Revision sheet: Introduction au droit du travail

Plan du Cours

  1. Sources du droit du travail
  2. Hiérarchie des sources et principe de faveur
  3. Inspection du travail
  4. Conseil de prud’hommes
  5. Recrutement et embauche
  6. Contrat de travail
  7. Temps de travail
  8. Congés et absences
  9. Accidents et maladies professionnelles
  10. Pouvoir disciplinaire
  11. Rupture du contrat de travail

1. Sources du droit du travail

Notions clés & Définitions

  • Droit conventionnel : Le droit conventionnel dĂ©signe les accords nĂ©gociĂ©s qui peuvent apporter aux salariĂ©s des droits plus favorables que le minimum lĂ©gal.
  • Conventions de l’OIT : Les conventions de l’OIT sont des textes internationaux qui, lorsqu’ils sont pris en compte par le droit interne, contribuent au cadre du droit du travail.
  • PrĂ©ambule de la Constitution de 1958 : Le prĂ©ambule de la Constitution de 1958 renvoie Ă  celui de 1946 et vise notamment des droits comme le droit de grĂšve et le droit au travail.
  • Code du travail : Le Code du travail regroupe les lois et rĂšglements applicables au droit du travail, avec une refonte d’ensemble en 1973.

Points essentiels

  • Le droit du travail encadre les relations individuelles et collectives de travail fondĂ©es sur la subordination, avec une orientation vers l’amĂ©lioration des droits des travailleurs.
  • Le droit conventionnel (droit nĂ©gociĂ©) est une source majeure car il peut accorder aux salariĂ©s des avantages supĂ©rieurs au minimum lĂ©gal.
  • Les sources internationales du travail comprennent notamment les traitĂ©s bilatĂ©raux, les conventions de l’OIT et les textes europĂ©ens intĂ©grĂ©s Ă  l’ordre interne.
  • Le droit de l’UE s’impose aux États membres, ce qui en fait une source directe dans l’ordre interne au niveau supranational.
  • Le prĂ©ambule de 1958 fait rĂ©fĂ©rence Ă  celui de 1946 en consacrant notamment le droit de grĂšve, la nĂ©gociation collective et le droit au travail.
  • Le SMIC est fixĂ© par dĂ©cret en Conseil des ministres et le Code du travail a Ă©tĂ© totalement refondu en 1973.

Astuce mémo

Conventionnel = au-delĂ  du minimum lĂ©gal ; Constitution = droits fondamentaux (grĂšve, nĂ©gociation, travail) ; UE = supranationalitĂ© qui s’impose.

2. Hiérarchie des sources et principe de faveur

Notions clés & Définitions

  • Principe de faveur : Le principe de faveur impose de retenir, entre les normes applicables, celle qui amĂ©liore le sort du salariĂ© quand plusieurs rĂšgles se concurrencent.
  • Ordre public : L’ordre public dĂ©signe les rĂšgles auxquelles aucune norme infĂ©rieure ne peut dĂ©roger, mĂȘme si une convention voudrait offrir un traitement diffĂ©rent.

Points essentiels

  • Le droit conventionnel (droit nĂ©gociĂ©) peut fournir aux salariĂ©s des avantages supĂ©rieurs au minimum lĂ©gal, ce qui prime lorsqu’il est plus favorable.
  • Les dĂ©rogations prĂ©vues par la loi de 1982 peuvent porter sur des dispositions moins favorables aux salariĂ©s, sous conditions prĂ©vues par le cadre lĂ©gal.
  • Une convention collective ne peut pas dĂ©roger aux rĂšgles d’ordre public, ce qui rend invalides par exemple les clauses indexant les salaires sur le SMIC ou accordant des avantages aux seuls syndiquĂ©s.
  • Lorsqu’un contrat de travail contient une clause plus favorable, elle peut s’écarter des stipulations conventionnelles en matiĂšre d’avantages au salariĂ©.

Astuce mémo

Faveur = tu prends la meilleure norme pour le salariĂ© (contrat ou convention), sauf si elle heurte l’ordre public.

3. Inspection du travail

4. Conseil de prud’hommes

Notions clés & Définitions

  • Conseil de prud’hommes : Juridiction du travail qui rend des dĂ©cisions en appliquant et en interprĂ©tant les rĂšgles lĂ©gales et conventionnelles liĂ©es aux relations de travail.
  • Jurisprudence nationale : Ensemble des dĂ©cisions des juridictions qui Ă©clairent l’application des rĂšgles du droit du travail en prĂ©cisant leur interprĂ©tation.

Points essentiels

  • Les dĂ©cisions du conseil des prud’hommes font partie des sources de jurisprudence nationale du droit du travail.
  • Une convention collective entre en vigueur le jour suivant son dĂ©pĂŽt auprĂšs du ministĂšre du travail et du secrĂ©tariat du conseil des prud’hommes du lieu de sa conclusion.
  • Les dĂ©cisions du conseil des prud’hommes contribuent Ă  prĂ©ciser l’interprĂ©tation des rĂšgles lĂ©gales et conventionnelles applicables aux contrats de travail.

5. Recrutement et embauche

Notions clés & Définitions

  • Convention collective : La convention collective est un accord encadrant les relations de travail, qui s’applique aux employeurs et salariĂ©s rĂ©pondant Ă  ses critĂšres d’adhĂ©sion, gĂ©ographiques et Ă©conomiques.
  • Extension de convention collective : L’extension rend obligatoire la convention pour un champ professionnel et territorial plus large que celui des signataires, selon les conditions Ă©conomiques analogues.
  • Élargissement de convention collective : L’élargissement rend obligatoire la convention en dehors du champ professionnel et territorial initial, si les conditions Ă©conomiques du nouveau secteur sont analogues.
  • Usage d’entreprise : L’usage d’entreprise est une pratique rĂ©pĂ©tĂ©e dans une entreprise ou une profession qui crĂ©e des droits pour les salariĂ©s et des obligations pour l’employeur.
  • Contrat de travail : Le contrat de travail fixe les normes applicables Ă  la relation de travail individuelle en dĂ©finissant des droits et obligations essentiels des parties.

Points essentiels

  • La convention collective entre en vigueur le jour qui suit son dĂ©pĂŽt auprĂšs des services du ministĂšre du travail et du secrĂ©tariat du conseil des prud’hommes du lieu de sa conclusion.
  • La durĂ©e de la convention peut ĂȘtre dĂ©terminĂ©e ou indĂ©terminĂ©e, et dans le second cas des avenants peuvent ĂȘtre prĂ©vus lorsque cela devient nĂ©cessaire.
  • Pour Ă©tendre ou Ă©largir une convention, la procĂ©dure passe par un avis de la commission nationale (transmis au ministre), une publication au Journal officiel avec 15 jours pour observations, puis une dĂ©cision ministĂ©rielle par arrĂȘtĂ© et sa publication.
  • Un usage d’entreprise repose sur 3 conditions cumulatives, la gĂ©nĂ©ralitĂ©, la constance et la fixitĂ©, et sa dĂ©nonciation rĂ©guliĂšre impose un respect de dĂ©lai, des informations aux instances et aux salariĂ©s concernĂ©s.

Astuce mémo

ProcĂ©dure extension/Ă©largissement : Commission → J.O. (15 j) → ArrĂȘtĂ© ministre → Publication au J.O.

6. Contrat de travail

Notions clés & Définitions

  • Modification pour motif Ă©conomique : Une intĂ©gration d’usage conduit l’employeur Ă  traiter la situation comme une modification du contrat de travail pour motif Ă©conomique.

Points essentiels

  • Un usage n’est opposable que s’il est gĂ©nĂ©ral, attribuĂ© de façon constante et accordĂ© selon des critĂšres fixĂ©s, constants et objectifs.
  • L’employeur peut mettre fin Ă  un usage par dĂ©nonciation rĂ©guliĂšre en respectant un dĂ©lai de prĂ©venance suffisant et en informant le comitĂ© d’entreprise ou, Ă  dĂ©faut, les dĂ©lĂ©guĂ©s du personnel ainsi que chaque salariĂ© concernĂ©.
  • Un usage rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ© devient opposable aux salariĂ©s sauf s’il a Ă©tĂ© intĂ©grĂ© au contrat, auquel cas l’employeur procĂšde comme pour une modification du contrat de travail pour motif Ă©conomique.
  • Un usage non rĂ©guliĂšrement dĂ©noncĂ© demeure en vigueur pour les salariĂ©s concernĂ©s.
  • Le contrat de travail n’est pas dĂ©fini par le Code du travail et sa caractĂ©risation repose sur des critĂšres dĂ©gagĂ©s par la jurisprudence.

Astuce mémo

G C F : GĂ©nĂ©ralitĂ©, Constance, FixitĂ© (3 critĂšres cumulĂ©s pour qu’un usage soit opposable).

7. Temps de travail

Notions clés & Définitions

  • Accords dĂ©rogatoires : Les accords dĂ©rogatoires sont des dĂ©rogations permises par la loi, dans des domaines limitĂ©s comme la durĂ©e du travail et certaines rĂ©munĂ©rations.
  • Primaute de l'accord d'entreprise : La primautĂ© de l'accord d'entreprise signifie qu’en cas de conflit, l’accord d’entreprise et celui de groupe priment sur la convention de branche, mĂȘme moins favorables.
  • Exceptions au principe de faveur : Les exceptions au principe de faveur sont des matiĂšres d’ordre public impĂ©ratives oĂč la nĂ©gociation ne peut pas aller Ă  l’encontre des rĂšgles prĂ©vues par la loi.

Points essentiels

  • La loi du 8 aoĂ»t 2016 et les ordonnances Macron de 2017 ont Ă©tendu la nĂ©gociation d’entreprise Ă  de nombreux sujets de durĂ©e et d’horaires de travail.
  • En cas de conflit entre une convention de branche et un accord d’entreprise (ou de groupe), l’accord d’entreprise l’emporte sur la branche, y compris si c’est moins favorable aux salariĂ©s.
  • L’accord de branche peut verrouiller certains domaines et empĂȘcher des dispositions diffĂ©rentes dans l’entreprise, avec une liste incluant la prĂ©vention de l’exposition aux facteurs de risques professionnels.
  • En plus de ces thĂšmes verrouillĂ©s, l’accord de branche prime sur 13 autres thĂšmes, dont les salaires minima hiĂ©rarchiques et la classification.
  • L’inspecteur du travail doit ĂȘtre sollicitĂ© pour certaines mesures liĂ©es au temps de travail, par exemple la mise en place d’horaires individualisĂ©s en l’absence de reprĂ©sentants du personnel.

Astuce mémo

Entreprise d’abord : conflit branche ↩ accord d’entreprise, et “verrou” de l’accord de branche sur 4 thĂšmes (dont prĂ©vention des risques pro).

8. Congés et absences

9. Accidents et maladies professionnelles

Notions clés & Définitions

  • Danger grave et imminent : Situation professionnelle prĂ©sentant un risque sĂ©rieux et une urgence telle que des mesures immĂ©diates peuvent ĂȘtre ordonnĂ©es pour protĂ©ger les personnes.
  • Droit de retrait : MĂ©canisme permettant Ă  un salariĂ© de cesser de travailler lorsqu’il fait face Ă  un danger grave et imminent, sans ĂȘtre privĂ© de protection.
  • Mise en demeure : DĂ©cision Ă©crite de l’inspecteur indiquant l’infraction et fixant un dĂ©lai pour y mettre fin.
  • Juge des rĂ©fĂ©rĂ©s : Juridiction saisie en urgence par l’inspecteur pour obtenir des mesures conservatoires et, si nĂ©cessaire, la suspension de l’activitĂ©.

Points essentiels

  • Selon la gravitĂ© des faits, l’inspecteur du travail peut envoyer une observation Ă©crite au chef d’entreprise.
  • L’inspecteur peut dresser un procĂšs-verbal dont le contenu fait foi jusqu’à preuve du contraire et est transmis au prĂ©fet et au parquet.
  • En cas de danger grave et imminent, l’inspecteur peut saisir le juge des rĂ©fĂ©rĂ©s pour obtenir des mesures conservatoires et une suspension de l’activitĂ©.
  • Sur des chantiers du bĂątiment et des travaux publics, l’inspecteur peut arrĂȘter temporairement les travaux quand aucun droit de retrait n’a Ă©tĂ© utilisĂ© par un salariĂ© face Ă  un danger grave et imminent.
  • L’inspecteur peut suspendre l’exĂ©cution du travail d’un apprenti en cas de risque corporel ou moral.
  • Les dĂ©cisions de l’inspecteur peuvent ĂȘtre contestĂ©es par recours gracieux ou hiĂ©rarchique, puis par recours contentieux devant le tribunal administratif.

Astuce mémo

Danger grave et imminent → RĂ©fĂ©rĂ©s (urgence) et, si retrait ignorĂ© sur chantier, arrĂȘt temporaire des travaux.

10. Pouvoir disciplinaire

11. Rupture du contrat de travail

Notions clés & Définitions

  • Bureau de conciliation et d’orientation : Instance du conseil de prud’hommes qui convoque les parties pour tenter une conciliation avant d’orienter l’affaire vers la formation de jugement.
  • Formation restreinte : Composition spĂ©ciale du bureau de jugement (un conseiller employeur et un conseiller salariĂ©) qui statue rapidement lorsque le litige concerne un licenciement ou une rĂ©siliation judiciaire.
  • RĂ©fĂ©rĂ© prud’homal : ProcĂ©dure d’urgence devant le conseil de prud’hommes permettant d’obtenir rapidement une dĂ©cision immĂ©diatement exĂ©cutoire.
  • Juge dĂ©partiteur : Juge professionnel dĂ©signĂ© en cas de partage des voix au conseil de prud’hommes pour prĂ©sider l’audience de dĂ©partage.

Points essentiels

  • Le BCO tient des audiences non publiques et peut statuer sans passer par la conciliation si une partie est absente sans motif lĂ©gitime et non reprĂ©sentĂ©e.
  • En cas d’accord total des parties, la procĂ©dure s’arrĂȘte avec rĂ©daction d’un procĂšs-verbal de conciliation.
  • Si le litige porte sur un licenciement ou une demande de rĂ©siliation judiciaire, le BCO peut orienter vers une formation restreinte statuant dans un dĂ©lai de 3 mois.
  • Le rĂ©fĂ©rĂ© prud’homal ne comporte pas de phase de conciliation et vise des mesures adaptĂ©es Ă  l’urgence avec une dĂ©cision immĂ©diatement exĂ©cutoire.
  • En rĂ©fĂ©rĂ©, la formation peut ordonner des mesures conservatoires ou de remise en Ă©tat pour prĂ©venir un dommage imminent ou faire cesser un trouble manifestement illicite.
  • En cas de partage des voix, l’affaire est renvoyĂ©e Ă  une audience de dĂ©partage prĂ©sidĂ©e par un juge professionnel, le juge dĂ©partiteur.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1874Institution du contrĂŽle de l’application de la lĂ©gislation du travail confiĂ© aux inspecteurs/contrĂŽleurs du travail
1806CrĂ©ation des conseils de prud’hommes (juridictions du travail)
1973Refonte totale du Code du travail
1982Loi du 13 novembre 1982 sur les conventions/accords collectifs et possibilités de dérogations non favorables
21/01/2008Loi du 21/01/2008 remaniant entiÚrement la partie législative du Code du travail
8 aoĂ»t 2016Loi du 8 aoĂ»t 2016 ouvrant la nĂ©gociation d’entreprise sur tous les items de la durĂ©e et des horaires
2017Ordonnances Macron de 2017 (inversion des normes en matiÚre de durée/horaires)

Tableaux de synthĂšse

Conflits de normes : principe de faveur vs exceptions et primautés

SituationRĂšgleLimite
Normes de niveaux diffĂ©rentsLa norme supĂ©rieure s’appliquePrincipe d’ordre public (absolu/impĂ©ratif)
Normes de rang infĂ©rieur plus favorablesPrincipe de faveur : dĂ©rogation possibleNe doit pas heurter l’ordre public
DurĂ©e/horaires (loi Travail)NĂ©gociation d’entreprise permise (accord d’entreprise sur branche)Certains domaines « verrouillĂ©s » par l’accord de branche et ordre public
Conflit convention de branche vs accord d’entreprise/groupePrimautĂ© de l’accord d’entreprise/groupe mĂȘme moins favorableVerrouillage : prĂ©vention des risques professionnels + 3 autres thĂšmes, et 13 autres thĂšmes oĂč l’accord de branche prime

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre ordre public et principe de faveur : une clause contraire Ă  l’ordre public peut ĂȘtre invalide mĂȘme si elle est plus favorable.
  2. Croire que le droit conventionnel se limite au minimum légal : il peut ajouter des avantages supérieurs au minimum légal.
  3. MĂ©langer les effets de la convention : effet impĂ©ratif (prioritĂ© si plus favorable au contrat), effet automatique (substitution si moins favorable), effet immĂ©diat (dĂšs l’entrĂ©e en vigueur).
  4. Penser qu’un usage est opposable sans conditions : il faut cumulativement gĂ©nĂ©ralitĂ©, constance et fixitĂ©.
  5. Oublier la rĂšgle de dĂ©nonciation de l’usage : si l’employeur ne dĂ©nonce pas rĂ©guliĂšrement, l’usage demeure en vigueur pour les salariĂ©s concernĂ©s.
  6. Croire que l’inspecteur du travail rĂšgle les litiges du contrat : il n’est pas habilitĂ© Ă  trancher, seul le conseil de prud’hommes est compĂ©tent pour ces litiges.
  7. Confondre BCO et rĂ©fĂ©rĂ© prud’homal : le BCO vise une conciliation puis juge, alors que le rĂ©fĂ©rĂ© prud’homal ne comporte pas de phase de conciliation et vise l’urgence.

Checklist Examen

  1. Citer les sources externes du droit du travail (traitĂ©s bilatĂ©raux, conventions de l’OIT, rĂšglements/directives de l’UE) et dire leur place dans l’ordre interne.
  2. Expliquer l’idĂ©e centrale du droit conventionnel : avantages supĂ©rieurs au minimum lĂ©gal et application via les conventions/accords collectifs.
  3. DĂ©finir le principe de faveur et indiquer comment il s’applique entre normes de rang diffĂ©rent, puis rappeler la limite de l’ordre public.
  4. Expliquer l’ordre public (rĂšgles impĂ©ratives) et donner un exemple de clause invalide (indexation sur le SMIC ou avantages rĂ©servĂ©s aux syndiquĂ©s).
  5. Rappeler comment se rĂ©sout un conflit de normes en temps de travail depuis la loi Travail : primautĂ© de l’accord d’entreprise/groupe sur la branche mĂȘme moins favorable.
  6. Lister les cas oĂč l’accord de branche verrouille/prime (dont prĂ©vention de l’exposition aux facteurs de risques professionnels, + verrouillage et liste de 13 thĂšmes).
  7. DĂ©crire les missions de l’inspecteur du travail : contrĂŽle, informer/conseiller, concilier, et rappeler son rĂŽle dĂ©cisionnel (autorisations) sans trancher les litiges de contrat.
  8. Citer les moyens d’action de l’inspecteur : droit d’accĂšs, droit de visite, droit d’enquĂȘte, droit de communication, droit de prĂ©lĂšvement.
  9. Expliquer la sĂ©quence de constatation/sanction : observation Ă©crite, mise en demeure, PV transmis au prĂ©fet et au parquet, saisine des rĂ©fĂ©rĂ©s en danger grave et imminent, arrĂȘt temporaire et suspension apprenti selon cas.
  10. PrĂ©senter le conseil de prud’hommes : compĂ©tences d’attribution (litige individuel liĂ© Ă  un contrat, exĂ©cution du travail) et compĂ©tence en dernier ressort (4 000 € sauf cas non chiffrĂ©).
  11. Exposer la procĂ©dure prud’homale : unicitĂ© des dĂ©bats, oralitĂ©, respect du contradictoire, puis dĂ©roulement spĂ©cifique BCO (audience non publique, conciliation) et rĂ©fĂ©rĂ© prud’homal (urgence, pas de conciliation).
  12. Connaßtre les voies de recours : appel (1 mois, 15 jours en référé), puis pourvoi en cassation (2 mois, contrÎle de la bonne application du droit).

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1. Quelle source du droit du travail permet de négocier des avantages supérieurs au minimum légal pour les salariés ?

2. Quel texte constitutionnel consacre notamment le droit de grÚve, la négociation collective et le droit au travail ?

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Sources du droit du travail — principales ?

Code, conventions, accords, traités internationaux.

Droit conventionnel — dĂ©finition ?

Accords négociés offrant des droits plus favorables que la loi.

Conventions de l’OIT — rîle ?

Textes internationaux intégrés au droit du travail national.

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