Ficha de revisão: Droit de la famille - Livre 1 - Titre 3 - Chapitre 1 - section 3

📋 Plan du Cours

  1. Effets du divorce & rapports personnels
  2. Disolution mariage & fin liens
  3. Perte devoirs & obligations
  4. Maintien lien d'alliance & empêchement
  5. Répartition biens & régime matrimonial
  6. Sort des donations & biens présents
  7. Logement familial & attribution
  8. Dommages-intérêts & faute
  9. Prestation compensatoire & modalités
  10. Obligation alimentaire & enfants

📖 1. Effets du divorce & rapports personnels

🔑 Notions clés & Définitions

  • Divorce altère : Dissolution du mariage sans laisser de relations personnelles ou patrimoniales entre époux et enfants, selon la décision du JAF.
  • Divorce laisse subsister : Dissolution du mariage tout en maintenant certains liens personnels ou patrimoniaux, selon la nature de la décision ou de la convention.
  • Effets personnels du mariage : Obligations, devoirs, immunités, nom, nationalité, et liens d’alliance qui peuvent perdurer après le divorce.
  • Nom d’usage : Nom porté par un époux à titre d’usage pendant le mariage, pouvant être conservé ou perdu selon la décision de divorce.
  • Régime matrimonial : Contrat ou régime légal (communauté réduite aux acquêts) qui détermine la répartition des biens en cas de divorce.
  • Prestation compensatoire : Somme versée pour compenser la disparité de niveau de vie après le divorce, sous forme de capital ou de rente.

📝 Points essentiels

  • La dissolution du mariage met fin aux devoirs et obligations du mariage, notamment le devoir de fidélité, d’assistance, et la présomption de paternité.
  • Certains effets personnels subsistent : lien d’alliance (interdiction de remariage avec ex-belle-mère ou ex-belle-fille), émancipation, nationalité.
  • La perte du nom d’usage se produit automatiquement à la suite du divorce, sauf autorisation spéciale (ex-autorisation du conjoint ou judiciaire).
  • La répartition des biens dépend du régime matrimonial choisi ou, à défaut, du régime légal (communauté réduite aux acquêts).
  • Les biens issus d’avantages matrimoniaux ou donations peuvent être maintenus ou révoqués selon leur nature et la volonté des parties.
  • Le logement familial peut être attribué à l’un ou l’autre époux, avec possibilité de bail forcé ou compensation financière.
  • La réparation du préjudice peut prendre la forme de dommages-intérêts ou de prestation compensatoire, selon la gravité de la faute ou la disparité de vie.
  • La prestation compensatoire est fixée en fonction des ressources et besoins, versée sous forme de capital ou de rente, avec garanties de paiement possibles.

💡 À retenir

Le divorce entraîne la dissolution du mariage tout en laissant parfois subsister certains liens personnels et patrimoniaux, dont la gestion est encadrée par des règles précises pour préserver l’équilibre des parties.

📖 2. Dissolution mariage & fin liens

🔑 Notions clés & Définitions

  • Divorce : Acte juridique qui met fin au mariage, entraînant la dissolution des liens personnels et patrimoniaux entre époux.
  • Liens personnels : Obligations et devoirs issus du mariage, tels que le devoir de fidélité, d'assistance, de secours, et le nom d'usage.
  • Liens patrimoniaux : Régime matrimonial, partage des biens, donations, et droits liés au patrimoine des époux.
  • Effets du divorce : Disparition des devoirs conjugaux, perte de la présomption de paternité, fin de l'alliance, et répartition des biens.
  • Prestation compensatoire : Somme versée pour compenser la disparité de niveau de vie après le divorce.
  • Dommages et intérêts : Indemnités accordées en réparation d’un préjudice causé par la faute de l’un des époux lors du divorce.

📝 Points essentiels

  • Conséquences du divorce :
    • Dissolution du mariage à la date de la décision ou de l’enregistrement.
    • Fin des devoirs conjugaux, sauf exceptions (lien d’alliance, émancipation, nationalité).
    • Perte de la présomption de paternité pour les enfants conçus après le divorce.
    • La cessation de l’usage du nom d’usage de l’ex-conjoint, sauf autorisation judiciaire ou consentement de l’ancien conjoint.
    • Répartition des biens selon le régime matrimonial ou des dispositions particulières (donations, avantages matrimoniaux).
    • Attribution du logement familial : en propriété, en location ou bail forcé, en fonction de la situation.
  • Effets patrimoniaux :
    • La répartition des biens se fait selon le régime matrimonial ou par accord homologué.
    • Les donations entre époux peuvent être révoquées en cas de divorce.
    • La prestation compensatoire vise à équilibrer le niveau de vie.
  • Dommages et intérêts :
    • Sur le fondement de l’article 266 CC : en cas de faute exclusive, préjudice matériel ou moral.
    • Sur le fondement de l’article 1240 CC : faute du conjoint, préjudice, lien de causalité.
  • Prestation compensatoire :
    • Peut prendre la forme d’un capital ou d’une rente.
    • Fixée selon les besoins et ressources, sans barème précis.
    • La forme (capital ou rente) dépend de la situation du débiteur et de l’accord des parties.
    • Garantie de paiement : hypothèque, garanties financières ou autres mesures.

💡 À retenir

Le divorce entraîne la dissolution des liens personnels et patrimoniaux, avec des effets spécifiques sur le nom, le logement, et les biens, tout en permettant des compensations financières pour équilibrer les conditions de vie des époux après la séparation.

📖 3. Perte devoirs & obligations

🔑 Notions clés & Définitions

  • Divorce : Acte juridique qui dissout le mariage, mettant fin aux liens personnels et patrimoniaux entre époux (art 227 CC).
  • Devoirs et obligations du mariage : Engagements légaux et moraux entre époux, tels que la fidélité, l’assistance, la contribution aux charges du mariage.
  • Effets personnels du divorce : Suppression des devoirs conjugaux, notamment le nom d’usage, le droit à l’héritage, et la capacité à se remarier.
  • Effets patrimoniaux du divorce : Répartition des biens, liquidation du régime matrimonial, et éventuelles réparations financières.
  • Prestation compensatoire : Somme versée pour compenser la disparité de niveau de vie après le divorce (art 270 CC).
  • Perte du devoir de nom d’usage : Fin de l’usage du nom de l’ex-conjoint suite au divorce, sauf exceptions (art 264 CC).

📝 Points essentiels

  • La dissolution du mariage par divorce met fin aux devoirs personnels, sauf certains effets personnels subsistants (lien d’alliance, émancipation, nationalité).
  • La perte du nom d’usage se produit automatiquement lors du divorce, sauf autorisation judiciaire ou consentement de l’ancien conjoint.
  • La répartition des biens dépend du régime matrimonial : communauté réduite aux acquêts ou autres régimes spécifiques.
  • Certains biens, comme ceux issus d’un avantage matrimonial ou donation entre époux, ont des règles particulières en cas de divorce.
  • Le logement de famille peut faire l’objet d’attribution préférentielle ou de bail forcé selon la propriété ou la location.
  • La réparation du préjudice peut prendre la forme de dommages-intérêts (art 266 et 1240 CC) ou de prestation compensatoire.
  • La prestation compensatoire vise à équilibrer les conditions de vie après le divorce, sous forme de capital ou de rente, avec garanties de paiement.

💡 À retenir

Le divorce dissout le mariage en supprimant les devoirs et obligations, tout en laissant subsister certains effets personnels et patrimoniaux, avec des mécanismes spécifiques pour la répartition des biens et la réparation du préjudice.

📖 4. Maintien lien d'alliance & empêchement

🔑 Notions clés & Définitions

  • Lien d’alliance : Interdiction légale pour un ex-époux de se remarier avec certains proches du conjoint décédé, notamment l’ex-belle-mère ou l’ex-belle-fille, même après divorce (art 262 CC).
  • Empêchement à mariage : Situation où le divorce laisse subsister une interdiction de se marier avec une personne spécifique, notamment en raison du lien d’alliance.
  • Emancipation : Statut juridique d’un mineur marié, qui acquiert la capacité d’un adulte, et dont le divorce ne remet pas en cause cette émancipation.
  • Nationalité : La perte ou le maintien de la nationalité française après divorce, notamment si le mariage avait permis à un étranger d’acquérir la nationalité française.
  • Port du nom : Usage du nom de l’ex-conjoint à titre d’usage, qui peut perdurer après divorce sous conditions (art 225-1 CC).
  • Nom d’usage : Nom porté par un époux pendant le mariage, pouvant continuer après divorce sous autorisation ou décision judiciaire (art 264 CC).

📝 Points essentiels

  • Lien d’alliance et empêchement à mariage : Le divorce ne dissout pas automatiquement le lien d’alliance, qui continue d’interdire certains remariages. La levée de cet empêchement nécessite une décision spécifique, souvent du juge ou du PDR (président du tribunal de grande instance).
  • Emancipation : Reste acquise même après divorce, permettant au mineur émancipé de jouir des droits d’un adulte.
  • Nationalité : Le divorce ne supprime pas la nationalité française acquise par mariage, sauf si une démarche spécifique est engagée.
  • Port du nom : L’usage du nom d’usage ou d’un nom porté à titre d’usage peut continuer après divorce, sous réserve d’autorisation ou de décision judiciaire, sauf si le divorce prévoit la perte automatique (art 264 CC).
  • Maintien du lien patrimonial : Le divorce ne remet pas en cause certains liens patrimoniaux ou personnels, notamment la nationalité ou l’émancipation, sauf dispositions contraires.
  • Effet sur le logement : La propriété ou la location du logement familial peut continuer indépendamment du divorce, avec attribution préférentielle ou bail forcé selon la situation.

💡 À retenir

Le divorce ne dissout pas toujours tous les liens personnels et patrimoniaux, notamment le lien d’alliance et certains droits liés au nom ou à la nationalité, qui peuvent subsister ou nécessiter une action spécifique pour être levés ou modifiés.

📖 5. Répartition biens & régime matrimonial

🔑 Notions clés & Définitions

  • Régime matrimonial : Ensemble des règles qui organisent la gestion et la répartition des biens entre époux, choisi par contrat ou fixé par la loi en l’absence de contrat.
  • Communauté réduite aux acquêts : Régime légal en France, où les biens acquis pendant le mariage (acquêts) sont communs, tandis que les biens personnels restent propres à chaque époux.
  • Biens propres : Biens appartenant à un seul époux, issus de la propriété personnelle, donation ou héritage, ou acquis avant le mariage.
  • Biens communs : Biens acquis par les époux pendant le mariage, soumis à la communauté.
  • Donation entre époux : Contrat par lequel un époux transmet des biens à l’autre à titre gratuit, pouvant être révocable en cas de divorce.
  • Prestation compensatoire : Somme versée par l’un des époux à l’autre pour compenser la disparité de niveau de vie créée par le divorce.

📝 Points essentiels

  • La répartition des biens dépend du régime matrimonial choisi ou de la loi si aucun contrat n’est établi (communauté réduite aux acquêts par défaut).
  • La disposition des biens en cas de divorce varie selon leur nature : biens issus d’avantages matrimoniaux, donations, ou logement familial.
  • La donation entre époux peut être révoquée en cas de divorce si elle concerne des biens présents ou à venir, sauf si elle a été réalisée dans un but successoral.
  • Le logement de famille peut faire l’objet d’une attribution préférentielle lors du divorce, selon la propriété ou la location, avec possibilité de versement d’une soulte.
  • La réparation financière peut prendre la forme de dommages-intérêts ou de prestation compensatoire, selon la gravité du préjudice ou la disparité de vie.
  • La prestation compensatoire est fixée selon les besoins et ressources des époux, sous forme de capital ou de rente, avec garanties de paiement possibles.

💡 À retenir

La répartition des biens et le régime matrimonial déterminent la gestion patrimoniale des époux, influençant directement leurs droits et obligations lors du divorce, avec des règles spécifiques pour chaque type de bien ou avantage matrimonial.

📖 6. Sort des donations & biens présents

🔑 Notions clés & Définitions

  • Donation entre époux : Contrat par lequel un époux transmet à l’autre un bien à titre gratuit, pouvant être de biens présents ou à venir. Elle peut être révocable ou irrévocable selon la nature et la date d’effet.
  • Biens présents : Biens qui existent au moment de la donation ou du divorce. Leur sort dépend de leur nature (immédiat ou différé) et du régime matrimonial.
  • Biens à venir : Biens que le donateur prévoit de transmettre à son décès, souvent sous forme de donation avec réserve d’usufruit ou de nue-propriété, révocable en cas de divorce.
  • Logement de famille : Bien immobilier destiné à l’habitation principale du couple, dont le sort est régulé par le CC en cas de divorce (attribution préférentielle, compensation financière).
  • Prestation compensatoire : Somme versée pour compenser la disparité de niveau de vie entre époux après divorce, pouvant prendre la forme d’un capital ou d’une rente.
  • Droits sur le nom et le logement : Maintien ou suppression des droits liés au nom d’usage ou au bail du logement familial après divorce.

📝 Points essentiels

  • Sort des donations : Les donations de biens présents peuvent être irrévocables si elles ont effet immédiat, ou révocables si elles ont effet différé (à la dissolution du mariage). Les biens à venir sont toujours révocables en cas de divorce.
  • Biens issus d’avantages matrimoniaux : Maintenus ou révoqués selon leur nature (effet pendant ou à la dissolution du mariage). La clause de partage inégal est révoquée en cas de divorce sauf volonté contraire.
  • Logement de famille : En cas de divorce, le juge peut attribuer le logement en propriété ou en bail, avec compensation financière si nécessaire. La garde des enfants influence souvent cette attribution.
  • Réparations et compensations financières : Incluent dommages et intérêts pour faute ou préjudice moral, et prestation compensatoire pour maintenir le niveau de vie.
  • Droits liés au nom : L’usage du nom de l’ex-conjoint est supprimé par le divorce, sauf autorisation judiciaire ou consentement de l’ancien conjoint.
  • Effets patrimoniaux : La répartition des biens dépend du régime matrimonial (communauté réduite aux acquêts ou autres). Les biens issus d’un avantage matrimonial ou d’une donation sont soumis à des règles spécifiques.

💡 À retenir

Le sort des biens présents et des donations entre époux après divorce dépend de leur nature, de leur date d’effet, et du régime matrimonial ; en général, les donations à venir sont révocables, tandis que celles de biens présents peuvent être maintenues ou annulées selon leur effet et leur clause. Le logement familial et la prestation compensatoire jouent un rôle clé dans la répartition patrimoniale et la réparation des disparités après divorce.

📖 7. Logement familial & attribution

🔑 Notions clés & Définitions

  • Logement de famille : Logement principal destiné à la vie de famille, souvent protégé par des règles spécifiques lors du divorce pour préserver la stabilité du foyer.
  • Attribution du logement : Décision judiciaire ou conventionnelle qui détermine quel époux ou conjoint peut rester dans le logement familial après le divorce.
  • Droit au bail : Contrat de location qui lie un locataire au propriétaire, pouvant faire l'objet d'une attribution préférentielle en cas de divorce.
  • Compensation financière : Somme versée pour compenser la perte ou la jouissance du logement ou pour équilibrer les situations patrimoniales.
  • Bail forcé : Contrat de location imposé par le juge à l’un des époux lorsque seul l’un est propriétaire, notamment en cas de garde d’enfants.
  • Soulte : Somme d’argent versée pour équilibrer la répartition des biens ou pour compenser la valeur du logement attribué.

📝 Points essentiels

  • Lors d’un divorce, le logement familial peut être attribué à l’un des époux selon plusieurs critères : propriété, location, intérêt familial, garde des enfants.
  • En cas de location, le juge peut attribuer le droit au bail à l’un des époux, en tenant compte des intérêts sociaux et familiaux, avec possibilité de bail forcé si des enfants mineurs sont en jeu.
  • Si le logement est en propriété, le juge peut attribuer la propriété ou imposer une compensation financière (soulte).
  • La répartition patrimoniale peut inclure des réparations ou compensations financières, notamment via une prestation compensatoire ou des dommages-intérêts en cas de faute.
  • La prestation compensatoire peut prendre la forme d’un capital, d’une rente ou d’une attribution en propriété, avec des modalités de paiement échelonné ou immédiat.
  • La garantie du paiement peut être assurée par une hypothèque ou une mise en place de garanties financières par le juge.

💡 À retenir

L’attribution du logement familial lors du divorce vise à préserver la stabilité de la vie familiale, en tenant compte des intérêts sociaux, familiaux et patrimoniaux, tout en permettant une réparation financière adaptée aux circonstances.

📖 8. Dommages-intérêts & faute

🔑 Notions clés & Définitions

  • Dommages-intérêts : Somme d'argent versée en réparation d'un préjudice subi, visant à compenser une faute ou un préjudice moral ou matériel.
  • Faute : Comportement illicite ou négligent d'une personne, ayant causé un dommage à autrui, engageant sa responsabilité civile.
  • Responsabilité civile : Obligation de réparer le dommage causé à autrui, qu'il soit contractuel ou délictuelle.
  • Préjudice : Conséquence négative subie par une personne, pouvant être matériel, moral ou corporel.
  • Lien de causalité : Rapport direct entre la faute commise et le dommage subi, nécessaire pour engager la responsabilité.
  • Responsabilité délictuelle : Responsabilité engagée en dehors de tout contrat, pour faute ou négligence.

📝 Points essentiels

  • La responsabilité civile peut être engagée en cas de faute, qui doit être prouvée par la victime.
  • La faute peut résulter d'une violation d'une obligation légale ou contractuelle, ou d'une négligence.
  • La jurisprudence précise que la faute doit être la cause directe du dommage pour ouvrir droit à réparation.
  • Les dommages-intérêts peuvent couvrir le préjudice matériel, moral ou corporel, selon la nature du dommage.
  • La réparation doit être intégrale, visant à remettre la victime dans la situation antérieure à la faute.
  • La responsabilité peut être engagée même en l'absence de faute dans certains cas (responsabilité du fait des choses ou du fait d'autrui).
  • La jurisprudence insiste sur la nécessité d'établir un lien de causalité certain entre la faute et le dommage pour obtenir réparation.
  • La demande en dommages-intérêts doit être formulée dans le cadre de l'action principale ou en demande reconventionnelle.

💡 À retenir

La responsabilité pour faute constitue le fondement principal des dommages-intérêts en droit civil, nécessitant la preuve d'une faute, d'un préjudice et d'un lien de causalité, afin d'assurer une réparation intégrale du préjudice subi.

📖 9. Prestation compensatoire & modalités

🔑 Notions clés & Définitions

  • Prestation compensatoire : somme versée par l’un des époux à l’autre pour compenser la disparité de niveau de vie créée par le divorce, visant à équilibrer les conditions de vie des ex-conjoints.
  • Modalités de paiement : formes sous lesquelles la prestation est versée, notamment en capital, en rente ou par attribution de biens.
  • Montant de la prestation : somme déterminée par le juge en fonction des ressources et besoins des époux, sans barème fixe.
  • Garantie de paiement : mesures assurant le versement de la prestation, telles que hypothèque ou garanties financières.
  • Exception de la rente : paiement sous forme de rente viagère ou temporaire, notamment en cas d’état de détresse de l’époux créancier.
  • Conditions d’éligibilité : critères pour bénéficier ou verser la prestation, notamment la baisse du niveau de vie ou la disparité économique post-divorce.

📝 Points essentiels

  • La prestation compensatoire vise à équilibrer la disparité de niveau de vie après divorce, en tenant compte des ressources et de la durée du mariage.
  • Elle peut prendre plusieurs formes : capital unique, attribution en propriété, droit d’usage ou de jouissance, ou rente (viagère ou temporaire).
  • La fixation du montant s’appuie sur les critères du CC (ressources, durée du mariage, âge, santé, patrimoine) sans barème précis, laissant une appréciation souveraine du juge.
  • La déclaration patrimoniale doit être sincère, sous peine de sanctions pénales, et peut faire l’objet d’un recours en cas de fraude.
  • La date d’évaluation du montant est généralement celle du jugement de divorce, sauf appel ou circonstances particulières.
  • La garantie de paiement peut être assurée par hypothèque ou autres sûretés, et le paiement peut être échelonné ou immédiat selon la situation.
  • La rente peut être accordée en cas d’état de détresse ou par accord entre époux, avec possibilité de fixation d’un terme ou d’une révision.
  • La loi prévoit des exceptions, notamment la possibilité de verser la prestation sous forme de rente si l’état de détresse de l’époux créancier le justifie.

💡 À retenir

La prestation compensatoire est un mécanisme flexible destiné à assurer l’équilibre économique entre époux après divorce, dont le montant et la forme sont déterminés souverainement par le juge en fonction des ressources et besoins de chacun.

📖 10. Obligation alimentaire & enfants

🔑 Notions clés & Définitions

  • Obligation alimentaire : devoir légal ou moral de fournir à un proche (enfants, ascendants, etc.) le nécessaire pour vivre (nourriture, logement, vêtements, etc.).
  • Enfants : mineurs ou majeurs sous tutelle, bénéficiaires de l’obligation alimentaire.
  • Responsabilité parentale : ensemble des droits et devoirs des parents envers leurs enfants, notamment l’obligation alimentaire.
  • Conséquences du divorce : modifications des obligations et droits liés à l’obligation alimentaire après séparation ou divorce.
  • Prestation compensatoire : somme versée pour compenser la disparité de niveau de vie entre époux après divorce, pouvant inclure l’obligation alimentaire.
  • Notion de "point à retenir" : La responsabilité alimentaire envers les enfants est une obligation inaliénable, indépendante du mariage ou du divorce, visant à assurer leur subsistance.

📝 Points essentiels

  • Obligation alimentaire envers les enfants : elle est inconditionnelle et doit être respectée par les parents, même après divorce.
  • Critères de fixation : ressources des parents, besoins de l’enfant, mode de vie antérieur, capacité financière.
  • Relations après divorce : le divorce ne supprime pas l’obligation alimentaire ; il peut en modifier la forme (ex : pension alimentaire).
  • Pension alimentaire : somme versée périodiquement par un parent à l’autre ou à l’enfant, pour couvrir ses besoins.
  • Obligation alimentaire des grands enfants : ils peuvent continuer à bénéficier de l’obligation si leur situation le nécessite (études, incapacité).
  • Recouvrement : possibilité pour le créancier d’engager une procédure judiciaire pour obtenir le paiement de la pension alimentaire.
  • Critère de nécessité : l’obligation alimentaire doit couvrir uniquement les besoins essentiels, proportionnels aux ressources du débiteur.
  • Point à retenir : L’obligation alimentaire envers les enfants est une obligation fondamentale, qui subsiste indépendamment du mariage ou du divorce, et vise à garantir leur bien-être.

💡 À retenir

L’obligation alimentaire envers les enfants est une responsabilité inaliénable et prioritaire, assurant leur subsistance et leur développement, même en cas de séparation ou de divorce.

📊 Tableaux de Synthèse

ThèmeEffets principauxParticularitésRégime juridique
Effets du divorce & rapports personnelsDissolution du mariage, fin des devoirs conjugaux, maintien de certains liens (nom, alliance, nationalité)Subsistance du lien d’alliance, nom d’usage, nationalitéArt 229 et suivants CC, règles spécifiques selon type de divorce
Dissolution mariage & fin liensFin des devoirs, perte de présomption de paternité, répartition des biensAttribution logement, réparation du préjudiceArt 229-231 CC, régime matrimonial, conventions homologuées
Perte devoirs & obligationsSuppression des devoirs conjugaux, nom d’usage, droits successorauxMaintien ou révocation donations, obligations alimentairesArt 264-266 CC, articles spécifiques sur obligations
Maintien lien d’alliance & empêchementInterdiction de remariage avec certains proches, maintien du lien d’allianceEffets post-divorce, port du nom, nationalitéArt 262 CC, règles sur empêchements matrimoniaux

⚠️ Pièges & Confusions Fréquentes

  1. Confondre la dissolution du mariage avec la fin des liens personnels et patrimoniaux.
  2. Croire que le nom d’usage se conserve automatiquement après divorce.
  3. Penser que le logement familial est toujours attribué à l’époux le plus démuni.
  4. Confondre la prestation compensatoire avec une indemnité de réparation pour faute.
  5. Oublier que le lien d’alliance interdit certains remariages même après divorce.
  6. Confondre la répartition des biens selon régime matrimonial et la révocation des donations.
  7. Croire que la perte de devoirs conjugaux entraîne la perte automatique de la nationalité.
  8. Ignorer que certains effets personnels subsistent malgré la dissolution du mariage.
  9. Confondre dommages-intérêts pour faute et la prestation compensatoire.
  10. Sous-estimer l’impact du divorce sur la capacité à se remariage ou à porter le nom.
  11. Croire que la répartition des biens est toujours automatique, sans accord ou jugement.
  12. Confondre empêchement d’un remariage avec la simple séparation civile.

✅ Checklist Examen

  1. Définir la différence entre divorce qui altère et divorce qui laisse subsister certains liens.
  2. Expliquer les effets personnels du mariage qui subsistent après divorce.
  3. Indiquer les règles concernant la perte du nom d’usage suite au divorce.
  4. Décrire la répartition des biens selon le régime matrimonial ou les conventions.
  5. Expliquer la nature et la fixation de la prestation compensatoire.
  6. Définir les effets du divorce sur le logement familial et ses modalités d’attribution.
  7. Identifier les conditions pour obtenir des dommages-intérêts en cas de faute lors du divorce.
  8. Décrire les modalités de fixation et de paiement de la prestation compensatoire.
  9. Expliquer l’impact du divorce sur l’obligation alimentaire envers les enfants.
  10. Identifier les effets du divorce sur le lien d’alliance et les empêchements à mariage.
  11. Définir la notion de lien d’alliance et ses implications après divorce.
  12. Vérifier la possibilité ou non de remariage avec certains proches après divorce.

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1. Qu'est-ce qu'un effet personnel du mariage qui peut subsister après un divorce ?

2. Quel est l'effet principal du divorce selon la définition de la 'dissolution du mariage' ?

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Effets du divorce — principaux ?

Fin des devoirs conjugaux, maintien de certains liens personnels.

Divorce — définition?

Dissolution du mariage par décision judiciaire.

Dissolution mariage — fin ?

Liens personnels et patrimoniaux entre époux.

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