĂ©.
  • Redevance : La redevance est un paiement d’usagers en contrepartie d’un service rendu, dont la logique tarifaire peut conduire Ă  qualifier le service de SPIC.
  • Gestion en rĂ©gie : La gestion en rĂ©gie dĂ©signe l’exploitation directe par la personne publique, sans personnalitĂ© distincte, le service restant rattachĂ© Ă  l’administration.
  • DĂ©lĂ©gation de service public : La dĂ©lĂ©gation de service public est la confie par une personne publique, par acte (souvent contractuel), l’exploitation d’un service public Ă  un tiers, sous contrĂŽle et selon un cadre juridique spĂ©cial.

Points essentiels

  • La qualification SPA ou SPIC se dĂ©duit notamment des modalitĂ©s de financement (redevance vs taxe), puis des modalitĂ©s d’organisation et de fonctionnement, en s’appuyant aussi sur la logique de techniques administratives vs commerciales.
  • Un ramassage d’ordures mĂ©nagĂšres financĂ© par une redevance calculĂ©e selon le service rendu peut ĂȘtre qualifiĂ© de SPIC (CE 10 avril 1992, SARL Hoffmiller).
  • Un systĂšme de redevance fondĂ© sur l’usage conduit Ă  admettre que l’usager n’a pas Ă  payer s’il n’utilise pas le service (CE 4 juin 1991, Blot).
  • La collectivitĂ© peut crĂ©er ou supprimer un service public, sans droit acquis au maintien, la libertĂ© de l’autoritĂ© compĂ©tente Ă©tant reconnue (CE 27 janvier 1961, Vannier).
  • Les activitĂ©s de service public peuvent ĂȘtre gĂ©rĂ©es directement en rĂ©gie, ou dĂ©lĂ©guĂ©es, mais la dĂ©lĂ©gation ne peut pas couvrir des activitĂ©s d’autoritĂ© (justice, police, police administrative).
  • La dĂ©lĂ©gation contractuelle suppose de respecter la mise en concurrence imposĂ©e par la loi Sapin du 29 juin 1993, puis le rĂ©gime a Ă©tĂ© rĂ©amĂ©nagĂ© par la rĂ©forme entrĂ©e en vigueur au 1er avril 2016.

Astuce mémo

Financement → qualification : redevance liĂ©e Ă  l’usage = souvent SPIC, taxe/fiscal = souvent SPA; puis Organisation/techniques : administratif ↔ commercial.

4. Principes du service public

Notions clés & Définitions

  • Lois de Rolland : Ensemble de principes jurisprudentiels propres au service public, formulĂ©s comme des rĂšgles fondamentales non forcĂ©ment Ă©crites et construits par le juge.
  • Principe d’égalitĂ© : Principe imposant un traitement des usagers cohĂ©rent avec leur situation, avec la possibilitĂ© de diffĂ©rencier pour viser l’égalitĂ© des chances ou l’accĂšs effectif au service.
  • Principe de continuitĂ© : Principe imposant la permanence du fonctionnement des services publics essentiels et la conciliation avec le droit de grĂšve pour Ă©viter la rupture de l’ordre Ă©tatique.
  • Principe d’adaptabilitĂ© : Principe selon lequel le service public doit Ă©voluer pour rester conforme Ă  l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et n’ouvre pas un droit acquis au maintien de son organisation.

Points essentiels

  • Le principe d’égalitĂ© admet deux lectures, l’égalitĂ© stricte par des rĂšgles identiques et l’égalitĂ© rĂ©elle par des diffĂ©renciations favorisant l’accĂšs aux plus faibles.
  • La continuitĂ© est reconnue comme principe Ă  valeur constitutionnelle et justifie des amĂ©nagements du fonctionnement normal de l’administration lors de situations d’urgence.
  • Le principe de continuitĂ© ne signifie pas une ouverture permanente de tous les services publics, mais impose surtout la continuitĂ© des activitĂ©s vitales.
  • Le droit de grĂšve des agents publics doit ĂȘtre conciliĂ© avec la continuitĂ© du service, par des limitations proportionnĂ©es et des dispositifs de continuitĂ©.
  • Le service public doit s’adapter, et le citoyen n’a pas de droit Ă  exiger cette Ă©volution comme les autres parties n’ont pas un droit acquis au maintien du service tel quel.

Astuce mémo

ECA : ÉgalitĂ©, ContinuitĂ©, AdaptabilitĂ© (les 3 “lois” de Rolland).

5. Police administrative générale et spéciale

Notions clés & Définitions

  • Police administrative : Ensemble des pouvoirs de l’administration visant Ă  prĂ©venir des troubles Ă  l’ordre public par des mesures adaptĂ©es.
  • Ordre public gĂ©nĂ©ral : Notion de seuil minimal de conditions matĂ©rielles permettant de garantir les libertĂ©s, protĂ©gĂ©e par la police administrative gĂ©nĂ©rale.
  • Ordre public spĂ©cial : Protection ciblĂ©e d’intĂ©rĂȘts prĂ©cis, confiĂ©e Ă  des polices dites spĂ©ciales lorsque la loi prĂ©voit une atteinte encadrĂ©e aux libertĂ©s ou Ă  la propriĂ©tĂ©.
  • Police spĂ©ciale : Police fondĂ©e sur un texte lĂ©gislatif explicite, organisĂ©e pour rĂ©pondre Ă  un risque dĂ©terminĂ© avec des autoritĂ©s et des procĂ©dures plus prĂ©cises.
  • Trilogie sĂ©curitĂ© tranquillitĂ© salubritĂ© : Classification classique des finalitĂ©s de la police municipale gĂ©nĂ©rale : sĂ©curitĂ© publique, tranquillitĂ© publique et salubritĂ© publique.

Points essentiels

  • Les violations d’obligations prĂ©vues par des dĂ©crets et arrĂȘtĂ©s de police sont sanctionnĂ©es par renvoi du Code pĂ©nal, notamment via l’article R610-5 du Code pĂ©nal, faute de peine spĂ©cifique.
  • La police administrative poursuit l’objectif de maintenir la paix sociale par une action prĂ©ventive en amont, tandis que la police judiciaire est plutĂŽt orientĂ©e vers la rĂ©pression et la recherche des infractions.
  • L’ordre public gĂ©nĂ©ral se dĂ©cline notamment en dimension matĂ©rielle (accidents, phĂ©nomĂšnes physiques) et, Ă  la marge selon la JP, en moralitĂ© publique apprĂ©ciĂ©e en tenant compte des circonstances locales.
  • La police spĂ©ciale repose en principe sur un texte lĂ©gislatif explicite et vise des atteintes mieux encadrĂ©es aux libertĂ©s ou Ă  la propriĂ©tĂ©, avec des autoritĂ©s compĂ©tentes et des garanties procĂ©durales plus dĂ©terminĂ©es.
  • En cas de concours, la police spĂ©ciale exclut en principe la police gĂ©nĂ©rale lorsque la finalitĂ© et le champ sont couverts, sauf hypothĂšses d’exception admises par la jurisprudence.

Astuce mémo

GĂ©nĂ©rale = prĂ©venir l’ordre public (sĂ©curitĂ©/tranquillitĂ©/salubritĂ©) ; SpĂ©ciale = une loi prĂ©cise encadre une atteinte ciblĂ©e, donc la gĂ©nĂ©rale s’efface en principe.

6. Autorités et mesures de police

Notions clés & Définitions

  • AutoritĂ© de police municipale : La police municipale regroupe les pouvoirs de l’autoritĂ© communale pour maintenir l’ordre public sur sa commune, notamment via des arrĂȘtĂ©s de police.
  • Police spĂ©ciale intercommunale : La police spĂ©ciale peut ĂȘtre transfĂ©rĂ©e par les communes Ă  l’EPCI, ce qui regroupe Ă  l’échelle intercommunale des compĂ©tences liĂ©es Ă  certaines matiĂšres.
  • Transfert automatique des pouvoirs de police : AprĂšs le renouvellement des assemblĂ©es communale et intercommunale, le transfert des pouvoirs de police spĂ©ciale vers l’EPCI devient automatique dans les domaines de compĂ©tence de l’EPCI, sauf opposition des maires.
  • PrĂ©fet de dĂ©partement : Le prĂ©fet dispose, dans le dĂ©partement, de pouvoirs de police gĂ©nĂ©rale et de nombreux pouvoirs de police spĂ©ciale prĂ©vus par les textes.
  • Principe d’exclusivitĂ© police spĂ©ciale : Lorsque la police spĂ©ciale est compĂ©tente pour une matiĂšre, elle exclut en principe l’intervention de la police gĂ©nĂ©rale sur le mĂȘme objet.

Points essentiels

  • Les maires restent l’autoritĂ© principale de la police administrative gĂ©nĂ©rale, mĂȘme lorsque des pouvoirs de police spĂ©ciale sont transfĂ©rĂ©s Ă  l’EPCI.
  • AprĂšs la loi RCT du 16 dĂ©cembre 2010 (CGCT L5211-9-2), le transfert de la police spĂ©ciale devient automatique aprĂšs renouvellement, tout en restant susceptible d’opposition des maires.
  • MĂȘme en cas de transfert de police spĂ©ciale, la commune n’est pas dĂ©munie : le maire peut aggraver les mesures ou agir en urgence pour complĂ©ter celles prises par l’EPCI.
  • Le prĂ©fet est l’autoritĂ© de police gĂ©nĂ©rale du dĂ©partement depuis le dĂ©cret du 14 mars 1986, et peut intervenir sur tout ou partie du dĂ©partement selon les textes.
  • En police gĂ©nĂ©rale, l’autoritĂ© compĂ©tente est celle du prĂ©fet quand le problĂšme dĂ©passe le territoire d’une seule commune (article 2215-1 CGCT).
  • La concurrence entre police gĂ©nĂ©rale et police spĂ©ciale se rĂšgle par l’exclusivitĂ© : une police spĂ©ciale compĂ©tente exclut l’usage de la police gĂ©nĂ©rale sur le mĂȘme objet (CE 13 juillet 1935, SATAN).

Astuce mémo

Police spĂ©ciale = serrure : quand elle existe, la police gĂ©nĂ©rale n’a pas la clĂ© (exclusivitĂ©).

7. Actes administratifs unilatéraux

Notions clés & Définitions

  • Acte de gouvernement : Acte pris au sommet de l’État relevant d’une logique de gouverner plutĂŽt que d’administrer, ce qui limite en principe son contrĂŽle par le juge de l’excĂšs de pouvoir.
  • Circulaire interprĂ©tative : Circulaire qui se borne Ă  expliquer l’état du droit existant sans imposer un comportement, de sorte qu’elle ne modifie pas directement les situations des administrĂ©s.
  • Circulaire rĂ©glementaire : Circulaire qui impose un comportement par son impĂ©rativitĂ© et apporte une rĂšgle qui peut influencer concrĂštement les droits ou obligations des administrĂ©s.
  • Directive : Circulaire de mĂ©thode qui indique Ă  l’administration comment dĂ©cider dans des situations rĂ©pĂ©titives, en laissant en principe un examen cas par cas.
  • Mesure d’ordre intĂ©rieur : Acte touchant le fonctionnement interne d’un service, en principe trop peu prĂ©judiciable pour ouvrir un recours pour excĂšs de pouvoir.

Points essentiels

  • Depuis CE AssemblĂ©e, 5 mars 1999, le juge accepte d’examiner au cas par cas les actes d’autoritĂ© parlementaire pouvant ĂȘtre qualifiĂ©s d’actes administratifs dĂ©tachables de la fonction parlementaire.
  • La frontiĂšre entre service public judiciaire et organisation est tracĂ©e par TC, 27 novembre 1952, PrĂ©fet de la Guyane, afin de dĂ©terminer l’ordre juridictionnel compĂ©tent.
  • La distinction circulaire interprĂ©tative/circulaire rĂ©glementaire repose sur l’impĂ©rativitĂ© : les dispositions vĂ©ritablement impĂ©ratives peuvent ĂȘtre contestĂ©es (CE, 13 dĂ©cembre 2002, DuvignĂšres).
  • Les actes de droit souple susceptibles de produire des effets notables peuvent faire l’objet d’un recours : CE AssemblĂ©e, 21 mars 2016, Fairvesta et CE, 21 mars 2016, NumĂ©ricable.
  • Les mesures d’ordre intĂ©rieur ne sont en principe pas dĂ©fĂ©rables au juge quand leurs effets restent insuffisamment graves pour caractĂ©riser un grief personnel.

Astuce mémo

IdĂ©e-clĂ© : Gouvernement = “politique”, Circulaire = “impĂ©ratif ou non”, Directive = “souple mais influente”, Ordre intĂ©rieur = “trop interne pour faire grief”.

8. Actes non décisoires et non grief

Notions clés & Définitions

  • Acte prĂ©paratoire : Un acte prĂ©paratoire sert Ă  prĂ©parer une dĂ©cision finale, mais ne tranche pas la situation de l’administrĂ© et n’ouvre donc pas un recours pour excĂšs de pouvoir Ă  lui seul.
  • Avis obligatoire conforme : Un avis obligatoire conforme lie l’autoritĂ© qui dĂ©cide, mais il reste un acte prĂ©paratoire tant que la dĂ©cision finale n’a pas Ă©tĂ© prise.
  • DĂ©cision d’espĂšce : Une dĂ©cision d’espĂšce vise une situation particuliĂšre sans portĂ©e gĂ©nĂ©rale impersonnelle, ce qui dĂ©termine son rĂ©gime de contestation et l’articulation avec les avis prĂ©paratoires.

Points essentiels

  • Des avis et consultations prĂ©alables sont en principe des actes prĂ©paratoires non dĂ©cisoires, contestables seulement Ă  l’occasion d’un recours contre la dĂ©cision finale qui s’y appuie.
  • Si l’autoritĂ© suit un avis conforme illĂ©gal ou irrĂ©gulier, l’illĂ©galitĂ© doit ĂȘtre invoquĂ©e contre la dĂ©cision finale plutĂŽt que contre l’avis lui-mĂȘme, comme l’indique CE AssemblĂ©e 26 octobre 2001 Eisenchteter.
  • Les vices de procĂ©dure affectant une consultation n’entachent l’acte final que s’ils sont suffisamment graves, c’est une logique de vice substantiel comme dans CE 7 juillet 2000 Syn Interco (collecte des OM d’Issoudun).
  • MĂȘme aprĂšs une procĂ©dure longue, une annulation n’est pas automatique : le juge apprĂ©cie l’influence rĂ©elle du vice sur la dĂ©cision finale.
  • Les avis rendus peuvent avoir un poids variable : certains sont facultatifs, d’autres obligatoires simples, et d’autres obligatoires conformes sans pour autant devenir des dĂ©cisions faisant grief.

9. Compétence et procédure de l'acte

Notions clés & Définitions

  • Refus de publication : Le refus de publier un rĂšglement ouvre un droit de contestation aux personnes concernĂ©es et peut conduire le juge Ă  ordonner la publication.
  • OpposabilitĂ© par publicitĂ© : L’opposabilitĂ© d’un acte aux tiers suppose sa mise Ă  disposition du public selon les formes de publicitĂ© prĂ©vues, tandis que la lĂ©galitĂ© de l’acte n’en dĂ©pend pas.
  • Acte valide non publiĂ© : Un acte peut rester valable sans ĂȘtre publiĂ©, mais il ne devient pas opposable comme base de mesures individuelles tant qu’il n’a pas Ă©tĂ© rendu public.
  • Opposable sans applicable : Un acte peut ĂȘtre opposable aux tiers avant d’ĂȘtre applicable quand des conditions supplĂ©mentaires d’entrĂ©e en vigueur doivent encore ĂȘtre remplies.
  • InapplicabilitĂ© exceptionnelle : Quand une publicitĂ© gĂ©nĂ©rale est impossible, l’acte rĂ©glementaire doit ĂȘtre notifiĂ© au destinataire chargĂ© de l’appliquer avant d’ĂȘtre publiĂ© dĂšs que possible.

Points essentiels

  • Le refus de publier un rĂšglement peut ĂȘtre contestĂ© et le juge peut prononcer une injonction de publication, CE, 12 dĂ©cembre 2003, Syndicat des commissaires et hauts fonctionnaires de la police nationale.
  • Pour ĂȘtre opposable aux administrĂ©s, l’acte doit ĂȘtre rendu public, CE, 28 octobre 1988, Gallien.
  • Un acte non publiĂ© reste valable mais ne peut pas servir de fondement Ă  des actes individuels contraignants tant qu’il n’a pas fait l’objet de publicitĂ© appropriĂ©e, CE, 7 juillet 1999, Glaichenhaus.
  • L’opposabilitĂ© peut prĂ©cĂ©der l’applicabilitĂ© : un acte peut ĂȘtre opposable mais ne pas produire effet immĂ©diat si des Ă©tapes supplĂ©mentaires doivent ĂȘtre rĂ©alisĂ©es, CE, 17 fĂ©vrier 2016, M. AB.
  • En principe, l’applicabilitĂ© intervient le lendemain de la publication, et une application rĂ©troactive est interdite sauf si une loi l’autorise, CE, 25 juin 1948, SociĂ©tĂ© du Journal L’Aurore.
  • En cas d’urgence, une mesure peut devenir applicable dĂšs sa publication, CE, 25 mars 1966, SociĂ©tĂ© J. Tardits.

Astuce mémo

Opposable = PUB, Applicable = EFFECTIF : la publicitĂ© lance l’opposabilitĂ©, mais l’application peut attendre une Ă©tape en plus.

10. Contrats administratifs et passation

Notions clés & Définitions

  • Contrat administratif : Un contrat administratif est qualifiĂ© comme tel quand il associe une personne publique et se rattache Ă  une mission de service public, selon les critĂšres dĂ©gagĂ©s par le juge.
  • CritĂšre organique : Le critĂšre organique exige qu’au moins une personne publique soit prĂ©sente au contrat, directement ou par reprĂ©sentation, sauf disposition lĂ©gislative contraire.
  • Clause exorbitante du droit commun : Une clause exorbitante du droit commun est une clause qui, dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, implique un rattachement au rĂ©gime des contrats administratifs plutĂŽt qu’au droit privĂ©.
  • RĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel : Le rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel permet Ă  un tiers intĂ©ressĂ© de saisir le juge avant la signature pour faire constater des irrĂ©gularitĂ©s de passation touchant publicitĂ© ou mise en concurrence.
  • RĂ©fĂ©rĂ© contractuel : Le rĂ©fĂ©rĂ© contractuel permet de contester aprĂšs la signature, notamment lorsque le rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel n’a pas Ă©tĂ© formĂ© dans le dĂ©lai, avec des pouvoirs du juge sur l’issue du contrat.

Points essentiels

  • Depuis CE (13 dĂ©cembre 1963, Synd des praticiens de l’art dentaire du Nord), l’administrativitĂ© exige en principe un critĂšre organique et un rattachement Ă  une mission de service public.
  • Entre personnes publiques, la prĂ©somption de contrat administratif peut ĂȘtre renversĂ©e si l’objet ne crĂ©e que des rapports de droit privĂ© et si le contrat ne contient pas de clauses exorbitantes du droit commun.
  • Dans les contrats de commande publique, la jurisprudence et le lĂ©gislateur tendent Ă  qualifier automatiquement comme administratifs les contrats soumis au Code de la commande publique.
  • En droit, un visa budgĂ©taire (crĂ©dits inscrits) autorise le maire Ă  signer mais un dĂ©passement n’affecte pas la lĂ©galitĂ© du contrat : il bloque seulement le paiement jusqu’à rĂ©gularisation.
  • Le rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel peut entraĂźner la suspension de la conclusion pendant 20 jours et des mesures correctrices, avec possibilitĂ© d’annulation d’actes de procĂ©dure ou suppression de clauses.
  • Le rĂ©fĂ©rĂ© contractuel reste possible mĂȘme aprĂšs un Ă©chec du rĂ©fĂ©rĂ© prĂ©contractuel, par exemple en cas de non-respect du dĂ©lai de 11 jours aprĂšs l’attribution (CE, 23 janvier 2017, Sivom Morillon).

Astuce mémo

Double filtre : Présence publique (critÚre organique) + Mission de service public (critÚre matériel), puis vérifie la procédure via le duo référé précontractuel (avant signature) / référé contractuel (aprÚs).

11. Exécution et équilibre contractuel

Notions clés & Définitions

  • Sanction contractuelle : La sanction est une mesure prise par l’administration en cas de faute du cocontractant pour contraindre ou rĂ©parer l’exĂ©cution dĂ©faillante du contrat.
  • PĂ©nalitĂ©s forfaitaires : Les pĂ©nalitĂ©s forfaitaires sont des sommes prĂ©vues par le contrat que l’administration peut infliger sans avoir Ă  dĂ©montrer un prĂ©judice.
  • Dommages et intĂ©rĂȘts : Les dommages et intĂ©rĂȘts compensent l’entier prĂ©judice causĂ© par la faute contractuelle, ce qui suppose l’existence de prĂ©judices.
  • Sanctions coercitives : Les sanctions coercitives permettent Ă  l’administration de prendre en main l’exĂ©cution dĂ©faillante, directement ou via un tiers, mais aux frais du cocontractant.
  • Su jĂ©tions imprĂ©vues : Les sujĂ©tions imprĂ©vues dĂ©signent des difficultĂ©s exceptionnelles et imprĂ©visibles entraĂźnant une charge grave et anormale durant l’exĂ©cution.

Points essentiels

  • L’administration peut prononcer des sanctions contre son cocontractant mĂȘme si elles ne sont pas toutes prĂ©vues au contrat, ce qui justifie des exigences de procĂ©dure et de droits de la dĂ©fense.
  • La sanction doit en principe ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e d’une mise en demeure avec dĂ©lai, puis prononcĂ©e par Ă©crit et motivĂ©e car elle constitue une mesure individuelle dĂ©favorable.
  • Les pĂ©nalitĂ©s forfaitaires contractuelles peuvent ĂȘtre infligĂ©es sans justification d’un prĂ©judice, alors que les dommages et intĂ©rĂȘts exigent des prĂ©judices et visent une rĂ©paration intĂ©grale.
  • Les sanctions coercitives consistent Ă  faire exĂ©cuter le contrat Ă  la place du cocontractant dĂ©faillant, soit par substitution directe soit via un tiers, toujours aux frais du partenaire dĂ©faillant.
  • Le cocontractant ne peut en principe pas se libĂ©rer par exception d’inexĂ©cution comme en droit privĂ©, et mĂȘme la faute de l’administration n’exonĂšre pas son obligation d’exĂ©cuter, sauf force majeure.

Astuce mémo

Mise en demeure puis sanction écrite et motivée : FD = Défense + Feuille (par écrit).

12. ContrÎle de légalité et responsabilité

Notions clés & Définitions

  • ContrĂŽle de lĂ©galitĂ© interne : Le contrĂŽle de lĂ©galitĂ© interne dĂ©signe la vĂ©rification rĂ©alisĂ©e par l’administration sur ses propres dĂ©cisions avant un Ă©ventuel contrĂŽle juridictionnel.
  • CompĂ©tence liĂ©e : La compĂ©tence liĂ©e correspond aux situations oĂč l’administration n’a pas de choix, si bien que sa dĂ©cision doit s’imposer dĂšs lors que les conditions lĂ©gales sont rĂ©unies.
  • Pouvoir discrĂ©tionnaire : Le pouvoir discrĂ©tionnaire est la libertĂ© laissĂ©e Ă  l’administration pour choisir entre plusieurs solutions lĂ©galement possibles, ce qui influence l’intensitĂ© du contrĂŽle du juge.
  • ContrĂŽle restreint : Le contrĂŽle restreint est un contrĂŽle oĂč le juge ne censure, en pratique, que les erreurs manifestes d’apprĂ©ciation.
  • Bilan coĂ»t-avantage : Le bilan coĂ»t-avantage est une mĂ©thode de contrĂŽle de l’utilitĂ© publique, apprĂ©ciant si les avantages d’un projet dĂ©passent ses inconvĂ©nients.

Points essentiels

  • Quand une dĂ©cision est contestĂ©e, le juge module l’intensitĂ© de son contrĂŽle selon que le droit laisse une marge plus ou moins large Ă  l’administration.
  • En compĂ©tence liĂ©e, le juge peut neutraliser des critiques sur la qualification en validant la dĂ©cision par substitution de motifs de droit ou en dĂ©clarant certains moyens inopĂ©rants.
  • Dans certains domaines sensibles, le juge n’exerce qu’un contrĂŽle de l’erreur manifeste d’apprĂ©ciation (contrĂŽle restreint), sans s’immiscer dans l’opportunitĂ© du choix administratif.
  • Pour l’expropriation, l’utilitĂ© publique peut ĂȘtre apprĂ©ciĂ©e par un bilan coĂ»t-avantage, avec l’idĂ©e qu’un projet est d’utilitĂ© publique s’il prĂ©sente plus d’avantages que d’inconvĂ©nients.
  • La responsabilitĂ© de l’administration suppose notamment l’existence d’un lien de causalitĂ©, prĂ©sentĂ© comme plus exigeant que le droit civil, avec une prise en compte stricte des causes Ă©trangĂšres.
  • En matiĂšre de responsabilitĂ© pour faute, la faute peut ĂȘtre facilitĂ©e par des prĂ©somptions jurisprudentielles, et l’exigence de faute lourde apparaĂźt comme un seuil particulier dans certains domaines.

Astuce mémo

Niveau de contrĂŽle = marge de l’administration : liĂ©e → contrĂŽle “resserrĂ©â€, discrĂ©tionnaire → contrĂŽle modulĂ©, souvent restreint par l’erreur manifeste, et parfois maximum via bilan coĂ»t-avantage.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
3 novembre 1997JP Million et Marais : rapprochement service public français et droit de la concurrence
29 juin 1993Loi Sapin : mise en concurrence dans les délégations de service public
1er avril 2016Entrée en vigueur de la réforme (code de la commande publique pour les contrats)
29 mars 1951CE Benjamin : principe de nécessité/proportionnalité des mesures de police
12 juillet 2004Loi du 12 avril 2000 (contradictoire, motivations) — repĂšre de rĂ©gime procĂ©dural
27 novembre 1952TC Préfet de la Guyane : frontiÚre service public judiciaire/organisation et compétence
21 mars 2016CE Fairvesta et CE Numéricable : recours contre actes de droit souple à effets notables

Tableaux de synthĂšse

SPA vs SPIC (logique de qualification)

CritÚresSPA (tendance)SPIC (tendance)Conséquence
Objet/désintéressementPrestations désintéresséesPrestations payantes type activité économiqueDroit applicable selon qualification
Financement/usagersTaxe (logique fiscale)ReDevance liĂ©e Ă  l’usageIndice dĂ©cisif en pratique
Organisation/techniquesTechniques administrativesTechniques commercialesInfluence sur le contentieux
Juridiction (principe)Souvent juge administratifSouvent juge judiciaireMais articulation possible selon actes en cause

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre service public et simple activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral : en plus de l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, il faut un contrĂŽle Ă©troit par une personne publique.
  2. Croire que l’existence d’un gestionnaire privĂ© suffit Ă  exclure le service public : il faut raisonner par rattachement organique et faisceau d’indices.
  3. MĂ©langer la distinction SPA/SPIC avec la seule nature « dĂ©sintĂ©ressĂ©e vs rentable » : l’objet, le financement et l’organisation se croisent et la qualification peut varier selon les circonstances.
  4. Assimiler toutes les circulaires Ă  des actes attaquables : la circulaire interprĂ©tative/peu impĂ©rative ne fait pas grief, tandis que la circulaire rĂ©glementaire impĂ©rative peut ĂȘtre contestĂ©e.
  5. Penser que tout vice de procĂ©dure d’avis entraĂźne automatiquement l’annulation : le juge exige qu’il soit substantiel et apprĂ©ciation de l’influence rĂ©elle.
  6. Oublier que l’autoritĂ© n’a pas une libertĂ© totale en police administrative : les mesures doivent ĂȘtre nĂ©cessaires et proportionnĂ©es (la libertĂ© est la rĂšgle, la restriction l’exception).
  7. Croire que l’exception « acte de gouvernement » est simple : elle s’apprĂ©cie Ă  partir de l’absence de fonction d’administrer et de la zone gouvernante (international/rapports constitutionnels).

Checklist Examen

  1. Identifier la finalitĂ© du droit administratif : prestations d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral (mission de service public) et maintien de l’ordre public.
  2. Expliquer les deux conditions du service public : activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral + contrĂŽle d’une personne publique (rattachement organique Ă©troit via faisceau d’indices).
  3. Reconstituer la méthode SPA/SPIC : comparer objet, financement (redevance/taxe) et organisation/techniques, puis en déduire le droit applicable et les limites de la compétence juridictionnelle.
  4. ConnaĂźtre la grille ECA (Ă©galitĂ©/continuitĂ©/adaptabilitĂ©) et savoir relier continuitĂ© Ă  l’amĂ©nagement du droit de grĂšve (service minimum, proportionnalitĂ©).
  5. Distinguer police administrative gĂ©nĂ©rale vs spĂ©ciale : finalitĂ© couverte et principe d’exclusivitĂ©, tout en admettant l’urgence/cas de carence comme exception.
  6. Distinguer police administrative vs police judiciaire : raisonner par finalitĂ©s/intention (prĂ©venir vs rĂ©primer), et comprendre l’enchaĂźnement possible des deux polices.
  7. Qualifier les actes administratifs unilatéraux : caractÚre décisoire/normateur, opposer circulaires (interprétative vs réglementaire, impérativité) et droit souple à effets notables (recours).
  8. MaĂźtriser les actes non dĂ©cisoires : acte prĂ©paratoire/avis/mesure d’ordre intĂ©rieur et le principe que seuls certains actes font grief (effet sur la situation du requĂ©rant).
  9. Expliquer la compétence et la procédure : rÚgles de compétence (parallélisme, investiture) et procédures consultatives (avis conforme, vice substantiel).
  10. Savoir l’enchaĂźnement publication/opposabilitĂ©/applicabilitĂ© : publicitĂ© pour opposabilitĂ©, entrĂ©e en vigueur au lendemain en principe, interdiction de rĂ©troactivitĂ© sauf loi/urgence.
  11. Pour les contrats : distinguer contrat administratif (critÚres organique + mission) et régler les types de recours (référé précontractuel vs référé contractuel) avant/aprÚs signature.
  12. Pour la responsabilitĂ© : exposer causalitĂ© (plus stricte en apparence), rĂŽle des causes Ă©trangĂšres/forces majeures et diffĂ©rence responsabilitĂ© pour faute vs sans faute (risque/rupture d’égalitĂ©).

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1. Quelle notion dĂ©signe une prestation assurĂ©e dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et bĂ©nĂ©ficiant d’avantages juridiques pour primer sur l’intĂ©rĂȘt privĂ© ?

2. Quel est l’objectif principal du droit administratif mis en avant dans l’organisation de la sociĂ©tĂ© ?

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Service public — dĂ©finition ?

Prestation assurĂ©e dans l’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral par une personne publique.

IntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral — rĂŽle ?

Guide la qualification et l’organisation du service public.

Ordre public — composantes ?

Sécurité, tranquillité, salubrité.

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