Revision sheet: Introduction au droit social et administratif

Plan du Cours

  1. Cour de cassation et pourvoi en cassation
  2. ContrĂŽle de droit et cassation de l’arrĂȘt
  3. Répartition des compétences en action sociale
  4. Collaboration des collectivités territoriales en action sociale
  5. SchĂ©ma d’organisation sociale et mĂ©dico-sociale
  6. Démarche et objectifs du schéma départemental
  7. Partenaires mobilisés par le schéma social
  8. Compétence générale du département en matiÚre sociale
  9. RĂŽle des communes et des CCAS en action sociale
  10. SchĂ©mas rĂ©gionaux et rĂ©gulation par l’État
  11. Responsabilité civile et pénale liées au contrat
  12. Conditions de mise en Ɠuvre de la responsabilitĂ©

1. Cour de cassation et pourvoi en cassation

Notions clés & Définitions

  • Jurisprudence : La jurisprudence est l’interprĂ©tation des rĂšgles de droit par les juges, visible dans leurs dĂ©cisions de justice.
  • Cour de cassation : La Cour de cassation est une juridiction de haut niveau qui rend des dĂ©cisions servant notamment Ă  interprĂ©ter le droit.
  • DĂ©cision de justice : Une dĂ©cision de justice est un acte rendu par une juridiction qui s’impose aux parties au litige.
  • Source indirecte du droit : Une source indirecte du droit est une influence sur la crĂ©ation ou l’évolution des rĂšgles, sans ĂȘtre une rĂšgle gĂ©nĂ©rale comme la loi.

Points essentiels

  • La jurisprudence aide Ă  expliciter, Ă©claircir ou adapter les rĂšgles aux cas concrets traitĂ©s par les juges.
  • Des cas similaires doivent ĂȘtre jugĂ©s de façon comparable pour respecter le principe d’égalitĂ©.
  • Les dĂ©cisions de justice ne sont pas des rĂšgles gĂ©nĂ©rales de droit car elles visent nommĂ©ment les parties au procĂšs.
  • MĂȘme si elles ne sont pas des rĂšgles de droit, les dĂ©cisions restent obligatoires et s’imposent aux parties en litige.
  • La jurisprudence peut influencer le lĂ©gislateur, ce qui en fait une source indirecte de droit.
  • La jurisprudence apparaĂźt notamment dans les dĂ©cisions des plus hautes juridictions, dont la Cour de cassation et le Conseil d’État.

Astuce mémo

Jurisprudence = « juge explique » : elle éclaire le droit, mais ne remplace pas la loi.

2. ContrĂŽle de droit et cassation de l’arrĂȘt

Notions clés & Définitions

  • Cour de cassation : La Cour de cassation est la juridiction suprĂȘme de l’ordre judiciaire qui contrĂŽle l’application du droit par les dĂ©cisions des autres juridictions.
  • Pourvoi en cassation : Le pourvoi en cassation est la voie de recours qui permet de contester une dĂ©cision en invoquant une erreur de droit ou un vice de procĂ©dure.
  • ContrĂŽle de droit : Le contrĂŽle de droit est l’examen limitĂ© de la Cour de cassation Ă  la correcte interprĂ©tation et application des rĂšgles juridiques.
  • Erreur de droit : L’erreur de droit est le motif qui conduit la Cour de cassation Ă  estimer que la rĂšgle de droit a Ă©tĂ© mal appliquĂ©e ou qu’une procĂ©dure a Ă©tĂ© viciĂ©e.
  • Cour d’appel de renvoi : La cour d’appel de renvoi est la juridiction qui rejugera l’affaire aprĂšs cassation, pour tirer les consĂ©quences de la dĂ©cision de la Cour de cassation.

Points essentiels

  • Toutes les dĂ©cisions rendues en appel et les jugements en premier et dernier ressort peuvent faire l’objet d’un pourvoi en cassation dans un dĂ©lai de 2 mois.
  • Le pourvoi en cassation est formĂ© devant la Cour de cassation, situĂ©e sur l’üle de la CitĂ© Ă  Paris.
  • La Cour de cassation n’est pas un troisiĂšme degrĂ© : elle ne rejugera pas le fond, mais vĂ©rifie la correcte application du droit.
  • Si le pourvoi est rejetĂ©, l’arrĂȘt de la Cour d’appel contestĂ© doit s’appliquer.
  • Si le pourvoi est accueilli, la Cour constate une erreur de droit et casse l’arrĂȘt sans rejuge l’affaire.
  • AprĂšs cassation, les parties sont renvoyĂ©es devant une autre Cour d’appel dite de renvoi, et un nouvel arrĂȘt peut Ă  nouveau ĂȘtre contestĂ© par cassation.

Astuce mémo

Cassation = Casser le droit : pas le fond, donc renvoi vers une autre cour d’appel.

3. Répartition des compétences en action sociale

Notions clés & Définitions

  • DĂ©partement chef de file : Le dĂ©partement est reconnu comme chef de file en matiĂšre sociale et mĂ©dico-sociale, ce qui lui donne un rĂŽle de coordination de la politique d’action sociale.
  • RĂ©gion chef de file : La rĂ©gion est reconnue comme chef de file en matiĂšre Ă©conomique, avec une mission de coordination des actions relevant de ce domaine.
  • CCAS : Le CCAS est un Ă©tablissement public administratif communal chargĂ© de mettre en Ɠuvre une politique sociale locale, avec des missions lĂ©gales et facultatives.
  • CIAS : Le CIAS est un Ă©tablissement public administratif intercommunal qui reprend, Ă  l’échelle de l’intercommunalitĂ©, des missions sociales comparables Ă  celles du CCAS.
  • EPCI : Les EPCI sont des Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale qui permettent aux communes de mutualiser des moyens et d’exercer certaines compĂ©tences transfĂ©rĂ©es.

Points essentiels

  • Le dĂ©partement a une compĂ©tence de droit commun en aide sociale lĂ©gale et en prĂ©vention sanitaire, avec responsabilitĂ© notamment de l’aide sociale Ă  l’enfance et de l’aide aux personnes handicapĂ©es adultes.
  • Le dĂ©partement dĂ©finit et met en Ɠuvre la politique d’action sociale via le schĂ©ma dĂ©partemental de l’organisation sociale et mĂ©dico-sociale, le financement/gestion de fonds et l’autorisation/financement de CLIC.
  • Le dĂ©partement est chef de file en matiĂšre sociale et mĂ©dico-sociale, ce qui implique une coordination des actions dans ce domaine mĂȘme si d’autres acteurs sont Ă  l’initiative.
  • La commune intervient en complĂ©ment des actions dĂ©partementales, avec une action sociale communale majoritairement tournĂ©e vers les personnes ĂągĂ©es.
  • Le CCAS/CIAS participe Ă  l’instruction des demandes d’aide sociale lĂ©gale et les transmet aux autoritĂ©s compĂ©tentes comme le conseil dĂ©partemental et les organismes de sĂ©curitĂ© sociale.
  • Le CCAS/CIAS gĂšre aussi des actions facultatives (ex. secours d’urgence, prĂȘts sans intĂ©rĂȘt, colis alimentaires) qui constituent souvent l’essentiel de la politique sociale locale.

Astuce mémo

Département = chef de file social (schéma + fonds + CLIC) ; Commune = complément via CCAS/CIAS (instruction + aides locales).

4. Collaboration des collectivités territoriales en action sociale

Notions clés & Définitions

  • Contrats de projets État-rĂ©gions : Contrats entre l’État et les rĂ©gions qui recensent les actions menĂ©es ensemble et succĂšdent aux contrats de plan.
  • SchĂ©ma rĂ©gional des infrastructures et des transports : Document rĂ©gional qui organise les transports routiers non urbains et, depuis la loi du 13 aoĂ»t 2004, couvre les infrastructures et les transports.
  • CompĂ©tences rĂ©gionales en Ă©ducation : Ensemble des missions de la rĂ©gion en matiĂšre de lycĂ©es et d’établissements spĂ©cialisĂ©s, incluant construction, Ă©quipement et fonctionnement.
  • CompĂ©tences rĂ©gionales en santĂ© : Missions de la rĂ©gion en santĂ© renforcĂ©es par la loi du 13 aoĂ»t 2004, notamment via des conventions avec l’État et des expĂ©rimentations.
  • Partenariat : ModalitĂ© de coopĂ©ration entre organismes fondĂ©e sur une action commune nĂ©gociĂ©e, distincte d’une simple dĂ©lĂ©gation ou sous-traitance.

Points essentiels

  • Les contrats de projets État-rĂ©gions recensent les actions que les deux niveaux s’engagent Ă  mener ensemble.
  • La loi du 13 aoĂ»t 2004 fait Ă©voluer le schĂ©ma rĂ©gional de transport en schĂ©ma rĂ©gional des infrastructures et des transports.
  • La rĂ©gion organise des services de transport routier non urbain des personnes.
  • En Ă©ducation, la rĂ©gion finance et gĂšre notamment la construction, reconstruction, extension, grosses rĂ©parations et l’équipement des lycĂ©es et Ă©tablissements concernĂ©s.
  • La rĂ©gion organise et finance les musĂ©es rĂ©gionaux et peut confier par convention la conservation et la mise en valeur des archives au dĂ©partement.
  • En santĂ©, la rĂ©gion peut, par convention avec l’État, exercer des activitĂ©s de vaccination et de lutte contre la tuberculose, la lĂšpre, le sida et les infections sexuellement transmissibles.

Astuce mémo

Contrats + Schéma (2004) + Santé (convention) : 3 leviers régionaux pour agir ensemble.

5. SchĂ©ma d’organisation sociale et mĂ©dico-sociale

Notions clés & Définitions

  • Service public : ActivitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral organisĂ©e selon un rĂ©gime spĂ©cifique, classiquement identifiĂ©e par des critĂšres matĂ©riels, organiques et formels.
  • CritĂšre matĂ©riel : CritĂšre selon lequel le service public correspond Ă  une activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral, pouvant ĂȘtre non marchande ou marchande.
  • CritĂšre organique : CritĂšre selon lequel le service public est assurĂ© par une personne morale de droit public (État, collectivitĂ© territoriale, Ă©tablissement public).
  • CritĂšre formel : CritĂšre selon lequel le service public se caractĂ©rise par l’usage de prĂ©rogatives de puissance publique.
  • DĂ©lĂ©gation de service public : MĂ©canisme par lequel une collectivitĂ© confie une mission de service public Ă  une personne privĂ©e, ce qui fragilise le critĂšre organique.

Points essentiels

  • L’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral peut ĂȘtre compris soit comme somme des intĂ©rĂȘts particuliers (Adam Smith), soit comme intĂ©rĂȘt supĂ©rieur issu de la volontĂ© gĂ©nĂ©rale (Jean-Jacques Rousseau).
  • Les services publics administratifs sont typiquement non marchands (fiscalitĂ©, police, justice), tandis que les services publics industriels et commerciaux sont typiquement marchands (eau, courrier).
  • Si les trois critĂšres (matĂ©riel, organique, formel) sont rĂ©unis, on a affaire Ă  un service public, mais l’évolution fait reculer les critĂšres organique et formel.
  • Le critĂšre organique « vole en Ă©clat » avec la dĂ©lĂ©gation de service public, car la mission peut ĂȘtre confiĂ©e Ă  une association ou une entreprise.
  • La concession de service public est une forme rĂ©pandue de dĂ©lĂ©gation, illustrĂ©e par les sociĂ©tĂ©s d’autoroute percevant le pĂ©age en Ă©change de la construction.
  • Le critĂšre formel n’est pas toujours prĂ©sent : le Conseil d’État peut qualifier de service public une activitĂ© d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sans prĂ©rogatives de puissance publique (affaire APREI, CE 22 fĂ©vrier 2007).

Astuce mémo

MatĂ©riel = intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral ; Organique = personne publique ; Formel = puissance publique ; puis la dĂ©lĂ©gation brouille surtout l’organique.

6. Démarche et objectifs du schéma départemental

Notions clés & Définitions

  • ContinuitĂ© du service public : La continuitĂ© du service public impose d’assurer un fonctionnement rĂ©gulier du service pour rĂ©pondre aux besoins d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral sans interruption injustifiĂ©e.
  • Principe de continuitĂ© : Le principe de continuitĂ© encadre l’organisation du service pour garantir une disponibilitĂ© conforme aux attentes des usagers.
  • Droit de grĂšve : Le droit de grĂšve est un droit constitutionnel qui peut justifier des interruptions, sous rĂ©serve des rĂšgles applicables au service.
  • ÉgalitĂ© devant le service public : L’égalitĂ© devant le service public garantit un accĂšs Ă©gal, un traitement identique des usagers et une contribution financiĂšre Ă©quitable.
  • NeutralitĂ© du service public : La neutralitĂ© du service public impose aux agents un comportement non discriminatoire et sans prise de position contraire aux droits des usagers.

Points essentiels

  • La continuitĂ© n’a pas le mĂȘme contenu selon les services : elle peut exiger une permanence totale pour les urgences hospitaliĂšres ou seulement des horaires prĂ©vus pour d’autres services.
  • Le Conseil d’État sanctionne le non-respect des horaires annoncĂ©s, par exemple une ouverture tardive ou une fermeture hĂątive.
  • Le principe de continuitĂ© doit se concilier avec le droit de grĂšve, lui aussi de valeur constitutionnelle.
  • Le droit de grĂšve est en principe reconnu aux agents publics, mais il est interdit pour certaines catĂ©gories (ex. policiers, militaires) ou limitĂ© par un service minimum (ex. navigation aĂ©rienne, transports ferroviaires,
  • L’égalitĂ© devant le service public implique un accĂšs Ă©gal au service, une Ă©galitĂ© de participation aux charges financiĂšres et un traitement identique des usagers.
  • Un manquement Ă  la neutralitĂ©, par exemple un acte de racisme envers un usager, constitue une faute dĂ©ontologique grave.

Astuce mémo

ContinuitĂ© = horaires tenus ; ÉgalitĂ© = mĂȘme traitement ; GrĂšve = exception constitutionnelle Ă  concilier.

7. Partenaires mobilisés par le schéma social

Notions clés & Définitions

  • CNAM : La CNAM est une caisse nationale qui gĂšre les risques maladie, maternitĂ©, invaliditĂ© et dĂ©cĂšs au titre de la protection sociale de base.
  • CNAV : La CNAV est une caisse nationale qui gĂšre les pensions de retraite de base, Ă  ne pas confondre avec les retraites complĂ©mentaires.
  • CNAF : La CNAF est une caisse nationale qui gĂšre les prestations familiales et sociales.
  • Branche ATMP : La branche ATMP est la partie de la SĂ©curitĂ© sociale qui indemnise les accidents du travail et les maladies professionnelles reconnues.
  • URSSAF : L’URSSAF est un organisme de recouvrement chargĂ© de lever les cotisations pour financer la SĂ©curitĂ© sociale et les allocations familiales.

Points essentiels

  • La SĂ©curitĂ© sociale est organisĂ©e en 4 branches : CNAM, CNAV, CNAF et ATMP.
  • La CNAM couvre les risques maladie, maternitĂ©, invaliditĂ© et dĂ©cĂšs, mais la base peut ne pas couvrir tous les frais.
  • La branche ATMP indemnise les accidents du travail et maladies professionnelles reconnues, pas les accidents de la vie privĂ©e (ex. accidents domestiques).
  • L’URSSAF constitue une cinquiĂšme branche de recouvrement : elle collecte les cotisations sociales.
  • Le financement de la SĂ©curitĂ© sociale provient des cotisations sociales (patronales et salariales pour les salariĂ©s, individuelles pour les non-salariĂ©s).
  • Il existe des caisses spĂ©cifiques pour les fonctionnaires, ainsi que des rĂ©gimes spĂ©ciaux (ex. EDF, SNCF, RATP) et la MSA pour les agriculteurs.

Astuce mémo

CNAM-CNAV-CNAF-ATMP = les 4 branches; URSSAF = la caisse qui encaisse (recouvre).

8. Compétence générale du département en matiÚre sociale

Notions clés & Définitions

  • Administration lĂ©gale sous contrĂŽle judiciaire : RĂ©gime de protection des mineurs oĂč la gestion est assurĂ©e par les parents, mais surveillĂ©e par le juge.
  • Juge des tutelles : Juridiction chargĂ©e du contrĂŽle des mesures concernant l’administration des biens des mineurs et des majeurs protĂ©gĂ©s.
  • Juge des Contentieux de la Protection : Juridiction saisie pour ouvrir et suivre les rĂ©gimes de protection judiciaire des majeurs vulnĂ©rables.
  • Sauvegarde de justice : RĂ©gime judiciaire le moins grave qui laisse au majeur protĂ©gĂ© la capacitĂ© d’agir seul, avec contrĂŽle a posteriori.
  • Curatelle : RĂ©gime judiciaire intermĂ©diaire oĂč le majeur agit seul pour certains actes, mais doit ĂȘtre autorisĂ© ou assistĂ© pour les actes les plus graves.

Points essentiels

  • L’émancipation d’un mineur est dĂ©cidĂ©e par le juge des tutelles Ă  la demande des parents (ou de l’un d’eux) ou du conseil de famille pour les orphelins.
  • Les mineurs non Ă©mancipĂ©s sont placĂ©s sous l’autoritĂ© de leurs parents, avec obligation d’obĂ©issance et de respect.
  • En cas d’absence, dĂ©faillance, dĂ©chĂ©ance ou dĂ©cĂšs d’un parent, la gestion relĂšve de l’administration lĂ©gale sous contrĂŽle judiciaire.
  • Le domicile du mineur est fixĂ© par ses parents (ou son tuteur) et il ne peut pas le quitter sans autorisation.
  • Les parents sont responsables civilement des actes de leur enfant mineur, mais pas pĂ©nalement.
  • Le mineur de 13 ans et plus peut ĂȘtre sanctionnĂ© au pĂ©nal (mesures Ă©ducatives ou emprisonnement).

Astuce mémo

Mineur = autorité + juge des tutelles pour les biens ; Majeur = JCP pour ouvrir et contrÎler.

9. RĂŽle des communes et des CCAS en action sociale

Notions clés & Définitions

  • Commune : Institution locale chargĂ©e de mettre en Ɠuvre des politiques publiques de proximitĂ©, notamment en matiĂšre d’action sociale.
  • CCAS : Centre communal d’action sociale, structure municipale qui organise et coordonne des aides et services sociaux pour les habitants.
  • SolidaritĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle : Ensemble d’actions qui favorisent des Ă©changes et entraides entre personnes d’ñges diffĂ©rents, soutenues par les acteurs locaux.
  • Attentes envers les institutions : Niveau de soutien perçu par les citoyens envers le rĂŽle des acteurs institutionnels dans le dĂ©veloppement d’actions de solidaritĂ©.

Points essentiels

  • Les communes sont citĂ©es comme ayant un rĂŽle important par 91% des Français dans le dĂ©veloppement des actes de solidaritĂ© entre personnes d’ñges diffĂ©rents.
  • Les associations sont citĂ©es comme ayant un rĂŽle important par 93% des Français pour dĂ©velopper ces actes de solidaritĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle.
  • Les rĂ©gimes de retraite sont citĂ©s comme ayant un rĂŽle important par 77% des Français pour dĂ©velopper ces actes de solidaritĂ© intergĂ©nĂ©rationnelle.
  • Les actions intergĂ©nĂ©rationnelles Ă  l’école sont trĂšs bien perçues : 85% des Français jugent une bonne idĂ©e de mettre en place des heures de volontariat pour que des Ă©lĂšves s’occupent de personnes ĂągĂ©es.
  • Plus de 8 Français sur 10 dĂ©jĂ  engagĂ©s dans des activitĂ©s intergĂ©nĂ©rationnelles dĂ©clarent vouloir continuer, dont 4 sur 10 avec certitude.
  • Le manque d’envie de partager son quotidien apparaĂźt comme le principal frein Ă  la cohabitation intergĂ©nĂ©rationnelle, quelle que soit la gĂ©nĂ©ration concernĂ©e.

Astuce mémo

Communes = 91% (entre 93% associations et 77% retraites) : pense Ă  l’échelle 93-91-77.

10. SchĂ©mas rĂ©gionaux et rĂ©gulation par l’État

Notions clés & Définitions

  • SchĂ©mas rĂ©gionaux : Outils de planification de la rĂ©gion qui organisent la cohĂ©rence des politiques sur tout le territoire rĂ©gional.
  • Contrats État-RĂ©gions : Contrats encadrant la collaboration entre l’État et la rĂ©gion pour coordonner les politiques publiques Ă  l’échelle rĂ©gionale.
  • RĂ©gulation par l’État : MĂ©canisme par lequel l’État encadre et coordonne l’action des collectivitĂ©s pour Ă©viter les incohĂ©rences et les doublons.
  • Conseil rĂ©gional : AssemblĂ©e dĂ©libĂ©rante de la rĂ©gion qui Ă©labore et met en Ɠuvre les schĂ©mas rĂ©gionaux.

Points essentiels

  • Les schĂ©mas rĂ©gionaux servent d’outil de collaboration de la rĂ©gion pour harmoniser les politiques sur l’ensemble du territoire rĂ©gional.
  • La cohĂ©rence recherchĂ©e concerne notamment des domaines comme l’urbanisme et les transports.
  • La rĂ©gulation par l’État passe par la coordination via les conseils rĂ©gionaux dans le cadre des contrats État-RĂ©gions.
  • Les schĂ©mas rĂ©gionaux visent Ă  Ă©viter des politiques divergentes entre collectivitĂ©s et Ă  limiter les doublons d’action.
  • Les schĂ©mas rĂ©gionaux s’inscrivent dans une logique de partenariat entre collectivitĂ©s territoriales, avec un rĂŽle d’encadrement de l’État.

Astuce mémo

SchĂ©mas rĂ©gionaux = “rĂ©gion qui aligne” ; Contrats État-RĂ©gions = “État qui cadre”.

11. Responsabilité civile et pénale liées au contrat

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© civile : La responsabilitĂ© civile vise Ă  rĂ©parer un dommage causĂ© par une faute, un manquement ou un risque, le plus souvent par l’octroi de dommages-intĂ©rĂȘts.
  • ResponsabilitĂ© pĂ©nale : La responsabilitĂ© pĂ©nale sanctionne une infraction commise par une personne, avec des peines prĂ©vues par la loi.
  • Contrat : Le contrat est un accord de volontĂ©s crĂ©ant des obligations entre les parties, dont l’inexĂ©cution peut engager leur responsabilitĂ©.
  • Faute contractuelle : La faute contractuelle correspond Ă  un manquement aux obligations nĂ©es du contrat, susceptible d’entraĂźner une rĂ©paration civile.

12. Conditions de mise en Ɠuvre de la responsabilitĂ©

Notions clés & Définitions

  • ResponsabilitĂ© civile extracontractuelle : La responsabilitĂ© civile extracontractuelle vise la rĂ©paration d’un dommage causĂ© sans lien contractuel entre les parties.
  • ResponsabilitĂ© civile contractuelle : La responsabilitĂ© civile contractuelle sanctionne l’inexĂ©cution ou la mauvaise exĂ©cution d’un contrat et rĂ©pare le dommage qui en rĂ©sulte.
  • ResponsabilitĂ© pĂ©nale : La responsabilitĂ© pĂ©nale entraĂźne une sanction pour une infraction, avec des Ă©lĂ©ments constitutifs Ă  rĂ©unir.
  • Fait gĂ©nĂ©rateur : Le fait gĂ©nĂ©rateur est l’évĂ©nement Ă  l’origine du dommage dans la responsabilitĂ© civile extracontractuelle.
  • Lien de causalitĂ© : Le lien de causalitĂ© relie le fait ou la faute au dommage pour Ă©tablir que l’un a causĂ© l’autre.

Points essentiels

  • En responsabilitĂ© civile extracontractuelle, les conditions sont un fait personnel, un dommage et un lien de causalitĂ©.
  • En responsabilitĂ© civile contractuelle, les conditions sont une faute contractuelle, un dommage et un lien de causalitĂ©.
  • Pour la responsabilitĂ© civile, l’objectif est de rĂ©parer le dommage en indemnisant la victime ou en rĂ©parant le dommage causĂ© au cocontractant.
  • Pour la responsabilitĂ© pĂ©nale, la commission d’une infraction suppose un Ă©lĂ©ment formel, un Ă©lĂ©ment matĂ©riel et un Ă©lĂ©ment intentionnel pour les crimes et les dĂ©lits (sauf dĂ©lits d’imprudence et de nĂ©gligence).
  • En responsabilitĂ© pĂ©nale, les sanctions peuvent prendre la forme de peines privatives de libertĂ© et d’amendes.
  • En responsabilitĂ© civile, les sanctions peuvent inclure des dommages et intĂ©rĂȘts, et selon le cas l’exĂ©cution forcĂ©e ou l’annulation du contrat.

Astuce mémo

RC = Faute/fait + Dommage + Cause ; pénal = Infraction = Forme + Matériel + Intention (sauf imprudence/négligence).

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
25 mars 1957Traités de Rome (CEE) mentionnés comme base du droit communautaire
4 octobre 1958Constitution de la CinquiÚme République (sommet de la hiérarchie des normes)
2 mars 1982Instauration de la décentralisation (loi du 2 mars 1982)
13 août 2004Loi reconnaissant la région chef de file en matiÚre économique et renforçant le schéma régional des transports
22 février 2007Affaire APREI : qualification de service public sans prérogatives de puissance publique
1er juillet 1901Loi relative au contrat d’association (loi 1901)

Tableaux de synthĂšse

Déconcentration vs décentralisation

NotionActeursEffet principal
DĂ©concentrationÉtatCrĂ©er des services de l’État Ă  l’échelon local (services extĂ©rieurs)
DĂ©centralisationÉtat et collectivitĂ©s territorialesCrĂ©er des personnes morales de droit public et leur transfĂ©rer des compĂ©tences

Responsabilité civile vs pénale

TypeFinalitéConditions clés
Responsabilité civile (extracontractuelle)Réparer un dommageFait générateur + dommage + lien de causalité
Responsabilité civile (contractuelle)Réparer un dommage lié au contratFaute contractuelle + dommage + lien de causalité
ResponsabilitĂ© pĂ©naleSanctionner une infractionÉlĂ©ment formel + Ă©lĂ©ment matĂ©riel + Ă©lĂ©ment intentionnel (sauf imprudence/nĂ©gligence)

PiÚges & confusions fréquents

  1. Confondre jurisprudence et loi : la jurisprudence interprĂšte et s’impose aux parties, mais n’est pas une rĂšgle gĂ©nĂ©rale de droit.
  2. Croire que la Cour de cassation rejugera le fond : elle contrĂŽle seulement l’application/interprĂ©tation du droit et casse sans rejuge.
  3. MĂ©langer dĂ©concentration et dĂ©centralisation : la premiĂšre organise la prĂ©sence de l’État localement, la seconde transfĂšre des compĂ©tences Ă  des collectivitĂ©s.
  4. Penser que tous les services publics ont toujours le critÚre formel (puissance publique) : la jurisprudence peut qualifier un service public sans prérogatives.
  5. Confondre responsabilitĂ© civile et pĂ©nale : la civile rĂ©pare un dommage, la pĂ©nale sanctionne une infraction Ă  l’encontre de la sociĂ©tĂ©.
  6. Inverser les logiques de protection sociale : RSA/AAH relÚvent de la solidarité (conditions de ressources), tandis que la couverture maladie de base est présentée comme universelle.
  7. Oublier que l’égalitĂ© devant le service public implique aussi un traitement identique et une neutralitĂ© : un acte de racisme constitue une faute dĂ©ontologique grave.

Checklist Examen

  1. Savoir dĂ©finir la rĂšgle de droit (gĂ©nĂ©rale, impersonnelle, permanente, obligatoire) et distinguer loi/dĂ©cret/arrĂȘtĂ©.
  2. ConnaĂźtre les branches du droit (public, privĂ©, pĂ©nal, communautaire/international) et l’idĂ©e de hiĂ©rarchie des normes.
  3. MaĂźtriser l’organisation juridictionnelle : ordres judiciaire et administratif, et les juridictions de premier degrĂ© (TJ, tribunal de police/correctionnel, cour d’assises, conseil de prud’hommes, tribunal de commerce, TA
  4. Savoir le rĂŽle de la Cour d’appel (rejuger entiĂšrement) et les dĂ©lais/conditions d’appel (ex. premier et dernier ressort).
  5. Savoir le pourvoi en cassation : dĂ©lai de 2 mois, contrĂŽle de droit, rejet vs cassation, renvoi devant une cour d’appel de renvoi.
  6. Savoir la compĂ©tence du Conseil d’État en cassation administrative et en premier/dernier ressort pour certains recours nationaux (dĂ©crets, arrĂȘtĂ©s ministĂ©riels, autoritĂ©s administratives indĂ©pendantes).
  7. ConnaĂźtre la dĂ©concentration (Ă©chelons rĂ©gional/dĂ©partemental/communal, prĂ©fet/maire reprĂ©sentant de l’État) et la dĂ©centralisation (transfert de compĂ©tences, assemblĂ©es Ă©lues, exĂ©cutif local).
  8. Savoir la répartition des compétences en action sociale : département chef de file (aide sociale légale, schéma, fonds, CLIC) et commune via CCAS/CIAS (instruction + aides facultatives).
  9. Savoir les principes de fonctionnement du service public : continuité (horaires), égalité (accÚs/traitement/charges), neutralité, et adaptabilité/mutabilité ; concilier continuité et droit de grÚve.
  10. Savoir les critĂšres du service public (matĂ©riel, organique, formel), l’impact de la dĂ©lĂ©gation de service public sur le critĂšre organique, et l’évolution du critĂšre formel (APREI).
  11. Connaßtre la protection sociale : logiques assurantielle/solidarité/universelle, les 4 branches (CNAM/CNAV/CNAF/ATMP) et la branche recouvrement (URSSAF), plus les régimes complémentaires.
  12. Maßtriser la capacité des personnes : mineurs (représentation, actes de la vie courante, émancipation) et majeurs protégés (sauvegarde/curatelle/tutelle, rÎle du JCP).
  13. Savoir qualifier la responsabilitĂ© : civile extracontractuelle vs contractuelle (conditions) et pĂ©nale (Ă©lĂ©ments de l’infraction), ainsi que les cas d’exonĂ©ration (force majeure, fait de la victime/tiers, etc.).

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Test your knowledge on Introduction au droit social et administratif with 10 multiple-choice questions with detailed corrections.

1. Quel est le rîle principal de la Cour de cassation dans l’ordre judiciaire ?

2. Qu'est-ce que la Cour de cassation concerne principalement dans le systÚme judiciaire français?

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Cour de cassation — rîle ?

ContrĂŽle la correcte application du droit.

Cour de cassation – rîle

Interprùte et contrîle l’application du droit

Pourvoi en cassation — dĂ©finition ?

Recours contre une décision pour erreur de droit.

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