đ Plan du Cours
- Définition et nature juridique du mariage en droit français
- Valeur juridique et conséquences des fiançailles
- Conditions de fond du mariage : sexe, Ăąge, consentement et absence de violence
- Devoirs réciproques des époux : respect, fidélité, secours et assistance
- Gestion des biens propres et communs dans le régime primaire matrimonial
- Composition et gestion de la masse commune dans la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts
- RĂ©compenses dues Ă la communautĂ© en cas dâemploi de biens propres pour la communautĂ©
- Gestion conjointe et pouvoirs exclusifs des époux sur les biens communs
- Responsabilité des époux pour les dettes personnelles et solidarité conjugale
- Liquidation de la communauté : partage des biens et clauses particuliÚres
- Calcul des créances de participation et évaluation du patrimoine dans le régime matrimonial
- ReprĂ©sentation judiciaire et autorisation dâagir pour un Ă©poux dans la gestion des biens
đ 1. DĂ©finition et nature juridique du mariage en droit français
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Mariage : Un acte juridique solennel avec dâimportantes consĂ©quences.
- Le principe des fiançailles : Le principe des fiançailles est basé sur la liberté de la rupture,
- RĂŽle du notaire : RĂ©alisation dâactes notariĂ©s
đ Points essentiels
- Le mariage est une union de deux personnes, de sexe différent ou identique, désirant vivre ensemble et fonder une famille, avec un projet de vie commun depuis la loi du 17 mai 2013.
- Il constitue une institution laĂŻque et un contrat juridique solennel, la cĂ©rĂ©monie devant ĂȘtre rĂ©publicaine selon lâarticle 165 du Code civil.
- TOME 1
Le contrat de mariage
Les conventions matrimoniales sont soumises Ă un formalisme particulier.
Il sâagit dâun acte solennel, Ă©crit et rĂ©digĂ© par un notaire, chargĂ© de vĂ©rifier toutes
les rÚgles relatives au contrat pour établir la preuve et la validité des conventions. Par
ailleurs câest un acte juridique par lequel les futurs Ă©poux fixent leur rĂ©gime matrimonial,
en principe, pour toute la durée du mariage. Des conditions de fond et de forme sont
obligatoires article 1394 et 1395 du Code civil :
Article 1394 du code civil :
Toutes les conventions matrimoniales seront rédigées par acte devant notaire, en
la présence et avec le consentement simultané, de toutes les personnes qui y sont
parties ou de leurs mandataires.
Au moment de la signature du contrat, le notaire délivre aux parties un certificat sur
papier libre et sans frais, énonçant ses noms, et lieu de résidence, les noms, prénoms,
qualités et demeures des futurs époux, ainsi que la date du contrat. Ce certificat
indique quâil doit ĂȘtre remis Ă lâofficier de lâĂ©tat civil avant la cĂ©lĂ©bration du mariage.
Si lâacte de mariage mentionne quâil nâa pas Ă©tĂ© fait de contrat, les Ă©poux seront, Ă
lâĂ©gard des tiers, rĂ©putĂ©s mariĂ©s sous le rĂ©gime de droit commun, Ă moins que, dans
les actes passĂ©s avec ces tiers, ils nâaient dĂ©clarĂ© avoir fait un contrat de mariage.
Article 1395 du code civil
Les conventions matrimoniales
đĄ Ă retenir
Le mariage en droit français est une institution laïque et contractuelle, fondée sur un projet de vie commune entre deux personnes, avec des rÚgles précises sur sa formation et ses effets.
đ 2. Valeur juridique et consĂ©quences des fiançailles
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Biens acquis : = bien propre si la contribution Ă la
- Lâentretien du mĂ©nage et lâĂ©ducation des enfants : Lâentretien du mĂ©nage et lâĂ©ducation des enfants dĂ©signent les obligations contractĂ©es par chaque Ă©poux, qui peuvent engager solidairement les deux pour les dettes liĂ©es Ă ces charges, sauf exceptions prĂ©vues par la loi.
đ Points essentiels
- Toute donation faite en faveur du mariage devient caduque si le mariage ne sâensuit pas, conformĂ©ment Ă lâarticle 1088 du Code civil.
- La bague de fiançailles est en principe conservée par la fiancée sauf preuve contraire liée à la famille du fiancé ou à ses ressources.
- TOME 1
Le contrat de mariage
Les conventions matrimoniales sont soumises Ă un formalisme particulier.
Il sâagit dâun acte solennel, Ă©crit et rĂ©digĂ© par un notaire, chargĂ© de vĂ©rifier toutes
les rÚgles relatives au contrat pour établir la preuve et la validité des conventions. Par
ailleurs câest un acte juridique par lequel les futurs Ă©poux fixent leur rĂ©gime matrimonial,
en principe, pour toute la durée du mariage. Des conditions de fond et de forme sont
obligatoires article 1394 et 1395 du Code civil :
Article 1394 du code civil :
Toutes les conventions matrimoniales seront rédigées par acte devant notaire, en
la présence et avec le consentement simultané, de toutes les personnes qui y sont
parties ou de leurs mandataires.
Au moment de la signature du contrat, le notaire délivre aux parties un certificat sur
papier libre et sans frais, énonçant ses noms, et lieu de résidence, les noms, prénoms,
qualités et demeures des futurs époux, ainsi que la date du contrat. Ce certificat
indique quâil doit ĂȘtre remis Ă lâofficier de lâĂ©tat civil avant la cĂ©lĂ©bration du mariage.
Si lâacte de mariage mentionne quâil nâa pas Ă©tĂ© fait de contrat, les Ă©poux seront, Ă
lâĂ©gard des tiers, rĂ©putĂ©s mariĂ©s sous le rĂ©gime de droit commun, Ă moins que, dans
les actes passĂ©s avec ces tiers, ils nâaient dĂ©clarĂ© avoir fait un contrat de mariage.
Article 1395 du code civil
Les conventions matrimoniales
- LES PROMESSES DE MARIAGE DE FIANĂAILLES Les fiançailles se dĂ©finissent comme un engagement moral entre deux personnes prĂ©cĂ©dant une union matrimoniale.
đĄ Ă retenir
Les fiançailles ont une portée essentiellement morale, avec des conséquences juridiques limitées et encadrées, notamment en ce qui concerne la caducité des donations et la restitution des cadeaux comme la bague de fiançailles.
đ 3. Conditions de fond du mariage : sexe, Ăąge, consentement et absence de violence
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Sexe : La mention du sexe des futurs époux est une information obligatoire lors de la publication des bans, permettant de vérifier l'identité et la capacité à contracter mariage.
- Exception : Le procureur de la rĂ©publique peut accorder des dispenses dâĂąge pour motif grave, gĂ©nĂ©ralement ce sont les cas de grossesse, article 145 du Code civil.
- Le consentement des majeurs protégés : Le mariage des majeurs sous curatelle ou tutelle nécessite un consentement libre et éclairé, avec information préalable du curateur ou tuteur, conformément à l'article 460 du Code civil.
- CONDITIONS DE FOND : Le mariage doit respecter des conditions de fond strictes comprenant le sexe, l'ùge légal, le consentement libre et non vicié, ainsi que l'absence de violence.
đ Points essentiels
- La nullitĂ© absolue peut ĂȘtre demandĂ©e en cas de bigamie ou mariage blanc, sans qu'il soit nĂ©cessaire d'avoir un intĂ©rĂȘt Ă agir.
- La nullitĂ© relative du mariage concerne les vices du consentement tels que l'erreur ou la violence, et nĂ©cessite un intĂ©rĂȘt Ă agir pour ĂȘtre invoquĂ©e.
- TOME 1
reprĂ©sentant lĂ©gal peut agir en nullitĂ© sâil considĂšre que lâun des Ă©poux Ă©tait atteint dâune
altĂ©ration de ses facultĂ©s mentales qui lâempĂȘchait de mesurer son engagement.
SANCTION DES CONDITIONS DE FORMATION DU
MARIAGE
Le droit français considĂšre quâil y a une distinction entre les annulations de mariage selon
quâelles rĂ©sultent dâempĂȘchements prohibitifs et dâautres dâempĂȘchements dirimants.
âą
LâempĂȘchement dirimant est un empĂȘchement absolu qui met un obstacle Ă un
mariage ou lâannule de plein droit, quâil soit contractĂ© de bonne ou de mauvaise foi.
âą
LâempĂȘchement prohibitif est celui qui interdit, restreint une action. Concernant
le mariage lâempĂȘchement fait simplement obstacle Ă la cĂ©lĂ©bration, si celle-ci est
malgrĂ© tout cĂ©lĂ©brĂ©e elle nâest pas annulĂ©e mais sanctionnĂ©e.
1 LES NULLITĂS DE MARIAGE
La nullité absolue
La nullitĂ© absolue est prononcĂ©e lorsquâelle est contraire Ă lâordre public. On la retient pour
les cas dâinceste, de bigamie, de non-respect de lâĂąge lĂ©gal, dâabsence de consentement,
dâincompĂ©tence de lâofficier dâĂtat civil, de clandestinitĂ©. La prescription pour intenter
lâaction et de 30 ans.
Toute personne, en principe, peut évoquer cette nullité. On distingue cependant :
âą
Les personnes qui agissent de façon inconditionnelle sans avoir Ă dĂ©montrer un intĂ©rĂȘt
Ă agir : les conjoints, lâautre conjoint pour en cas de bigamie, les ascendants.
âą
Les
- TOME 1
La publication des bans est une tradition qui exprime la publicitĂ© dâun futur mariage
afin que les personnes susceptibles de sây opposer se fassent connaĂźtre. Aujourdâhui,
la publication a lieu à la mairie pendant un délai de 10 jours avant la cérémonie. Les
renseignements sur chaque époux (ùge, sexe, résidence etc.) sont mentionnés.
Lâopposition Ă mariage est un acte officiel par lequel une personne indique Ă lâofficier
dâĂtat civil quâil nâest pas possible de cĂ©lĂ©brer le mariage. Pour Ă©viter trop dâabus, le lĂ©gislateur
a envisagĂ© certaines limites ; ainsi, sont autorisĂ©es Ă sâopposer au mariage : les pĂšres et mĂšres
ou leurs reprĂ©sentants judiciaires si lâenfant est placĂ© sous curatelle et tutelle.
Exceptionnellement, dans les cas de bigamie, le premier conjoint peut former opposition,
et enfin pour Ă©viter le mariage blanc, le ministĂšre public peut aprĂšs enquĂȘte Ă©galement
forme opposition. Celle-ci se fait sous forme dâacte dâhuissier (commissaire de justice) en
indiquant la motivation sur laquelle est fondĂ©e. Lâofficier dâĂtat civil ne peut pas cĂ©lĂ©brer
le mariage. Les époux sont alors obligés de saisir le tribunal judiciaire et prononcer :
aprĂšs vĂ©rification, la mainlevĂ©e de lâopposition. Si celle-ci est abusive, les Ă©poux peuvent
obtenir une condamnation avec le versement de dommages et intĂ©rĂȘts.
Le recueil des représentants légaux
à compter de la majorité, les
đĄ Ă retenir
La nullitĂ© absolue peut ĂȘtre demandĂ©e en cas de bigamie ou mariage blanc, sans qu'il soit nĂ©cessaire d'avoir un intĂ©rĂȘt Ă agir.
đ 4. Devoirs rĂ©ciproques des Ă©poux : respect, fidĂ©litĂ©, secours et assistance
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La thĂ©orie de la rĂ©compense : Lâarticle 1433 dĂ©clare : « La communautĂ© doit rĂ©compense Ă lâĂ©poux propriĂ©taire, toutes les fois quâelle a tirĂ© profit de biens propres.
- Secours et assistance : Un devoir mutuel entre époux qui implique une aide matérielle et morale nécessaire à la stabilité de la vie commune.
- Chaque époux : Chaque membre du couple marié qui est tenu par des devoirs réciproques fondamentaux tels que le respect, la fidélité, le secours et l'assistance, essentiels à la vie conjugale.
- Ăpoux peut : Titulaire de biens qui ne relĂšvent pas dâune acquisition.
đ Points essentiels
- Le non-respect de ces devoirs peut entraßner des conséquences juridiques, notamment en divorce ou responsabilité.
- TOME 1
Mais attendu que le caractĂšre putatif dâun mariage annulĂ© peut ĂȘtre reconnu, soit
par le jugement mĂȘme qui annule le mariage, soit par un jugement ultĂ©rieur lorsque
la dĂ©cision prononçant la nullitĂ© de lâunion nâa pas statuĂ© sur la putativitĂ© ; quâen
lâespĂšce, le jugement du tribunal de grande instance de Grasse du 25 juin 1981
prononçant la nullitĂ© du mariage des Ă©poux X... nâa pas tranchĂ© la question de savoir
si Mme Z... Ă©tait ou non de bonne foi, question dont le tribunal nâavait pas Ă©tĂ© saisi ;
que les consorts X... ne sont, dĂšs lors, pas fondĂ©s Ă soutenir que lâarrĂȘt attaquĂ© a violĂ©
les textes prĂ©citĂ©s ; que le moyen ne peut donc ĂȘtre accueilli ;
Et sur le second moyen :
Attendu que, les consorts X... font encore grief Ă lâarrĂȘt dâavoir retenu la bonne foi
de Mme Z... et déclaré putatif le mariage célébré religieusement le 12 juin 1973
alors quâun français ne peut ignorer quâil ne peut y avoir en France de divorce sans
décision judiciaire et que les actes des autorités religieuses y sont en la matiÚre
dĂ©nuĂ©es dâeffets civils ;
Mais attendu que la bonne foi, qui peut exister mĂȘme lorsque les parties ont commis
une erreur de droit, est souverainement appréciée par les juges du fond ; que le
moyen est donc sans fondement ;
PAR CES MOTIFS :
REJETTE le pourvoi
74
2 âą LES UNIONS
SAVOIRS ASSOCIĂS -
- 1 LES DEVOIRS RĂCIPROQUES DES ĂPOUX
đĄ Ă retenir
Le non-respect de ces devoirs peut entraßner des conséquences juridiques, notamment en divorce ou responsabilité.
đ 5. Gestion des biens propres et communs dans le rĂ©gime primaire matrimonial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principe : Le régime légal matrimonial s'applique automatiquement aux époux qui n'ont pas choisi de régime particulier, reposant sur une masse commune d'actifs et de passifs constituée pendant le mariage.
- Biens propres : Les biens appartenant à chaque époux avant le mariage ou acquis à titre gratuit pendant le mariage, ainsi que certains biens définis par la loi, qui restent la propriété exclusive de cet époux.
- Logement familial : Le logement utilisé pour la famille qui est soumis à une rÚgle de cogestion, nécessitant le consentement des deux époux pour les actes importants le concernant, afin d'assurer sa protection.
đ Points essentiels
- Les biens appartenant aux époux avant le mariage ou acquis à titre gratuit pendant le mariage sont des biens propres.
- Chaque époux peut disposer librement de ses biens propres sauf exceptions liées à la protection du logement familial.
- Le rĂ©gime primaire matrimonial sâapplique dâordre public, mĂȘme dans les rĂ©gimes sĂ©paratistes.
- » Ă noter : De cet article, on peut tirer comme principe que les fruits des biens propres sont des biens communs, mais lâĂ©poux peut les consommer librement, toujours Ă condition quâil ait contribuĂ© aux charges du mariage.
- 1 LA COMPOSITION DE LA MASSE COMMUNE Lâactif commun Dans le rĂ©gime de communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, lâactif commun se compose de deux catĂ©gories de biens : les acquĂȘts, câest-Ă -dire des biens qui ont Ă©tĂ© acquis Ă titre onĂ©reux par les Ă©poux pendant la durĂ©e du mariage, et les autres biens communs par la nature ou par un mĂ©canisme juridique.
đĄ Ă retenir
Les biens appartenant aux époux avant le mariage ou acquis à titre gratuit pendant le mariage sont des biens propres.
đ 6. Composition et gestion de la masse commune dans la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La récompense : Un mécanisme juridique qui permet de compenser un époux lorsque des biens propres ont été employés pour acquérir des biens communs, notamment lors de la dissolution de la communauté.
- Lâactif : Chaque Ă©poux conservera la pleine propriĂ©tĂ© de ses biens acquis au moment
- Le passif : L'ensemble des dettes contractĂ©es pendant le mariage, notamment celles liĂ©es Ă lâĂ©ducation des enfants, Ă lâentretien du mĂ©nage et aux charges communes, qui engagent la communautĂ©.
đ Points essentiels
- La communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts comprend les biens acquis pendant le mariage Ă titre onĂ©reux.
- Les biens propres restent exclus de la masse commune, qui évolue selon les mécanismes juridiques.
- Le passif commun dĂ©finitif regroupe les dettes liĂ©es Ă lâĂ©ducation, Ă lâentretien du mĂ©nage et aux charges communes.
- La gestion de la masse commune implique la prise en compte des biens et dettes nés pendant la communauté.
- Les acquĂȘts Lâarticle 1401 du Code civil dĂ©clare : « la communautĂ© se compose activement des acquĂȘts faits par les Ă©poux ensemble ou sĂ©parĂ©ment durant le mariage et provenant tant de leur industrie personnelle que des Ă©conomies faites sur les fruits et revenus de leurs biens propres » 81 2
- LES UNIONS SAVOIRS ASSOCIĂS - TOME 1 Ainsi le patrimoine se compose de : AcquĂȘts provenant de lâindustrie personnelle des Ă©poux, Ă savoir :
- Les biens acquis au moyen des gains et salaires ainsi quâaux moyens dâĂ©conomies rĂ©alisĂ©es sur les revenus du travail
- Les gains et salaires non employĂ©s : lâarticle 223 du Code civil dĂ©clare : « Chaque Ă©poux peut librement exercer une profession, percevoir ses gains et salaires et en disposer aprĂšs sâĂȘtre acquittĂ© des charges du mariage.
-
- La communautĂ© universelle : article, 1526 du Code civil : tous les biens (meubles comme immeubles) font partie de la masse commune - La participation aux acquĂȘts : articles 1569 Ă 1581 du Code civil : les Ă©poux vivent, pendant le mariage, comme TOME 1 et de la solidaritĂ© article 200 du Code civil.
đĄ Ă retenir
La communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts comprend les biens acquis pendant le mariage Ă titre onĂ©reux.
đ 7. RĂ©compenses dues Ă la communautĂ© en cas dâemploi de biens propres pour la communautĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Biens propres par subrogation : Biens qui remplacent un bien propre initial, conservant leur caractĂšre propre sauf si une nouvelle acquisition est faite sans emploi, auquel cas ils deviennent communs.
- Le bien acquis : Bien obtenu par achat ou autre mode d'acquisition qui devient commun si la contribution de la communauté est supérieure à la moitié du coût d'acquisition.
đ Points essentiels
- Lorsquâun Ă©poux utilise ses biens propres pour acquĂ©rir ou amĂ©liorer des biens communs, la communautĂ© a droit Ă une rĂ©compense.
- La rĂ©compense vise Ă indemniser la communautĂ© pour lâemploi des biens propres, notamment lorsque la communautĂ© a tirĂ© profit de ces biens.
- Cette rĂšgle protĂšge lâĂ©quilibre financier entre les patrimoines propres et communs des Ă©poux.
- LâĂ©poux dĂ©biteur de la rĂ©compense doit verser la valeur correspondante Ă la communautĂ©.
- âą Les rĂ©compenses dues par la communautĂ© Lâarticle 1433 al.1, dĂ©clare que la communautĂ© doit rĂ©compense Ă lâĂ©poux titulaire dâun bien propre, toutes les fois quâelle en a tirĂ© profit et notamment lorsquâelle aura encaissĂ© des deniers propres ou biens provenant de la vente dâun propre sans quâil ait Ă©tĂ© fait un remploi ou un emploi.
- Cette question se pose lorsquâune dette incombant Ă un des Ă©poux a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e par la communautĂ© ou bien au contraire, que les dettes de la communautĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©es par un des deux Ă©poux avec ses fonds propres.
đĄ Ă retenir
Lorsquâun Ă©poux utilise ses biens propres pour acquĂ©rir ou amĂ©liorer des biens communs, la communautĂ© a droit Ă une rĂ©compense.
đ 8. Gestion conjointe et pouvoirs exclusifs des Ă©poux sur les biens communs
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Entre les Ă©poux : La prĂ©somption dâacquĂȘts consiste Ă faire supporter Ă lâĂ©poux qui
- Actes dâadministration : Actes relatifs Ă la gestion courante des biens communs que chaque Ă©poux peut accomplir seul, comme la conservation ou lâentretien des biens.
- Actes de disposition : sur les biens communs. En revanche, pour les actes de disposition, lâintervention des
- Pouvoirs exclusifs : Pouvoirs concernent lâindĂ©pendance professionnelle de chaque Ă©poux.
đ Points essentiels
- Les Ă©poux gĂšrent conjointement les biens communs pour les actes dâadministration courants.
- Certains actes de disposition importants nécessitent le consentement des deux époux.
- Chaque Ă©poux peut agir seul pour les actes dâadministration relevant de la gestion courante.
- La gestion exclusive rĂ©servĂ©e Ă chaque Ă©poux concernant les actes nĂ©cessaires Ă
- De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, un Ă©poux peut rĂ©aliser seul tous les actes dâadministration portant
đĄ Ă retenir
Les Ă©poux gĂšrent conjointement les biens communs pour les actes dâadministration courants.
đ 9. ResponsabilitĂ© des Ă©poux pour les dettes personnelles et solidaritĂ© conjugale
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Dettes personnelles : Dettes contractĂ©es par un Ă©poux pour des besoins personnels, qui restent Ă sa charge propre sauf si elles concernent lâentretien du mĂ©nage ou lâĂ©ducation des enfants soumis Ă solidaritĂ©.
- Article 220 du Code civil : Disposition lĂ©gale qui Ă©tablit la solidaritĂ© entre Ă©poux pour les dettes contractĂ©es par lâun dâeux en vue de lâentretien du mĂ©nage et de lâĂ©ducation des enfants.
- Pour les dettes nĂ©es : - Pour les dettes nĂ©es pendant lâindivision.
đ Points essentiels
- Les dettes manifestement excessives, inutiles ou contractées de mauvaise foi ne créent pas de solidarité entre époux.
- Les achats à tempérament et emprunts importants ne sont pas soumis à la solidarité conjugale.
- Cependant il existe trois exceptions :
- Toutes dettes qui sont manifestement excessives au regard du train de vie du ménage, qui sont inutiles, conclus par un tiers de mauvaise foi
- Les achats conclus à tempérament ne sont pas soumis à solidarité (crédit),
- La solidaritĂ© est exclue pour les emprunts, sauf pour des emprunts portant sur de modestes sommes, correspondant aux besoins de la vie courante mais toujours Ă condition que la pluralitĂ© dâemprunt ne soit pas manifestement excessive au regard du train de vie du mĂ©nage.
- Cependant demeurent encore une fois les rĂšgles du rĂ©gime primaire câest-Ă -dire que toute dette relative Ă lâentretien du mĂ©nage et Ă lâĂ©ducation des enfants sont des dettes communes et obligent solidairement les Ă©poux.
đĄ Ă retenir
La solidaritĂ© des Ă©poux sâapplique aux dettes liĂ©es Ă lâentretien du mĂ©nage et Ă lâĂ©ducation des enfants, mais exclut les dettes excessives, inutiles, de mauvaise foi, ainsi que certains emprunts importants et achats Ă tempĂ©rament.
đ 10. Liquidation de la communautĂ© : partage des biens et clauses particuliĂšres
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Civil : Domaine du droit qui régit les relations entre les personnes, notamment en matiÚre de mariage et de régimes matrimoniaux.
- La communautĂ© universelle : RĂ©gime matrimonial dans lequel tous les biens prĂ©sents et Ă venir des Ă©poux sont mis en commun, quelle que soit leur origine ou date dâacquisition, Ă lâexception des biens propres dĂ©finis par la loi.
- La participation aux acquĂȘts : RĂ©gime matrimonial oĂč chaque Ă©poux conserve la propriĂ©tĂ© de ses biens propres, mais partage les enrichissements rĂ©alisĂ©s durant le mariage lors de la liquidation du rĂ©gime.
- Liquidation de communauté : Les biens communs sont partagés à parts égales, sauf que trÚs souvent, il existe une
clause dâattribution intĂ©grale au survivant dans le contrat de communautĂ© universelle.
đ Points essentiels
- La liquidation de la communauté intervient à la dissolution du mariage ou du régime matrimonial, et les biens communs sont en principe partagés à parts égales.
- La clause dâattribution intĂ©grale au survivant permet Ă un Ă©poux de recevoir lâintĂ©gralitĂ© du patrimoine commun, de façon irrĂ©vocable.
- Les clauses particuliĂšres, comme lâattribution intĂ©grale, modifient la rĂ©partition des biens lors de la liquidation, contrairement Ă la donation aux derniers vivants.
- Lâarticle 1497 du Code civil leur permet dâorganiser la communautĂ© lĂ©gale Ă partir de clauses et de conventions (clause de prĂ©ciput par exemple) Ă noter : Cette libertĂ© dâorganisation du rĂ©gime matrimonial ne peut soustraire les Ă©poux au rĂ©gime impĂ©ratif, dit le rĂ©gime primaire et aux obligations imposĂ©es par celui-ci au travers des articles 212 Ă 225 du Code civil.
- 1 LA COMPOSITION DE LA MASSE COMMUNE Lâactif commun Dans le rĂ©gime de communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, lâactif commun se compose de deux catĂ©gories de biens : les acquĂȘts, câest-Ă -dire des biens qui ont Ă©tĂ© acquis Ă titre onĂ©reux par les Ă©poux pendant la durĂ©e du mariage, et les autres biens communs par la nature ou par un mĂ©canisme juridique.
đĄ Ă retenir
La liquidation de la communauté intervient à la dissolution du mariage ou du régime matrimonial, et les biens communs sont en principe partagés à parts égales.
đ 11. Calcul des crĂ©ances de participation et Ă©valuation du patrimoine dans le rĂ©gime matrimonial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Patrimoine originaire : Les biens possĂ©dĂ©s par un Ă©poux au jour du mariage, Ă©valuĂ©s Ă leur valeur dâentrĂ©e ou, en cas dâaliĂ©nation, Ă leur valeur au jour de cette aliĂ©nation, qui restent propres sauf disposition contraire.
đ Points essentiels
- La créance de participation est calculée en soustrayant la valeur du patrimoine originaire de celle du patrimoine final pour chaque époux.
- Le patrimoine originaire est Ă©valuĂ© Ă la date du mariage, en tenant compte de la valeur au jour de lâacquisition ou de la succession, et si un bien a Ă©tĂ© aliĂ©nĂ©, sa valeur au jour de lâaliĂ©nation est retenue.
- Le patrimoine final est évalué au moment de la liquidation, en intégrant la valeur des biens au jour de cette liquidation.
- Si un bien originaire a Ă©tĂ© aliĂ©nĂ©, sa valeur retenue pour le calcul de la crĂ©ance est celle au jour de lâaliĂ©nation, ou celle du bien subrogĂ© si applicable.
- On le fait en faisant la diffĂ©rence entre le patrimoine final et le patrimoine originaire, en tenant compte de lâactif et du passif de chaque masse.
- Si un bien originaire ne se retrouve pas en nature dans le patrimoine pour cause dâaliĂ©nation, câest sa valeur au jour de lâaliĂ©nation qui est retenue.
đĄ Ă retenir
La créance de participation est calculée en soustrayant la valeur du patrimoine originaire de celle du patrimoine final pour chaque époux.
đ 12. ReprĂ©sentation judiciaire et autorisation dâagir pour un Ă©poux dans la gestion des biens
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Ă noter : Une remarque importante souligne que le rĂ©gime primaire dâordre public, prĂ©vu aux articles 220 et suivants du Code civil, peut recouper les dispositions relatives Ă la gestion des biens des Ă©poux, notamment dans les rĂ©gimes sĂ©paratistes.
- ReprĂ©sentation judiciaire : PrĂ©vue par lâarticle 219 du code civil al.1.
đ Points essentiels
- En cas de protection juridique, un Ă©poux peut ĂȘtre reprĂ©sentĂ© judiciairement pour la gestion de ses biens, notamment par la nomination dâun administrateur des biens par le juge.
- Le juge peut limiter lâautre Ă©poux Ă la nue-propriĂ©tĂ© des biens de lâĂ©poux protĂ©gĂ©, notamment en cas de patrimoine compliquĂ© Ă gĂ©rer.
- Lâarticle 1426 du Code civil sanctionne la fraude dans la gestion des biens, notamment en cas de dĂ©tournement ou de gestion abusive par un Ă©poux ou son reprĂ©sentant.
- En effet lâarticle donne un pouvoir plus TOME 1 La gestion des biens communs Les pouvoirs concurrents Dans le rĂ©gime lĂ©gal de la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, et conformĂ©ment Ă lâarticle 1421 du Code civil, les Ă©poux ont le pouvoir dâadministrer et de disposer seuls des biens de la communautĂ©.
- 89 2
- LES UNIONS SAVOIRS ASSOCIĂS - TOME 1 Dans ce cas, sur requĂȘte du demandeur ou, devant un patrimoine compliquĂ© Ă gĂ©rer, le juge peut nommer un administrateur des biens.
đĄ Ă retenir
Les mĂ©canismes de protection et de reprĂ©sentation judiciaire garantissent une gestion sĂ©curisĂ©e des biens des Ă©poux, en permettant la nomination dâun administrateur ou lâobtention dâautorisations judiciaires adaptĂ©es aux situations de protection ou de complexitĂ© patrimoniale.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 2013 | Loi du 17 mai 2013 sur le mariage |
| 1394 | Article 1394 du Code civil sur la rédaction de l'acte de mariage |
| 1395 | Article 1395 du Code civil sur la validité du contrat de mariage |
| 1088 | Mention du sexe lors de la publication des bans |
| 1433 | Dispenses d'ùge accordées par le procureur de la république |
| 1981 | Consentement des majeurs protégés pour mariage sous curatelle ou tutelle |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des conditions de fond du mariage
| Condition | Obligation légale | Exceptions |
|---|
| Sexe | Mention obligatoire lors de la publication des bans | Aucune |
| Ăge | LĂ©gal, sauf dispenses pour motif grave | Dispenses possibles pour grossesse |
| Consentement | Libre et éclairé | Consentement des majeurs protégés requis |
| Absence de violence | Condition essentielle | Aucune exception spécifique |
Gestion des biens dans le rĂ©gime de communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts
| Type de biens | Biens propres | Biens communs |
|---|
| Origine | Biens avant mariage ou acquis à titre gratuit | Biens acquis pendant le mariage à titre onéreux |
| Fruits | Biens propres, sauf exception | Fruits des biens propres peuvent devenir communs si utilisés pour la communauté |
| Gestion | Liberté de disposer sauf protections spécifiques | Gestion conjointe pour les actes d'administration courants |
| Responsabilité | Dettes propres sauf si liées à la communauté | Dettes communes engagent la communauté |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre nullité absolue et nullité relative du mariage.
- Mauvaise interprĂ©tation des empĂȘchements dirimants et prohibiteurs.
- Erreur sur la nature des biens propres et communs.
- Confusion entre actes d'administration et actes de disposition.
- Oublier la nécessité du consentement éclairé pour les majeurs protégés.
- Mauvaise compréhension de la solidarité pour les dettes.
- Erreur sur la représentation judiciaire et la nomination d'un administrateur.
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Checklist Examen
- Vérifier la conformité du contrat de mariage avec les articles 1394 et 1395.
- Confirmer que le sexe et l'ùge des époux sont mentionnés lors de la publication des bans.
- S'assurer du consentement libre et éclairé des majeurs protégés.
- Identifier clairement les biens propres et communs dans le régime matrimonial.
- Vérifier la gestion des biens communs et la nécessité du consentement pour les actes de disposition.
- Analyser la responsabilité des époux pour les dettes personnelles et communes.
- Vérifier la procédure de liquidation de la communauté et le partage des biens.
- ContrÎler le calcul des créances de participation et l'évaluation du patrimoine.
- Vérifier la représentation judiciaire et les autorisations d'agir pour la gestion des biens.
- S'assurer de la compréhension des mécanismes de récompense en cas d'emploi de biens propres.
- Vérifier la conformité des actes de gestion avec la législation en vigueur.
- S'assurer de la connaissance des sanctions en cas de fraude ou gestion abusive.
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