Revision sheet: Introduction au droit commercial

Plan du Cours

  1. Définitions et historique du droit commercial
  2. Critùres et classification de l’achat pour revente comme acte de commerce
  3. Définition du commerçant et critÚres légaux
  4. Conditions d’accĂšs Ă  la qualitĂ© de commerçant et incompatibilitĂ©s
  5. Obligations légales et administratives du commerçant
  6. ModalitĂ©s d’exercice collectif du commerce et structures sociĂ©taires
  7. Composition et opérations sur le fonds de commerce
  8. Conditions et effets de la location-gérance du fonds de commerce
  9. Le bail commercial : formation, conditions et protection du locataire
  10. ModalitĂ©s d’exĂ©cution et renouvellement du bail commercial
  11. Organisation et compétence du tribunal de commerce
  12. L’arbitrage comme mode alternatif de rĂ©solution des litiges commerciaux

1. Définitions et historique du droit commercial

Notions clés & Définitions

  • Exemple : Pour faire la preuve d’un contrat de nantissement de fonds de commerce, il faut un Ă©crit.
  • Exemples :
    • La lettre de change doit comporter 8 mentions obligatoires.
  • RĂ©sumĂ© : L’acte mixte est un acte qui est Ă  la fois commercial pour une partie (le commerçant) et civil pour l’autre partie (le non-commerçant).
  • Droit commercial : Branche du droit privĂ© qui rĂ©git les rĂšgles relatives aux commerçants et aux actes de commerce, souvent qualifiĂ©e de droit des affaires, s'appliquant aux commerçants, actes de commerce et biens liĂ©s Ă  l'activitĂ© commerciale.

Points essentiels

  • Les tribunaux consulaires, créés en 1563, sont les ancĂȘtres des tribunaux de commerce actuels, composĂ©s uniquement de commerçants.
  • Le commerce dĂ©signe une activitĂ© visant Ă  Ă©changer, vendre ou acheter des biens ou services dans un but lucratif.
  • Le droit commercial s'applique aux commerçants, aux actes de commerce, et aux biens liĂ©s Ă  ces activitĂ©s, notamment par accessoire.

À retenir

Le droit commercial, branche du droit privé, régit les activités commerciales et les actes de commerce, avec une évolution historique marquée par la création des tribunaux consulaires en 1563, et se distingue par sa rapidité, sa simplicité et sa rigueur.

2. Critùres et classification de l’achat pour revente comme acte de commerce

Notions clés & Définitions

  • Les actes de commerce par la forme : Cette catĂ©gorie regroupe les actes qui sont commerciaux indĂ©pendamment de leur objet et de leur auteur.

Points essentiels

  • L’achat pour revente est l’activitĂ© commerciale par excellence nĂ©cessitant un achat prĂ©alable destinĂ© uniquement Ă  la revente.
  • Les opĂ©rations d’intermĂ©diaire consistent Ă  mettre en relation des personnes ou reprĂ©senter une partie, et sont des actes de commerce par nature.
  • Les activitĂ©s financiĂšres, incluant les opĂ©rations bancaires, sont des actes de commerce par nature en raison de leur importance.
  • Une agence immobiliĂšre rĂ©alisant des mises en relation effectue des actes de commerce, contrairement Ă  une agence de location immobiliĂšre qui exerce une activitĂ© civile.
  • Les actes de commerce par la forme DĂ©finition : Les actes de commerce par la forme sont ceux qui ont une nature commerciale indĂ©pendamment de leur objet (activitĂ© commerciale) ou des personnes qui les accomplissent (auteurs)→ peu importe si l’auteur de l’acte est commerçant ou non-commerçant.
  • (famille). Si l’entrepreneur ne paie pas, la caution paiera Ă  sa place et puisque le cautionnement porte ici sur une dette commerciale, il deviendra lui-mĂȘme un acte de commerce par accessoire SUBJECTIF et la caution sera donc soumise aux rĂšgles du droit commercial. o Tous les actes portant sur un fonds de commerce : lorsqu’une personne hĂ©rite d’un fonds de commerce et ne souhaite pas ou ne peut pas l’exploiter, elle peut choisir de le vendre. Bien que cette personne ne soit pas commerçante, la cession du fonds de commerce est considĂ©rĂ©e comme un acte de commerce par accessoire OBJECTIF car elle concerne un bien intrinsĂšquement liĂ© Ă  l’activitĂ© commerciale. Les actes mixtes : il existe une catĂ©gorie intermĂ©diaire entre les actes de commerce et les actes civils que l’on appelle les actes mixtes. Ce sont les actes qui sont formĂ©s entre un commerçant et un non-commerçant. L’acte mixte est donc un acte hybride dont la qualification varie selon le point de vue :
    • Pour le commerçant : c’est un acte de commerce auquel on appliquera les rĂšgles du droit commercial.
    • Pour le non-commerçant : c’est un acte de droit civil auquel on appliquera les rĂšgles du droit civil. RĂ©sumĂ© : l’acte mixte est un acte qui est Ă  la fois commercial pour une partie (le commerçant) et civil pour l’autre partie (le non-commerçant).

À retenir

L’achat pour revente est l’activitĂ© commerciale par excellence nĂ©cessitant un achat prĂ©alable destinĂ© uniquement Ă  la revente.

3. Définition du commerçant et critÚres légaux

Notions clés & Définitions

  • Exception : Un mineur Ă©mancipĂ© peut obtenir une autorisation spĂ©ciale du juge des tutelles ou du prĂ©sident du tribunal judiciaire pour exercer une activitĂ© commerciale (article L.
  • Sanctions : Si l’un de ces professionnels exerce une activitĂ© commerciale rĂ©guliĂšre, il risque des sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’à la radiation de son ordre professionnel.
  • Commerçant : Un professionnel indĂ©pendant qui exerce des actes de commerce de maniĂšre habituelle, caractĂ©risĂ© par la rĂ©pĂ©tition rĂ©guliĂšre d'actes commerciaux permettant de subvenir Ă  ses besoins.
  • CapacitĂ© commerciale : La capacitĂ© commerciale Principe gĂ©nĂ©ral : Tout acte juridique suppose que son auteur soit sain d’esprit (art.

Points essentiels

  • Le commerçant est un professionnel indĂ©pendant qui exerce des actes de commerce de maniĂšre habituelle, impliquant une pluralitĂ© d’actes rĂ©pĂ©tĂ©s.
  • La capacitĂ© commerciale requiert la capacitĂ© de jouissance et la capacitĂ© d’exercice, conditions lĂ©gales nĂ©cessaires pour exercer le commerce.
  • Les mineurs non Ă©mancipĂ©s sont juridiquement incapables d’ĂȘtre commerçants, sauf exception accordĂ©e aux mineurs Ă©mancipĂ©s sous autorisation judiciaire.
  • Le commerce prĂ©sente toutefois des risques, des dangers ce qui justifie l’exclusion de certaines personnes jugĂ©es vulnĂ©rables/inexpĂ©rimentĂ©es : Ø Les mineurs : En principe, un mineur non Ă©mancipĂ© ne peut ni ĂȘtre commerçant ni effectuer ou accomplir d’actes de commerce.

À retenir

Le commerçant est un professionnel indĂ©pendant qui exerce des actes de commerce de maniĂšre habituelle, impliquant une pluralitĂ© d’actes rĂ©pĂ©tĂ©s.

4. Conditions d’accĂšs Ă  la qualitĂ© de commerçant et incompatibilitĂ©s

Notions clés & Définitions

  • La sĂ©curitĂ© : L’ensemble des restrictions lĂ©gales visant Ă  protĂ©ger les parties et garantir la validitĂ© des actes commerciaux en assurant que seuls les individus pleinement capables juridiquement peuvent exercer le commerce.
  • Majeur sous sauvegarde de justice : ✅ Aucune restriction Ă  l’accomplissement d’un acte de commerce, sauf dĂ©cision contraire du juge.
  • Majeur sous tutelle : Le majeur sous tutelle ne peut JAMAIS ĂȘtre commerçant !

Points essentiels

  • L’accĂšs Ă  la qualitĂ© de commerçant exige une pleine capacitĂ© juridique, sans incompatibilitĂ©s lĂ©gales.
  • Les mineurs non Ă©mancipĂ©s sont exclus du commerce, sauf autorisation spĂ©ciale pour les mineurs Ă©mancipĂ©s.
  • Les majeurs sous tutelle sont interdits d’exercer le commerce, tandis que les majeurs sous curatelle peuvent exercer avec autorisation judiciaire.
  • Certaines situations juridiques, comme la tutelle ou la sauvegarde de justice, constituent des incompatibilitĂ©s ou interdictions d’accĂšs Ă  la qualitĂ© de commerçant.
  • Les conditions d’accĂšs L’exercice du commerce ou la qualitĂ© de commerçant suppose une pleine capacitĂ© juridique c’est-Ă -dire la capacitĂ© de jouissance (avoir des droits) et d’exercice (agir en justice et contracter valablement).
  • ‱ Majeur sous curatelle → ✅ Exercice du commerce possible avec autorisation du juge.

À retenir

L’accĂšs Ă  la qualitĂ© de commerçant exige une pleine capacitĂ© juridique, sans incompatibilitĂ©s lĂ©gales.

5. Obligations légales et administratives du commerçant

Notions clés & Définitions

  • La rigueur : Les actes de commerce sont encadrĂ©s et sanctionnĂ©s de maniĂšre plus stricte/sĂ©vĂšre que les actes civils.
  • Registre du commerce et des sociĂ©tĂ©s (RCS) : Registre lĂ©gal tenu par le greffe du Tribunal de commerce, destinĂ© Ă  assurer la publicitĂ© lĂ©gale, la sĂ©curitĂ© et la transparence des informations commerciales, complĂ©tĂ© par un registre national centralisĂ© gĂ©rĂ© par l'Institut national de la propriĂ©tĂ© industrielle (INPI).
  • Obligations comptables : Exigences imposĂ©es aux commerçants pour tenir une comptabilitĂ© rĂ©guliĂšre et conforme aux rĂšgles en vigueur, garantissant la fiabilitĂ© des informations financiĂšres.

Points essentiels

  • Le commerçant doit s’immatriculer au RCS pour assurer la transparence de son activitĂ©.
  • Le commerçant est soumis Ă  des obligations comptables strictes pour garantir la fiabilitĂ© des informations financiĂšres.
  • Le commerçant doit respecter les obligations fiscales liĂ©es Ă  son activitĂ© commerciale.
  • Le commerçant doit Ă©galement se conformer aux obligations sociales, notamment en matiĂšre de protection sociale des salariĂ©s.
  • ‱ Cette situation est risquĂ©e car, bien que l’individu rĂ©alise des actes de commerce, il ne bĂ©nĂ©ficie pas du statut juridique de commerçant ce qui peut engendrer des consĂ©quences lĂ©gales et fiscales importantes → il se verra appliquĂ© les artisanales peuvent Ă©voluer en activitĂ© commerciale notamment lorsqu'elles prennent de l'ampleur.

À retenir

Les responsabilitĂ©s administratives et lĂ©gales du commerçant, telles que l’immatriculation au RCS, les obligations comptables, fiscales et sociales, sont essentielles pour l’exercice du commerce.

6. ModalitĂ©s d’exercice collectif du commerce et structures sociĂ©taires

Notions clés & Définitions

  • Les biens communs : Ils regroupent tous les biens acquis par le couple aprĂšs le mariage.
  • La rapiditĂ© : CaractĂšre d’une procĂ©dure commerciale plus rapide et simplifiĂ©e que le droit civil, avec des dĂ©lais de prescription plus courts, notamment de 5 ans depuis 2008.
  • SociĂ©tĂ© commerciale : Être constituĂ©e par des statuts Ă©crits obligatoires.

Points essentiels

  • Le commerce peut s’exercer collectivement via des sociĂ©tĂ©s commerciales constituĂ©es par plusieurs associĂ©s.
  • Chaque associĂ© participe Ă  la gestion et aux bĂ©nĂ©fices selon les rĂšgles statutaires de la sociĂ©tĂ©.
  • Les modalitĂ©s d’exercice collectif sont encadrĂ©es par des rĂšgles spĂ©cifiques propres aux diffĂ©rentes formes de sociĂ©tĂ©s.

À retenir

L’exercice collectif du commerce est encadrĂ© par des structures sociĂ©taires qui permettent la mise en commun des ressources, la rĂ©partition des risques, et sont rĂ©gies par des rĂšgles spĂ©cifiques selon la forme de sociĂ©tĂ©.

7. Composition et opérations sur le fonds de commerce

Notions clés & Définitions

  • Fonds de commerce : Un bien meuble incorporel constituĂ© de l’ensemble des Ă©lĂ©ments corporels (matĂ©riel, marchandises) et incorporels (clientĂšle, droit au bail) rĂ©unis par un commerçant pour exercer son activitĂ© commerciale, conformĂ©ment aux articles L.141-2 et L.141-5 du Code de commerce.

Points essentiels

  • La vente du fonds de commerce doit porter sur l’intĂ©gralitĂ© du fonds et les parties doivent avoir la capacitĂ© commerciale pour conclure la vente.
  • Le prix de vente du fonds de commerce doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable, et toute dissimulation du prix est illĂ©gale.
  • Le commerçant peut retirer la valeur de son fonds de commerce soit par la vente, soit par la location-gĂ©rance, cette derniĂšre devant respecter des conditions essentielles comme l’existence d’une clientĂšle et la capacitĂ© du locataire-gĂ©rant.

À retenir

Il est essentiel de distinguer la composition du fonds de commerce, qui inclut des éléments corporels et incorporels, des opérations juridiques telles que la vente ou la location-gérance qui permettent au commerçant de retirer la valeur de ce fonds.

8. Conditions et effets de la location-gérance du fonds de commerce

Notions clés & Définitions

  • Fonds de commerce : Le commerçant peut retirer la valeur de son fonds de commerce de diffĂ©rentes maniĂšres.
  • Location-gĂ©rance : ! Le locataire-gĂ©rant a Ă©galement des obligations (
  • GĂ©rance-mandat : Intervenir Ă  tout moment.

Points essentiels

  • La location-gĂ©rance permet de dissocier la propriĂ©tĂ© du fonds de commerce de son exploitation par un tiers.
  • Le locataire-gĂ©rant doit exploiter le fonds avec une clientĂšle existante et payer une redevance souvent proportionnelle au chiffre d’affaires.
  • Le contrat peut ĂȘtre conclu Ă  l’oral ou Ă  l’écrit, sans formalitĂ©s imposĂ©es par le Code de commerce.
  • Le propriĂ©taire conserve la propriĂ©tĂ© du fonds et exerce un contrĂŽle via des normes et modalitĂ©s prĂ©vues dans le contrat.
  • La gĂ©rance-mandat est dĂ©finie comme le contrat par lequel le propriĂ©taire, appelĂ© mandant, confie Ă  une personne, le gĂ©rant mandataire, l’exploitation de son fonds de commerce tout en laissant Ă  ce dernier une pleine libertĂ© de gestion → toute latitude d’action/marge de manƓuvre.
  • I- La location gĂ©rance DĂ©finition : La location-gĂ©rance est un contrat qui permet de dissocier la propriĂ©tĂ© d’un fonds de commerce de son exploitation autrement dit de sĂ©parer la valeur vĂ©nale du fonds (sa valeur marchande) de sa valeur d’usage (son exploitation effective).

À retenir

La location-gérance permet de dissocier la propriété du fonds de commerce de son exploitation par un tiers.

9. Le bail commercial : formation, conditions et protection du locataire

Notions clés & Définitions

  • Le bail commercial : Contrat rĂ©glementĂ© par lequel un bailleur met un local commercial Ă  la disposition d’un locataire pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e, en Ă©change du paiement d’un loyer, permettant au locataire d’en jouir paisiblement.
  • DĂ©finition : Contrat par lequel un local commercial est louĂ© Ă  un locataire qui exerce une activitĂ© commerciale, bĂ©nĂ©ficiant d’un rĂ©gime strict et d’ordre public destinĂ© Ă  protĂ©ger le locataire.
  • Exceptions : La location d’immeubles Ă  usage civil, mĂȘme s’il s’agit d’un local commercial ou d’un logement meublĂ©, est un acte de nature civile et non un acte de commerce.

Points essentiels

  • Le bail commercial peut ĂȘtre conclu sans condition de forme, que ce soit par Ă©crit ou verbalement.
  • Seul le locataire doit avoir la qualitĂ© de commerçant ou exercer une activitĂ© commerciale pour bĂ©nĂ©ficier du bail commercial.
  • Le bail commercial protĂšge le locataire en lui garantissant notamment le droit au renouvellement du bail et une indemnitĂ© d’éviction en cas de refus injustifiĂ©.
  • La formation du bail commercial repose sur l’accord des parties et la qualitĂ© commerciale du locataire.
  • Chapitre 4 – Le bail commercial Le bail commercial est un Ă©lĂ©ment indispensable dans la vie du commerçant → c’est un contrat rĂ©glementĂ© de maniĂšre impĂ©rative afin de protĂ©ger le commerçant. DĂ©finition : le bail commercial est un contrat par lequel un bailleur s’engage Ă  mettre un local commercial Ă  la disposition d’un locataire afin que ce dernier en est la jouissance paisible pendant une certaine durĂ©e en contrepartie du paiement d’un loyer. Le bail commercial a Ă©tĂ© créé par opposition au bail prĂ©vu dans le code civil car ce dernier est inadaptĂ© : il est trop peu protecteur du locataire que ce soit en matiĂšre de fixation du loyer ou encore en matiĂšre de rĂ©siliation. Le bail commercial rĂ©pond Ă  un rĂ©gime stricte, trĂšs rĂ©glementĂ© et d’ordre public. Il donne lieu Ă  un statut appelĂ© statut des baux commerciaux. Ce statut est trĂšs favorable au locataire qui bĂ©nĂ©ficie du droit au renouvellement : le droit d’exiger le renouvellement du bail arrivĂ© Ă  son terme ou Ă  dĂ©faut d’obtenir une indemnitĂ© d’éviction. Cette indemnitĂ© correspond Ă  une somme d’argent trĂšs Ă©levĂ©e qui compense le prĂ©judice de l’acquĂ©reur qui sera contraint de dĂ©mĂ©nager, se rĂ©installer ailleurs. Le bail commercial a une durĂ©e lĂ©gale fixe de 9 ans → le locataire peut se projeter et envisager une activitĂ© commerciale Ă  long terme.
  • 👉 À l’issue de cette durĂ©e, si le locataire continue Ă  exploiter le mĂȘme fonds de commerce dans les mĂȘmes locaux, un bail commercial s’appliquera automatiquement.

À retenir

Le bail commercial se forme par l’accord des parties sans exigence de forme et offre une protection forte au locataire commerçant, notamment par le droit au renouvellement et Ă  une indemnitĂ© d’éviction.

10. ModalitĂ©s d’exĂ©cution et renouvellement du bail commercial

Notions clés & Définitions

  • ModalitĂ©s : Point clĂ© DĂ©tail Nature du droit La commune est une personne morale de droit public → situation temporaire DurĂ©e Elle dispose de 2 ans pour rĂ©trocĂ©der le bail Ă  un commerçant Si dĂ©lai expirĂ© Le cessionnaire initial redevient locataire Condition prĂ©alable Il fa
  • RĂ©gime juridique : Le rĂ©gime de la sous-location est soumis Ă  celui du Section 3.
  • Loyer du bail commercial : Le montant que le locataire doit verser au bailleur, librement nĂ©gociĂ© entre les parties, pouvant ĂȘtre fixĂ© forfaitairement ou comporter une part variable liĂ©e au chiffre d'affaires.
  • Renouvellement du bail commercial : Le renouvellement du bail commercial I.

Points essentiels

  • Le montant du loyer est librement fixĂ© selon la libertĂ© contractuelle.
  • Le droit au renouvellement est conditionnĂ© Ă  l’exploitation effective du fonds.
  • Le renouvellement protĂšge contre la non-reconduction abusive du bail.
  • Le traitement du loyer lors de l’exĂ©cution du bail comporte des rĂšgles spĂ©cifiques.
  • Le droit au bail constitue un Ă©lĂ©ment intĂ©grĂ© au fonds de commerce.
  • Le principe Le montant du loyer est rĂ©gi par le principe de libertĂ© contractuelle : il est donc librement nĂ©gociĂ© entre les parties.

À retenir

Les rĂšgles encadrant l’exĂ©cution et le renouvellement du bail assurent la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© de l’exploitation commerciale.

11. Organisation et compétence du tribunal de commerce

Notions clés & Définitions

  • Tribunal de commerce : Créé en 1563, c'est la plus ancienne juridiction spĂ©cialisĂ©e en matiĂšre commerciale, compĂ©tente pour les actes de commerce et les procĂ©dures collectives des commerçants et artisans.

Points essentiels

  • La procĂ©dure devant le tribunal de commerce est simplifiĂ©e, rapide et la reprĂ©sentation est allĂ©gĂ©e.
  • Le tribunal de commerce, créé en 1563, est la plus ancienne juridiction spĂ©cialisĂ©e en matiĂšre commerciale.

À retenir

Le tribunal de commerce se distingue par son organisation spécifique, ses juges commerçants, et sa procédure simplifiée, avec une compétence étendue en matiÚre commerciale.

12. L’arbitrage comme mode alternatif de rĂ©solution des litiges commerciaux

Notions clés & Définitions

  • ProcĂ©dure : Le crĂ©ancier assigne le dĂ©biteur le 26 mai 2014 lequel invoque une fin de non-recevoir (stratĂ©gie de dĂ©fense qui consiste non pas Ă  discuter sur le fond du litige puisqu’il n’y a pas le lieu de discuter sur le fonds) cĂ d la prescription de l’action du crĂ©ancie
  • Arbitres : = personnes rĂ©putĂ©es pour leur connaissances et compĂ©tences dans un domaine particulier ;
  • Arbitrage : La convention d’arbitrage prend la forme d’une clause compromissoire ou d’un compromis.

Points essentiels

  • L’arbitrage permet aux parties de faire trancher leur litige par une ou plusieurs personnes privĂ©es compĂ©tentes.
  • La dĂ©signation du tribunal arbitral doit ĂȘtre Ă©crite et les arbitres sont des personnes physiques.
  • L’arbitrage offre discrĂ©tion et expertise sectorielle, mais peut ĂȘtre onĂ©reux et prĂ©senter un risque de partialitĂ©.
  • La procĂ©dure arbitrale est un mode alternatif aux tribunaux Ă©tatiques pour rĂ©soudre les litiges commerciaux.
  • Section 1 – Le tribunal de commerce CrĂ©e par l’ordonnance de 1563, ce sont les plus vieux tribunaux qui existent. Le tribunal de commerce est la juridiction compĂ©tente en matiĂšre commerciale et dont la particularitĂ© essentielle est d’ĂȘtre composĂ©e de juges non professionnels qui sont eux-mĂȘmes commerçants. La deuxiĂšme particularitĂ© est que le tribunal fonctionne essentiellement grĂące au greffier lequel n’est pas un fonctionnaire mais un prof. libĂ©ral, un officier ministĂ©riel (comme un notaire). La procĂ©dure est + simple et + rapide que devant les tribunaux de droit commun et la reprĂ©sentation est simplifiĂ©e. La compĂ©tence du TC est aujourd’hui trĂšs Ă©largie (ex : les TIG entre artisans sont tranchĂ©s par le tribunal de commerce). Actuellement, une expĂ©rimentation a lieu visant Ă  moderniser le tribunal de commerce qui pourrait devenir le TAE (le Tribunal des ActivitĂ©s Économiques) Ăš Ă©largissement de compĂ©tence. Les juges sont des commerçants Ăš pas des juges comme les autres car pas de formation juridique requise, ils tirent leur lĂ©gitimitĂ© de l’élection. I. La compĂ©tence du tribunal de commerce A. La compĂ©tence matĂ©rielle Le TC est compĂ©tent pour trancher les litiges entre commerçants, entre artisans, entre Ă©tablissements de crĂ©dits, entre sociĂ©tĂ©s de financement ou entre eux Ăš art. L.721-3 du C. de com. Le TC rĂ©sout Ă©galement les litiges relatifs aux sociĂ©tĂ©s commerciales et ceux
  • Enfin, la reprĂ©sentation est libre cĂ d qu’il n’est pas obligatoire de se faire reprĂ©senter et Section 2 – L’arbitrage L’arbitrage est un moyen pour les parties Ă  un contrat de faire trancher leur litige par une ou plusieurs personnes privĂ©es.

À retenir

L’arbitrage constitue une alternative privĂ©e, experte et confidentielle aux procĂ©dures judiciaires classiques, permettant aux parties de choisir un mode de rĂšglement adaptĂ© Ă  leurs besoins.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1563Création des tribunaux consulaires
2008Délai de prescription raccourci à 5 ans
2014Modernisation du tribunal de commerce

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des structures de tribunal de commerce et arbitrage

AspectTribunal de commerceArbitrage
OrigineCréé en 1563Mode de résolution de litiges, privé et confidentiel
CompositionJuges non professionnels, commerçantsParties choisissent un ou plusieurs arbitres
ProcédureSimple, rapide, procédure écrite ou oraleFlexible
CompétenceLitiges commerciaux, sociétés, établissements de créditTout litige commercial ou civil selon accord

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre acte civil et acte de commerce dans la preuve
  2. Erreur sur la capacité commerciale des mineurs non émancipés
  3. Confusion entre location-gérance et gérance-mandat
  4. Mauvaise compréhension des conditions de formation du bail commercial
  5. Confusion entre compétence du tribunal de commerce et arbitrage
  6. Erreur sur la nature des biens du fonds de commerce
  7. IncomprĂ©hension des incompatibilitĂ©s pour ĂȘtre commerçant

Checklist Examen

  1. Vérifier la définition du droit commercial et son historique
  2. Connaütre les critùres de classification de l’achat pour revente
  3. MaĂźtriser la capacitĂ© et les conditions d’accĂšs Ă  la qualitĂ© de commerçant
  4. Étudier les modalitĂ©s d’exercice collectif et structures sociĂ©taires
  5. Comprendre la composition et la gestion du fonds de commerce
  6. Analyser les conditions et effets de la location-gérance
  7. Savoir former et renouveler un bail commercial
  8. Connaßtre la compétence du tribunal de commerce et ses particularités
  9. Étudier l’arbitrage comme mode alternatif de rĂ©solution des litiges

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1. Pour qu'un commerçant retire la valeur de son fonds de commerce par location-gérance, quelle condition doit-il impérativement vérifier ?

2. Quelle est la conséquence principale de recourir à l'arbitrage dans la résolution des litiges commerciaux ?

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Droit commercial — dĂ©finition ?

Branche du droit privé régissant commerçants et actes de commerce

Historique du droit commercial — crĂ©ation ?

Tribunaux consulaires créés en 1563

Acte de commerce par la forme — exemple ?

Les actes qui ont une nature commerciale indépendamment de leur objet

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