Revision sheet: Introduction aux principes fondamentaux du droit

1. Droit objectif et droit subjectif

Notions clés & Définitions

  • Droit objectif : ensemble des rĂšgles juridiques applicables Ă  tous, indĂ©pendamment de la situation personnelle de chacun.
  • Droit subjectif : pouvoir reconnu Ă  une personne d’exiger quelque chose en vertu d’une rĂšgle de droit.
  • RĂšgle de droit : norme gĂ©nĂ©rale qui s’impose aux comportements et peut ĂȘtre appliquĂ©e par l’autoritĂ© publique.
  • Monopole juridictionnel : principe selon lequel l’État rĂ©serve le pouvoir de juger aux juridictions.

Points essentiels

  • Le droit objectif est une rĂšgle gĂ©nĂ©rale, tandis que le droit subjectif est un pouvoir concret attribuĂ© Ă  une personne.
  • La rĂšgle de droit est abstraite, c’est-Ă -dire formulĂ©e de façon gĂ©nĂ©rale et non pour un cas unique.
  • La rĂšgle de droit est extĂ©rieure Ă  la personne : elle s’impose indĂ©pendamment des volontĂ©s individuelles.
  • La rĂšgle de droit est coercitive : en cas de dĂ©sobĂ©issance, l’État peut imposer l’exĂ©cution ou sanctionner.
  • La sanction de l’État en cas de dĂ©sobĂ©issance fonde l’effectivitĂ© de la rĂšgle de droit.
  • Le monopole juridictionnel signifie que la justice est un service public relevant du pouvoir judiciaire, avec publicitĂ© des audiences.

Astuce mémo

Objectif = rĂšgles pour tous ; Subjectif = pouvoir pour moi.

2. Fondement du droit objectif : rĂšgle de droit

Notions clés & Définitions

  • MĂ©diation prĂ©alable : dĂ©marche obligatoire ou conventionnelle visant Ă  rapprocher les parties avant tout contentieux.
  • MĂ©diation familiale : dispositif de mĂ©diation prĂ©vu par la loi du 22/12/2021 pour certains litiges de la fonction publique territoriale.
  • Trouble anormal de voisinage : trouble justifiant une extension de l’obligation de mĂ©diation prĂ©alable pour renforcer la confiance dans l’institution judiciaire.
  • Convention d’arbitrage : accord des parties qui fonde le recours Ă  l’arbitrage et encadre la dĂ©cision de l’arbitre.
  • Sentence arbitrale : dĂ©cision rendue par l’arbitre, assimilĂ©e Ă  la dĂ©cision du juge et dotĂ©e de l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e.

Points essentiels

  • La mĂ©diation peut ĂȘtre conventionnelle quand elle repose sur l’accord des parties et qu’il n’y a pas de saisine du juge.
  • La mĂ©diation est obligatoire pour les litiges de la fonction publique territoriale et pour la mĂ©diation familiale (loi du 22/12/2021).
  • L’obligation de mĂ©diation prĂ©alable est Ă©tendue aux demandes relatives au trouble anormal de voisinage pour renforcer la confiance dans l’institution judiciaire.
  • Le conseil national de la mĂ©diation est chargĂ© de donner au ministre de la justice des avis.
  • L’arbitrage est l’archĂ©type de la justice privĂ©e : l’arbitre tranche les litiges qui lui sont soumis.
  • La sentence arbitrale a l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e et la dĂ©cision de l’arbitre s’exĂ©cute selon la volontĂ© des parties, tandis que l’arbitrage reste soumis Ă  la justice Ă©tatique.

Astuce mémo

MĂ©diation = avant le juge ; Arbitrage = l’arbitre tranche (sentence = chose jugĂ©e).

3. Branches du droit et dualisme public privé

Notions clés & Définitions

  • Juridictions administratives : Ensemble des juridictions chargĂ©es de connaĂźtre des litiges impliquant l’administration et de contrĂŽler la lĂ©galitĂ© de ses actes.
  • Tribunal administratif : Juridiction de droit commun de premier degrĂ© de l’ordre administratif, compĂ©tente pour juger de nombreux recours contre l’administration.
  • Cour administrative d’appel : Juridiction administrative de second degrĂ© qui statue sur les appels formĂ©s contre les dĂ©cisions des tribunaux administratifs.
  • Conseil d’État : Plus haute juridiction de l’ordre administratif, cumulant des fonctions consultatives et des fonctions juridictionnelles.
  • Juridictions judiciaires : Juridictions chargĂ©es de trancher les litiges entre particuliers et de sanctionner les infractions pĂ©nales.

Points essentiels

  • Le tribunal administratif peut ĂȘtre sollicitĂ© par le prĂ©fet pour des avis juridiques, en plus de sa fonction de jugement.
  • Les juges administratifs de droit commun connaissent notamment de l’apprĂ©ciation des contrats de l’administration et du contentieux de l’annulation des actes administratifs.
  • La cour administrative d’appel est une juridiction de droit commun du second degrĂ©, composĂ©e en formation de jugement de trois conseillers dont un magistrat rapporteur.
  • La cour administrative d’appel juge en appel les dĂ©cisions rendues par les tribunaux administratifs et connaĂźt aussi certains recours contre des actes non rĂ©glementaires.
  • Le Conseil d’État est la plus haute juridiction de l’ordre administratif et son prĂ©sident est le 1er ministre (ou, en son absence, le ministre de la Justice).
  • Le Conseil d’État exerce des fonctions administratives (conseil du gouvernement) et des fonctions juridictionnelles (arrĂȘts), et il peut juger en 1Ăšre instance, en appel par exception et en cassation.

Astuce mémo

Admin = Conseil d’État (consult + juge), puis CAA (appel), puis TA (1er degrĂ©).

4. Monopole juridictionnel et justice privée

Notions clés & Définitions

  • Juridictions judiciaires : organes chargĂ©s de trancher les litiges entre particuliers et de connaĂźtre des infractions.
  • UnitĂ© des juridictions civiles et pĂ©nales : fait que certaines juridictions peuvent exercer Ă  la fois des fonctions civiles et pĂ©nales.
  • CompĂ©tence d’attribution : dĂ©limite, selon la matiĂšre, les litiges dont une juridiction peut connaĂźtre.
  • CompĂ©tence gĂ©ographique : fixe la juridiction territorialement compĂ©tente, notamment selon le domicile du dĂ©fendeur.
  • Cour de cassation : est placĂ©e au sommet de la hiĂ©rarchie des juridictions judiciaires et garantit une bonne justice.

Points essentiels

  • Les juridictions judiciaires remplissent deux fonctions : trancher les litiges entre particuliers et sanctionner les infractions.
  • Les juridictions sont garantes de l’exercice des droits subjectifs des justiciables.
  • Les juridictions pĂ©nales peuvent aussi statuer sur l’action civile en rĂ©paration du dommage causĂ© par l’infraction qu’elles sanctionnent.
  • La compĂ©tence d’attribution (rationne materiae) dĂ©termine la juridiction compĂ©tente selon la nature de la demande.
  • La compĂ©tence gĂ©ographique (rationne loci) attribue compĂ©tence au tribunal du domicile du dĂ©fendeur (article 2 CPC).
  • La hiĂ©rarchie des juridictions permet des voies de recours protĂ©geant le droit au juge et les droits de la dĂ©fense (CEDH).

Astuce mémo

Double rÎle : litige civil + sanction pénale, et le pénal peut aussi réparer (action civile).

5. Ordres de juridictions et juridictions administratives

Notions clés & Définitions

  • MĂ©diation et conciliation : ProcĂ©dures amiables utilisĂ©es pour certains litiges afin de favoriser un accord avant un jugement.
  • Chambres de proximitĂ© du TJ : Formation du tribunal judiciaire chargĂ©e de traiter certains litiges civils selon des seuils de montant.
  • Juge des contentieux de la protection : Juge du tribunal judiciaire compĂ©tent pour des contentieux de protection et certains litiges listĂ©s par le cours.
  • Tribunal correctionnel : Formation pĂ©nale du tribunal judiciaire compĂ©tente pour juger des dĂ©lits et des contraventions connexes.
  • Tribunal pour enfants : Formation pĂ©nale du tribunal judiciaire spĂ©cialisĂ©e dans le traitement de certaines infractions impliquant des mineurs.

Points essentiels

  • Lorsque la demande ne dĂ©passe pas 5 000 euros, le tribunal statue en 1Ăšre et derniĂšre instance.
  • Pour les litiges de voisinage et pour les demandes Ă  5 000 euros, la mĂ©diation et la conciliation sont prĂ©vues.
  • Un pourvoi en cassation reste toujours possible mĂȘme lorsque la dĂ©cision est rendue en 1Ăšre et derniĂšre instance.
  • Les chambres de proximitĂ© du TJ connaissent des litiges d’un montant infĂ©rieur Ă  10 000 euros.
  • Le juge des contentieux de la protection traite notamment les mesures de protection des majeurs et des actions liĂ©es au mandat de protection future.
  • Le juge des contentieux de la protection connaĂźt aussi des actions aux fins d’expulsion, du contentieux des baux d’habitation, de la consommation et des procĂ©dures de surendettement.

Astuce mémo

Seuils TJ : 5 000 € = 1Ăšre/derniĂšre ; 10 000 € = chambres de proximitĂ© ; cassation toujours.

6. Juridictions judiciaires : compétence et hiérarchie

Notions clés & Définitions

  • Tribunal de commerce : Juridiction d’exception composĂ©e de juges consulaires Ă©lus, chargĂ©e de certains litiges commerciaux et de procĂ©dures collectives.
  • Conseils de prud’hommes : Juridiction d’exception chargĂ©e des litiges individuels nĂ©s du contrat de travail, avec une phase de conciliation puis une phase de jugement.
  • TPBR : Juridiction d’exception compĂ©tente pour les litiges relatifs aux baux ruraux, avec des conditions d’appel liĂ©es au montant du litige.
  • Cour de Justice de la RĂ©publique : Juridiction créée pour juger les actes commis par des membres du gouvernement dans l’exercice de leurs fonctions, qualifiĂ©s de crimes ou dĂ©lits au moment des faits.
  • Cours d’appel : Juridictions du second degrĂ© de droit commun, compĂ©tentes en matiĂšre civile et pĂ©nale, assurant le contrĂŽle en fait et en droit.

Points essentiels

  • Le tribunal de commerce est composĂ© de commerçants Ă©lus par leurs pairs.
  • Depuis la loi du 18/11/2016, sa compĂ©tence est Ă©tendue Ă  tous les litiges concernant les artisans.
  • Il connaĂźt notamment des litiges opposant des commerçants liĂ©s Ă  leur activitĂ© commerciale et des contestations entre associĂ©s de sociĂ©tĂ©s commerciales.
  • Il connaĂźt aussi des actions en sauvegarde, redressement et liquidation judiciaire.
  • Le ministĂšre d’avocat n’est pas obligatoire devant le tribunal de commerce et il statue en dernier ressort jusqu’à 5 000 euros (art. L 721-1 et s. du code de commerce).
  • Les tribunaux de commerce spĂ©cialisĂ©s sont compĂ©tents depuis le 1er mars 2016 pour certaines procĂ©dures collectives de dĂ©biteurs importants (plus de 250 salariĂ©s et chiffre d’affaires net ≄ 20 millions d’euros).

Astuce mémo

Commerce = Consuls Ă©lus + Artisans (18/11/2016) + Seuil 5 000 € + Avocat non obligatoire.

7. Juridictions d’exception et cours spĂ©cialisĂ©es

Notions clés & Définitions

  • Cours d’appel : Juridictions du second degrĂ© de la hiĂ©rarchie judiciaire qui connaissent des litiges en matiĂšre civile et pĂ©nale.
  • Chambre d’accusation : Formation de la cour d’appel compĂ©tente en matiĂšre pĂ©nale pour connaĂźtre de certaines Ă©tapes de la procĂ©dure.
  • Chambre des appels correctionnels : Formation de la cour d’appel compĂ©tente en matiĂšre pĂ©nale pour statuer sur les appels formĂ©s contre des dĂ©cisions correctionnelles.
  • Cour de cassation : Juridiction suprĂȘme de l’ordre judiciaire chargĂ©e de contrĂŽler l’application du droit par les juges du fond.
  • Tribunal des conflits : Juridiction chargĂ©e de trancher les conflits de compĂ©tence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Points essentiels

  • Les cours d’appel assurent le double degrĂ© de juridiction avec contrĂŽle en fait et en droit des dĂ©cisions rendues en premiĂšre instance.
  • En matiĂšre civile, l’appel est une voie de recours ordinaire et il a un effet dĂ©volutif sur l’ensemble de l’affaire.
  • En matiĂšre civile, l’appel a un effet suspensif : le jugement attaquĂ© ne peut pas ĂȘtre exĂ©cutĂ© tant que la cour ne s’est pas prononcĂ©e.
  • En matiĂšre pĂ©nale, la cour d’appel se divise notamment en chambre d’accusation et en chambre des appels correctionnels.
  • La Cour de cassation est au sommet de la hiĂ©rarchie, situĂ©e Ă  Paris, et veille Ă  la bonne interprĂ©tation de la rĂšgle de droit.
  • La Cour de cassation est saisie par un pourvoi en cassation et ne traite que du droit, pas des faits, ce qui en fait un contrĂŽle sans troisiĂšme degrĂ© sur le fond factuel.

Astuce mémo

Double degrĂ© = double contrĂŽle (fait + droit) ; appel = dĂ©volution totale + suspension de l’exĂ©cution ; cassation = juge du droit (pas des faits).

8. Cour de cassation et tribunal des conflits

Notions clés & Définitions

  • Cour de cassation : Juridiction unique de l’ordre judiciaire chargĂ©e de contrĂŽler la correcte application du droit par les dĂ©cisions rendues par les juridictions du fond.
  • Chambre criminelle : Chambre spĂ©cialisĂ©e de la Cour de cassation compĂ©tente pour les affaires pĂ©nales.
  • Chambres civiles : Ensemble des trois chambres de la Cour de cassation compĂ©tentes pour les litiges relevant de la matiĂšre civile.
  • Chambre de droit social : Chambre spĂ©cialisĂ©e de la Cour de cassation compĂ©tente pour les litiges relevant du droit social.
  • Tribunal des conflits : Juridiction chargĂ©e de trancher les dĂ©saccords de compĂ©tence entre l’ordre judiciaire et l’ordre administratif.

Points essentiels

  • La Cour de cassation est divisĂ©e en 6 chambres : chambre criminelle, 3 chambres civiles, chambre de droit commercial et fiscal, chambre de droit social, et chambres mixtes.
  • La Cour de cassation statue aussi en AssemblĂ©e plĂ©niĂšre pour certaines affaires, en plus de ses chambres.
  • Le Tribunal des conflits tranche les conflits d’attribution entre ordre judiciaire et ordre administratif.
  • Le Tribunal des conflits arbitre deux catĂ©gories : les conflits nĂ©gatifs et les conflits positifs.
  • Conflit nĂ©gatif : les deux ordres ont dĂ©clinĂ© leur compĂ©tence dans une mĂȘme situation.
  • Conflit positif : l’ordre administratif estime que l’ordre judiciaire s’est dĂ©clarĂ© compĂ©tent Ă  tort.

Astuce mémo

Conflit nĂ©gatif = personne ne veut juger ; conflit positif = l’autre ordre dit que le juge s’est trompĂ©.

9. Principes directeurs du procĂšs et voies de recours

Notions clés & Définitions

  • Article 12 CPC : RĂšgle de procĂ©dure qui dĂ©limite le champ du procĂšs en distinguant ce qui relĂšve des parties et ce qui relĂšve du juge.
  • Droits du juge : Pouvoirs du juge lui permettant de statuer sur le litige en appliquant les rĂšgles de droit pertinentes.
  • Principe de loyautĂ© : Garantie procĂ©durale qui protĂšge les droits de la dĂ©fense pendant le dĂ©roulement du procĂšs.
  • Cour de Justice de l’Union europĂ©enne : Juridiction europĂ©enne chargĂ©e de l’interprĂ©tation et de l’application du droit de l’Union europĂ©enne.
  • Cour europĂ©enne des droits de l’Homme : Juridiction europĂ©enne chargĂ©e de veiller au respect de la Convention europĂ©enne des droits de l’Homme.

Points essentiels

  • Le juge doit trancher le litige en appliquant les rĂšgles de droit qui lui sont applicables.
  • Les faits relĂšvent des parties, tandis que le droit relĂšve du juge.
  • Le juge peut qualifier les faits soumis sans ĂȘtre liĂ© par la qualification donnĂ©e par les parties.
  • Le principe de loyautĂ© garantit l’effectivitĂ© des droits de la dĂ©fense.
  • Les juridictions europĂ©ennes comprennent la Cour de Justice de l’Union europĂ©enne et la Cour europĂ©enne des droits de l’Homme.

Astuce mémo

Faits = Parties, Droit = Juge : « le juge connaßt le droit ».

10. Sources du droit : constitution, loi, rĂšglements

Notions clés & Définitions

  • Constitution : norme suprĂȘme qui fixe l’organisation des pouvoirs publics et encadre la validitĂ© des autres rĂšgles de droit.
  • Loi : norme adoptĂ©e par le pouvoir lĂ©gislatif qui s’impose Ă  tous et prime sur les rĂšglements.
  • RĂšglements : normes prises par l’exĂ©cutif pour appliquer ou complĂ©ter la loi dans leur domaine.
  • Principe de non-rĂ©troactivitĂ© : interdit en principe d’appliquer une loi nouvelle Ă  des situations dĂ©jĂ  dĂ©finitivement constituĂ©es.

Points essentiels

  • La loi nouvelle ne s’applique pas aux situations dĂ©jĂ  constituĂ©es, sauf exceptions prĂ©vues.
  • Une loi expressĂ©ment rĂ©troactive peut s’appliquer Ă  des situations passĂ©es si elle le prĂ©voit clairement.
  • Une loi interprĂ©tative Ă©claire le sens d’une loi antĂ©rieure et s’applique en consĂ©quence aux situations concernĂ©es.
  • Une loi pĂ©nale plus douce peut bĂ©nĂ©ficier au condamnĂ© mĂȘme si les faits sont antĂ©rieurs.
  • La loi nouvelle s’applique immĂ©diatement aux situations contractuelles, sauf rĂšgles contraires prĂ©vues par le rĂ©gime applicable.
  • Les rĂšglements doivent respecter les normes supĂ©rieures : leur lĂ©galitĂ© peut ĂȘtre contestĂ©e par les voies prĂ©vues.

Astuce mémo

Constitution > loi > rÚglement : hiérarchie, et la rétroactivité = exception (express, interprétative, pénale plus douce).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1958Constitution (ordre constitutionnel)
23/07/2008DerniÚre révision constitutionnelle et filtrage des QPC
18/11/2016Loi de modernisation de la justice du XXIÚme siÚcle (MARD) et extension de la compétence du tribunal de commerce aux artisans

Tableaux de synthĂšse

Médiation, conciliation, arbitrage : logique et effet

ProcédureTiersEffet
MĂ©diationTierce personne (mĂ©diateur)Permet de trouver une solution au conflit ; peut ĂȘtre conventionnelle ou obligatoire (fonction publique territoriale, mĂ©diation familiale)
ConciliationConciliateurNe juge pas : rapproche les positions des parties ; vise un accord avant jugement
ArbitrageArbitreL’arbitre tranche ; sentence dotĂ©e de l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e ; arbitrage soumis Ă  la justice Ă©tatique

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre droit objectif (rĂšgles gĂ©nĂ©rales applicables Ă  tous) et droit subjectif (pouvoir concret d’exiger quelque chose).
  2. Croire que la mĂ©diation ou la conciliation produit une dĂ©cision de justice : le conciliateur ne juge pas et la transaction n’a pas l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e.
  3. Penser que l’arbitrage est totalement privĂ© et Ă©chappe Ă  tout contrĂŽle : la dĂ©cision de l’arbitre s’impose, mais l’arbitrage reste soumis Ă  la justice Ă©tatique.
  4. MĂ©langer les ordres de juridictions : l’ordre administratif juge l’administration et la lĂ©galitĂ© des actes, tandis que l’ordre judiciaire tranche les litiges entre particuliers et sanctionne les infractions.
  5. Inverser les rîles en appel/cassation : l’appel contrîle en fait et en droit, alors que la Cour de cassation ne contrîle que le droit (pas les faits).
  6. Se tromper sur la compétence : attribuer au mauvais critÚre (rationne materiae vs rationne loci) ou oublier que la compétence géographique renvoie au domicile du défendeur (art. 2 CPC).
  7. Oublier les exceptions au principe de non-rétroactivité : loi expressément rétroactive, loi interprétative, loi pénale plus douce, et application immédiate aux situations contractuelles sauf rÚgles contraires.

Checklist Examen

  1. Définir droit objectif et droit subjectif, puis distinguer rÚgle de droit abstraite, extérieure à la personne et coercitive.
  2. Expliquer le monopole juridictionnel et la justice publique comme service public soumis au monopole d’État.
  3. Citer et caractĂ©riser la transaction : concessions rĂ©ciproques, absence d’intervention d’un tiers, force obligatoire du contrat, pas d’autoritĂ© de la chose jugĂ©e, et obstacle Ă  l’action en justice (art. 2044 et 2052 C. c
  4. Distinguer conciliation et mĂ©diation : intervention d’un tiers, rĂŽle (ne juge pas), et logique de rapprochement des positions.
  5. PrĂ©senter la mĂ©diation : loi 08/02/1995, art. 131-1 CPC (dĂ©signation d’une tierce personne), mĂ©diation conventionnelle vs obligatoire (fonction publique territoriale, mĂ©diation familiale loi 22/12/2021) et extension au «
  6. Expliquer l’arbitrage : archĂ©type de justice privĂ©e, convention d’arbitrage, arbitre tranche conformĂ©ment Ă  la loi applicable, sentence dotĂ©e de l’autoritĂ© de la chose jugĂ©e, exĂ©cution selon la volontĂ© des parties, et «
  7. DĂ©crire l’organisation juridictionnelle : ordres constitutionnel, administratif et judiciaire, et le dualisme juridictionnel.
  8. MaĂźtriser les juridictions administratives : TA (1er degrĂ©, avis au prĂ©fet, contentieux d’annulation), CAA (appel, REP contre actes non rĂ©glementaires), CE (fonctions consultatives et juridictionnelles, prĂ©sident, juge d
  9. Expliquer la justice judiciaire : double fonction (droits subjectifs et sanctions pĂ©nales), unitĂ© civile/pĂ©nale et lien via l’action civile devant le pĂ©nal.
  10. Rappeler les critĂšres de compĂ©tence : compĂ©tence d’attribution (rationne materiae) et compĂ©tence gĂ©ographique (rationne loci, art. 2 CPC).
  11. Savoir hiérarchiser et distinguer les voies de recours : appel (effet dévolutif et suspensif en civil) et cassation (juge du droit, pas des faits, pourvoi).
  12. ConnaĂźtre les juridictions et seuils du premier degrĂ© : TJ (5 000 € et mĂ©diation/conciliation pour voisinage), chambres de proximitĂ© (10 000 €), juge des contentieux de la protection, tribunal correctionnel, tribunal de
  13. MaĂźtriser les juridictions d’exception : tribunal de commerce (consuls Ă©lus, extension aux artisans depuis 18/11/2016, dernier ressort jusqu’à 5 000 €), conseils de prud’hommes (conciliation puis jugement, prĂ©sence en 1
  14. Expliquer les sources du droit : hiérarchie (constitution, traités, droit communautaire, loi, rÚglements), et le principe de non-rétroactivité avec ses exceptions (loi expressément rétroactive, interprétative, pénale

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1. Quel mécanisme correspond à une démarche visant à rapprocher les parties avant tout contentieux ?

2. Dans quel cas une loi nouvelle peut-elle en principe s’appliquer Ă  une situation passĂ©e ?

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Droit objectif — dĂ©finition ?

Ensemble des rĂšgles juridiques applicables Ă  tous.

Droit subjectif — rîle ?

Pouvoir reconnu à une personne d’exiger quelque chose.

Rùgle de droit — nature ?

Norme générale, abstraite, coercitive.

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