đ Plan du Cours
- Définitions et historique du droit commercial
- CritĂšres et classification de lâachat pour revente comme acte de commerce
- Définition du commerçant et critÚres légaux
- Conditions dâaccĂšs Ă la qualitĂ© de commerçant et incompatibilitĂ©s
- Obligations légales et administratives du commerçant
- ModalitĂ©s dâexercice collectif du commerce et structures sociĂ©taires
- Composition et opérations sur le fonds de commerce
- Conditions et effets de la location-gérance du fonds de commerce
- Le bail commercial : formation, conditions et protection du locataire
- ModalitĂ©s dâexĂ©cution et renouvellement du bail commercial
- Organisation et compétence du tribunal de commerce
- Lâarbitrage comme mode alternatif de rĂ©solution des litiges commerciaux
đ 1. DĂ©finitions et historique du droit commercial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exemple : Pour faire la preuve dâun contrat de nantissement de fonds de commerce, il faut un Ă©crit.
- Exemples :
- La lettre de change doit comporter 8 mentions obligatoires.
- RĂ©sumĂ© : Lâacte mixte est un acte qui est Ă la fois commercial pour une partie (le commerçant) et civil pour lâautre partie (le non-commerçant).
- Droit commercial : Branche du droit privé qui régit les rÚgles relatives aux commerçants et aux actes de commerce, souvent qualifiée de droit des affaires, s'appliquant aux commerçants, actes de commerce et biens liés à l'activité commerciale.
đ Points essentiels
- Les tribunaux consulaires, créés en 1563, sont les ancĂȘtres des tribunaux de commerce actuels, composĂ©s uniquement de commerçants.
- Le commerce désigne une activité visant à échanger, vendre ou acheter des biens ou services dans un but lucratif.
- Le droit commercial s'applique aux commerçants, aux actes de commerce, et aux biens liés à ces activités, notamment par accessoire.
đĄ Ă retenir
Le droit commercial, branche du droit privé, régit les activités commerciales et les actes de commerce, avec une évolution historique marquée par la création des tribunaux consulaires en 1563, et se distingue par sa rapidité, sa simplicité et sa rigueur.
đ 2. CritĂšres et classification de lâachat pour revente comme acte de commerce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Les actes de commerce par la forme : Cette catégorie regroupe les actes qui sont commerciaux indépendamment de leur objet et de leur auteur.
đ Points essentiels
- Lâachat pour revente est lâactivitĂ© commerciale par excellence nĂ©cessitant un achat prĂ©alable destinĂ© uniquement Ă la revente.
- Les opĂ©rations dâintermĂ©diaire consistent Ă mettre en relation des personnes ou reprĂ©senter une partie, et sont des actes de commerce par nature.
- Les activités financiÚres, incluant les opérations bancaires, sont des actes de commerce par nature en raison de leur importance.
- Une agence immobiliÚre réalisant des mises en relation effectue des actes de commerce, contrairement à une agence de location immobiliÚre qui exerce une activité civile.
- Les actes de commerce par la forme DĂ©finition : Les actes de commerce par la forme sont ceux qui ont une nature commerciale indĂ©pendamment de leur objet (activitĂ© commerciale) ou des personnes qui les accomplissent (auteurs)â peu importe si lâauteur de lâacte est commerçant ou non-commerçant.
- (famille). Si lâentrepreneur ne paie pas, la caution paiera Ă sa place et puisque le cautionnement porte ici sur une dette commerciale, il deviendra lui-mĂȘme un acte de commerce par accessoire SUBJECTIF et la caution sera donc soumise aux rĂšgles du droit commercial. o Tous les actes portant sur un fonds de commerce : lorsquâune personne hĂ©rite dâun fonds de commerce et ne souhaite pas ou ne peut pas lâexploiter, elle peut choisir de le vendre. Bien que cette personne ne soit pas commerçante, la cession du fonds de commerce est considĂ©rĂ©e comme un acte de commerce par accessoire OBJECTIF car elle concerne un bien intrinsĂšquement liĂ© Ă lâactivitĂ© commerciale. Les actes mixtes : il existe une catĂ©gorie intermĂ©diaire entre les actes de commerce et les actes civils que lâon appelle les actes mixtes. Ce sont les actes qui sont formĂ©s entre un commerçant et un non-commerçant. Lâacte mixte est donc un acte hybride dont la qualification varie selon le point de vue :
- Pour le commerçant : câest un acte de commerce auquel on appliquera les rĂšgles du droit commercial.
- Pour le non-commerçant : câest un acte de droit civil auquel on appliquera les rĂšgles du droit civil. RĂ©sumĂ© : lâacte mixte est un acte qui est Ă la fois commercial pour une partie (le commerçant) et civil pour lâautre partie (le non-commerçant).
đĄ Ă retenir
Lâachat pour revente est lâactivitĂ© commerciale par excellence nĂ©cessitant un achat prĂ©alable destinĂ© uniquement Ă la revente.
đ 3. DĂ©finition du commerçant et critĂšres lĂ©gaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Exception : Un mineur émancipé peut obtenir une autorisation spéciale du juge des tutelles ou du président du tribunal judiciaire pour exercer une activité commerciale (article L.
- Sanctions : Si lâun de ces professionnels exerce une activitĂ© commerciale rĂ©guliĂšre, il risque des sanctions disciplinaires pouvant aller jusquâĂ la radiation de son ordre professionnel.
- Commerçant : Un professionnel indépendant qui exerce des actes de commerce de maniÚre habituelle, caractérisé par la répétition réguliÚre d'actes commerciaux permettant de subvenir à ses besoins.
- CapacitĂ© commerciale : La capacitĂ© commerciale Principe gĂ©nĂ©ral : Tout acte juridique suppose que son auteur soit sain dâesprit (art.
đ Points essentiels
- Le commerçant est un professionnel indĂ©pendant qui exerce des actes de commerce de maniĂšre habituelle, impliquant une pluralitĂ© dâactes rĂ©pĂ©tĂ©s.
- La capacitĂ© commerciale requiert la capacitĂ© de jouissance et la capacitĂ© dâexercice, conditions lĂ©gales nĂ©cessaires pour exercer le commerce.
- Les mineurs non Ă©mancipĂ©s sont juridiquement incapables dâĂȘtre commerçants, sauf exception accordĂ©e aux mineurs Ă©mancipĂ©s sous autorisation judiciaire.
- Le commerce prĂ©sente toutefois des risques, des dangers ce qui justifie lâexclusion de certaines personnes jugĂ©es vulnĂ©rables/inexpĂ©rimentĂ©es : Ă Les mineurs : En principe, un mineur non Ă©mancipĂ© ne peut ni ĂȘtre commerçant ni effectuer ou accomplir dâactes de commerce.
đĄ Ă retenir
Le commerçant est un professionnel indĂ©pendant qui exerce des actes de commerce de maniĂšre habituelle, impliquant une pluralitĂ© dâactes rĂ©pĂ©tĂ©s.
đ 4. Conditions dâaccĂšs Ă la qualitĂ© de commerçant et incompatibilitĂ©s
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La sĂ©curitĂ© : Lâensemble des restrictions lĂ©gales visant Ă protĂ©ger les parties et garantir la validitĂ© des actes commerciaux en assurant que seuls les individus pleinement capables juridiquement peuvent exercer le commerce.
- Majeur sous sauvegarde de justice : â
Aucune restriction Ă lâaccomplissement dâun acte de commerce, sauf dĂ©cision contraire du juge.
- Majeur sous tutelle : Le majeur sous tutelle ne peut JAMAIS ĂȘtre commerçant !
đ Points essentiels
- LâaccĂšs Ă la qualitĂ© de commerçant exige une pleine capacitĂ© juridique, sans incompatibilitĂ©s lĂ©gales.
- Les mineurs non émancipés sont exclus du commerce, sauf autorisation spéciale pour les mineurs émancipés.
- Les majeurs sous tutelle sont interdits dâexercer le commerce, tandis que les majeurs sous curatelle peuvent exercer avec autorisation judiciaire.
- Certaines situations juridiques, comme la tutelle ou la sauvegarde de justice, constituent des incompatibilitĂ©s ou interdictions dâaccĂšs Ă la qualitĂ© de commerçant.
- Les conditions dâaccĂšs Lâexercice du commerce ou la qualitĂ© de commerçant suppose une pleine capacitĂ© juridique câest-Ă -dire la capacitĂ© de jouissance (avoir des droits) et dâexercice (agir en justice et contracter valablement).
- âą Majeur sous curatelle â â
Exercice du commerce possible avec autorisation du juge.
đĄ Ă retenir
LâaccĂšs Ă la qualitĂ© de commerçant exige une pleine capacitĂ© juridique, sans incompatibilitĂ©s lĂ©gales.
đ 5. Obligations lĂ©gales et administratives du commerçant
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- La rigueur : Les actes de commerce sont encadrés et sanctionnés de maniÚre plus stricte/sévÚre que les actes civils.
- Registre du commerce et des sociétés (RCS) : Registre légal tenu par le greffe du Tribunal de commerce, destiné à assurer la publicité légale, la sécurité et la transparence des informations commerciales, complété par un registre national centralisé géré par l'Institut national de la propriété industrielle (INPI).
- Obligations comptables : Exigences imposées aux commerçants pour tenir une comptabilité réguliÚre et conforme aux rÚgles en vigueur, garantissant la fiabilité des informations financiÚres.
đ Points essentiels
- Le commerçant doit sâimmatriculer au RCS pour assurer la transparence de son activitĂ©.
- Le commerçant est soumis à des obligations comptables strictes pour garantir la fiabilité des informations financiÚres.
- Le commerçant doit respecter les obligations fiscales liées à son activité commerciale.
- Le commerçant doit également se conformer aux obligations sociales, notamment en matiÚre de protection sociale des salariés.
- âą Cette situation est risquĂ©e car, bien que lâindividu rĂ©alise des actes de commerce, il ne bĂ©nĂ©ficie pas du statut juridique de commerçant ce qui peut engendrer des consĂ©quences lĂ©gales et fiscales importantes â il se verra appliquĂ© les artisanales peuvent Ă©voluer en activitĂ© commerciale notamment lorsqu'elles prennent de l'ampleur.
đĄ Ă retenir
Les responsabilitĂ©s administratives et lĂ©gales du commerçant, telles que lâimmatriculation au RCS, les obligations comptables, fiscales et sociales, sont essentielles pour lâexercice du commerce.
đ 6. ModalitĂ©s dâexercice collectif du commerce et structures sociĂ©taires
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Les biens communs : Ils regroupent tous les biens acquis par le couple aprĂšs le mariage.
- La rapiditĂ© : CaractĂšre dâune procĂ©dure commerciale plus rapide et simplifiĂ©e que le droit civil, avec des dĂ©lais de prescription plus courts, notamment de 5 ans depuis 2008.
- SociĂ©tĂ© commerciale : Ătre constituĂ©e par des statuts Ă©crits obligatoires.
đ Points essentiels
- Le commerce peut sâexercer collectivement via des sociĂ©tĂ©s commerciales constituĂ©es par plusieurs associĂ©s.
- Chaque associé participe à la gestion et aux bénéfices selon les rÚgles statutaires de la société.
- Les modalitĂ©s dâexercice collectif sont encadrĂ©es par des rĂšgles spĂ©cifiques propres aux diffĂ©rentes formes de sociĂ©tĂ©s.
đĄ Ă retenir
Lâexercice collectif du commerce est encadrĂ© par des structures sociĂ©taires qui permettent la mise en commun des ressources, la rĂ©partition des risques, et sont rĂ©gies par des rĂšgles spĂ©cifiques selon la forme de sociĂ©tĂ©.
đ 7. Composition et opĂ©rations sur le fonds de commerce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Fonds de commerce : Un bien meuble incorporel constituĂ© de lâensemble des Ă©lĂ©ments corporels (matĂ©riel, marchandises) et incorporels (clientĂšle, droit au bail) rĂ©unis par un commerçant pour exercer son activitĂ© commerciale, conformĂ©ment aux articles L.141-2 et L.141-5 du Code de commerce.
đ Points essentiels
- La vente du fonds de commerce doit porter sur lâintĂ©gralitĂ© du fonds et les parties doivent avoir la capacitĂ© commerciale pour conclure la vente.
- Le prix de vente du fonds de commerce doit ĂȘtre dĂ©terminĂ© ou dĂ©terminable, et toute dissimulation du prix est illĂ©gale.
- Le commerçant peut retirer la valeur de son fonds de commerce soit par la vente, soit par la location-gĂ©rance, cette derniĂšre devant respecter des conditions essentielles comme lâexistence dâune clientĂšle et la capacitĂ© du locataire-gĂ©rant.
đĄ Ă retenir
Il est essentiel de distinguer la composition du fonds de commerce, qui inclut des éléments corporels et incorporels, des opérations juridiques telles que la vente ou la location-gérance qui permettent au commerçant de retirer la valeur de ce fonds.
đ 8. Conditions et effets de la location-gĂ©rance du fonds de commerce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Fonds de commerce : Le commerçant peut retirer la valeur de son fonds de commerce de différentes maniÚres.
- Location-gérance : ! Le locataire-gérant a également des obligations (
- Gérance-mandat : Intervenir à tout moment.
đ Points essentiels
- La location-gérance permet de dissocier la propriété du fonds de commerce de son exploitation par un tiers.
- Le locataire-gĂ©rant doit exploiter le fonds avec une clientĂšle existante et payer une redevance souvent proportionnelle au chiffre dâaffaires.
- Le contrat peut ĂȘtre conclu Ă lâoral ou Ă lâĂ©crit, sans formalitĂ©s imposĂ©es par le Code de commerce.
- Le propriétaire conserve la propriété du fonds et exerce un contrÎle via des normes et modalités prévues dans le contrat.
- La gĂ©rance-mandat est dĂ©finie comme le contrat par lequel le propriĂ©taire, appelĂ© mandant, confie Ă une personne, le gĂ©rant mandataire, lâexploitation de son fonds de commerce tout en laissant Ă ce dernier une pleine libertĂ© de gestion â toute latitude dâaction/marge de manĆuvre.
- I- La location gĂ©rance DĂ©finition : La location-gĂ©rance est un contrat qui permet de dissocier la propriĂ©tĂ© dâun fonds de commerce de son exploitation autrement dit de sĂ©parer la valeur vĂ©nale du fonds (sa valeur marchande) de sa valeur dâusage (son exploitation effective).
đĄ Ă retenir
La location-gérance permet de dissocier la propriété du fonds de commerce de son exploitation par un tiers.
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Le bail commercial : Contrat rĂ©glementĂ© par lequel un bailleur met un local commercial Ă la disposition dâun locataire pour une durĂ©e dĂ©terminĂ©e, en Ă©change du paiement dâun loyer, permettant au locataire dâen jouir paisiblement.
- DĂ©finition : Contrat par lequel un local commercial est louĂ© Ă un locataire qui exerce une activitĂ© commerciale, bĂ©nĂ©ficiant dâun rĂ©gime strict et dâordre public destinĂ© Ă protĂ©ger le locataire.
- Exceptions : La location dâimmeubles Ă usage civil, mĂȘme sâil sâagit dâun local commercial ou dâun logement meublĂ©, est un acte de nature civile et non un acte de commerce.
đ Points essentiels
- Le bail commercial peut ĂȘtre conclu sans condition de forme, que ce soit par Ă©crit ou verbalement.
- Seul le locataire doit avoir la qualité de commerçant ou exercer une activité commerciale pour bénéficier du bail commercial.
- Le bail commercial protĂšge le locataire en lui garantissant notamment le droit au renouvellement du bail et une indemnitĂ© dâĂ©viction en cas de refus injustifiĂ©.
- La formation du bail commercial repose sur lâaccord des parties et la qualitĂ© commerciale du locataire.
- Chapitre 4 â Le bail commercial Le bail commercial est un Ă©lĂ©ment indispensable dans la vie du commerçant â câest un contrat rĂ©glementĂ© de maniĂšre impĂ©rative afin de protĂ©ger le commerçant. DĂ©finition : le bail commercial est un contrat par lequel un bailleur sâengage Ă mettre un local commercial Ă la disposition dâun locataire afin que ce dernier en est la jouissance paisible pendant une certaine durĂ©e en contrepartie du paiement dâun loyer. Le bail commercial a Ă©tĂ© créé par opposition au bail prĂ©vu dans le code civil car ce dernier est inadaptĂ© : il est trop peu protecteur du locataire que ce soit en matiĂšre de fixation du loyer ou encore en matiĂšre de rĂ©siliation. Le bail commercial rĂ©pond Ă un rĂ©gime stricte, trĂšs rĂ©glementĂ© et dâordre public. Il donne lieu Ă un statut appelĂ© statut des baux commerciaux. Ce statut est trĂšs favorable au locataire qui bĂ©nĂ©ficie du droit au renouvellement : le droit dâexiger le renouvellement du bail arrivĂ© Ă son terme ou Ă dĂ©faut dâobtenir une indemnitĂ© dâĂ©viction. Cette indemnitĂ© correspond Ă une somme dâargent trĂšs Ă©levĂ©e qui compense le prĂ©judice de lâacquĂ©reur qui sera contraint de dĂ©mĂ©nager, se rĂ©installer ailleurs. Le bail commercial a une durĂ©e lĂ©gale fixe de 9 ans â le locataire peut se projeter et envisager une activitĂ© commerciale Ă long terme.
- đ Ă lâissue de cette durĂ©e, si le locataire continue Ă exploiter le mĂȘme fonds de commerce dans les mĂȘmes locaux, un bail commercial sâappliquera automatiquement.
đĄ Ă retenir
Le bail commercial se forme par lâaccord des parties sans exigence de forme et offre une protection forte au locataire commerçant, notamment par le droit au renouvellement et Ă une indemnitĂ© dâĂ©viction.
đ 10. ModalitĂ©s dâexĂ©cution et renouvellement du bail commercial
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ModalitĂ©s : Point clĂ© DĂ©tail Nature du droit La commune est une personne morale de droit public â situation temporaire DurĂ©e Elle dispose de 2 ans pour rĂ©trocĂ©der le bail Ă un commerçant Si dĂ©lai expirĂ© Le cessionnaire initial redevient locataire Condition prĂ©alable Il fa
- Régime juridique : Le régime de la sous-location est soumis à celui du Section 3.
- Loyer du bail commercial : Le montant que le locataire doit verser au bailleur, librement nĂ©gociĂ© entre les parties, pouvant ĂȘtre fixĂ© forfaitairement ou comporter une part variable liĂ©e au chiffre d'affaires.
- Renouvellement du bail commercial : Le renouvellement du bail commercial I.
đ Points essentiels
- Le montant du loyer est librement fixé selon la liberté contractuelle.
- Le droit au renouvellement est conditionnĂ© Ă lâexploitation effective du fonds.
- Le renouvellement protĂšge contre la non-reconduction abusive du bail.
- Le traitement du loyer lors de lâexĂ©cution du bail comporte des rĂšgles spĂ©cifiques.
- Le droit au bail constitue un élément intégré au fonds de commerce.
- Le principe Le montant du loyer est régi par le principe de liberté contractuelle : il est donc librement négocié entre les parties.
đĄ Ă retenir
Les rĂšgles encadrant lâexĂ©cution et le renouvellement du bail assurent la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© de lâexploitation commerciale.
đ 11. Organisation et compĂ©tence du tribunal de commerce
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Tribunal de commerce : Créé en 1563, c'est la plus ancienne juridiction spécialisée en matiÚre commerciale, compétente pour les actes de commerce et les procédures collectives des commerçants et artisans.
đ Points essentiels
- La procédure devant le tribunal de commerce est simplifiée, rapide et la représentation est allégée.
- Le tribunal de commerce, créé en 1563, est la plus ancienne juridiction spécialisée en matiÚre commerciale.
đĄ Ă retenir
Le tribunal de commerce se distingue par son organisation spécifique, ses juges commerçants, et sa procédure simplifiée, avec une compétence étendue en matiÚre commerciale.
đ 12. Lâarbitrage comme mode alternatif de rĂ©solution des litiges commerciaux
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ProcĂ©dure : Le crĂ©ancier assigne le dĂ©biteur le 26 mai 2014 lequel invoque une fin de non-recevoir (stratĂ©gie de dĂ©fense qui consiste non pas Ă discuter sur le fond du litige puisquâil nây a pas le lieu de discuter sur le fonds) cĂ d la prescription de lâaction du crĂ©ancie
- Arbitres : = personnes réputées pour leur connaissances et compétences dans un domaine particulier ;
- Arbitrage : La convention dâarbitrage prend la forme dâune clause compromissoire ou dâun compromis.
đ Points essentiels
- Lâarbitrage permet aux parties de faire trancher leur litige par une ou plusieurs personnes privĂ©es compĂ©tentes.
- La dĂ©signation du tribunal arbitral doit ĂȘtre Ă©crite et les arbitres sont des personnes physiques.
- Lâarbitrage offre discrĂ©tion et expertise sectorielle, mais peut ĂȘtre onĂ©reux et prĂ©senter un risque de partialitĂ©.
- La procédure arbitrale est un mode alternatif aux tribunaux étatiques pour résoudre les litiges commerciaux.
- Section 1 â Le tribunal de commerce CrĂ©e par lâordonnance de 1563, ce sont les plus vieux tribunaux qui existent. Le tribunal de commerce est la juridiction compĂ©tente en matiĂšre commerciale et dont la particularitĂ© essentielle est dâĂȘtre composĂ©e de juges non professionnels qui sont eux-mĂȘmes commerçants. La deuxiĂšme particularitĂ© est que le tribunal fonctionne essentiellement grĂące au greffier lequel nâest pas un fonctionnaire mais un prof. libĂ©ral, un officier ministĂ©riel (comme un notaire). La procĂ©dure est + simple et + rapide que devant les tribunaux de droit commun et la reprĂ©sentation est simplifiĂ©e. La compĂ©tence du TC est aujourdâhui trĂšs Ă©largie (ex : les TIG entre artisans sont tranchĂ©s par le tribunal de commerce). Actuellement, une expĂ©rimentation a lieu visant Ă moderniser le tribunal de commerce qui pourrait devenir le TAE (le Tribunal des ActivitĂ©s Ăconomiques) Ăš Ă©largissement de compĂ©tence. Les juges sont des commerçants Ăš pas des juges comme les autres car pas de formation juridique requise, ils tirent leur lĂ©gitimitĂ© de lâĂ©lection. I. La compĂ©tence du tribunal de commerce A. La compĂ©tence matĂ©rielle Le TC est compĂ©tent pour trancher les litiges entre commerçants, entre artisans, entre Ă©tablissements de crĂ©dits, entre sociĂ©tĂ©s de financement ou entre eux Ăš art. L.721-3 du C. de com. Le TC rĂ©sout Ă©galement les litiges relatifs aux sociĂ©tĂ©s commerciales et ceux
- Enfin, la reprĂ©sentation est libre cĂ d quâil nâest pas obligatoire de se faire reprĂ©senter et Section 2 â Lâarbitrage Lâarbitrage est un moyen pour les parties Ă un contrat de faire trancher leur litige par une ou plusieurs personnes privĂ©es.
đĄ Ă retenir
Lâarbitrage constitue une alternative privĂ©e, experte et confidentielle aux procĂ©dures judiciaires classiques, permettant aux parties de choisir un mode de rĂšglement adaptĂ© Ă leurs besoins.
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| 1563 | Création des tribunaux consulaires |
| 2008 | Délai de prescription raccourci à 5 ans |
| 2014 | Modernisation du tribunal de commerce |
đ Tableaux de SynthĂšse
Comparaison des structures de tribunal de commerce et arbitrage
| Aspect | Tribunal de commerce | Arbitrage |
|---|
| Origine | Créé en 1563 | Mode de résolution de litiges, privé et confidentiel |
| Composition | Juges non professionnels, commerçants | Parties choisissent un ou plusieurs arbitres |
| Procédure | Simple, rapide, procédure écrite ou orale | Flexible |
| Compétence | Litiges commerciaux, sociétés, établissements de crédit | Tout litige commercial ou civil selon accord |
â ïž PiĂšges & Confusions FrĂ©quentes
- Confusion entre acte civil et acte de commerce dans la preuve
- Erreur sur la capacité commerciale des mineurs non émancipés
- Confusion entre location-gérance et gérance-mandat
- Mauvaise compréhension des conditions de formation du bail commercial
- Confusion entre compétence du tribunal de commerce et arbitrage
- Erreur sur la nature des biens du fonds de commerce
- IncomprĂ©hension des incompatibilitĂ©s pour ĂȘtre commerçant
â
Checklist Examen
- Vérifier la définition du droit commercial et son historique
- ConnaĂźtre les critĂšres de classification de lâachat pour revente
- MaĂźtriser la capacitĂ© et les conditions dâaccĂšs Ă la qualitĂ© de commerçant
- Ătudier les modalitĂ©s dâexercice collectif et structures sociĂ©taires
- Comprendre la composition et la gestion du fonds de commerce
- Analyser les conditions et effets de la location-gérance
- Savoir former et renouveler un bail commercial
- Connaßtre la compétence du tribunal de commerce et ses particularités
- Ătudier lâarbitrage comme mode alternatif de rĂ©solution des litiges
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator