Revision sheet: Les Fondements Juridiques du Mariage en France

Plan du Cours

  1. Définition et nature juridique du mariage en droit français
  2. Valeur juridique et conséquences des fiançailles
  3. Conditions de fond du mariage : sexe, Ăąge, consentement et absence de violence
  4. Devoirs réciproques des époux : respect, fidélité, secours et assistance
  5. Gestion des biens propres et communs dans le régime primaire matrimonial
  6. Composition et gestion de la masse commune dans la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts
  7. RĂ©compenses dues Ă  la communautĂ© en cas d’emploi de biens propres pour la communautĂ©
  8. Gestion conjointe et pouvoirs exclusifs des époux sur les biens communs
  9. Responsabilité des époux pour les dettes personnelles et solidarité conjugale
  10. Liquidation de la communauté : partage des biens et clauses particuliÚres
  11. Calcul des créances de participation et évaluation du patrimoine dans le régime matrimonial
  12. ReprĂ©sentation judiciaire et autorisation d’agir pour un Ă©poux dans la gestion des biens

1. Définition et nature juridique du mariage en droit français

Notions clés & Définitions

  • Mariage : Un acte juridique solennel avec d’importantes consĂ©quences.
  • Le principe des fiançailles : Le principe des fiançailles est basĂ© sur la libertĂ© de la rupture,
  • RĂŽle du notaire : RĂ©alisation d’actes notariĂ©s

Points essentiels

  • Le mariage est une union de deux personnes, de sexe diffĂ©rent ou identique, dĂ©sirant vivre ensemble et fonder une famille, avec un projet de vie commun depuis la loi du 17 mai 2013.
  • Il constitue une institution laĂŻque et un contrat juridique solennel, la cĂ©rĂ©monie devant ĂȘtre rĂ©publicaine selon l’article 165 du Code civil.
  • TOME 1 Le contrat de mariage Les conventions matrimoniales sont soumises Ă  un formalisme particulier. Il s’agit d’un acte solennel, Ă©crit et rĂ©digĂ© par un notaire, chargĂ© de vĂ©rifier toutes les rĂšgles relatives au contrat pour Ă©tablir la preuve et la validitĂ© des conventions. Par ailleurs c’est un acte juridique par lequel les futurs Ă©poux fixent leur rĂ©gime matrimonial, en principe, pour toute la durĂ©e du mariage. Des conditions de fond et de forme sont obligatoires article 1394 et 1395 du Code civil : Article 1394 du code civil : Toutes les conventions matrimoniales seront rĂ©digĂ©es par acte devant notaire, en la prĂ©sence et avec le consentement simultanĂ©, de toutes les personnes qui y sont parties ou de leurs mandataires. Au moment de la signature du contrat, le notaire dĂ©livre aux parties un certificat sur papier libre et sans frais, Ă©nonçant ses noms, et lieu de rĂ©sidence, les noms, prĂ©noms, qualitĂ©s et demeures des futurs Ă©poux, ainsi que la date du contrat. Ce certificat indique qu’il doit ĂȘtre remis Ă  l’officier de l’état civil avant la cĂ©lĂ©bration du mariage. Si l’acte de mariage mentionne qu’il n’a pas Ă©tĂ© fait de contrat, les Ă©poux seront, Ă  l’égard des tiers, rĂ©putĂ©s mariĂ©s sous le rĂ©gime de droit commun, Ă  moins que, dans les actes passĂ©s avec ces tiers, ils n’aient dĂ©clarĂ© avoir fait un contrat de mariage. Article 1395 du code civil Les conventions matrimoniales

À retenir

Le mariage en droit français est une institution laïque et contractuelle, fondée sur un projet de vie commune entre deux personnes, avec des rÚgles précises sur sa formation et ses effets.

2. Valeur juridique et conséquences des fiançailles

Notions clés & Définitions

  • Biens acquis : = bien propre si la contribution Ă  la
  • L’entretien du mĂ©nage et l’éducation des enfants : L’entretien du mĂ©nage et l’éducation des enfants dĂ©signent les obligations contractĂ©es par chaque Ă©poux, qui peuvent engager solidairement les deux pour les dettes liĂ©es Ă  ces charges, sauf exceptions prĂ©vues par la loi.

Points essentiels

  • Toute donation faite en faveur du mariage devient caduque si le mariage ne s’ensuit pas, conformĂ©ment Ă  l’article 1088 du Code civil.
  • La bague de fiançailles est en principe conservĂ©e par la fiancĂ©e sauf preuve contraire liĂ©e Ă  la famille du fiancĂ© ou Ă  ses ressources.
  • TOME 1 Le contrat de mariage Les conventions matrimoniales sont soumises Ă  un formalisme particulier. Il s’agit d’un acte solennel, Ă©crit et rĂ©digĂ© par un notaire, chargĂ© de vĂ©rifier toutes les rĂšgles relatives au contrat pour Ă©tablir la preuve et la validitĂ© des conventions. Par ailleurs c’est un acte juridique par lequel les futurs Ă©poux fixent leur rĂ©gime matrimonial, en principe, pour toute la durĂ©e du mariage. Des conditions de fond et de forme sont obligatoires article 1394 et 1395 du Code civil : Article 1394 du code civil : Toutes les conventions matrimoniales seront rĂ©digĂ©es par acte devant notaire, en la prĂ©sence et avec le consentement simultanĂ©, de toutes les personnes qui y sont parties ou de leurs mandataires. Au moment de la signature du contrat, le notaire dĂ©livre aux parties un certificat sur papier libre et sans frais, Ă©nonçant ses noms, et lieu de rĂ©sidence, les noms, prĂ©noms, qualitĂ©s et demeures des futurs Ă©poux, ainsi que la date du contrat. Ce certificat indique qu’il doit ĂȘtre remis Ă  l’officier de l’état civil avant la cĂ©lĂ©bration du mariage. Si l’acte de mariage mentionne qu’il n’a pas Ă©tĂ© fait de contrat, les Ă©poux seront, Ă  l’égard des tiers, rĂ©putĂ©s mariĂ©s sous le rĂ©gime de droit commun, Ă  moins que, dans les actes passĂ©s avec ces tiers, ils n’aient dĂ©clarĂ© avoir fait un contrat de mariage. Article 1395 du code civil Les conventions matrimoniales
  • LES PROMESSES DE MARIAGE DE FIANÇAILLES Les fiançailles se dĂ©finissent comme un engagement moral entre deux personnes prĂ©cĂ©dant une union matrimoniale.

À retenir

Les fiançailles ont une portée essentiellement morale, avec des conséquences juridiques limitées et encadrées, notamment en ce qui concerne la caducité des donations et la restitution des cadeaux comme la bague de fiançailles.

3. Conditions de fond du mariage : sexe, Ăąge, consentement et absence de violence

Notions clés & Définitions

  • Sexe : La mention du sexe des futurs Ă©poux est une information obligatoire lors de la publication des bans, permettant de vĂ©rifier l'identitĂ© et la capacitĂ© Ă  contracter mariage.
  • Exception : Le procureur de la rĂ©publique peut accorder des dispenses d’ñge pour motif grave, gĂ©nĂ©ralement ce sont les cas de grossesse, article 145 du Code civil.
  • Le consentement des majeurs protĂ©gĂ©s : Le mariage des majeurs sous curatelle ou tutelle nĂ©cessite un consentement libre et Ă©clairĂ©, avec information prĂ©alable du curateur ou tuteur, conformĂ©ment Ă  l'article 460 du Code civil.
  • CONDITIONS DE FOND : Le mariage doit respecter des conditions de fond strictes comprenant le sexe, l'Ăąge lĂ©gal, le consentement libre et non viciĂ©, ainsi que l'absence de violence.

Points essentiels

  • La nullitĂ© absolue peut ĂȘtre demandĂ©e en cas de bigamie ou mariage blanc, sans qu'il soit nĂ©cessaire d'avoir un intĂ©rĂȘt Ă  agir.
  • La nullitĂ© relative du mariage concerne les vices du consentement tels que l'erreur ou la violence, et nĂ©cessite un intĂ©rĂȘt Ă  agir pour ĂȘtre invoquĂ©e.
  • TOME 1 reprĂ©sentant lĂ©gal peut agir en nullitĂ© s’il considĂšre que l’un des Ă©poux Ă©tait atteint d’une altĂ©ration de ses facultĂ©s mentales qui l’empĂȘchait de mesurer son engagement. SANCTION DES CONDITIONS DE FORMATION DU MARIAGE Le droit français considĂšre qu’il y a une distinction entre les annulations de mariage selon qu’elles rĂ©sultent d’empĂȘchements prohibitifs et d’autres d’empĂȘchements dirimants. ‱ L’empĂȘchement dirimant est un empĂȘchement absolu qui met un obstacle Ă  un mariage ou l’annule de plein droit, qu’il soit contractĂ© de bonne ou de mauvaise foi. ‱ L’empĂȘchement prohibitif est celui qui interdit, restreint une action. Concernant le mariage l’empĂȘchement fait simplement obstacle Ă  la cĂ©lĂ©bration, si celle-ci est malgrĂ© tout cĂ©lĂ©brĂ©e elle n’est pas annulĂ©e mais sanctionnĂ©e. 1 LES NULLITÉS DE MARIAGE La nullitĂ© absolue La nullitĂ© absolue est prononcĂ©e lorsqu’elle est contraire Ă  l’ordre public. On la retient pour les cas d’inceste, de bigamie, de non-respect de l’ñge lĂ©gal, d’absence de consentement, d’incompĂ©tence de l’officier d’État civil, de clandestinitĂ©. La prescription pour intenter l’action et de 30 ans. Toute personne, en principe, peut Ă©voquer cette nullitĂ©. On distingue cependant : ‱ Les personnes qui agissent de façon inconditionnelle sans avoir Ă  dĂ©montrer un intĂ©rĂȘt Ă  agir : les conjoints, l’autre conjoint pour en cas de bigamie, les ascendants. ‱ Les
  • TOME 1 La publication des bans est une tradition qui exprime la publicitĂ© d’un futur mariage afin que les personnes susceptibles de s’y opposer se fassent connaĂźtre. Aujourd’hui, la publication a lieu Ă  la mairie pendant un dĂ©lai de 10 jours avant la cĂ©rĂ©monie. Les renseignements sur chaque Ă©poux (Ăąge, sexe, rĂ©sidence etc.) sont mentionnĂ©s. L’opposition Ă  mariage est un acte officiel par lequel une personne indique Ă  l’officier d’État civil qu’il n’est pas possible de cĂ©lĂ©brer le mariage. Pour Ă©viter trop d’abus, le lĂ©gislateur a envisagĂ© certaines limites ; ainsi, sont autorisĂ©es Ă  s’opposer au mariage : les pĂšres et mĂšres ou leurs reprĂ©sentants judiciaires si l’enfant est placĂ© sous curatelle et tutelle. Exceptionnellement, dans les cas de bigamie, le premier conjoint peut former opposition, et enfin pour Ă©viter le mariage blanc, le ministĂšre public peut aprĂšs enquĂȘte Ă©galement forme opposition. Celle-ci se fait sous forme d’acte d’huissier (commissaire de justice) en indiquant la motivation sur laquelle est fondĂ©e. L’officier d’État civil ne peut pas cĂ©lĂ©brer le mariage. Les Ă©poux sont alors obligĂ©s de saisir le tribunal judiciaire et prononcer : aprĂšs vĂ©rification, la mainlevĂ©e de l’opposition. Si celle-ci est abusive, les Ă©poux peuvent obtenir une condamnation avec le versement de dommages et intĂ©rĂȘts. Le recueil des reprĂ©sentants lĂ©gaux À compter de la majoritĂ©, les

À retenir

La nullitĂ© absolue peut ĂȘtre demandĂ©e en cas de bigamie ou mariage blanc, sans qu'il soit nĂ©cessaire d'avoir un intĂ©rĂȘt Ă  agir.

4. Devoirs réciproques des époux : respect, fidélité, secours et assistance

Notions clés & Définitions

  • La thĂ©orie de la rĂ©compense : L’article 1433 dĂ©clare : « La communautĂ© doit rĂ©compense Ă  l’époux propriĂ©taire, toutes les fois qu’elle a tirĂ© profit de biens propres.
  • Secours et assistance : Un devoir mutuel entre Ă©poux qui implique une aide matĂ©rielle et morale nĂ©cessaire Ă  la stabilitĂ© de la vie commune.
  • Chaque Ă©poux : Chaque membre du couple mariĂ© qui est tenu par des devoirs rĂ©ciproques fondamentaux tels que le respect, la fidĂ©litĂ©, le secours et l'assistance, essentiels Ă  la vie conjugale.
  • Époux peut : Titulaire de biens qui ne relĂšvent pas d’une acquisition.

Points essentiels

  • Le non-respect de ces devoirs peut entraĂźner des consĂ©quences juridiques, notamment en divorce ou responsabilitĂ©.
  • TOME 1 Mais attendu que le caractĂšre putatif d’un mariage annulĂ© peut ĂȘtre reconnu, soit par le jugement mĂȘme qui annule le mariage, soit par un jugement ultĂ©rieur lorsque la dĂ©cision prononçant la nullitĂ© de l’union n’a pas statuĂ© sur la putativitĂ© ; qu’en l’espĂšce, le jugement du tribunal de grande instance de Grasse du 25 juin 1981 prononçant la nullitĂ© du mariage des Ă©poux X... n’a pas tranchĂ© la question de savoir si Mme Z... Ă©tait ou non de bonne foi, question dont le tribunal n’avait pas Ă©tĂ© saisi ; que les consorts X... ne sont, dĂšs lors, pas fondĂ©s Ă  soutenir que l’arrĂȘt attaquĂ© a violĂ© les textes prĂ©citĂ©s ; que le moyen ne peut donc ĂȘtre accueilli ; Et sur le second moyen : Attendu que, les consorts X... font encore grief Ă  l’arrĂȘt d’avoir retenu la bonne foi de Mme Z... et dĂ©clarĂ© putatif le mariage cĂ©lĂ©brĂ© religieusement le 12 juin 1973 alors qu’un français ne peut ignorer qu’il ne peut y avoir en France de divorce sans dĂ©cision judiciaire et que les actes des autoritĂ©s religieuses y sont en la matiĂšre dĂ©nuĂ©es d’effets civils ; Mais attendu que la bonne foi, qui peut exister mĂȘme lorsque les parties ont commis une erreur de droit, est souverainement apprĂ©ciĂ©e par les juges du fond ; que le moyen est donc sans fondement ; PAR CES MOTIFS : REJETTE le pourvoi 74 2 ‱ LES UNIONS SAVOIRS ASSOCIÉS -
  • 1 LES DEVOIRS RÉCIPROQUES DES ÉPOUX

À retenir

Le non-respect de ces devoirs peut entraßner des conséquences juridiques, notamment en divorce ou responsabilité.

5. Gestion des biens propres et communs dans le régime primaire matrimonial

Notions clés & Définitions

  • Principe : Le rĂ©gime lĂ©gal matrimonial s'applique automatiquement aux Ă©poux qui n'ont pas choisi de rĂ©gime particulier, reposant sur une masse commune d'actifs et de passifs constituĂ©e pendant le mariage.
  • Biens propres : Les biens appartenant Ă  chaque Ă©poux avant le mariage ou acquis Ă  titre gratuit pendant le mariage, ainsi que certains biens dĂ©finis par la loi, qui restent la propriĂ©tĂ© exclusive de cet Ă©poux.
  • Logement familial : Le logement utilisĂ© pour la famille qui est soumis Ă  une rĂšgle de cogestion, nĂ©cessitant le consentement des deux Ă©poux pour les actes importants le concernant, afin d'assurer sa protection.

Points essentiels

  • Les biens appartenant aux Ă©poux avant le mariage ou acquis Ă  titre gratuit pendant le mariage sont des biens propres.
  • Chaque Ă©poux peut disposer librement de ses biens propres sauf exceptions liĂ©es Ă  la protection du logement familial.
  • Le rĂ©gime primaire matrimonial s’applique d’ordre public, mĂȘme dans les rĂ©gimes sĂ©paratistes.
  • » À noter : De cet article, on peut tirer comme principe que les fruits des biens propres sont des biens communs, mais l’époux peut les consommer librement, toujours Ă  condition qu’il ait contribuĂ© aux charges du mariage.
  • 1 LA COMPOSITION DE LA MASSE COMMUNE L’actif commun Dans le rĂ©gime de communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, l’actif commun se compose de deux catĂ©gories de biens : les acquĂȘts, c’est-Ă -dire des biens qui ont Ă©tĂ© acquis Ă  titre onĂ©reux par les Ă©poux pendant la durĂ©e du mariage, et les autres biens communs par la nature ou par un mĂ©canisme juridique.

À retenir

Les biens appartenant aux époux avant le mariage ou acquis à titre gratuit pendant le mariage sont des biens propres.

6. Composition et gestion de la masse commune dans la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts

Notions clés & Définitions

  • La rĂ©compense : Un mĂ©canisme juridique qui permet de compenser un Ă©poux lorsque des biens propres ont Ă©tĂ© employĂ©s pour acquĂ©rir des biens communs, notamment lors de la dissolution de la communautĂ©.
  • L’actif : Chaque Ă©poux conservera la pleine propriĂ©tĂ© de ses biens acquis au moment
  • Le passif : L'ensemble des dettes contractĂ©es pendant le mariage, notamment celles liĂ©es Ă  l’éducation des enfants, Ă  l’entretien du mĂ©nage et aux charges communes, qui engagent la communautĂ©.

Points essentiels

  • La communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts comprend les biens acquis pendant le mariage Ă  titre onĂ©reux.
  • Les biens propres restent exclus de la masse commune, qui Ă©volue selon les mĂ©canismes juridiques.
  • Le passif commun dĂ©finitif regroupe les dettes liĂ©es Ă  l’éducation, Ă  l’entretien du mĂ©nage et aux charges communes.
  • La gestion de la masse commune implique la prise en compte des biens et dettes nĂ©s pendant la communautĂ©.
  • Les acquĂȘts L’article 1401 du Code civil dĂ©clare : « la communautĂ© se compose activement des acquĂȘts faits par les Ă©poux ensemble ou sĂ©parĂ©ment durant le mariage et provenant tant de leur industrie personnelle que des Ă©conomies faites sur les fruits et revenus de leurs biens propres » 81 2
  • LES UNIONS SAVOIRS ASSOCIÉS - TOME 1 Ainsi le patrimoine se compose de : AcquĂȘts provenant de l’industrie personnelle des Ă©poux, Ă  savoir :
  • Les biens acquis au moyen des gains et salaires ainsi qu’aux moyens d’économies rĂ©alisĂ©es sur les revenus du travail
  • Les gains et salaires non employĂ©s : l’article 223 du Code civil dĂ©clare : « Chaque Ă©poux peut librement exercer une profession, percevoir ses gains et salaires et en disposer aprĂšs s’ĂȘtre acquittĂ© des charges du mariage.
    • La communautĂ© universelle : article, 1526 du Code civil : tous les biens (meubles comme immeubles) font partie de la masse commune - La participation aux acquĂȘts : articles 1569 Ă  1581 du Code civil : les Ă©poux vivent, pendant le mariage, comme TOME 1 et de la solidaritĂ© article 200 du Code civil.

À retenir

La communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts comprend les biens acquis pendant le mariage Ă  titre onĂ©reux.

7. RĂ©compenses dues Ă  la communautĂ© en cas d’emploi de biens propres pour la communautĂ©

Notions clés & Définitions

  • Biens propres par subrogation : Biens qui remplacent un bien propre initial, conservant leur caractĂšre propre sauf si une nouvelle acquisition est faite sans emploi, auquel cas ils deviennent communs.
  • Le bien acquis : Bien obtenu par achat ou autre mode d'acquisition qui devient commun si la contribution de la communautĂ© est supĂ©rieure Ă  la moitiĂ© du coĂ»t d'acquisition.

Points essentiels

  • Lorsqu’un Ă©poux utilise ses biens propres pour acquĂ©rir ou amĂ©liorer des biens communs, la communautĂ© a droit Ă  une rĂ©compense.
  • La rĂ©compense vise Ă  indemniser la communautĂ© pour l’emploi des biens propres, notamment lorsque la communautĂ© a tirĂ© profit de ces biens.
  • Cette rĂšgle protĂšge l’équilibre financier entre les patrimoines propres et communs des Ă©poux.
  • L’époux dĂ©biteur de la rĂ©compense doit verser la valeur correspondante Ă  la communautĂ©.
  • ‱ Les rĂ©compenses dues par la communautĂ© L’article 1433 al.1, dĂ©clare que la communautĂ© doit rĂ©compense Ă  l’époux titulaire d’un bien propre, toutes les fois qu’elle en a tirĂ© profit et notamment lorsqu’elle aura encaissĂ© des deniers propres ou biens provenant de la vente d’un propre sans qu’il ait Ă©tĂ© fait un remploi ou un emploi.
  • Cette question se pose lorsqu’une dette incombant Ă  un des Ă©poux a Ă©tĂ© rĂ©glĂ©e par la communautĂ© ou bien au contraire, que les dettes de la communautĂ© ont Ă©tĂ© rĂ©glĂ©es par un des deux Ă©poux avec ses fonds propres.

À retenir

Lorsqu’un Ă©poux utilise ses biens propres pour acquĂ©rir ou amĂ©liorer des biens communs, la communautĂ© a droit Ă  une rĂ©compense.

8. Gestion conjointe et pouvoirs exclusifs des époux sur les biens communs

Notions clés & Définitions

  • Entre les Ă©poux : La prĂ©somption d’acquĂȘts consiste Ă  faire supporter Ă  l’époux qui
  • Actes d’administration : Actes relatifs Ă  la gestion courante des biens communs que chaque Ă©poux peut accomplir seul, comme la conservation ou l’entretien des biens.
  • Actes de disposition : sur les biens communs. En revanche, pour les actes de disposition, l’intervention des
  • Pouvoirs exclusifs : Pouvoirs concernent l’indĂ©pendance professionnelle de chaque Ă©poux.

Points essentiels

  • Les Ă©poux gĂšrent conjointement les biens communs pour les actes d’administration courants.
  • Certains actes de disposition importants nĂ©cessitent le consentement des deux Ă©poux.
  • Chaque Ă©poux peut agir seul pour les actes d’administration relevant de la gestion courante.
  • La gestion exclusive rĂ©servĂ©e Ă  chaque Ă©poux concernant les actes nĂ©cessaires Ă 
  • De maniĂšre gĂ©nĂ©rale, un Ă©poux peut rĂ©aliser seul tous les actes d’administration portant

À retenir

Les Ă©poux gĂšrent conjointement les biens communs pour les actes d’administration courants.

9. Responsabilité des époux pour les dettes personnelles et solidarité conjugale

Notions clés & Définitions

  • Dettes personnelles : Dettes contractĂ©es par un Ă©poux pour des besoins personnels, qui restent Ă  sa charge propre sauf si elles concernent l’entretien du mĂ©nage ou l’éducation des enfants soumis Ă  solidaritĂ©.
  • Article 220 du Code civil : Disposition lĂ©gale qui Ă©tablit la solidaritĂ© entre Ă©poux pour les dettes contractĂ©es par l’un d’eux en vue de l’entretien du mĂ©nage et de l’éducation des enfants.
  • Pour les dettes nĂ©es : - Pour les dettes nĂ©es pendant l’indivision.

Points essentiels

  • Les dettes manifestement excessives, inutiles ou contractĂ©es de mauvaise foi ne crĂ©ent pas de solidaritĂ© entre Ă©poux.
  • Les achats Ă  tempĂ©rament et emprunts importants ne sont pas soumis Ă  la solidaritĂ© conjugale.
  • Cependant il existe trois exceptions :
    • Toutes dettes qui sont manifestement excessives au regard du train de vie du mĂ©nage, qui sont inutiles, conclus par un tiers de mauvaise foi
    • Les achats conclus Ă  tempĂ©rament ne sont pas soumis Ă  solidaritĂ© (crĂ©dit),
    • La solidaritĂ© est exclue pour les emprunts, sauf pour des emprunts portant sur de modestes sommes, correspondant aux besoins de la vie courante mais toujours Ă  condition que la pluralitĂ© d’emprunt ne soit pas manifestement excessive au regard du train de vie du mĂ©nage.
  • Cependant demeurent encore une fois les rĂšgles du rĂ©gime primaire c’est-Ă -dire que toute dette relative Ă  l’entretien du mĂ©nage et Ă  l’éducation des enfants sont des dettes communes et obligent solidairement les Ă©poux.

À retenir

La solidaritĂ© des Ă©poux s’applique aux dettes liĂ©es Ă  l’entretien du mĂ©nage et Ă  l’éducation des enfants, mais exclut les dettes excessives, inutiles, de mauvaise foi, ainsi que certains emprunts importants et achats Ă  tempĂ©rament.

10. Liquidation de la communauté : partage des biens et clauses particuliÚres

Notions clés & Définitions

  • Civil : Domaine du droit qui rĂ©git les relations entre les personnes, notamment en matiĂšre de mariage et de rĂ©gimes matrimoniaux.
  • La communautĂ© universelle : RĂ©gime matrimonial dans lequel tous les biens prĂ©sents et Ă  venir des Ă©poux sont mis en commun, quelle que soit leur origine ou date d’acquisition, Ă  l’exception des biens propres dĂ©finis par la loi.
  • La participation aux acquĂȘts : RĂ©gime matrimonial oĂč chaque Ă©poux conserve la propriĂ©tĂ© de ses biens propres, mais partage les enrichissements rĂ©alisĂ©s durant le mariage lors de la liquidation du rĂ©gime.
  • Liquidation de communautĂ© : Les biens communs sont partagĂ©s Ă  parts Ă©gales, sauf que trĂšs souvent, il existe une clause d’attribution intĂ©grale au survivant dans le contrat de communautĂ© universelle.

Points essentiels

  • La liquidation de la communautĂ© intervient Ă  la dissolution du mariage ou du rĂ©gime matrimonial, et les biens communs sont en principe partagĂ©s Ă  parts Ă©gales.
  • La clause d’attribution intĂ©grale au survivant permet Ă  un Ă©poux de recevoir l’intĂ©gralitĂ© du patrimoine commun, de façon irrĂ©vocable.
  • Les clauses particuliĂšres, comme l’attribution intĂ©grale, modifient la rĂ©partition des biens lors de la liquidation, contrairement Ă  la donation aux derniers vivants.
  • L’article 1497 du Code civil leur permet d’organiser la communautĂ© lĂ©gale Ă  partir de clauses et de conventions (clause de prĂ©ciput par exemple) À noter : Cette libertĂ© d’organisation du rĂ©gime matrimonial ne peut soustraire les Ă©poux au rĂ©gime impĂ©ratif, dit le rĂ©gime primaire et aux obligations imposĂ©es par celui-ci au travers des articles 212 Ă  225 du Code civil.
  • 1 LA COMPOSITION DE LA MASSE COMMUNE L’actif commun Dans le rĂ©gime de communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, l’actif commun se compose de deux catĂ©gories de biens : les acquĂȘts, c’est-Ă -dire des biens qui ont Ă©tĂ© acquis Ă  titre onĂ©reux par les Ă©poux pendant la durĂ©e du mariage, et les autres biens communs par la nature ou par un mĂ©canisme juridique.

À retenir

La liquidation de la communauté intervient à la dissolution du mariage ou du régime matrimonial, et les biens communs sont en principe partagés à parts égales.

11. Calcul des créances de participation et évaluation du patrimoine dans le régime matrimonial

Notions clés & Définitions

  • Patrimoine originaire : Les biens possĂ©dĂ©s par un Ă©poux au jour du mariage, Ă©valuĂ©s Ă  leur valeur d’entrĂ©e ou, en cas d’aliĂ©nation, Ă  leur valeur au jour de cette aliĂ©nation, qui restent propres sauf disposition contraire.

Points essentiels

  • La crĂ©ance de participation est calculĂ©e en soustrayant la valeur du patrimoine originaire de celle du patrimoine final pour chaque Ă©poux.
  • Le patrimoine originaire est Ă©valuĂ© Ă  la date du mariage, en tenant compte de la valeur au jour de l’acquisition ou de la succession, et si un bien a Ă©tĂ© aliĂ©nĂ©, sa valeur au jour de l’aliĂ©nation est retenue.
  • Le patrimoine final est Ă©valuĂ© au moment de la liquidation, en intĂ©grant la valeur des biens au jour de cette liquidation.
  • Si un bien originaire a Ă©tĂ© aliĂ©nĂ©, sa valeur retenue pour le calcul de la crĂ©ance est celle au jour de l’aliĂ©nation, ou celle du bien subrogĂ© si applicable.
  • On le fait en faisant la diffĂ©rence entre le patrimoine final et le patrimoine originaire, en tenant compte de l’actif et du passif de chaque masse.
  • Si un bien originaire ne se retrouve pas en nature dans le patrimoine pour cause d’aliĂ©nation, c’est sa valeur au jour de l’aliĂ©nation qui est retenue.

À retenir

La créance de participation est calculée en soustrayant la valeur du patrimoine originaire de celle du patrimoine final pour chaque époux.

12. ReprĂ©sentation judiciaire et autorisation d’agir pour un Ă©poux dans la gestion des biens

Notions clés & Définitions

  • À noter : Une remarque importante souligne que le rĂ©gime primaire d’ordre public, prĂ©vu aux articles 220 et suivants du Code civil, peut recouper les dispositions relatives Ă  la gestion des biens des Ă©poux, notamment dans les rĂ©gimes sĂ©paratistes.
  • ReprĂ©sentation judiciaire : PrĂ©vue par l’article 219 du code civil al.1.

Points essentiels

  • En cas de protection juridique, un Ă©poux peut ĂȘtre reprĂ©sentĂ© judiciairement pour la gestion de ses biens, notamment par la nomination d’un administrateur des biens par le juge.
  • Le juge peut limiter l’autre Ă©poux Ă  la nue-propriĂ©tĂ© des biens de l’époux protĂ©gĂ©, notamment en cas de patrimoine compliquĂ© Ă  gĂ©rer.
  • L’article 1426 du Code civil sanctionne la fraude dans la gestion des biens, notamment en cas de dĂ©tournement ou de gestion abusive par un Ă©poux ou son reprĂ©sentant.
  • En effet l’article donne un pouvoir plus TOME 1 La gestion des biens communs Les pouvoirs concurrents Dans le rĂ©gime lĂ©gal de la communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts, et conformĂ©ment Ă  l’article 1421 du Code civil, les Ă©poux ont le pouvoir d’administrer et de disposer seuls des biens de la communautĂ©.
  • 89 2
  • LES UNIONS SAVOIRS ASSOCIÉS - TOME 1 Dans ce cas, sur requĂȘte du demandeur ou, devant un patrimoine compliquĂ© Ă  gĂ©rer, le juge peut nommer un administrateur des biens.

À retenir

Les mĂ©canismes de protection et de reprĂ©sentation judiciaire garantissent une gestion sĂ©curisĂ©e des biens des Ă©poux, en permettant la nomination d’un administrateur ou l’obtention d’autorisations judiciaires adaptĂ©es aux situations de protection ou de complexitĂ© patrimoniale.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2013Loi du 17 mai 2013 sur le mariage
1394Article 1394 du Code civil sur la rédaction de l'acte de mariage
1395Article 1395 du Code civil sur la validité du contrat de mariage
1088Mention du sexe lors de la publication des bans
1433Dispenses d'ùge accordées par le procureur de la république
1981Consentement des majeurs protégés pour mariage sous curatelle ou tutelle

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des conditions de fond du mariage

ConditionObligation légaleExceptions
SexeMention obligatoire lors de la publication des bansAucune
ÂgeLĂ©gal, sauf dispenses pour motif graveDispenses possibles pour grossesse
ConsentementLibre et éclairéConsentement des majeurs protégés requis
Absence de violenceCondition essentielleAucune exception spécifique

Gestion des biens dans le rĂ©gime de communautĂ© rĂ©duite aux acquĂȘts

Type de biensBiens propresBiens communs
OrigineBiens avant mariage ou acquis à titre gratuitBiens acquis pendant le mariage à titre onéreux
FruitsBiens propres, sauf exceptionFruits des biens propres peuvent devenir communs si utilisés pour la communauté
GestionLiberté de disposer sauf protections spécifiquesGestion conjointe pour les actes d'administration courants
ResponsabilitéDettes propres sauf si liées à la communautéDettes communes engagent la communauté

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre nullité absolue et nullité relative du mariage.
  2. Mauvaise interprĂ©tation des empĂȘchements dirimants et prohibiteurs.
  3. Erreur sur la nature des biens propres et communs.
  4. Confusion entre actes d'administration et actes de disposition.
  5. Oublier la nécessité du consentement éclairé pour les majeurs protégés.
  6. Mauvaise compréhension de la solidarité pour les dettes.
  7. Erreur sur la représentation judiciaire et la nomination d'un administrateur.

Checklist Examen

  1. Vérifier la conformité du contrat de mariage avec les articles 1394 et 1395.
  2. Confirmer que le sexe et l'ùge des époux sont mentionnés lors de la publication des bans.
  3. S'assurer du consentement libre et éclairé des majeurs protégés.
  4. Identifier clairement les biens propres et communs dans le régime matrimonial.
  5. Vérifier la gestion des biens communs et la nécessité du consentement pour les actes de disposition.
  6. Analyser la responsabilité des époux pour les dettes personnelles et communes.
  7. Vérifier la procédure de liquidation de la communauté et le partage des biens.
  8. ContrÎler le calcul des créances de participation et l'évaluation du patrimoine.
  9. Vérifier la représentation judiciaire et les autorisations d'agir pour la gestion des biens.
  10. S'assurer de la compréhension des mécanismes de récompense en cas d'emploi de biens propres.
  11. Vérifier la conformité des actes de gestion avec la législation en vigueur.
  12. S'assurer de la connaissance des sanctions en cas de fraude ou gestion abusive.

Test your knowledge

Test your knowledge on Les Fondements Juridiques du Mariage en France with 8 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quelle affirmation correspond au sujet « Définition et nature juridique du mariage en droit français » ?

2. Selon l'article 1394 du code civil, comment doivent ĂȘtre rĂ©digĂ©es toutes les conventions matrimoniales en droit français ?

Take the quiz →

Review with flashcards

Memorize the key concepts of Les Fondements Juridiques du Mariage en France with 9 interactive flashcards.

Mariage — dĂ©finition ?

Union juridique solennelle entre deux personnes.

Mariage — dĂ©finition?

Acte juridique solennel avec conséquences légales.

Fiançailles — valeur ?

Engagement moral avec conséquences juridiques limitées.

See flashcards →

Similar courses

Create your own revision sheets

Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.

Sheet generator