Revision sheet: Histoire et institutions de l'UE

Plan du Cours

  1. Grandes Ă©tapes de l’histoire du droit UE
  2. Élaboration de la dĂ©cision europĂ©enne
  3. Institutions et rĂŽles du triangle institutionnel
  4. ContrÎle de la décision européenne par la CJUE
  5. Portée et autorité de la décision européenne
  6. Enjeux extra juridiques et boussole de l’UE
  7. Aux origines du projet européen
  8. Premiers projets d’unitĂ© et d’arbitrage
  9. CECA et innovation vers la supranationalité
  10. Traités fondateurs et présidence de De Gaulle
  11. Crises des années 1970 et construction institutionnelle
  12. TraitĂ© de Maastricht et piliers de l’Union

1. Grandes Ă©tapes de l’histoire du droit UE

Notions clés & Définitions

  • Droit de l’Union europĂ©enne : Le droit de l’UE est un ensemble de rĂšgles qui s’intĂšgre Ă  l’ordre juridique interne des États membres, et ne reste pas extĂ©rieur Ă  eux.
  • Conseil de l’Europe : Le Conseil de l’Europe est une organisation europĂ©enne distincte de l’UE, mentionnĂ©e ici comme repĂšre institutionnel dans l’espace europĂ©en.
  • Triangle institutionnel : Le triangle institutionnel dĂ©signe l’articulation des institutions centrales de l’UE qui participent Ă  l’élaboration et au contrĂŽle des dĂ©cisions europĂ©ennes.
  • Cour de justice de l’Union europĂ©enne : La CJUE est l’institution chargĂ©e d’assurer le contrĂŽle juridictionnel du droit de l’UE et de limiter la portĂ©e des institutions.
  • Effet direct : L’effet direct est la capacitĂ© d’une rĂšgle de l’UE Ă  produire des droits ou obligations directement invocables par les particuliers devant les juridictions nationales.

Points essentiels

  • L’histoire du droit de l’UE se comprend Ă  travers des enjeux extra-juridiques actuels, liĂ©s Ă  la gĂ©opolitique et aux dĂ©fis pour l’ordre international issu de 1945.
  • La « boussole » de l’UE est prĂ©sentĂ©e comme un attachement au droit international, Ă  la protection des droits de l’homme, aux libertĂ©s fondamentales, Ă  la dĂ©mocratie libĂ©rale et Ă  l’État de droit.
  • Le droit de l’UE est prĂ©sentĂ© comme faisant partie intĂ©grante de l’ordre juridique national, ce qui explique son impact concret dans les États membres.
  • Le projet europĂ©en est prĂ©sentĂ© comme nĂ© dans les annĂ©es 1950 pour assurer la paix entre États europĂ©ens et crĂ©er un espace de stabilitĂ© et de prospĂ©ritĂ©.
  • L’UE n’est pas un État fĂ©dĂ©ral au mĂȘme titre que les États fĂ©dĂ©raux classiques, et un État peut en sortir (exemple donnĂ© : Brexit).
  • La prise de dĂ©cision Ă  27 est dĂ©crite comme difficile car elle exige un consensus, compte tenu des prioritĂ©s gĂ©opolitiques et des clivages politiques entre États membres.

Astuce mémo

Boussole UE = DI + droits humains + libertĂ©s + dĂ©mocratie + État de droit ; et Ă  27 tout dĂ©pend du consensus.

2. Élaboration de la dĂ©cision europĂ©enne

Notions clés & Définitions

  • Culture du consensus : La culture du consensus dĂ©signe une maniĂšre de dĂ©cider en Europe en cherchant un accord acceptable par plusieurs États, mĂȘme quand les intĂ©rĂȘts divergent.
  • Conseil de l’Europe : Le Conseil de l’Europe est une organisation europĂ©enne distincte de l’UE, créée en 1949, qui rĂ©unit 46 États et s’appuie notamment sur la CEDH.
  • Cour europĂ©enne des droits de l’homme : La Cour europĂ©enne des droits de l’homme est l’organe juridictionnel du Conseil de l’Europe chargĂ© d’appliquer la CEDH.
  • « Maison commune europĂ©enne » : L’expression « maison commune europĂ©enne » renvoie Ă  l’idĂ©e d’un espace commun de formation et d’accompagnement des États pour consolider dĂ©mocratie et État de droit.
  • Droit communautaire : Le droit communautaire dĂ©signe l’ensemble des rĂšgles juridiques applicables aux communautĂ©s europĂ©ennes avant l’évolution vers le droit de l’UE.

Points essentiels

  • La dĂ©cision europĂ©enne est complexe car elle doit intĂ©grer des facteurs politiques et des intĂ©rĂȘts divergents entre États membres.
  • La dĂ©limitation des frontiĂšres de l’UE est un enjeu majeur car parvenir Ă  un accord Ă  27 États est dĂ©jĂ  difficile, et le serait davantage avec plus d’États.
  • L’UE ne peut pas fermer totalement ses portes aux États vulnĂ©rables, ce qui rend l’élargissement politiquement et juridiquement dĂ©licat.
  • Le Conseil de l’Europe rĂ©unit 46 États et inclut notamment le Royaume-Uni, la Turquie, l’ArmĂ©nie, l’AzerbaĂŻdjan et la GĂ©orgie, Ă  l’exception de la BiĂ©lorussie et de la Russie.
  • Le Conseil de l’Europe a un triptyque de missions : renforcement de la dĂ©mocratie, consolidation de l’État de droit et garantie des libertĂ©s fondamentales.
  • Le Conseil de l’Europe a jouĂ© un rĂŽle de « sas de transition » aprĂšs 1989 en aidant des dĂ©mocraties d’Europe centrale et orientale Ă  s’arrimer au projet europĂ©en tout en ajustant leurs institutions aux libertĂ©s fondament

Astuce mémo

Consensus = « accord acceptable Ă  plusieurs » ; CoE = « dĂ©mocratie + État de droit + libertĂ©s » ; Droit communautaire = « rĂšgles des communautĂ©s ».

3. Institutions et rĂŽles du triangle institutionnel

Notions clés & Définitions

  • SupranationalitĂ© : La supranationalitĂ© dĂ©signe un mode d’organisation oĂč des dĂ©cisions dĂ©passent la seule volontĂ© de chaque État et s’imposent selon des rĂšgles communes.
  • MajoritĂ© qualifiĂ©e : La majoritĂ© qualifiĂ©e est un mĂ©canisme de vote qui permet d’adopter des dĂ©cisions sans unanimitĂ©, pour gagner en efficacitĂ©.
  • UnanimitĂ© : L’unanimitĂ© est une rĂšgle de dĂ©cision qui exige l’accord de tous les États, ce qui renforce la souverainetĂ© mais peut ralentir l’action.
  • CommunautĂ© de droit : Une communautĂ© de droit est un ordre oĂč le droit structure l’action collective et oĂč les juristes jouent un rĂŽle central dans la construction et l’application des rĂšgles.
  • Doctrine du droit communautaire : La doctrine du droit communautaire regroupe les travaux acadĂ©miques qui analysent et consolident une discipline nouvelle autour du droit de l’UE.

Points essentiels

  • La supranationalitĂ© est prĂ©sentĂ©e comme une rupture avec le droit international classique fondĂ© sur l’unanimitĂ©.
  • Le choix entre majoritĂ© et unanimitĂ© oppose efficacitĂ© dĂ©cisionnelle et degrĂ© de respect de la souverainetĂ© des États.
  • La majoritĂ© peut placer un État en minoritĂ© tout en permettant une dĂ©cision plus rapide et opĂ©rationnelle.
  • L’exemple du MERCOSUR illustre une dĂ©cision signĂ©e malgrĂ© l’opposition de la France, portĂ©e par d’autres États centrĂ©s sur des intĂ©rĂȘts industriels plutĂŽt qu’agricoles.
  • Pierre-Henri Teitgen contribue Ă  la mise en Ɠuvre et Ă  la discipline du droit communautaire, avec un poids acadĂ©mique et institutionnel.
  • Louis Debouis est prĂ©sentĂ© comme un pionnier de l’implantation du droit communautaire, d’abord par des juristes de droit international puis par d’autres disciplines juridiques.

Astuce mémo

Majorité = décision rapide (minorité possible) ; Unanimité = souveraineté maximale (blocage possible).

4. ContrÎle de la décision européenne par la CJUE

Notions clés & Définitions

  • CJUE : La Cour de justice de l’Union europĂ©enne est l’institution chargĂ©e d’assurer l’interprĂ©tation et l’application du droit de l’Union.
  • DĂ©cision europĂ©enne : Une dĂ©cision europĂ©enne est un acte adoptĂ© par les institutions de l’UE, susceptible d’ĂȘtre contestĂ© au regard du droit.
  • ContrĂŽle juridictionnel : Le contrĂŽle juridictionnel dĂ©signe l’examen par un juge de la conformitĂ© d’une dĂ©cision aux rĂšgles applicables.
  • CoopĂ©ration inter-Ă©tatique : La coopĂ©ration inter-Ă©tatique est une mĂ©thode oĂč les États conservent un rĂŽle central dans la dĂ©cision, sans transfert fĂ©dĂ©ral de compĂ©tences.
  • Voie fĂ©dĂ©rale : La voie fĂ©dĂ©rale correspond Ă  une construction oĂč des rĂšgles communes s’imposent davantage, avec un cadre juridique plus intĂ©grĂ©.

Points essentiels

  • Le contrĂŽle de la dĂ©cision europĂ©enne par la CJUE vise la conformitĂ© des actes au droit de l’Union, ce qui limite les dĂ©cisions contraires aux rĂšgles applicables.
  • La mĂ©thode de construction influence le type de contrĂŽle : une logique inter-Ă©tatique tend Ă  prĂ©server la souverainetĂ© des États, tandis qu’une logique fĂ©dĂ©rale renforce l’intĂ©gration juridique.
  • Dans les organisations fondĂ©es sur la coopĂ©ration inter-Ă©tatique, la rĂšgle de l’unanimitĂ© et le droit de veto peuvent conduire Ă  une impuissance juridique face aux enjeux.
  • Le dĂ©bat sur la pertinence de l’unanimitĂ© est illustrĂ© par la question posĂ©e lors de la confĂ©rence de Mario Draghi.
  • Le choix entre voie supranationale et coopĂ©ration inter-Ă©tatique a Ă©tĂ© posĂ© au CongrĂšs de La Haye, tandis que l’UE a privilĂ©giĂ© une voie fĂ©dĂ©rale pour son projet institutionnel.
  • Le contrĂŽle juridictionnel s’inscrit dans une logique de construction juridique : plus l’intĂ©gration est forte, plus le juge peut jouer un rĂŽle structurant dans la dĂ©cision.

Astuce mémo

CJUE = conformitĂ© du droit : si l’acte viole le droit de l’UE, le juge peut le corriger/annuler.

5. Portée et autorité de la décision européenne

Notions clés & Définitions

  • RĂšgle de l’unanimitĂ© : La rĂšgle de l’unanimitĂ© impose que les dĂ©cisions inter-Ă©tatiques soient validĂ©es par tous les États, ce qui donne Ă  chacun un pouvoir de blocage.
  • DĂ©claration Schuman : La dĂ©claration du 9 mai 1950 propose une mĂ©thode nouvelle pour construire l’Europe en commençant par une mise en commun concrĂšte de secteurs clĂ©s.
  • CECA : La CECA est la premiĂšre CommunautĂ© europĂ©enne issue de la dĂ©claration Schuman, dotĂ©e d’une haute autoritĂ© aux pouvoirs supranationaux.
  • CommunautĂ© europĂ©enne de dĂ©fense : La CED est un projet de traitĂ© visant Ă  ouvrir la voie Ă  une armĂ©e europĂ©enne, rejetĂ© en 1954.
  • TraitĂ© Ă©tablissant une constitution pour l’Europe : Le traitĂ© constitutionnel de 2005 est soumis Ă  ratification par rĂ©fĂ©rendum en France et rejetĂ© par les Ă©lecteurs.

Points essentiels

  • Les organisations issues de la coopĂ©ration inter-Ă©tatique reposent sur l’unanimitĂ© et un droit de veto, ce qui peut conduire Ă  une impuissance juridique face aux enjeux actuels.
  • La question posĂ©e par la confĂ©rence de Mario Draghi vise Ă  savoir s’il est encore possible de rester durablement dans le cadre de l’unanimitĂ©.
  • La conception communautaire naĂźt avec la dĂ©claration Schuman du 9 mai 1950, portĂ©e par l’idĂ©e de renverser la logique diplomatique classique.
  • La dĂ©claration Schuman propose de mettre en commun la production du charbon et de l’acier entre six pays afin d’imbriquer les Ă©conomies et de rendre la guerre moins possible.
  • Le traitĂ© de Paris du 10 avril 1951 institue la CECA, avec une entrĂ©e en vigueur le 23 juillet 1952 pour une durĂ©e de 50 ans.
  • Le Royaume-Uni ne signe pas le traitĂ© CECA, car il n’est pas favorable aux abandons de souverainetĂ© prĂ©vus par le dispositif.

Astuce mémo

Unanimité = veto partout ; Schuman = charbon-acier en commun ; CECA = supranationalité qui démarre.

6. Enjeux extra juridiques et boussole de l’UE

Notions clés & Définitions

  • ConfĂ©rence de Messine : Une confĂ©rence qui lance le mouvement prĂ©paratoire vers l’intĂ©gration europĂ©enne aprĂšs la Seconde Guerre mondiale.
  • TraitĂ© de Rome : Un traitĂ© signĂ© le 25 mars 1957 qui fonde la CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne et la CommunautĂ© europĂ©enne de l’énergie atomique.
  • CEE : La CommunautĂ© Ă©conomique europĂ©enne créée par le traitĂ© de Rome pour construire un marchĂ© commun et transformer les Ă©changes et la production.
  • CEEA : La CommunautĂ© europĂ©enne de l’énergie atomique créée par le traitĂ© de Rome pour dĂ©velopper l’industrie nuclĂ©aire civile.
  • Compromis de Luxembourg : Un accord informel de 1966 qui permet Ă  un État de refuser une disposition europĂ©enne jugĂ©e contraire Ă  ses intĂ©rĂȘts fondamentaux.

Points essentiels

  • La confĂ©rence de Messine est suivie d’autres confĂ©rences, aboutissant Ă  la signature du 25 mars 1957 de traitĂ©s majeurs.
  • Le traitĂ© de Rome du 25 mars 1957 est conclu pour une durĂ©e illimitĂ©e, contrairement au traitĂ© CECA limitĂ© Ă  50 ans.
  • La CEE entre en vigueur le 1er janvier 1958 et vise un marchĂ© commun europĂ©en, plus large que le cadre sectoriel de la CECA.
  • La CEEA (CEEA) est liĂ©e au traitĂ© CEE et vise Ă  crĂ©er les conditions nĂ©cessaires au dĂ©veloppement de l’industrie nuclĂ©aire civile pour rattraper les États-Unis et l’URSS.
  • Une convention commune du mĂȘme jour vise Ă  unifier certaines institutions des trois communautĂ©s afin de rĂ©duire la complexitĂ© et les coĂ»ts.
  • Le processus d’union est prĂ©sentĂ© comme plus avancĂ© que le processus de communautĂ©, avec une intĂ©gration plus poussĂ©e dans l’idĂ©e d’union plutĂŽt que de simple rapprochement.

Astuce mémo

Messine→Rome→CEE/CEEA : 25/03/1957, puis 01/01/1958 pour la CEE.

7. Aux origines du projet européen

Notions clés & Définitions

  • Acte Unique EuropĂ©en : TraitĂ© signĂ© en 1986 qui marque une nouvelle Ă©tape de la construction europĂ©enne et modernise le fonctionnement des CommunautĂ©s.
  • Tribunal de premiĂšre instance : Institution créée par l’Acte Unique europĂ©en pour renforcer le systĂšme juridictionnel des CommunautĂ©s europĂ©ennes.
  • Acteurs de l’impulsion des annĂ©es 1980 : Trois figures politiques des annĂ©es 1980, Mitterrand, Helmut Kohl et Jacques Delors, qui portent une dynamique dĂ©cisive vers l’intĂ©gration europĂ©enne.
  • Chute du mur de Berlin : ÉvĂ©nement de 1989 qui ouvre la voie Ă  la rĂ©unification allemande et a un impact majeur sur l’équilibre europĂ©en.
  • TraitĂ© de Maastricht : TraitĂ© de l’Union europĂ©enne signĂ© en 1992 qui transforme le projet europĂ©en en Ă©largissant ses objectifs et ses domaines d’action.

Points essentiels

  • L’Acte Unique europĂ©en est signĂ© en 1986 Ă  Luxembourg et Ă  La Haye et conduit Ă  une nouvelle Ă©tape de la construction europĂ©enne.
  • L’Acte Unique europĂ©en crĂ©e le Tribunal de premiĂšre instance pour complĂ©ter le dispositif juridictionnel des CommunautĂ©s.
  • Trois Ă©vĂ©nements de fin des annĂ©es 1980-dĂ©but 1990 accĂ©lĂšrent l’histoire de l’UE : fin de l’URSS, chute du mur de Berlin, guerre en ex-Yougoslavie.
  • La rĂ©unification allemande est datĂ©e du 3/10/1990 et s’accompagne d’un apaisement politique prĂ©sentĂ© comme compatible avec l’intĂ©gration europĂ©enne.
  • Le projet europĂ©en passe d’une logique surtout Ă©conomique Ă  une logique aussi politique face aux conflits en ex-Yougoslavie.
  • Le Conseil de l’Europe joue un rĂŽle majeur au dĂ©but des annĂ©es 1990 en accueillant et en aidant les jeunes dĂ©mocraties orientales Ă  construire un État de droit, avec des adhĂ©sions plus ou moins tardives selon les pays.

Astuce mémo

AU 1986 → Tribunal ; 1989-90 → Mur puis rĂ©unification ; Yougoslavie → bascule Ă©conomie vers politique.

8. Premiers projets d’unitĂ© et d’arbitrage

Notions clés & Définitions

  • CitoyennetĂ© europĂ©enne : La citoyennetĂ© europĂ©enne est un statut juridique de l’Union qui ouvre des droits aux ressortissants des États membres, sans remplacer la nationalitĂ©.
  • Droit de vote europĂ©en : Le droit de vote europĂ©en permet Ă  un citoyen de l’Union rĂ©sidant dans un autre État membre de voter et d’ĂȘtre Ă©ligible aux Ă©lections europĂ©ennes et municipales sous conditions.
  • Protection diplomatique et consulaire : La protection diplomatique et consulaire permet Ă  un citoyen de l’Union, dans un pays tiers, de se tourner vers les autoritĂ©s d’un autre État membre quand l’État d’origine n’est pas reprĂ©sentĂ©.
  • Droit de pĂ©tition : Le droit de pĂ©tition donne au citoyen europĂ©en la facultĂ© de saisir les institutions de l’Union pour porter une demande ou une rĂ©clamation.
  • MĂ©diateur europĂ©en : Le MĂ©diateur europĂ©en est une autoritĂ© nommĂ©e par le Parlement europĂ©en, saisissable en cas de mauvaise administration.

Points essentiels

  • La citoyennetĂ© europĂ©enne n’est pas une nationalitĂ©, car l’Union n’est pas un État mais un ordre juridique qui renforce le statut des citoyens.
  • Les droits liĂ©s Ă  la citoyennetĂ© europĂ©enne incluent la libre circulation et le sĂ©jour, le droit d’établissement et l’accĂšs Ă  certains emplois publics dans d’autres États membres sous conditions.
  • Un citoyen de l’Union peut participer aux Ă©lections europĂ©ennes tous les 5 ans et aux Ă©lections municipales tous les 6 ans en France, s’il remplit des conditions de rĂ©sidence, d’inscription rĂ©guliĂšre et de respect desobĂ©
  • La protection diplomatique et consulaire joue dans un pays tiers oĂč la France n’a pas d’ambassade ou de consulat, en permettant de s’adresser au consulat d’un autre État membre.
  • Le MĂ©diateur europĂ©en peut ĂȘtre saisi en cas de mauvaise administration, et le droit de pĂ©tition ouvre aussi une voie de recours pour les citoyens europĂ©ens.
  • L’Union europĂ©enne ne vise pas Ă  remplacer les États, et la citoyennetĂ© europĂ©enne s’explique par un degrĂ© Ă©levĂ© d’intĂ©gration au service des citoyens.

Astuce mémo

CitoyennetĂ© europĂ©enne = droits qui voyagent (vote, sĂ©jour, Ă©tablissement) + solidaritĂ© (consulat d’un autre État).

9. CECA et innovation vers la supranationalité

Notions clés & Définitions

  • RĂ©vision constitutionnelle du 25 juin 1992 : La rĂ©vision constitutionnelle française du 25 juin 1992 insĂšre un nouveau titre pour encadrer la participation de la RĂ©publique aux CommunautĂ©s et Ă  l’Union europĂ©ennes.
  • Article 88-1 de la Constitution : L’article 88-1 affirme que la RĂ©publique participe aux CommunautĂ©s et Ă  l’Union, composĂ©es d’États ayant choisi d’exercer en commun certaines compĂ©tences via des traitĂ©s.
  • TraitĂ© de Maastricht : Le traitĂ© de Maastricht organise l’approfondissement de l’Union europĂ©enne et dĂ©clenche ensuite une rĂ©vision pour rĂ©pondre Ă  des critiques et Ă  de nouveaux objectifs.
  • ConfĂ©rence intergouvernementale de 1996-1997 : La confĂ©rence intergouvernementale ouverte en 1996-1997 prĂ©pare la suite de la rĂ©vision, mais se heurte Ă  la prĂ©valence des intĂ©rĂȘts nationaux.
  • PondĂ©ration des voix au Conseil de l’UE : La pondĂ©ration des voix au Conseil de l’UE vise Ă  rĂ©partir le pouvoir de dĂ©cision entre États tout en conciliant efficacitĂ© et exigences dĂ©mocratiques.

Points essentiels

  • Le rĂ©fĂ©rendum du 20 septembre 1992 sur le traitĂ© obtient environ 13 100 000 voix « Oui », soit 51,04 %, rĂ©vĂ©lant une fracture sociale sur le projet europĂ©en.
  • La rĂ©vision constitutionnelle insĂšre un titre XV relatif aux CommunautĂ©s europĂ©ennes et Ă  l’Union europĂ©enne pour donner un fondement interne Ă  la participation française.
  • La rĂ©vision du traitĂ© de l’Union est prĂ©sentĂ©e comme nĂ©cessaire et prĂ©vue, avec deux objectifs : rapprocher l’UE des citoyens et renforcer son action extĂ©rieure.
  • Le Conseil europĂ©en de Bruxelles des 10-11 dĂ©cembre 1993 fixe trois chantiers : rĂŽle lĂ©gislatif du Parlement, rĂ©forme institutionnelle liĂ©e au nombre de membres, et pondĂ©ration des voix au Conseil.
  • Le Parlement europĂ©en reprĂ©sente les peuples des États membres et est Ă©lu par les citoyens, contrairement au Conseil qui reprĂ©sente les États.
  • L’élargissement (ex. entrĂ©e de l’Autriche, la SuĂšde et la Finlande au 1er janvier 1995) impose une rĂ©forme institutionnelle car le fonctionnement change avec le nombre d’États.

Astuce mémo

88-1 = « 88 » pour rappeler la base constitutionnelle de la participation aux compétences exercées en commun.

10. Traités fondateurs et présidence de De Gaulle

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ© d’Amsterdam : TraitĂ© signĂ© le 2 octobre 1997 visant Ă  rendre les rĂšgles de l’Union plus lisibles et Ă  consolider ses grands piliers d’action.
  • Article 7 du traitĂ© d’Amsterdam : Dispositif du traitĂ© prĂ©voyant une procĂ©dure de sanction en cas de mĂ©connaissance par un État des principes fondamentaux de l’Union.
  • PESC : Politique Ă©trangĂšre et de sĂ©curitĂ© commune, dont Amsterdam réécrit le fonctionnement tout en maintenant une large soumission Ă  l’unanimitĂ©.
  • Principe de subsidiaritĂ© : Principe encadrant l’exercice des compĂ©tences de l’Union afin de rapprocher la dĂ©cision du niveau le plus pertinent, sans supprimer la souverainetĂ© des États.
  • Conseil europĂ©en de Copenhague : Sommet de juin 1993 qui fixe les critĂšres d’adhĂ©sion Ă  l’Union Ă  remplir par les pays candidats.

Points essentiels

  • La logique institutionnelle de l’UE repose sur une tension permanente entre souverainetĂ© des États et volontĂ© de construire des projets communs, sans possibilitĂ© d’action unilatĂ©rale de l’Union.
  • Les États peuvent bloquer : l’avancement se fait par consentement volontaire, ce qui limite l’existence d’une police ou d’une armĂ©e europĂ©ennes autonomes.
  • Le traitĂ© d’Amsterdam cherche Ă  simplifier et rendre plus accessible le droit europĂ©en, en s’appuyant sur l’exigence de clartĂ© et d’accessibilitĂ© de la rĂšgle.
  • Sur le plan social, l’article 2 des dispositions communes assigne Ă  l’Union un niveau d’emploi Ă©levĂ©, mis sur le mĂȘme plan que les politiques Ă©conomiques.
  • Le titre 8 (articles 125 Ă  130) organise la politique de l’emploi, tandis que l’article 6 rĂ©affirme les principes de libertĂ©, dĂ©mocratie, droits fondamentaux et État de droit.
  • La procĂ©dure de sanction de l’article 7 est introduite pour la premiĂšre fois en cas de violation de ces principes par un État membre, et les droits sociaux des travailleurs sont renforcĂ©s (articles 136 Ă  145).

Astuce mémo

Amsterdam = Emploi + Droits + Sanction (articles 2, 6, 7) ; PESC = Unanimité qui freine.

11. Crises des années 1970 et construction institutionnelle

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ© de Nice : TraitĂ© de l’Union europĂ©enne adoptĂ© pour relancer la rĂ©vision institutionnelle au tournant des annĂ©es 2000 et prĂ©parer l’élargissement.
  • Charte des droits fondamentaux : Texte proclamĂ© lors du sommet de Nice qui Ă©nonce des droits fondamentaux au niveau de l’Union europĂ©enne.
  • CritĂšres de Copenhague : Ensemble de conditions fixĂ©es en 1993 pour encadrer l’adhĂ©sion des pays candidats Ă  l’Union europĂ©enne.
  • Partenariat pour l’adhĂ©sion : Cadre opĂ©rationnel conclu avec chaque pays candidat pour dĂ©finir des prioritĂ©s liĂ©es au respect des critĂšres d’adhĂ©sion.
  • Programme national d’adoption de l’acquis : Programme qui organise, pays par pays, la reprise de l’acquis juridique de l’Union en chapitres.

Points essentiels

  • AprĂšs Amsterdam, l’élargissement devient une nĂ©cessitĂ©, car l’Union ne peut plus se limiter aux seuls pays occidentaux du continent.
  • Le Conseil europĂ©en de Copenhague (juin 1993) fixe trois catĂ©gories de critĂšres d’adhĂ©sion Ă  respecter par les pays candidats.
  • Les critĂšres politiques exigent des institutions garantissant dĂ©mocratie, État de droit, libertĂ©s fondamentales et droits de l’homme, et ces critĂšres continuent de lier les États aprĂšs l’entrĂ©e.
  • Les critĂšres Ă©conomiques visent une Ă©conomie de marchĂ© fonctionnelle et une capacitĂ© Ă  affronter la concurrence et les forces du marchĂ© Ă  l’intĂ©rieur de l’Union.
  • Les critĂšres juridiques portent sur la capacitĂ© institutionnelle Ă  reprendre l’acquis communautaire et Ă  mettre en Ɠuvre les objectifs de l’Union politique, Ă©conomique et monĂ©taire.
  • Le Conseil europĂ©en de Luxembourg (12-13 dĂ©cembre 1997) lance le processus d’élargissement et prĂ©voit un forum de consultation politique via une confĂ©rence europĂ©enne, avec un partenariat pour chaque candidat et un plan

Astuce mémo

Copenhague = Politique + Économie + Droit (P-E-D).

12. TraitĂ© de Maastricht et piliers de l’Union

Notions clés & Définitions

  • TraitĂ© de Maastricht : TraitĂ© fondateur de l’Union europĂ©enne qui structure son organisation et ses politiques Ă  travers une architecture en « piliers ».
  • Piliers de l’Union europĂ©enne : Organisation de l’action de l’Union en plusieurs ensembles distincts, avec des logiques et des procĂ©dures partiellement diffĂ©rentes selon les domaines.
  • TraitĂ© de Nice : TraitĂ© signĂ© le 26 fĂ©vrier 2001 et entrĂ© en vigueur en 2003, prĂ©sentĂ© comme une rĂ©forme institutionnelle de l’Union.
  • Charte des droits fondamentaux de l’Union europĂ©enne : Texte proclamĂ© le 7 dĂ©cembre 2000 Ă  Nice qui affirme des droits fondamentaux et encadre l’action des institutions de l’Union.
  • Article 6 TUE : Dispositif du traitĂ© de Lisbonne qui attribue Ă  la Charte des droits fondamentaux la mĂȘme valeur juridique que les traitĂ©s.

Points essentiels

  • Le traitĂ© de Nice est signĂ© le 26 fĂ©vrier 2001 et entre en vigueur en 2003.
  • Le traitĂ© de Nice fait l’objet de critiques contrastĂ©es, avec une dĂ©ception liĂ©e Ă  des rĂ©formes jugĂ©es inachevĂ©es.
  • La dĂ©claration n°23 annexĂ©e au traitĂ© de Nice prĂ©voit dĂ©jĂ  la convocation d’une nouvelle confĂ©rence intergouvernementale au point 7.
  • Avant Lisbonne, la Charte relĂšve d’une logique de soft law, sans valeur juridiquement contraignante.
  • Depuis le traitĂ© de Lisbonne (2007, entrĂ©e en vigueur en 2009), la Charte a la mĂȘme valeur juridique que les traitĂ©s via l’article 6 TUE.
  • La Charte vise Ă  contraindre les institutions de l’Union dans leurs actions normatives et matĂ©rielles au respect des droits et libertĂ©s fondamentaux.

Astuce mémo

Nice 26/02/2001 → 2003 ; Charte 7/12/2000 → valeur traitĂ©s depuis Lisbonne (2007/2009).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
1945Charte de San Francisco (ordre international issu de l’aprùs-Seconde Guerre mondiale)
1949CrĂ©ation du Conseil de l’Europe (traitĂ© de Londres, 1949)
9 mai 1950Déclaration Schuman (méthode des petits pas : charbon et acier en commun)
10 avril 1951Traité de Paris instituant la CECA
23 juillet 1952Entrée en vigueur du traité CECA (durée de 50 ans)
30 août 1954Rejet du traité établissant la Communauté européenne de défense (CED)
25 mars 1957Signature des traités de Rome (CEE et CEEA)
1er janvier 1958Entrée en vigueur de la CEE (marché commun)
1966Compromis de Luxembourg (mécanisme de sauvegarde informel)
3/10/1990Réunification allemande (datée 3/10/1990 dans le cours)

Tableaux de synthĂšse

Conseil de l’Europe vs UE (repùres institutionnels)

OrganisationÉtatsInstitution clĂ©
Conseil de l’Europe46Cour europĂ©enne des droits de l’homme (applique la CEDH)
UE27CJUE (contrîle juridictionnel du droit de l’UE)

TraitĂ©s et logique d’intĂ©gration (repĂšres)

TraitéDate/entrée en vigueurLogique
CECA10 avril 1951 ; 23 juillet 1952Supranationalité (haute autorité) et méthode des petits pas
CEE25 mars 1957 ; 1er janvier 1958Marché commun (plus large que la CECA)
Traité de Maastricht7 février 1992 ; 1er novembre 1993Communauté civique + architecture en piliers

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre Conseil de l’Europe et UE : le premier rĂ©unit 46 États et porte la CEDH, la seconde rĂ©unit 27 États et repose sur la CJUE.
  2. Croire que la citoyennetĂ© europĂ©enne remplace la nationalitĂ© : le cours insiste que l’UE n’est pas un État et que la citoyennetĂ© ouvre des droits sans supprimer la nationalitĂ©.
  3. MĂ©langer unanimitĂ© et majoritĂ© qualifiĂ©e : l’unanimitĂ© renforce le veto et peut crĂ©er une impuissance juridique, la majoritĂ© permet une dĂ©cision plus rapide mĂȘme si un État peut ĂȘtre minoritaire.
  4. Inverser le rĂŽle de la CJUE : elle contrĂŽle la conformitĂ©/interprĂ©tation du droit de l’UE, et la logique de construction juridique renforce son rĂŽle avec l’intĂ©gration.
  5. Confondre Charte des droits fondamentaux et CEDH : la Charte est un texte de l’UE (proclamĂ©e Ă  Nice en 2000), la CEDH relĂšve du Conseil de l’Europe.
  6. Oublier que l’UE n’agit pas unilatĂ©ralement : la logique inter-Ă©tatique et la souverainetĂ© des États expliquent la difficultĂ© Ă  avancer sans consensus.
  7. Se tromper sur la chronologie : Schuman (9 mai 1950) précÚde CECA (traité de Paris 10 avril 1951) et Rome (25 mars 1957), puis CEE en vigueur (1er janvier 1958).

Checklist Examen

  1. Expliquer pourquoi les enjeux extra-juridiques (gĂ©opolitique, retour des puissances, dĂ©fis globaux) Ă©clairent l’histoire du droit de l’UE et sa « boussole » (DI, droits de l’homme, libertĂ©s, dĂ©mocratie libĂ©rale, État de
  2. Distinguer UE et Conseil de l’Europe, et rappeler le triptyque de missions du Conseil de l’Europe (dĂ©mocratie, État de droit, libertĂ©s fondamentales) ainsi que son rĂŽle de « sas de transition » aprĂšs 1989.
  3. DĂ©finir supranationalitĂ©, majoritĂ© qualifiĂ©e et unanimitĂ©, puis relier le choix entre majoritĂ©/unanimitĂ© Ă  l’opposition efficacitĂ© vs souverainetĂ© et Ă  l’idĂ©e de minoritĂ© possible.
  4. DĂ©crire le contrĂŽle juridictionnel par la CJUE : ce qu’elle contrĂŽle (conformitĂ©/interprĂ©tation du droit de l’UE) et pourquoi une logique fĂ©dĂ©rale renforce le rĂŽle du juge.
  5. Expliquer l’effet direct et ce qu’il implique pour les particuliers devant les juridictions nationales, puis relier Ă  la primautĂ© (et Ă  l’hypothĂšse d’opposition avec la constitution d’un État).
  6. PrĂ©senter la portĂ©e/autoritĂ© de la dĂ©cision europĂ©enne et relier la question de l’unanimitĂ©/veto Ă  l’« impuissance juridique » dans les organisations fondĂ©es sur la coopĂ©ration inter-Ă©tatique.
  7. Raconter la sĂ©quence fondatrice : DĂ©claration Schuman (9 mai 1950) → CECA (traitĂ© de Paris 10 avril 1951 ; entrĂ©e en vigueur 23 juillet 1952 ; rejet CED en 1954) → Rome (25 mars 1957) → entrĂ©e en vigueur CEE (1er janvier
  8. Expliquer la logique « communautĂ© » vs « union » : pourquoi le processus de communautĂ© est prĂ©sentĂ© comme moins avancĂ© que celui d’union, et ce que change l’unification institutionnelle des trois communautĂ©s.
  9. Maßtriser les repÚres des années 1980-1990 : Acte Unique européen (1986) et Tribunal de premiÚre instance, puis chute du mur de Berlin (1989) et réunification allemande (3/10/1990), et la bascule économie vers politique.
  10. Décrire les innovations de la citoyenneté européenne (droits de vote/éligibilité, libre circulation et séjour, établissement, protection diplomatique et consulaire, droit de pétition, saisine du Médiateur) et rappeler qu
  11. Expliquer l’architecture du TraitĂ© de Maastricht : piliers, passage Ă  une communautĂ© civique, principe de subsidiaritĂ© (compĂ©tences partagĂ©es) et logique d’auto-limitation, puis les repĂšres constitutionnels français (rĂ©v
  12. Exposer les Ă©tapes d’élargissement et de rĂ©forme institutionnelle : critĂšres de Copenhague (politique/Ă©conomie/droit), processus d’adhĂ©sion (partenariat + programme d’adoption de l’acquis), et rĂŽle du Conseil europĂ©en de
  13. Rappeler les objectifs du traitĂ© d’Amsterdam (2 octobre 1997) : rendre plus lisible, consolider emploi/droits/sanction (articles 2, 6, 7), et prĂ©ciser la limite persistante de la PESC soumise largement Ă  l’unanimitĂ©.
  14. PrĂ©senter le traitĂ© de Nice (26 fĂ©vrier 2001 ; entrĂ©e en vigueur 2003) et la Charte des droits fondamentaux proclamĂ©e Ă  Nice (7 dĂ©cembre 2000), puis rappeler l’évolution de sa valeur juridique depuis Lisbonne (article 6)

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Test your knowledge on Histoire et institutions de l'UE with 12 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Que dĂ©signe le mieux l’idĂ©e de premiers projets d’unitĂ© et d’arbitrage en Europe ?

2. Quel est l’objet principal du contrĂŽle exercĂ© par la CJUE sur une dĂ©cision europĂ©enne ?

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Histoire du droit UE — grandes Ă©tapes ?

De la CECA à Lisbonne, avec élargissements et réformes.

Elaboration de la dĂ©cision europĂ©enne — Ă©tape clĂ© ?

NĂ©gociation et consensus entre États, souvent par culture du consensus.

Institutions du triangle — rîle ?

LĂ©gifĂ©rer, contrĂŽler, reprĂ©senter les intĂ©rĂȘts europĂ©ens.

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