đ Plan du Cours
- France, nation administrative et continuité
- Centralisation et décentralisation en France
- UnitĂ© normative de lâĂtat et sources
- Personnalité juridique de droit public des IA
- Pouvoir réglementaire et textes administratifs
- Constitution et administration publique
- Hiérarchie administrative et subordination au politique
- Territorialisation et indivisibilitĂ© de lâĂtat
- Relations internationales et collectivités territoriales
- Fonctions administratives du président de la République
- DĂ©concentration des dĂ©cisions individuelles de lâĂtat
- DĂ©centralisation et principes dâorganisation des CT
đ 1. France, nation administrative et continuitĂ©
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Nation administrative : La nation administrative dĂ©signe une France construite et maintenue par lâaction de lâadministration, qui façonne durablement la vie collective.
- Institutions administratives : Les institutions administratives sont des entitĂ©s exerçant une fonction dâadministration rattachĂ©e Ă lâĂtat, directement ou indirectement.
- ContinuitĂ© de lâĂtat : La continuitĂ© de lâĂtat correspond au maintien, dans le temps et malgrĂ© les ruptures politiques, des institutions administratives qui assurent la permanence du pouvoir effectif.
- Droit administratif : Le droit administratif est le droit spĂ©cifiquement conçu pour encadrer lâaction de lâadministration et ses relations avec les citoyens et entre administrations.
- AdministrĂ© : LâadministrĂ© est la personne prise en charge par lâadministration, objet de lâaction administrative.
đ Points essentiels
- Les institutions administratives sont hĂ©tĂ©rogĂšnes mais se rattachent Ă lâĂtat, personne morale centrale de lâorganisation administrative.
- Depuis la RĂ©volution française, la France doit beaucoup Ă la place de lâadministration dans la reconstruction et la structuration de la nation.
- Le pouvoir effectif en France est exercĂ© par lâadministration : il nây a pas dâexercice du pouvoir sans administration.
- La continuitĂ© de lâĂtat, dans les pĂ©riodes politiques instables, repose sur les institutions administratives et leurs agents.
- Le droit administratif organise les relations entre administrations et entre administrations et citoyens, en raison du caractĂšre spĂ©cifique de lâadministration.
- Lâadministration est prĂ©sentĂ©e comme devant Ă©chapper au droit commun et bĂ©nĂ©ficier dâun droit spĂ©cifique pour protĂ©ger lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et lâaction administrative.
đĄ Astuce mĂ©mo
Administration = moteur invisible : elle rend lâĂtat visible et assure la continuitĂ© quand la politique change.
đ 2. Centralisation et dĂ©centralisation en France
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- PersonnalitĂ© juridique de droit public : Notion de droit public selon laquelle les institutions administratives disposent dâune personnalitĂ© juridique, directement ou par lâintermĂ©diaire de lâĂtat.
- PersonnalitĂ© morale : Ensemble de personnes physiques et de biens dotĂ© dâune autonomie juridique, titulaire de droits et dâobligations distincts des autres personnes.
- Principe de spécialité : Principe selon lequel chaque personne morale de droit public est créée pour un objectif précis, qui délimite son objet social et son domaine de compétences.
- Autonomie des personnes publiques : CaractĂ©ristique des personnes morales de droit public qui leur permet dâagir et de gĂ©rer selon leurs propres rĂšgles, sans ĂȘtre confondues avec lâĂtat.
- PrĂ©rogatives de puissance publique : CapacitĂ©s permettant Ă une personne publique dâimposer unilatĂ©ralement des dĂ©cisions et de bĂ©nĂ©ficier de protections juridiques spĂ©cifiques.
đ Points essentiels
- Toutes les institutions administratives ne disposent pas forcĂ©ment dâune personnalitĂ© morale propre, mais elles dĂ©pendent de la personnalitĂ© juridique de lâĂtat, personne de droit public.
- La spĂ©cialitĂ© se rattache aux Ă©lĂ©ments constitutifs de lâinstitution : lâobjet fixĂ© par les textes fonde le pĂ©rimĂštre des compĂ©tences.
- LâĂtat a une spĂ©cialitĂ© particuliĂšre : il est compĂ©tent pour fixer ses propres limites (compĂ©tence de la compĂ©tence).
- Les collectivités territoriales ont une spécialité territoriale, limitée aux affaires publiques locales sur leur territoire, avec possibilité de compétence générale pour certaines.
- Les établissements publics sont créés pour un objet particulier, ce qui rend leur spécialité plus directement liée à la mission de service public.
- La diversification des Ă©tablissements publics est admise depuis 1990 si elle reste complĂ©mentaire de lâactivitĂ© principale et valorise les compĂ©tences, sans rompre la logique de spĂ©cialitĂ© et de continuitĂ©.
đĄ Astuce mĂ©mo
Spécialité = mission; Autonomie = gestion; Puissance publique = commandement + protection.
đ 3. UnitĂ© normative de lâĂtat et sources
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Principe de continuitĂ© de lâĂtat : Principe constitutionnel imposant que lâaction publique ne soit pas interrompue, afin dâassurer le fonctionnement minimal des services indispensables.
- Principe dâĂ©galitĂ© des usagers : Principe constitutionnel imposant un traitement identique des usagers placĂ©s dans une situation comparable devant le service public.
- Service public de la santé publique : Catégorie de service public dont la continuité peut justifier des limitations spécifiques, notamment en matiÚre de grÚve.
- Principe de mutabilitĂ© : Principe permettant Ă lâadministration dâadapter les modalitĂ©s de fonctionnement du service public aux Ă©volutions de son environnement.
- Police administrative : Pouvoir de contrĂŽle exercĂ© par lâadministration pour maintenir lâordre public et garantir lâexercice paisible des libertĂ©s publiques.
đ Points essentiels
- La continuitĂ© de lâĂtat peut justifier des interdictions ou limitations de grĂšve pour certains agents, avec mise en place dâun service minimum pour assurer une continuitĂ© minimale du service public.
- La limitation liée à la continuité est particuliÚrement discutée pour le service public de la santé publique.
- LâĂ©galitĂ© des usagers signifie traitement Ă©gal des usagers en situation comparable, sans exclure des diffĂ©rences de traitement fondĂ©es sur des critĂšres admis par la jurisprudence.
- En 1974, le Conseil constitutionnel admet quâun traitement diffĂ©renciĂ© peut ĂȘtre justifiĂ© soit par des diffĂ©rences objectives de situation, soit par une nĂ©cessitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral liĂ©e Ă lâobjet du service.
- La nĂ©cessitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ne peut pas ĂȘtre uniquement financiĂšre, et la qualitĂ© de contribuable nâest pas un critĂšre liĂ© Ă lâobjet du service.
- Le principe de mutabilitĂ© est Ă la fois une facultĂ© et une obligation dâadaptation des conditions de fonctionnement du service public, y compris jusquâĂ la suppression du service dâĂ©clairage public dans certains cas.
đĄ Astuce mĂ©mo
ContinuitĂ© = pas dâarrĂȘt ; ĂgalitĂ© = mĂȘme situation ; MutabilitĂ© = adaptation ; Police = contrĂŽle pour protĂ©ger les libertĂ©s.
đ 4. PersonnalitĂ© juridique de droit public des IA
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Subordination hiĂ©rarchique : La subordination hiĂ©rarchique est le lien qui impose Ă lâagent administratif dâobĂ©ir Ă lâautoritĂ© supĂ©rieure dans lâexĂ©cution des dĂ©cisions.
- Subordination Ă la rĂšgle de droit : La subordination Ă la rĂšgle de droit est lâobligation pour lâadministration dâagir conformĂ©ment aux normes qui dĂ©terminent sa compĂ©tence et la lĂ©galitĂ© des actes.
- ContrĂŽle de lĂ©galitĂ© : Le contrĂŽle de lĂ©galitĂ© est la vĂ©rification, par lâĂtat, que les actes des collectivitĂ©s respectent les lois et rĂšglements applicables.
- IntĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral : LâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral est la finalitĂ© que lâadministration met en Ćuvre, sous le contrĂŽle du juge administratif.
- Service public : Un service public est une activitĂ© prise en charge par lâadministration pour satisfaire lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, notamment quand la sĂ©curitĂ© ou la continuitĂ© lâexige.
đ Points essentiels
- Le pouvoir de dĂ©cision de lâagent administratif provient de sa compĂ©tence, elle-mĂȘme dĂ©finie par un cadre juridique auquel il doit obĂ©ir.
- La chaßne administrative de commandement est reliée au pouvoir réglementaire du Premier ministre, ce qui articule fonction politique et fonction administrative.
- En cas de dĂ©cision politique illĂ©gale, lâadministration tire sa lĂ©gitimitĂ© Ă la fois de lâobĂ©issance au supĂ©rieur hiĂ©rarchique et du respect de la rĂšgle de droit.
- Le ministre peut sanctionner un agent qui refuse dâexĂ©cuter une dĂ©cision, car le principe hiĂ©rarchique fonde un pouvoir de sanction.
- Le juge administratif peut annuler un acte illĂ©gal pris par lâautoritĂ© politique lorsque des conditions lĂ©gales (ex. consultation dâune commission) ne sont pas respectĂ©es.
- La dĂ©termination de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral par lâadministration est contrĂŽlĂ©e par le juge administratif, notamment via le Conseil dâĂtat.
đĄ Astuce mĂ©mo
ObĂ©ir au chef â obĂ©ir Ă lâillĂ©galitĂ© : lĂ©galitĂ© + hiĂ©rarchie, et le juge tranche.
đ 5. Pouvoir rĂ©glementaire et textes administratifs
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Pouvoir rĂ©glementaire local : Pouvoir rĂ©glementaire : compĂ©tence permettant aux collectivitĂ©s territoriales de prendre des actes rĂ©glementaires dans lâexĂ©cution de leurs compĂ©tences.
- Pouvoir rĂ©glementaire autonome : Pouvoir rĂ©glementaire autonome : pouvoir reconnu comme indĂ©pendant du lĂ©gislateur, ce qui nâest pas le cas des collectivitĂ©s territoriales.
- Pouvoir rĂ©glementaire dâexĂ©cution : Pouvoir rĂ©glementaire dâexĂ©cution : compĂ©tence permettant de prĂ©ciser les modalitĂ©s dâapplication dâune loi, pouvant ĂȘtre confiĂ©e Ă des autoritĂ©s administratives.
- ArrĂȘt Jamart : ArrĂȘt Jamart : dĂ©cision du Conseil dâĂtat affirmant que les autoritĂ©s administratives disposent dâun pouvoir dâorganisation interne sans habilitation spĂ©ciale.
- Article 72 de la Constitution : Article 72 de la Constitution : base constitutionnelle du pouvoir rĂ©glementaire des collectivitĂ©s territoriales dans lâexercice de leurs compĂ©tences.
đ Points essentiels
- Il nâexiste pas de pouvoir rĂ©glementaire autonome des collectivitĂ©s territoriales : le pouvoir rĂ©glementaire local est subordonnĂ© au cadre national.
- Le principe dâindivisibilitĂ© de la RĂ©publique implique que le pouvoir rĂ©glementaire autonome appartient au Premier ministre.
- Deux sources du pouvoir rĂ©glementaire : la Constitution (notamment art. 21, 34, 37) et lâhabilitation lĂ©gislative pour lâexĂ©cution de la loi.
- DĂ©cision du 18 septembre 1986 du Conseil constitutionnel : le lĂ©gislateur peut confier le pouvoir rĂ©glementaire dâexĂ©cution Ă dâautres autoritĂ©s administratives que le Premier ministre, sous dĂ©finition stricte des bornes
- Les autoritĂ©s administratives, y compris les collectivitĂ©s, peuvent prendre des mesures dâauto-organisation sans habilitation : ce sont des actes administratifs susceptibles de recours.
- CaractĂšre rĂ©siduel du pouvoir rĂ©glementaire local : il est subordonnĂ© Ă la loi et au pouvoir normatif national, et le terme « loi » doit ĂȘtre interprĂ©tĂ© largement.
đĄ Astuce mĂ©mo
Jamart = organisation interne sans habilitation ; art.72 = rĂ©glementation locale seulement dans lâexĂ©cution des compĂ©tences, et toujours sous la loi.
đ 6. Constitution et administration publique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Résolution des différends interministériels : Procédures prévues par des circulaires pour traiter les désaccords entre ministres sans intervention directe automatique du Premier ministre.
- Ministres interministĂ©riels : Ministres chargĂ©s surtout de coordination, sans responsabilitĂ© administrative dâexĂ©cution directe, pour organiser lâinterministĂ©rialitĂ©.
- Cabinet ministĂ©riel : Structure politique et administrative parallĂšle au ministĂšre, chargĂ©e dâaccompagner le ministre dans lâĂ©laboration et le suivi de la politique gouvernementale.
- Délégation de signature : Mécanisme permettant à des autorités au sein du ministÚre de signer certains actes relevant normalement du ministre, selon des conditions fixées par décret.
- Directions dâadministration centrale : Ensemble des services centraux organisĂ©s en directions gĂ©nĂ©rales, directions et sous-directions, structurant lâadministration de lâĂtat au niveau ministĂ©riel.
đ Points essentiels
- Les circulaires sur le travail gouvernemental prĂ©voient que le Premier ministre nâarbitre normalement pas directement les diffĂ©rends entre ministres.
- La rĂ©solution doit dâabord passer par la collaboration entre directions dâadministrations centrales, organisĂ©e au niveau de chaque ministre.
- Si la collaboration Ă©choue, le cabinet du Premier ministre est sollicitĂ© avec lâappui des membres du cabinet ministĂ©riel concernĂ©s.
- Il existe auprÚs du Premier ministre des structures interministérielles et des ministres interministériels pour assurer la coordination gouvernementale.
- Les cabinets ministĂ©riels sont une administration politique : ils assistent le ministre pour Ă©laborer la politique et suivre sa mise en Ćuvre.
- Les dĂ©cisions sont assurĂ©es par le ministre, tandis que la mise en Ćuvre relĂšve des services et directeurs de lâadministration centrale, mĂȘme si les cabinets pĂšsent fortement en pratique via leur expertise et leurs liens
đĄ Astuce mĂ©mo
DiffĂ©rends : Directions dâabord â Cabinet PM si blocage ; Coordination : Ministres interministĂ©riels.
đ 7. HiĂ©rarchie administrative et subordination au politique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Conseil dâĂtat : Institution administrative suprĂȘme qui comprend des membres recrutĂ©s selon des modalitĂ©s internes et externes, avec des rĂšgles de nomination liĂ©es au gouvernement.
- Tour extĂ©rieur : ModalitĂ© de recrutement externe au Conseil dâĂtat rĂ©servĂ©e Ă une fraction des membres, dĂ©cidĂ©e par le gouvernement puis encadrĂ©e par des procĂ©dures de publication et dâexamen.
- Administration de mission : CatĂ©gorie dâadministration créée pour concevoir et accompagner une politique publique, avec une Ă©volution institutionnelle au fil des rĂ©formes.
- Services à compétence nationale : Administration particuliÚre créée pour un objet spécifique, sans personnalité juridique, avec autonomie budgétaire et recrutement de personnels de droit privé.
- Administration dĂ©concentrĂ©e : Organisation de lâĂtat confiĂ©e Ă des services locaux (rĂ©gion/dĂ©partement) pour exĂ©cuter les politiques nationales tout en conservant des directives fixĂ©es au niveau central.
đ Points essentiels
- Au Conseil dâĂtat, des profils dâautres agents publics peuvent intĂ©grer les fonctions de maĂźtre des requĂȘtes au sein du CE, soit Ă titre dĂ©finitif (rare) soit le plus souvent pour 3 ans.
- Le tour extĂ©rieur reprĂ©sente 1/25 des membres du Conseil dâĂtat et a Ă©tĂ© rĂ©formĂ© en 2007 avec obligation de publication au Journal officiel de lâavis du vice-prĂ©sident sur la candidature proposĂ©e par le pouvoir rĂ©glement
- Sous Hollande, la nomination du tour extérieur reste fondée sur la candidature examinée par un comité présidé par le vice-président.
- Les administrations de mission historiques incluent le commissariat gĂ©nĂ©ral au Plan et la DATAR, puis leurs remplacements successifs jusquâĂ lâagence nationale de la cohĂ©sion des territoires (1er janvier 2020).
- La DATAR (créée en 1963) a Ă©tĂ© transformĂ©e en commissariat gĂ©nĂ©ral Ă lâĂ©galitĂ© des territoires en 2013, puis remplacĂ©e en 2020 par un EP national.
- Le commissariat gĂ©nĂ©ral au Plan avait une fonction prospective via des Ă©tudes pour identifier les secteurs Ă soutenir par lâĂtat, puis a Ă©tĂ© remplacĂ© en 2006 par le centre dâanalyse stratĂ©gique, puis en 2013 par le CGSP/
đĄ Astuce mĂ©mo
CE = « cĆur interne » + « tour extĂ©rieur » (1/25) ; mission = « Plan/DATAR » qui se recompose jusquâĂ la cohĂ©sion des territoires.
đ 8. Territorialisation et indivisibilitĂ© de lâĂtat
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- PrĂ©fet de rĂ©gion : AutoritĂ© dĂ©concentrĂ©e de lâĂtat qui coordonne lâaction des services rĂ©gionaux et assure lâarticulation avec les niveaux dĂ©partementaux.
- SGAR : SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral pour les affaires rĂ©gionales chargĂ© dâanimer et de prĂ©parer la stratĂ©gie de lâĂtat en rĂ©gion, notamment via la prospective et la GRH des services rĂ©gionaux.
- CAR : ComitĂ© de lâadministration gĂ©nĂ©rale, instance rĂ©gionale oĂč sâexerce lâautoritĂ© du prĂ©fet de rĂ©gion sur les services rĂ©gionaux de lâĂtat.
- CPER : Contrat de plan Ătat-rĂ©gion qui fixe pour 5 ans les engagements de lâĂtat pour le dĂ©veloppement rĂ©gional, nĂ©gociĂ©s par le prĂ©fet de rĂ©gion et prĂ©parĂ©s par le SGAR.
- IndivisibilitĂ© de lâĂtat : Principe selon lequel lâĂtat agit comme une unitĂ©, mĂȘme lorsque ses dĂ©cisions sont organisĂ©es Ă lâĂ©chelle territoriale par des autoritĂ©s dĂ©concentrĂ©es.
đ Points essentiels
- Le prĂ©fet de rĂ©gion coordonne les services rĂ©gionaux de lâĂtat et veille Ă la cohĂ©rence entre niveaux rĂ©gional et dĂ©partemental.
- Le prĂ©fet de rĂ©gion assure aussi lâarticulation de la mise en Ćuvre des politiques nationales avec les politiques de lâUE au niveau rĂ©gional.
- Le SGAR porte la prospective et anime les services régionaux pour préparer les politiques régionales à moyen et long terme.
- Le SGAR anime une plateforme interministĂ©rielle dâappui Ă la gestion des ressources humaines des services rĂ©gionaux de lâĂtat.
- Le CPER est un outil essentiel de lâadministration locale de lâĂtat, nĂ©gociĂ© par le prĂ©fet de rĂ©gion et prĂ©parĂ© Ă partir des Ă©tudes de prospective.
- Le CAR est prĂ©sidĂ© par le prĂ©fet de rĂ©gion et rĂ©unit notamment les prĂ©fets de dĂ©partement et des responsables rĂ©gionaux de services dĂ©concentrĂ©s, avec possibilitĂ© dâinviter dâautres acteurs.
đĄ Astuce mĂ©mo
PrĂ©fet de rĂ©gion = chef dâorchestre (coordination), SGAR = chef dâatelier (prospective + GRH), CAR = conseil oĂč le prĂ©fet tranche, CPER = partition 5 ans.
đ 9. Relations internationales et collectivitĂ©s territoriales
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- RGPP : La RGPP est une rĂ©forme de lâaction publique qui a procĂ©dĂ© Ă un inventaire des missions de lâĂtat pour dĂ©cider lesquelles doivent ĂȘtre conservĂ©es ou abandonnĂ©es.
- SecrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral Ă la modernisation de lâaction publique : Le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral Ă la modernisation de lâaction publique est une structure placĂ©e sous lâautoritĂ© du Premier ministre, chargĂ©e de relancer une rĂ©forme de lâĂtat orientĂ©e vers la modernisation et la rĂ©forme budgĂ©t a
- DĂ©centralisation : La dĂ©centralisation est le transfert de compĂ©tences de lâĂtat vers des collectivitĂ©s qui sâadministrent par des conseils Ă©lus, dans un cadre constitutionnel.
- Libre administration des collectivitĂ©s territoriales : La libre administration est le principe constitutionnel selon lequel les collectivitĂ©s sâadministrent librement par des organes Ă©lus, sous le contrĂŽle de lĂ©galitĂ© de lâĂtat.
- DĂ©fĂ©rĂ© prĂ©fectoral : Le dĂ©fĂ©rĂ© prĂ©fectoral est le recours du prĂ©fet devant le juge administratif contre un acte dâune collectivitĂ© territoriale.
đ Points essentiels
- La RGPP (dĂšs mai 2007) a classĂ© les missions de lâĂtat ministĂšre par ministĂšre pour distinguer celles Ă conserver et celles Ă abandonner.
- Lâobjectif budgĂ©taire affichĂ© Ă©tait de rĂ©duire la taille de lâadministration et de limiter les recrutements liĂ©s aux dĂ©parts Ă la retraite sur la pĂ©riode 2007-2012.
- La rĂ©forme a Ă©tĂ© prolongĂ©e sous Sarkozy puis stoppĂ©e Ă partir de 2008, avec un contexte de crise financiĂšre et un soutien massif de lâĂtat aux activitĂ©s Ă©conomiques.
- En 2012, la rĂ©forme de lâĂtat est relancĂ©e avec une logique de transformation de lâaction publique et une dĂ©concentration liĂ©e Ă la dĂ©centralisation.
- Le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral Ă la modernisation de lâaction publique est placĂ© sous lâautoritĂ© du Premier ministre et vise une rĂ©forme budgĂ©taire et un dĂ©sengagement financier au profit des collectivitĂ©s territoriales ou dâopĂ©
- La pĂ©riode 2017-2025 reprend la philosophie de la RGPP en mettant Ă plat les missions de lâĂtat pour rĂ©duire la surface de lâintervention, mais la rĂ©alitĂ© (Covid et Ukraine) conduit Ă une augmentation de lâintervention.
đĄ Astuce mĂ©mo
RGPP = Réduire + Inventorier (missions) ; Modernisation = Premier ministre + Budget ; Décentralisation = élus + contrÎle de légalité.
đ 10. Fonctions administratives du prĂ©sident de la RĂ©publique
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- ContrĂŽle de lĂ©galitĂ© : ContrĂŽle administratif exercĂ© par le reprĂ©sentant de lâĂtat sur les actes des collectivitĂ©s territoriales, afin de vĂ©rifier leur conformitĂ© au droit.
- DĂ©fĂ©rĂ© prĂ©fectoral : Recours du prĂ©fet devant le tribunal administratif visant lâannulation dâun acte dâune collectivitĂ© territoriale quâil estime illĂ©gal.
- RĂ©fĂ©rĂ© de suspension : ProcĂ©dure spĂ©cifique permettant au juge administratif de suspendre rapidement lâexĂ©cution dâun acte attaquĂ©, sous conditions strictes.
- ContrÎle financier et budgétaire : ContrÎle exercé par les chambres régionales des comptes sur le respect des rÚgles budgétaires et financiÚres par les collectivités territoriales.
- Faute lourde du prĂ©fet : Qualification jurisprudentielle dâune carence grave du prĂ©fet dans lâexercice du contrĂŽle de lĂ©galitĂ©, susceptible dâengager la responsabilitĂ© de lâĂtat.
đ Points essentiels
- Le contrĂŽle de lĂ©galitĂ© nâest pas matĂ©riellement systĂ©matique : le prĂ©fet Ă©labore des stratĂ©gies ministĂ©rielles de contrĂŽle et peut cibler certaines catĂ©gories dâactes.
- Le contrĂŽle est thĂ©oriquement systĂ©matique comme obligation constitutionnelle, mais la dĂ©cision de la collectivitĂ© nâest plus susceptible de recours si le prĂ©fet nâagit pas dans les 2 mois.
- Avant le recours, le prĂ©fet peut engager un dialogue avec le maire en cas de soupçon dâillĂ©galitĂ©, et cette phase ne concerne quâune faible part des actes.
- Le dĂ©fĂ©rĂ© prĂ©fectoral (recours) concerne une fraction trĂšs rĂ©duite des actes : la phase contentieuse est dĂ©crite comme extrĂȘmement minoritaire.
- Le prĂ©fet nâa pas Ă prouver un intĂ©rĂȘt Ă agir : sa mission consiste Ă former le recours lorsquâil estime lâacte illĂ©gal.
- AprĂšs dĂ©fĂ©rĂ©, le tribunal administratif annule lâacte dans environ 80% des cas, et les collectivitĂ©s retirent souvent leur dĂ©cision avant jugement.
đĄ Astuce mĂ©mo
Ciblage prĂ©fectoral â dialogue maire â dĂ©fĂ©rĂ© (trĂšs rare) â annulation frĂ©quente (â80%).
đ 11. DĂ©concentration des dĂ©cisions individuelles de lâĂtat
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Caisse de grĂšve communale : Dispositif communal de soutien financier pendant un conflit social, dont la compatibilitĂ© dĂ©pend de la maniĂšre dont la commune le prĂ©sente et le rattache Ă lâintĂ©rĂȘt public local.
- Soutien communal Ă la production culturelle : Aide financiĂšre dâune commune Ă une activitĂ© culturelle, admise lorsque lâactivitĂ© est rattachĂ©e Ă lâintĂ©rĂȘt public local et contribue Ă la valorisation des administrĂ©s.
- Service public culturel : Qualification jurisprudentielle de lâactivitĂ© culturelle comme activitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, permettant son organisation directe par une collectivitĂ©.
- Libre administration des collectivitĂ©s territoriales : Principe constitutionnel selon lequel les collectivitĂ©s sâadministrent librement, notamment pour dĂ©cider de confier des compĂ©tences Ă des structures intercommunales.
- IntĂ©rĂȘt public local : CritĂšre dâapprĂ©ciation permettant de justifier lâaction dâune collectivitĂ© par le bĂ©nĂ©fice attendu pour la population de son territoire.
đ Points essentiels
- Une dĂ©cision communale peut interfĂ©rer avec un conflit social, et la compatibilitĂ© dâun dispositif de type « caisse de grĂšve » dĂ©pend de son rattachement et de sa prĂ©sentation.
- Une commune peut mettre en place un soutien équivalent à une caisse de grÚve si la modalité est présentée comme une action sociale destinée à faire face à une difficulté passagÚre.
- LâactivitĂ© culturelle est regardĂ©e comme relevant de lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, ce qui ouvre la voie Ă un « service public culturel » organisĂ© directement par la commune (ex. théùtre, cinĂ©ma).
- La compĂ©tence communale se rattache Ă lâintĂ©rĂȘt public local : lâactivitĂ© doit contribuer Ă la valorisation des administrĂ©s.
- Le juge administratif adopte une approche comprĂ©hensive de la notion dâintĂ©rĂȘt public local pour apprĂ©cier la lĂ©galitĂ© des soutiens communaux.
đĄ Astuce mĂ©mo
Conflit social â interdit automatique : si câest prĂ©sentĂ© en action sociale et rattachĂ© Ă lâintĂ©rĂȘt public local, la commune peut agir.
đ 12. DĂ©centralisation et principes dâorganisation des CT
đ Notions clĂ©s & DĂ©finitions
- Collectivités territoriales spécifiques : Les collectivités territoriales spécifiques sont des CT régies par des dispositions législatives particuliÚres, distinctes du régime des départements, régions et communes.
- DROM : Les DROM sont les dĂ©partements et rĂ©gions dâoutre-mer, rĂ©gis par lâarticle 73 de la Constitution, avec possibilitĂ© dâadaptation des rĂšgles nationales Ă leurs spĂ©cificitĂ©s.
- Principe de spĂ©cialitĂ© lĂ©gislative : Le principe de spĂ©cialitĂ© lĂ©gislative signifie que les lois adoptĂ©es par le Parlement ne sâappliquent au DROM que si le lĂ©gislateur lâa expressĂ©ment prĂ©vu.
- CollectivitĂ© europĂ©enne dâAlsace : La collectivitĂ© europĂ©enne dâAlsace est une CT Ă statut spĂ©cifique issue de la fusion des dĂ©partements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, avec des compĂ©tences particuliĂšres.
- CollectivitĂ© de Corse : La collectivitĂ© de Corse est une CT Ă statut spĂ©cifique issue de la fusion rĂ©gion-dĂ©partements, dotĂ©e dâune assemblĂ©e et dâun conseil exĂ©cutif.
đ Points essentiels
- Les CT spĂ©cifiques regroupent notamment la Corse, la collectivitĂ© europĂ©enne dâAlsace, Paris et la mĂ©tropole de Lyon, et elles ne relĂšvent pas des rĂšgles ordinaires des dĂ©partements, rĂ©gions ou communes.
- La rĂ©forme de 2003 a rationalisĂ©, simplifiĂ© et encadrĂ© lâensemble des CT spĂ©cifiques.
- Pour les DROM (art. 73), les lois et rĂšglements nationaux peuvent ĂȘtre adaptĂ©s aux spĂ©cificitĂ©s locales, avec possibilitĂ© de dĂ©rogation aux dispositions nationales.
- Pour les CT dâoutre-mer Ă caractĂšre spĂ©cifique (art. 74), le statut fixe par dĂ©rogation les compĂ©tences de la collectivitĂ© dĂ©signĂ©e par le lĂ©gislateur.
- En Corse, la loi NOTRe du 7 aoĂ»t 2015 remplace la CT de Corse par la collectivitĂ© de Corse, avec un prĂ©fet de Corse et une organisation autour dâune assemblĂ©e et dâun conseil exĂ©cutif.
- En Alsace, la collectivitĂ© europĂ©enne dâAlsace rĂ©sulte de la loi du 2 aoĂ»t 2019 et correspond Ă la fusion des dĂ©partements du Haut-Rhin et du Bas-Rhin, avec des compĂ©tences Ă©conomiques et des dispositions sur la coop. tr
đĄ Astuce mĂ©mo
DROM = Adaptation + SpĂ©cialitĂ© (loi seulement si le Parlement lâa prĂ©vu) ; art. 74 = Statut sur mesure (compĂ©tences par dĂ©rogation).
đ
RepĂšres chronologiques
| Date | ĂvĂ©nement |
|---|
| mai 2007 | RGPP : inventaire des missions de lâĂtat ministĂšre par ministĂšre |
| 1974 | Conseil constitutionnel : justification dâun traitement diffĂ©renciĂ© (diffĂ©rences objectives ou nĂ©cessitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral) pour lâĂ©galitĂ© des usagers |
| 28 pluviose an VIII | Loi du 28 pluviÎse an VIII : création des préfets et des départements (maillage administratif) |
đ Tableaux de synthĂšse
Sources et portée du pouvoir normatif (PM/CT)
| Autorité | Type de pouvoir normatif | Portée/limites |
|---|
| Premier ministre | Pouvoir rĂ©glementaire | DĂ©cide des normes gĂ©nĂ©rales et impersonnelles ; pouvoir dâexĂ©cution de la loi (art. 21) et autonome (art. 37) |
| Collectivités territoriales | Pouvoir réglementaire local | Pouvoir constitutionnel mais exercé dans les conditions prévues par la loi ; pas de pouvoir réglementaire autonome |
| AutoritĂ©s administratives (auto-organisation) | Pouvoir dâorganisation interne | Pouvoir sans habilitation spĂ©ciale (Jamart) : mesures dâorganisation interne susceptibles de recours |
â ïž PiĂšges & confusions frĂ©quents
- Confondre administration et politique : lâadministration met en Ćuvre lâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sous subordination au pouvoir politique, mais nâa pas de fonction politique propre.
- Croire que la continuitĂ© de lâĂtat signifie continuitĂ© des dĂ©cisions politiques : en rĂ©alitĂ©, elle repose sur la permanence des institutions administratives et de leurs agents.
- Penser quâil existe un pouvoir rĂ©glementaire autonome des collectivitĂ©s : le cours insiste au contraire sur la subordination au cadre national et Ă la loi.
- MĂ©langer Ă©galitĂ© des usagers et Ă©galitĂ© stricte : des diffĂ©rences de traitement sont possibles si elles reposent sur des critĂšres admis (diffĂ©rences objectives ou nĂ©cessitĂ© dâintĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral).
- Oublier lâarticulation continuitĂ©/grĂ©ve : le droit de grĂšve est constitutionnel mais peut ĂȘtre limitĂ© (service minimum, notamment discutĂ© pour la santĂ© publique).
- Se tromper sur la dĂ©concentration : elle ne crĂ©e pas dâautonomie locale ; lâautoritĂ© dĂ©concentrĂ©e reste soumise au pouvoir hiĂ©rarchique central.
- Confondre contrÎle de légalité et contrÎle hiérarchique : le préfet ne peut pas annuler ; il saisit le juge administratif (et le contrÎle est surtout administratif puis juridictionnel).
â
Checklist Examen
- DĂ©finir une institution administrative et expliquer ce qui la caractĂ©rise (rattachement Ă lâĂtat et applicabilitĂ© du droit administratif, avec rĂšgles procĂ©durales).
- Expliquer pourquoi lâadministration est prĂ©sentĂ©e comme moteur de la nation administrative et comment la continuitĂ© de lâĂtat est assurĂ©e « envers et contre tout » par les institutions administratives.
- MaĂźtriser les sens historiques du mot « administration » (servir/rendre service ; gestion des affaires ; puissance publique) et relier ces sens aux notions dâadministrĂ© et de formalisme/bureaucratie.
- PrĂ©senter lâunitĂ© institutionnelle et nationale : personnalitĂ© juridique de droit public, spĂ©cialitĂ©, autonomie, prĂ©rogatives de puissance publique, et la compĂ©tence de la compĂ©tence de lâĂtat.
- Expliquer la spécialité des collectivités (spécialité territoriale / affaires locales) et la clause de compétence générale des communes, puis distinguer spécialité fonctionnelle et territoriale.
- Exposer la diversification des établissements publics depuis 1990 : complémentarité, continuité, respect de la libre concurrence et interdiction des subventions croisées (logique prix sans avantage).
- DĂ©crire lâautonomie des personnes publiques (organisation, gestion, financiĂšre) et rappeler quâil sâagit dâautonomie sans indĂ©pendance (tutelle/contrĂŽle de lâĂtat).
- PrĂ©senter les trois principes du rĂ©gime du service public (continuitĂ©, Ă©galitĂ©, mutabilitĂ©) et les limites liĂ©es Ă la continuitĂ© (service minimum, santĂ© publique) et Ă lâĂ©galitĂ© (1974).
- Expliquer la police administrative comme contrÎle/régulation : objectif de garantie des libertés publiques, contrÎle du juge (proportionnalité, adaptation/nécessité, compétence).
- DĂ©crire le contrĂŽle de lâĂtat sur les collectivitĂ©s : transmission des actes, dĂ©lai de 2 mois, dialogue prĂ©alable, dĂ©fĂ©rĂ© prĂ©fectoral (rare), annulation frĂ©quente (â80%) et rĂ©fĂ©rĂ© de suspension (conditions).
- Exposer lâarticulation centralisation/dĂ©concentration/dĂ©centralisation : dĂ©concentration = dĂ©cisions au niveau local sous hiĂ©rarchie ; dĂ©centralisation = personnalitĂ© juridique, conseils Ă©lus, contrĂŽle de lĂ©galitĂ©.
- Maßtriser le pouvoir réglementaire local : sources constitutionnelles (art. 72) et limites (pas de pouvoir autonome), Jamart (auto-organisation) et caractÚre résiduel subordonné à la loi/pouvoir national.
Create your own revision sheets
Import your course and AI generates sheets, quizzes and flashcards in 30 seconds.
Sheet generator