Revision sheet: Principes et Normes en Droit International

Plan du Cours

  1. Membres permanents du Conseil de sécurité ONU
  2. Exceptions au recours à la force armée
  3. ResponsabilitĂ© de protĂ©ger et conditions d’intervention
  4. Pacta sunt servanda et force obligatoire
  5. Hiérarchie des normes en droit constitutionnel français
  6. Traités de Westphalie et fin de la guerre de Trente Ans
  7. Droit de légation et agents diplomatiques
  8. Droit de La Haye et conduite des hostilités
  9. Droit de GenĂšve et protection des victimes de guerre
  10. Société internationale et normes des relations internationales
  11. RĂ©alisme et logiques de compĂ©tition entre États
  12. Soft law en droit international et valeur normative

1. Membres permanents du Conseil de sécurité ONU

Notions clés & Définitions

  • Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU : Organe principal de l’ONU chargĂ© du maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales, avec des pouvoirs spĂ©cifiques sur les situations de crise.
  • Membres permanents : États disposant d’un siĂšge permanent au Conseil de sĂ©curitĂ©, avec un rĂŽle central dans les dĂ©cisions du Conseil.
  • Chine : État membre permanent du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU.
  • États-Unis : État membre permanent du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU.
  • FĂ©dĂ©ration de Russie : État membre permanent du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU.

Points essentiels

  • Les membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© sont la Chine, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et la FĂ©dĂ©ration de Russie.
  • L’option incluant l’Union soviĂ©tique est fausse car elle ne correspond pas Ă  la liste actuelle des membres permanents.
  • L’option incluant le Japon est fausse car le Japon n’est pas membre permanent du Conseil de sĂ©curitĂ©.
  • L’option incluant un acteur non Ă©tatique (Port-Real) est fausse car seuls des États sont membres permanents.
  • La liste des membres permanents doit ĂȘtre apprise par cƓur car elle sert directement Ă  rĂ©pondre aux QCM de reconnaissance.

Astuce mémo

MĂ©mo : « C-F-R-U-R » = Chine, France, Royaume-Uni, Russie + « USA » (États-Unis).

2. Exceptions au recours à la force armée

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ©s de Westphalie : Les traitĂ©s de Westphalie sont des accords signĂ©s le 24 octobre 1648 qui mettent fin Ă  une guerre majeure en Europe.
  • Droit de lĂ©gation : Le droit de lĂ©gation dĂ©signe la facultĂ© d’envoyer et de recevoir des agents diplomatiques entre États.
  • Droit de La Haye : Le droit de La Haye regroupe les rĂšgles qui encadrent la conduite des hostilitĂ©s pendant les conflits armĂ©s.
  • Droit de GenĂšve : Le droit de GenĂšve regroupe les rĂšgles qui protĂšgent les victimes de la guerre.
  • Convention de Vienne (1961) : La Convention de Vienne du 18 avril 1961 concerne les relations, privilĂšges et immunitĂ©s diplomatiques.

Points essentiels

  • Les traitĂ©s de Westphalie du 24 octobre 1648 mettent fin Ă  la guerre de 30 ans.
  • Le droit de lĂ©gation correspond au droit d’envoyer et de recevoir des agents diplomatiques.
  • Le droit de La Haye vise l’ensemble des rĂšgles qui rĂ©gissent la conduite des hostilitĂ©s.
  • Le droit de GenĂšve vise l’ensemble des rĂšgles qui protĂšgent les victimes de la guerre.
  • La Convention de Vienne du 18 avril 1961 concerne les relations, les privilĂšges et les immunitĂ©s diplomatiques.
  • Le discours du 14 fĂ©vrier 2003 au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU a Ă©tĂ© prononcĂ© par Dominique de Villepin.

Astuce mémo

Westphalie = 30 ans ; La Haye = conduite ; GenĂšve = victimes ; Vienne 1961 = diplomates.

3. ResponsabilitĂ© de protĂ©ger et conditions d’intervention

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© de protĂ©ger : Principe international visant Ă  prĂ©venir ou arrĂȘter des atteintes graves quand l’État concernĂ© ne protĂšge pas sa population.
  • Intervention humanitaire : Action extĂ©rieure destinĂ©e Ă  protĂ©ger des civils contre des violences massives, sous conditions strictes en droit international.
  • LĂ©gitime dĂ©fense : Justification du recours Ă  la force pour repousser une agression armĂ©e en cours ou imminente.
  • Soft law : Ensemble de rĂšgles non contraignantes juridiquement ou dont la force normative reste limitĂ©e.

Points essentiels

  • La responsabilitĂ© de protĂ©ger s’articule autour de la protection des populations contre des atteintes graves lorsque l’État n’assume pas ses obligations.
  • Les conditions d’intervention exigent une logique de protection et un encadrement strict du recours Ă  la force, plutĂŽt qu’une simple logique de compĂ©tition entre États.
  • La lĂ©gitime dĂ©fense constitue une exception classique au principe d’interdiction du recours Ă  la force armĂ©e.
  • La « soft law » correspond Ă  des rĂšgles non obligatoires ou Ă  la valeur normative limitĂ©e, contrairement aux rĂšgles juridiquement contraignantes.
  • Les rĂ©solutions du Conseil de sĂ©curitĂ© ne sont pas adoptĂ©es Ă  l’unanimitĂ© : elles suivent un rĂ©gime de vote incluant l’absence de vĂ©to des membres permanents.
  • Le droit international distingue des acteurs contestĂ©s et non contestĂ©s, ce qui influence la maniĂšre dont les normes et mĂ©canismes s’appliquent.

Astuce mémo

R2P = ProtĂ©ger d’abord : si l’État Ă©choue, l’intervention devient envisageable, mais seulement sous conditions strictes.

4. Pacta sunt servanda et force obligatoire

Notions clés & Définitions

  • Pacta sunt servanda : Principe du droit international imposant que les engagements contractĂ©s par les États soient respectĂ©s de bonne foi.
  • Force obligatoire des traitĂ©s : CaractĂšre juridique qui rend les traitĂ©s contraignants pour les parties, au-delĂ  de la simple volontĂ© politique.
  • Droit des peuples Ă  disposer d'eux-mĂȘmes : Droit reconnu en droit international permettant Ă  un peuple de dĂ©terminer librement son statut politique et son dĂ©veloppement.
  • LĂ©gitime dĂ©fense : Justification admise en droit international permettant l’usage de la force pour repousser une agression armĂ©e.

Points essentiels

  • La rĂšgle « Pacta sunt servanda » signifie que les pactes doivent ĂȘtre respectĂ©s.
  • Le principe de force obligatoire implique que la conclusion d’un engagement crĂ©e des obligations juridiques pour les parties.
  • Parmi les exceptions au recours interdit Ă  la force armĂ©e figure le droit des peuples Ă  disposer d’eux-mĂȘmes.
  • Parmi les exceptions figure aussi la lĂ©gitime dĂ©fense.
  • La lĂ©gitime dĂ©fense prĂ©ventive n’est pas retenue comme exception dans la liste proposĂ©e.
  • La conquĂȘte territoriale n’est pas une exception admise dans la liste proposĂ©e.

Astuce mémo

Pacta = pactes, servanda = respectés : « pactes respectés ».

5. Hiérarchie des normes en droit constitutionnel français

Notions clés & Définitions

  • DĂ©claration universelle des droits de l'homme : La DĂ©claration universelle des droits de l'homme est un texte adoptĂ© par l'ONU qui Ă©nonce des droits fondamentaux, sans ĂȘtre un traitĂ© au sens strict.
  • Soft law : La soft law dĂ©signe des rĂšgles de droit non contraignantes, qui ne sont pas assorties d'une sanction juridictionnelle directe.
  • Discours du 14 fĂ©vrier 2003 : Le discours du 14 fĂ©vrier 2003 est une intervention d'un ministre français des affaires Ă©trangĂšres devant le Conseil de sĂ©curitĂ© de l'ONU.
  • Protocole de Kyoto : Le protocole de Kyoto est un accord international portant sur la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre.
  • Soft power : Le soft power est une notion de puissance fondĂ©e sur l'influence par l'attraction plutĂŽt que par la contrainte.

Points essentiels

  • La DĂ©claration universelle des droits de l'homme de 1948 correspond Ă  une rĂ©solution de l'AssemblĂ©e gĂ©nĂ©rale de l'ONU.
  • En droit international, la soft law renvoie Ă  des rĂšgles non obligatoires et insusceptibles d'ĂȘtre sanctionnĂ©es devant une juridiction internationale.
  • Le ministre français des affaires Ă©trangĂšres ayant prononcĂ© le discours du 14 fĂ©vrier 2003 devant le Conseil de sĂ©curitĂ© est Dominique de Villepin.
  • Le protocole de Kyoto vise la rĂ©duction des Ă©missions de gaz Ă  effet de serre.
  • Les facteurs immatĂ©riels de la puissance incluent le facteur culturel et le facteur religieux.
  • Le hard power ne comprend pas la puissance culturelle, mais la puissance militaire, Ă©nergĂ©tique et Ă©conomique selon les choix proposĂ©s.

Astuce mémo

DUDH = Résolution ONU ; Soft law = Sans sanction ; Kyoto = Gaz à effet de serre ; Villepin = 14/02/2003 ; Soft power = Attraction.

6. Traités de Westphalie et fin de la guerre de Trente Ans

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ©s de Westphalie : Ensemble d’accords qui mettent fin Ă  la guerre de Trente Ans et redessinent l’ordre politique en Europe.
  • Guerre de Trente Ans : Conflit majeur en Europe (1618-1648) dont la fin est scellĂ©e par les traitĂ©s de Westphalie.
  • SouverainetĂ© Ă©tatique : Principe selon lequel chaque État exerce son autoritĂ© sur son territoire, sans ingĂ©rence extĂ©rieure directe.
  • Équilibre europĂ©en : IdĂ©e d’un rapport de forces entre puissances visant Ă  Ă©viter qu’une seule domine durablement l’ensemble du continent.

Points essentiels

  • Les traitĂ©s de Westphalie clĂŽturent la guerre de Trente Ans et marquent un tournant dans l’organisation politique europĂ©enne.
  • La fin du conflit s’accompagne d’ajustements territoriaux et de confirmations de droits entre États europĂ©ens.
  • Le principe de souverainetĂ© renforce l’autonomie des États dans la conduite de leurs affaires internes.
  • La logique d’équilibre europĂ©en vise Ă  stabiliser durablement les relations entre puissances aprĂšs le conflit.
  • La pĂ©riode 1618-1648 correspond Ă  la guerre de Trente Ans, dont l’issue est associĂ©e aux traitĂ©s de Westphalie.

Astuce mémo

Westphalie = fin de la Trente Ans : “souverainetĂ© + Ă©quilibre” pour stabiliser l’Europe.

7. Droit de légation et agents diplomatiques

Notions clés & Définitions

  • Droit de lĂ©gation : Le droit de lĂ©gation dĂ©signe la possibilitĂ© pour un État d’envoyer et de recevoir des reprĂ©sentants officiels Ă  l’étranger.
  • Agent diplomatique : Un agent diplomatique est un reprĂ©sentant officiel chargĂ© de reprĂ©senter un État et de conduire ses relations avec l’État d’accueil.
  • OMC : L’OMC est l’Organisation mondiale du commerce, une organisation internationale centrĂ©e sur les rĂšgles du commerce entre États.
  • Gouvernance mondiale : La gouvernance mondiale regroupe des mĂ©canismes de coordination Ă  l’échelle internationale qui influencent les dĂ©cisions entre États.

Points essentiels

  • L’OMC correspond Ă  l’Organisation mondiale du commerce.
  • La mondialisation s’accĂ©lĂšre Ă  partir des annĂ©es 1980 notamment avec le dĂ©veloppement des rĂ©seaux numĂ©riques.
  • La mondialisation s’accĂ©lĂšre aussi avec la multiplication des vols low cost.
  • La mondialisation s’accĂ©lĂšre enfin avec l’émergence d’une gouvernance mondiale.
  • Les dĂ©penses militaires mondiales en 2020 sont d’environ 2000 milliards de dollars.
  • Les États-Unis reprĂ©sentent plus de 40% de l’ensemble des dĂ©penses militaires mondiales.

Astuce mémo

Droit de lĂ©gation = « lĂ©gat » = reprĂ©sentant officiel Ă  l’étranger ; OMC = « monde » (commerce).

8. Droit de La Haye et conduite des hostilités

Notions clés & Définitions

  • Droit de La Haye : Le droit de La Haye regroupe des rĂšgles qui encadrent la maniĂšre de conduire les hostilitĂ©s pendant un conflit armĂ©.
  • Conduite des hostilitĂ©s : La conduite des hostilitĂ©s dĂ©signe l’ensemble des comportements et mĂ©thodes de combat que les belligĂ©rants doivent respecter au cours des opĂ©rations militaires.
  • Droit international humanitaire : Le droit international humanitaire est l’ensemble des rĂšgles applicables en pĂ©riode de conflit armĂ© pour limiter les effets de la guerre.

Points essentiels

  • Le droit de La Haye vise l’encadrement des mĂ©thodes et comportements pendant les combats, plutĂŽt que la protection gĂ©nĂ©rale des victimes.
  • Le droit de La Haye se distingue du droit de GenĂšve, qui est centrĂ© sur la protection des personnes affectĂ©es par la guerre.
  • Dans un examen, associer « La Haye » Ă  la conduite des hostilitĂ©s permet d’éviter la confusion avec les rĂšgles orientĂ©es vers les victimes.
  • La logique du droit international humanitaire est de limiter les effets de la guerre en imposant des contraintes aux belligĂ©rants.
  • Une question de type QCM attend souvent l’option formulĂ©e comme « rĂšgles qui rĂ©gissent la conduite des hostilitĂ©s » pour le droit de La Haye.

Astuce mémo

La Haye = « la maniÚre de faire la guerre » (conduite des hostilités).

9. Droit de GenĂšve et protection des victimes de guerre

Notions clés & Définitions

  • Droit de GenĂšve : Le droit de GenĂšve regroupe les rĂšgles visant Ă  protĂ©ger les personnes affectĂ©es par un conflit armĂ©, notamment les victimes.
  • Droit de La Haye : Le droit de La Haye regroupe les rĂšgles qui encadrent la conduite des hostilitĂ©s pendant un conflit armĂ©.
  • Territoire maritime : Le territoire maritime d’un État inclut la mer territoriale, dĂ©finie par une limite en miles marins.
  • ResponsabilitĂ© de protĂ©ger : La responsabilitĂ© de protĂ©ger est un principe qui peut justifier une intervention extĂ©rieure pour protĂ©ger une population contre de graves atteintes.
  • Dissociation des États : La dissociation dĂ©signe un processus de crĂ©ation de nouveaux États qui ne correspond pas Ă  la dĂ©colonisation, Ă  la sĂ©cession, Ă  la dissolution ou Ă  l’absorption selon les cas.

Points essentiels

  • Le droit de GenĂšve correspond aux rĂšgles qui protĂšgent les victimes de la guerre.
  • Le droit de La Haye correspond aux rĂšgles qui rĂ©gissent la conduite des hostilitĂ©s.
  • La mer territoriale est fixĂ©e jusqu’à la limite de 12 miles marins.
  • Parmi les dynamiques proposĂ©es, la dissolution ne relĂšve pas de la dissociation.
  • La responsabilitĂ© de protĂ©ger justifie une possibilitĂ© d’intervention lorsque l’État n’est plus capable de protĂ©ger sa propre population.
  • La responsabilitĂ© de protĂ©ger ne vise pas en prioritĂ© Ă  protĂ©ger des ressortissants d’un autre État, ni Ă  protĂ©ger l’État contre l’agression d’autres États.

Astuce mémo

GenĂšve = victimes ; La Haye = conduite. Mer territoriale = 12. ProtĂ©ger = quand l’État n’y arrive plus.

10. Société internationale et normes des relations internationales

Notions clés & Définitions

  • PersonnalitĂ© juridique des organisations intergouvernemental : La personnalitĂ© juridique des organisations intergouvernementales dĂ©signe leur capacitĂ© Ă  agir en droit, distincte de celle des États membres.
  • Principe de spĂ©cialitĂ© : Le principe de spĂ©cialitĂ© limite les compĂ©tences d’une organisation intergouvernementale Ă  ce que ses objectifs prĂ©voient.
  • Organisation intergouvernementale Ă  portĂ©e universelle : Une organisation intergouvernementale Ă  portĂ©e universelle regroupe des États au-delĂ  d’une seule rĂ©gion et vise une couverture mondiale.
  • Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies : Le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies est un organe des Nations unies chargĂ© du maintien de la paix et de la sĂ©curitĂ© internationales.
  • Organisation intĂ©grative : Une organisation intĂ©grative est une organisation intergouvernementale dont le fonctionnement tend Ă  rapprocher fortement les États membres.

Points essentiels

  • La dĂ©faite de Dien Bien Phu marque le retrait français de l’Indochine.
  • La personnalitĂ© juridique des organisations intergouvernementales est limitĂ©e par le principe de spĂ©cialitĂ©.
  • La personnalitĂ© juridique des organisations intergouvernementales est gĂ©nĂ©rale et non limitĂ©e Ă  une seule sphĂšre de compĂ©tence.
  • Les organisations intergouvernementales sont autonomes par rapport aux États membres.
  • Parmi les organisations proposĂ©es, l’OMC a une portĂ©e universelle.
  • Le Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies est un organe restreint inĂ©galitaire.

Astuce mémo

Indochine = Dien Bien Phu (retrait). Sécurité ONU : restreint + inégalitaire.

11. RĂ©alisme et logiques de compĂ©tition entre États

Notions clés & Définitions

  • SociĂ©tĂ© des Nations : Organisation internationale créée pour organiser la coopĂ©ration entre États aprĂšs la PremiĂšre Guerre mondiale.
  • SecrĂ©taire gĂ©nĂ©ral des Nations unies : Fonction dirigeante de l’ONU chargĂ©e de la conduite gĂ©nĂ©rale de l’organisation et de la reprĂ©sentation institutionnelle.
  • Cour internationale de justice : Juridiction principale des Nations unies compĂ©tente pour trancher certains diffĂ©rends entre États selon des conditions prĂ©vues.
  • Convention europĂ©enne des droits de l’homme : TraitĂ© rĂ©gional garantissant des droits et libertĂ©s, adoptĂ© dans le cadre du Conseil de l’Europe.
  • Terra nullius : Notion de droit des territoires dĂ©signant un territoire rĂ©putĂ© sans souverain effectif, susceptible d’ĂȘtre acquis sous conditions.

Points essentiels

  • Woodrow Wilson est l’auteur de la crĂ©ation de la SociĂ©tĂ© des Nations.
  • Ban Ki-moon n’a assurĂ© qu’un seul mandat parmi les secrĂ©taires gĂ©nĂ©raux proposĂ©s.
  • En NorvĂšge, la rĂšgle internationale est placĂ©e au niveau infra-constitutionnel et supra-lĂ©gislatif.
  • La Cour internationale de justice ne peut juger que les États et ONG ayant acceptĂ© sa compĂ©tence.
  • La Convention europĂ©enne des droits de l’homme a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©e dans le cadre du Conseil de l’Europe.
  • L’occupation permet l’acquisition territoriale si le territoire est terra nullius.

Astuce mémo

Wilson → SociĂ©tĂ© des Nations ; Ban Ki-moon → un seul mandat ; NorvĂšge → infra-constitutionnel/supra-lĂ©gislatif ; CIJ → compĂ©tence acceptĂ©e ; CEDH → Conseil de l’Europe ; occupation → terra nullius.

12. Soft law en droit international et valeur normative

Notions clés & Définitions

  • Soft law : En droit international, la soft law regroupe des instruments non contraignants qui influencent nĂ©anmoins les comportements et l’interprĂ©tation des rĂšgles.
  • Recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU : Une recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ© est un acte formulant une orientation sans crĂ©er, en principe, d’obligation juridique directe pour les États.
  • Accord entre l’ONU et des États membres : Un accord conclu entre l’ONU et des États membres est un instrument conventionnel qui, contrairement Ă  la soft law, vise en gĂ©nĂ©ral une force obligatoire selon ses stipulations.
  • Pacta sunt servanda : La rĂšgle pacta sunt servanda impose le respect des engagements contractĂ©s par les États dans leurs accords.

Points essentiels

  • Une recommandation du Conseil de sĂ©curitĂ© relĂšve typiquement de la soft law car elle n’installe pas une obligation juridique directe comme le ferait une dĂ©cision contraignante.
  • Un accord entre l’ONU et des États membres se rattache davantage Ă  la logique conventionnelle : sa valeur normative dĂ©pend des clauses et de la force obligatoire prĂ©vue.
  • La soft law peut produire des effets indirects : elle sert de rĂ©fĂ©rence, oriente les positions et influence l’interprĂ©tation du droit existant.
  • La rĂšgle pacta sunt servanda signifie que les pactes doivent ĂȘtre respectĂ©s, ce qui renforce la force normative des engagements.
  • La distinction soft law / droit contraignant se repĂšre surtout Ă  la nature de l’acte : orientation non obligatoire vs engagement juridiquement tenu.

Astuce mémo

Soft law = « souffle » d’influence (pas d’obligation directe) ; pacta sunt servanda = « pactes = respect ».

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
24 octobre 1648Traités de Westphalie mettant fin à la guerre de Trente Ans
18 avril 1961Convention de Vienne relative aux relations, privilÚges et immunités diplomatiques
14 fĂ©vrier 2003Discours de Dominique de Villepin au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU

Tableaux de synthĂšse

La Haye vs GenĂšve (droit international humanitaire)

NotionObjet principalRepĂšre
Droit de La HayeEncadrer la conduite des hostilités« la maniÚre de faire la guerre »
Droit de GenÚveProtéger les victimes de la guerre« GenÚve = victimes »

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre La Haye et GenÚve : La Haye encadre la conduite des hostilités, tandis que GenÚve protÚge les victimes.
  2. Croire que la lĂ©gitime dĂ©fense prĂ©ventive est une exception admise : dans la liste proposĂ©e, elle n’est pas retenue.
  3. Se tromper sur la responsabilitĂ© de protĂ©ger : elle vise l’intervention quand l’État n’est plus capable de protĂ©ger sa propre population, pas pour protĂ©ger un autre État.
  4. MĂ©langer soft law et droit contraignant : la soft law n’installe pas une obligation juridique directe sanctionnable comme une dĂ©cision contraignante.
  5. Oublier que seuls des États sont membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© : un acteur non Ă©tatique (ex. Port-Real) est une fausse option.
  6. Confondre Pacta sunt servanda avec une idĂ©e de « pactes serviles » : la rĂšgle signifie que les pactes doivent ĂȘtre respectĂ©s.
  7. Se tromper sur la liste des membres permanents : l’Union soviĂ©tique et le Japon ne correspondent pas Ă  la liste actuelle.

Checklist Examen

  1. Savoir identifier les 5 membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU et Ă©liminer les distracteurs (Union soviĂ©tique, Japon, acteur non Ă©tatique).
  2. ConnaĂźtre les exceptions admises au principe d’interdiction du recours Ă  la force armĂ©e dans la liste proposĂ©e (droit des peuples Ă  disposer d’eux-mĂȘmes, maintien de la paix, lĂ©gitime dĂ©fense).
  3. MaĂźtriser ce que justifie la responsabilitĂ© de protĂ©ger : intervention quand l’État n’est plus capable de protĂ©ger sa propre population.
  4. Savoir dĂ©finir et appliquer Pacta sunt servanda : les pactes doivent ĂȘtre respectĂ©s.
  5. ConnaĂźtre l’autoritĂ© des traitĂ©s/accords rĂ©guliĂšrement ratifiĂ©s ou approuvĂ©s dĂšs leur publication selon l’article 55 de la Constitution du 4 octobre 1958 (supĂ©rieure Ă  la loi).
  6. Savoir que les traités de Westphalie du 24 octobre 1648 mettent fin à la guerre de Trente Ans.
  7. Savoir définir le droit de légation : envoyer et recevoir des agents diplomatiques.
  8. Savoir associer correctement droit de La Haye = conduite des hostilités et droit de GenÚve = protection des victimes.
  9. Savoir que la Convention de Vienne du 18 avril 1961 concerne les relations, privilÚges et immunités diplomatiques.
  10. Savoir que le discours du 14 fĂ©vrier 2003 au Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU a Ă©tĂ© prononcĂ© par Dominique de Villepin.
  11. Savoir distinguer soft law et droit contraignant : la soft law est non obligatoire ou à valeur normative limitée, et une recommandation du Conseil de sécurité relÚve typiquement de la soft law.
  12. Savoir la rÚgle de vote des résolutions du Conseil de sécurité : majorité qualifiée de neuf voix et absence de véto des membres permanents.

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1. Quelle justification fait partie des exceptions au principe d’interdiction du recours Ă  la force armĂ©e ?

2. Quels sont les cinq membres permanents du Conseil de sĂ©curitĂ© de l’ONU ?

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Conseil de sĂ©curitĂ© ONU — membres permanents ?

Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie

Exceptions au recours à la force — liste ?

LĂ©gitime dĂ©fense, maintien de la paix, droit des peuples Ă  disposer d'eux-mĂȘmes

ResponsabilitĂ© de protĂ©ger — objectif ?

ProtĂ©ger la population contre des atteintes graves quand l’État ne le fait pas

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