Revision sheet: Principes et Causes d'Extinction de l'Action Publique

Plan du Cours

  1. Mesures alternatives aux poursuites et conditions d’application
  2. Abrogation de la loi pĂ©nale et effets sur l’action publique et civile
  3. Amnistie et ses diffĂ©rentes formes comme cause d’extinction de l’action publique
  4. Causes d’extinction liĂ©es aux parties : mort du mis en cause et retrait de plainte
  5. Causes d’extinction liĂ©es aux autoritĂ©s publiques : transaction, composition pĂ©nale et amende forfaitaire dĂ©lictuelle
  6. Effets de la chose jugĂ©e et principe non bis in idem sur l’extinction de l’action publique
  7. Prescription de l’action publique : fondements et principes gĂ©nĂ©raux
  8. Durée et classification des délais de prescription selon la nature des infractions
  9. Calcul du délai de prescription : point de départ, report et situations particuliÚres
  10. Prorogation du délai de prescription : interruption et actes interruptifs
  11. Spécificités de la prescription pour infractions commises sur mineurs et infractions clandestines
  12. Introduction à la procédure pénale et protection des droits fondamentaux

1. Mesures alternatives aux poursuites et conditions d’application

Notions clés & Définitions

  • Exceptions : Situations dans lesquelles certaines rĂšgles ou procĂ©dures ne s’appliquent pas, notamment lorsque la dĂ©tention provisoire est en cause, si le prĂ©venu demande une formation collĂ©giale, ou si la complexitĂ© des faits ou la gravitĂ© de la peine le justifie.
  • La mĂ©diation pĂ©nale : ProcĂ©dure alternative aux poursuites qui se rĂ©alise Ă  la demande ou avec l’accord de la victime, visant Ă  rĂ©gler le conflit entre l’auteur des faits et la victime sans engager de poursuites, sauf en cas de violences au sein du couple.
  • Rappel Ă  la loi : Mesure alternative aux poursuites possible lorsque l’auteur reconnaĂźt les faits, n’a pas Ă©tĂ© condamnĂ© rĂ©cemment, et si la mesure peut assurer la rĂ©paration du dommage, mettre fin au trouble ou contribuer au reclassement de l’auteur.
  • Alternatives aux poursuites : Aujourd’hui troisiĂšme choix consistant en des alternatives aux poursuites retrouvĂ©s Ă  l’article 40-1 CPP.

Points essentiels

  • La mesure doit apparaĂźtre au procureur comme susceptible d’assurer la rĂ©paration du dommage, de mettre fin au trouble ou de contribuer au reclassement de l’auteur.
  • L’orientation vers une structure sanitaire, sociale ou professionnelle implique un stage ou une formation Ă  la charge de l’auteur.
  • La mĂ©diation pĂ©nale nĂ©cessite la demande ou l’accord de la victime et vise Ă  rĂ©gler le conflit hors poursuites.
    • L’orientation de l’auteur des faits vers une structure sanitaire sociale ou professionnelle => accomplissement Ă  sa charge d’un stage d’une formation dans un service ou un organisme.

À retenir

Les mesures alternatives, comme la médiation ou le rappel à la loi, visent à concilier réparation, prévention et désengorgement judiciaire en étant strictement encadrées.

2. Abrogation de la loi pĂ©nale et effets sur l’action publique et civile

Notions clés & Définitions

  • Action publique : Suivre son cours et elle appartient aux juges qui vont dĂ©cider ou pas d’arrĂȘter le procĂšs pĂ©nal.
  • Action civile : En revanche pour l’action civile il doit attendre que le juge pĂ©nal ai statuĂ©.

Points essentiels

  • L’abrogation de la loi pĂ©nale supprime rĂ©troactivement l’élĂ©ment lĂ©gal de l’infraction, ce qui Ă©teint l’action publique.
  • Le juge doit constater l’extinction de l’action publique et prononcer la relaxe ou l’acquittement si la loi est abrogĂ©e en cours de procĂšs.
  • L’abrogation entraĂźne Ă©galement l’extinction de l’action civile accessoire Ă  l’action publique, sauf si une dĂ©cision au fond a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© rendue.
  • La Cour de cassation autorise la poursuite de l’action civile si une dĂ©cision au fond a Ă©tĂ© rendue avant l’abrogation.
  • Pour ce qui est de l’action civile, elle ne pourra plus ĂȘtre exercĂ©e devant les juridictions rĂ©pressives sauf si on a dĂ©jĂ  eu une dĂ©cision sur le fond.
  • Cela ne vau que si aucune dĂ©cision au fond n’est intervenu avant que le texte soit abrogĂ© sinon la Cour de cass considĂšre que le juge rĂ©pressif peut continuer Ă  connaitre de l’action civile car premiĂšre dĂ©cision au fond.

À retenir

L’abrogation de la loi pĂ©nale Ă©teint rĂ©troactivement l’action publique et l’action civile accessoire, assurant la protection des droits fondamentaux.

3. Amnistie et ses diffĂ©rentes formes comme cause d’extinction de l’action publique

Notions clés & Définitions

  • Amnistie : Est aussi visĂ©e par l’article 6, elle rĂ©sulte d’une loi qui vient faire perdre aux faits leur caractĂšre dĂ©lictueux.
  • Extinction de l’action publique : Le pouvoir exercĂ© par le ministĂšre public de mettre en mouvement les poursuites pĂ©nales contre une infraction.

Points essentiels

  • L’amnistie est une loi spĂ©cifique qui fait perdre rĂ©troactivement aux faits leur caractĂšre dĂ©lictueux, obligeant la cessation des poursuites.
  • Elle fonctionne comme une abrogation en privant les faits de leur caractĂšre pĂ©nal, mais rĂ©sulte d’une loi particuliĂšre.
  • Elle oblige les juges Ă  mettre fin aux poursuites engagĂ©es en considĂ©rant les faits comme non dĂ©lictueux.
  • L’amnistie a un effet rĂ©troactif qui efface les consĂ©quences pĂ©nales des faits, constituant une fiction juridique.

À retenir

L’amnistie est un mĂ©canisme lĂ©gislatif rĂ©troactif qui Ă©teint l’action publique en privant les faits de leur caractĂšre dĂ©lictueux par une fiction juridique.

4. Causes d’extinction liĂ©es aux parties : mort du mis en cause et retrait de plainte

Notions clés & Définitions

  • Mort du mis en cause : La cessation de vie du prĂ©venu entraĂźne l'arrĂȘt de l'action publique Ă  son encontre, indĂ©pendamment de la gravitĂ© de l'infraction.
  • Cause d’extinction : Un Ă©vĂ©nement ou une condition qui met fin Ă  l'action publique engagĂ©e contre une personne.
  • Extinction de l’action : Section III - L’extinction de l’action civile 3 causes d’extinctions : - La rĂ©paration - Le renoncement par la victime de son droit a

Points essentiels

  • La mort du mis en cause Ă©teint l’action publique Ă  son Ă©gard, quel que soit le degrĂ© de gravitĂ© de l’infraction.
  • La responsabilitĂ© pĂ©nale ne se transmet pas aux hĂ©ritiers, mais l’action en rĂ©paration est transmissible.
  • Le retrait de plainte Ă©teint l’action publique uniquement lorsque la loi en fait une condition nĂ©cessaire Ă  la poursuite.
  • Le retrait de plainte concerne la victime et peut empĂȘcher l’engagement des poursuites si la loi l’exige.

À retenir

La disparition du mis en cause ou la volontĂ© de la victime influencent directement l’extinction de l’action publique selon les conditions lĂ©gales spĂ©cifiques.

5. Causes d’extinction liĂ©es aux autoritĂ©s publiques : transaction, composition pĂ©nale et amende forfaitaire dĂ©lictuelle

Notions clés & Définitions

  • Transaction pĂ©nale : Accord entre la personne poursuivie et une autoritĂ© habilitĂ©e, prĂ©vu par la loi, qui Ă©teint l'action publique lorsque la loi le prĂ©voit.
  • Amende forfaitaire dĂ©lictuelle : Sanction prĂ©vue par la loi pour certains dĂ©lits, dont le paiement Ă©teint l'action publique, avec un plafond fixĂ© Ă  3000 euros.
  • Composition pĂ©nale : ProcĂ©dure permettant d'Ă©teindre l'action publique avant son exercice, avec intervention du juge pour validation, visant Ă  sanctionner la personne impliquĂ©e tout en assurant la rĂ©paration du prĂ©judice.
  • AutoritĂ©s publiques : §3 - L’extinction liĂ©e aux autoritĂ©s publiques Ces causes renvoient Ă  des mĂ©canismes particuliers mis en place par les autoritĂ©s publiques afin d’apporter une rĂ©ponse pĂ©nale plus rapide et d’éviter de saisir une juridiction de jugement.

Points essentiels

  • Le procureur ne peut transiger avec l'auteur des faits sauf disposition lĂ©gale spĂ©cifique, mais certains maires peuvent transiger pour certaines contraventions constatĂ©es par la police municipale en cas de prĂ©judice Ă  la commune.
  • L'amende forfaitaire dĂ©lictuelle Ă©teint l'action publique par son paiement, limitĂ©e Ă  3000 euros, et concerne certains dĂ©lits selon la loi.
  • Article 33 CPP. Le procureur reprĂ©sente les intĂ©rĂȘts de la sociĂ©tĂ© et il peut donc se prononcer oralement en faveur d’une relaxe ou autre. - Le PG ne peut pas se substituer au PDLR => si un PDLR refuse de poursuivre quand bien mĂȘme il en aurait reçus l’instruction par le PG, le PG ne va pas pouvoir poursuivre Ă  sa place sauf en demandant Ă  un autre procureur de poursuivre. Page sur36 55 Colyne Canard ProcĂ©dure pĂ©nale L3 2025-2026 B - Le rĂŽle du ministĂšre public Il a un double rĂŽle consistant d’abord et avant tout Ă  reprĂ©senter la sociĂ©tĂ©, c’est le PDLR qui reprĂ©sente7 le ministĂšre public (art 39 CPP). À ce titre, le procureur dĂ©clenche l’action publique et l’exerce. Dans l’exercice de l’action publique l’idĂ©e est que le parquet est prĂ©sent tout au long du procĂšs pĂ©nal, c’est pour cette raison qu’il est irrĂ©cusable. En revanche si le ministĂšre public exerce l’action publique il n’en dispose pas. Cela signifie que en principe il ne va pas pouvoir transiger avec l’auteur des faits. Et en principe le ministĂšre public ne peut pas se dĂ©sister et renoncer Ă  ĂȘtre prĂ©sent au procĂšs pĂ©nal. En dĂ©lenchant l’action publique il devient demandeur Ă  l’action publique consistant au second rĂŽle, c’est aussi une partie publique au procĂšs pĂ©nal. §2 - Les fonctionnaires dĂ©signĂ©s par la loi On est dans des hypothĂšses limitatives donc dans une compĂ©tence spĂ©ciale, il faut que la loi donne cette
  • La composition pĂ©nale InstituĂ©e par la loi du 23 juin 1999 Ă  l’art 41-2, elle ne peut ĂȘtre proposĂ©e que si l’action publique n’a pas encore Ă©tĂ© exercĂ©e et c’est une alternative qui a une visĂ©e punitive car la composition pĂ©nale va tendre Ă  sanctionner la personne impliquĂ©e et parce qu’on a cette visĂ©e le lĂ©gislateur a du prĂ©voir l’intervention du juge pour la valider.

À retenir

L'amende forfaitaire délictuelle éteint l'action publique par son paiement, limitée à 3000 euros, et concerne certains délits selon la loi.

6. Effets de la chose jugĂ©e et principe non bis in idem sur l’extinction de l’action publique

Notions clés & Définitions

  • Principe non bis in idem : Principe juridique qui interdit de poursuivre ou punir une personne deux fois pour les mĂȘmes faits, assurant la sĂ©curitĂ© juridique et la protection contre les poursuites multiples.
  • Action publique : ProcĂ©dure engagĂ©e par le ministĂšre public pour poursuivre une infraction pĂ©nale devant une juridiction.

Points essentiels

  • La chose jugĂ©e pĂ©nale empĂȘche la rĂ©ouverture d’une action publique dĂ©jĂ  jugĂ©e sur le fond, garantissant la stabilitĂ© des dĂ©cisions.
  • Ces principes s’appliquent strictement pour Ă©viter la rĂ©pĂ©tition des procĂšs et protĂ©ger les droits de la dĂ©fense.
  • §4 - L’extinction liĂ©e Ă  une dĂ©cision dĂ©finitive Cette idĂ©e exprimĂ©e par l’article 6 alinĂ©a 1 qui indique que l’action publique s’éteint par la chose jugĂ©e.
  • Pour ce qui est de l’action civile, elle ne pourra plus ĂȘtre exercĂ©e devant les juridictions rĂ©pressives sauf si on a dĂ©jĂ  eu une dĂ©cision sur le fond.

À retenir

La chose jugée et le principe non bis in idem protÚgent contre la double poursuite et assurent la stabilité des décisions pénales.

7. Prescription de l’action publique : fondements et principes gĂ©nĂ©raux

Notions clés & Définitions

  • Prescription de l’action publique : Éteinte, la victime ne perd pas son droit Ă  rĂ©paration et peut toujours obtenir rĂ©paration dĂšs lors que l’action civile est toujours ouverte.

Points essentiels

  • La prescription repose sur un fondement de paix sociale et d’intĂ©rĂȘt Ă  ne pas poursuivre indĂ©finiment, car engager un procĂšs longtemps aprĂšs la commission de l’infraction peut causer plus de torts qu’il n’en Ă©vite.
  • Elle traduit l’idĂ©e que l’opinion publique oublie le trouble causĂ© par l’infraction avec le temps, justifiant la limitation dans la durĂ©e des poursuites.
  • La prescription n’est pas universelle, notamment absente dans les systĂšmes de Common Law, mais elle vise Ă  limiter les poursuites Ă  un dĂ©lai raisonnable pour protĂ©ger les droits des individus.
  • Art 7 dernier alinĂ©a CPP. - La nĂ©gligence de la partie poursuivante lui fait perdre son droit d’agir aux termes d’un certain dĂ©lai : si le ministĂšre public ne fait pas ce qu’il faut au bon moment alors la prescription serait un moyen de sanctionner l’inertie de l’autoritĂ© publique. Ce fondement comprend que si la partie poursuivante s’est montrĂ©e diligente le dĂ©lai de prescription peut ĂȘtre prorogĂ© ce qui rendra l’action publique toujours possible. - La prescription pourrait ĂȘtre justifiĂ©e au regard de la situation de l’auteur des faits : poursuivre l’auteur d’une infraction longtemps aprĂšs les faits pourrait s’apparenter Ă  un systĂšme de double peine. - La preuve qui est rĂ©coltĂ©e trĂšs longtemps aprĂšs les faits soit va ĂȘtre impossible Ă  rĂ©colter soit elle sera peu fiable en raison de l’écoulement du temps qui va faire craindre un risque d’erreur. Les procĂšs de la science remettent en question cet argument car elles permettent d’exploiter des preuves anciennes de maniĂšre suffisamment fiable. MalgrĂ© cette pluralitĂ© de fondements, on constate que ce mĂ©canisme est malmenĂ© Ă  la fois par le lĂ©gislateur et Ă  la fois par la jurisprudence. Quasiment Ă  chaque fois, l’objectif est de faire en sorte que la prescription de l’action publique intervienne de plus en plus tard. Notamment le cas avec la derniĂšre grande rĂ©forme de la prescription par la loi du 27 fĂ©vrier 2017 ➔ rapport
  • ArrĂȘt 9 novembre 2022 chambre crim dans sa formation plĂ©niĂšre : elle maintient sa JP constante et rappelle que si chaque acte de la procĂ©dure est rĂ©gulier il n’y a pas lieu d’annuler la procĂ©dure quand bien mĂȘme on a violation du dĂ©lai raisonnable. B - Les dĂ©lais prĂ©cis Le lĂ©gislateur intervient avec des dĂ©lais prĂ©cis pour les actes et les dĂ©cisions notamment en matiĂšre d’enquĂȘte, l’enquĂȘte de flagrance ne peut excĂ©der 8 jours ou l’enquĂȘte prĂ©liminaire qui ne peut excĂ©der 2 ans. Cela a pour objectif de rĂ©duire la phase d’enquĂȘte afin d’aller plus vite. Ces diffĂ©rents dĂ©lais doivent ĂȘtres combinĂ©s avec le dĂ©lai raisonnable, on peut avoir des dĂ©lais lĂ©gaux respectĂ©s mais un dĂ©lai raisonnable dĂ©passĂ© compte tenu des faits. On assure la cĂ©lĂ©ritĂ© de 2 maniĂšre : - Par rĂ©fĂ©rence au standard du dĂ©lai raisonnable - Par rĂ©fĂ©rence a des dĂ©lais chiffrĂ©s. Section II - Les principes relatifs aux parties Cela renvoie Ă  la fois au ministĂšre public et aux mis en cause (l’accusĂ© au sens europĂ©en) et Ă©galement Ă  la victime si elle est partie civile. §1 - Les droits de la dĂ©fense Il est trouvĂ© expressĂ©ment inscrit Ă  l’article 48 de la charte des droits fondamentaux. La CEDH a dĂ©gagĂ© les droits de la dĂ©fense de l’article 6 depuis un arrĂȘt Artico c/Italie de 1980. À l’échelle nationale on lui reconnait une valeur constitutionnelle : dĂ©cision SĂ©curitĂ© et libertĂ© du 19 et 20 janvier 1981 par le CC qui

À retenir

La prescription de l’action publique constitue un Ă©quilibre entre justice et paix sociale, en limitant la durĂ©e des poursuites pĂ©nales.

8. Durée et classification des délais de prescription selon la nature des infractions

Notions clés & Définitions

  • DĂ©lai de prescription : PĂ©riode aprĂšs laquelle l’action publique ou civile ne peut plus ĂȘtre exercĂ©e, dont la durĂ©e varie selon la nature de l’infraction.

Points essentiels

  • Les dĂ©lais de prescription varient selon la nature de l’infraction : un an pour les contraventions, 3 mois pour la presse, 6 mois pour les infractions Ă©lectorales, et jusqu’à 20 ans pour certaines infractions graves comme les abus de confiance ou les infractions sexuelles sur mineurs.
  • Les dĂ©lais de droit commun ont Ă©tĂ© allongĂ©s pour mieux protĂ©ger les intĂ©rĂȘts de la sociĂ©tĂ©, notamment pour les infractions graves.
  • Des dĂ©lais plus longs s’appliquent par exception pour certaines infractions graves, notamment en matiĂšre de criminalitĂ© organisĂ©e ou d’abus de confiance.

À retenir

La durĂ©e de prescription est modulĂ©e selon la gravitĂ© de l’infraction pour Ă©quilibrer rĂ©pression et sĂ©curitĂ© juridique.

9. Calcul du délai de prescription : point de départ, report et situations particuliÚres

Notions clés & Définitions

  • Point de dĂ©part : On a Ă  la fois un report du point de dĂ©part et un prolongement du dĂ©lai.

Points essentiels

  • Le dĂ©lai de prescription commence Ă  courir Ă  partir de la commission de l’infraction, le jour mĂȘme n’étant pas comptĂ©.
  • Pour une infraction instantanĂ©e, le point de dĂ©part est le jour de l’acte.
  • Pour une infraction continue, le point de dĂ©part est le jour oĂč l’infraction cesse.
  • Pour une infraction d’habitude, le point de dĂ©part est la date du dernier acte infractionnel.
  • Le point de dĂ©part Le principe est que l’on va calculer le dĂ©lai de prescription Ă  compter de la commission de l’infraction, plus prĂ©cisĂ©ment le jour de commission de l’infraction ne compte pas dans le dĂ©lai.
  • Si l’infraction est une infraction d’habitude (ex : l’exercice illĂ©gal de la mĂ©decine) le point de dĂ©part sera la date de commission du dernier acte infractionnel.

À retenir

MaĂźtriser les rĂšgles prĂ©cises de calcul du dĂ©lai de prescription selon la nature temporelle de l’infraction permet de dĂ©terminer correctement le point de dĂ©part et d’identifier les situations oĂč ce point peut ĂȘtre reportĂ©.

10. Prorogation du délai de prescription : interruption et actes interruptifs

Notions clés & Définitions

  • Crim : La catĂ©gorie de juridiction pĂ©nale compĂ©tente pour juger les crimes, c’est-Ă -dire les infractions les plus graves.
  • Dans un dĂ©lai : DĂ©sormais cet article prĂ©voit qu’il peut faire appel du jugement dans un dĂ©lai de 20 jours.
  • Actes interruptifs : En faisant des actes interruptifs la partie poursuivante a eu un rĂŽle actif et a montrĂ© sa volontĂ© de poursuivre.
  • DĂ©lai de prescription : Les immunitĂ©s parlementaires suspendent le dĂ©lai de prescription, la force majeure.
  • Prescription de l’action : L’avocat du mis en examen demande l’annulation pour prescription de l’action publique.

Points essentiels

  • L’interruption du dĂ©lai de prescription fait repartir le dĂ©lai Ă  zĂ©ro Ă  partir de l’acte interruptif.
  • Tout acte Ă©manant du ministĂšre public ou de la partie civile tendant Ă  mettre en mouvement l’action publique interrompt la prescription.
  • La partie poursuivante manifeste ainsi sa volontĂ© active de poursuivre l’infraction.
  • Art 7 dernier alinĂ©a CPP. - La nĂ©gligence de la partie poursuivante lui fait perdre son droit d’agir aux termes d’un certain dĂ©lai : si le ministĂšre public ne fait pas ce qu’il faut au bon moment alors la prescription serait un moyen de sanctionner l’inertie de l’autoritĂ© publique. Ce fondement comprend que si la partie poursuivante s’est montrĂ©e diligente le dĂ©lai de prescription peut ĂȘtre prorogĂ© ce qui rendra l’action publique toujours possible. - La prescription pourrait ĂȘtre justifiĂ©e au regard de la situation de l’auteur des faits : poursuivre l’auteur d’une infraction longtemps aprĂšs les faits pourrait s’apparenter Ă  un systĂšme de double peine. - La preuve qui est rĂ©coltĂ©e trĂšs longtemps aprĂšs les faits soit va ĂȘtre impossible Ă  rĂ©colter soit elle sera peu fiable en raison de l’écoulement du temps qui va faire craindre un risque d’erreur. Les procĂšs de la science remettent en question cet argument car elles permettent d’exploiter des preuves anciennes de maniĂšre suffisamment fiable. MalgrĂ© cette pluralitĂ© de fondements, on constate que ce mĂ©canisme est malmenĂ© Ă  la fois par le lĂ©gislateur et Ă  la fois par la jurisprudence. Quasiment Ă  chaque fois, l’objectif est de faire en sorte que la prescription de l’action publique intervienne de plus en plus tard. Notamment le cas avec la derniĂšre grande rĂ©forme de la prescription par la loi du 27 fĂ©vrier 2017 ➔ rapport
    • IdentitĂ© de cause ➔ identitĂ© de faits (les faits sont identiques Ă  ceux de la premiĂšre poursuite : on s’intĂ©resse aux faits prĂ©cis et non pas Ă  leur qualification juridique) §5 - L’extinction liĂ©e Ă  l’écoulement du temps (la prescription) Au bout d’un certain temps l’action publique va s’éteindre aussi visĂ©e Ă  l’article 6 CPP et de façon gĂ©nĂ©rale on la dĂ©finit comme un mode d’extinction de l’action publique rĂ©sultats du non exercice de celle-ci avant l’expiration d’un dĂ©lai fixĂ© par la loi.

À retenir

L’interruption du dĂ©lai de prescription fait repartir le dĂ©lai Ă  zĂ©ro Ă  partir de l’acte interruptif.

11. Spécificités de la prescription pour infractions commises sur mineurs et infractions clandestines

Notions clés & Définitions

  • Infractions commises sur les mineurs : Infractions pour lesquelles le dĂ©lai de prescription de l'action publique commence Ă  courir Ă  partir de la majoritĂ© de la victime, conformĂ©ment aux articles 7 et 8 du Code de procĂ©dure pĂ©nale.

Points essentiels

  • Les infractions commises sur mineurs bĂ©nĂ©ficient de dĂ©lais de prescription plus longs, Ă  partir de la majoritĂ© de la victime.
  • Les infractions clandestines ont des rĂšgles de prescription particuliĂšres tenant compte de leur nature dissimulĂ©e, avec un report du point de dĂ©part.
  • Ces spĂ©cificitĂ©s visent Ă  protĂ©ger les victimes vulnĂ©rables et Ă  garantir la poursuite effective, en tenant compte des difficultĂ©s de rĂ©vĂ©lation et de preuve.
  • Le dĂ©lai de prescription peut ĂȘtre reportĂ© pour les infractions commises sur mineurs, Ă  compter de leur majoritĂ©, selon les articles 7 et 8 du CPP.
  • Le report du point de dĂ©part Il peut ĂȘtre reportĂ© par la loi et le lĂ©gislateur va considĂ©rer dans certaines situations qu’il va commencer Ă  courir plus tard notamment pour les infractions commises sur les mineurs et les infractions clandestines.
  • Article 8 alinĂ©a 2 — Pour les dĂ©lits commis contre les mineurs allongements soit de 20 ans ou 10 ans selon les cas. NouveautĂ© par la loi du 21 avril 2021 ➔ vient crĂ©er le mĂ©canisme de la prescription glissante, l’idĂ©e que si avant l’expiration du dĂ©lai de prescription d’un premier viol, l’auteur commet un nouveau viol sur un autre mineur la prescription de la premiĂšre infraction est prolongĂ©e jusqu’à la date de prescription de la deuxiĂšme infraction. La consĂ©quence est que si ces poursuites interviennent avant la prescription du dernier viol tous les actes pourront ĂȘtres jugĂ©s. L’idĂ©e est de retarder la prescription d’un viol sur mineur. Il faut que la deuxiĂšme infraction intervienne avant la fin du dĂ©lai de prescription de la premiĂšre infraction. 3. Les dĂ©lais plus courts HypothĂšses plus rares concernant des domaines prĂ©cis notamment en matiĂšre d’infraction de presse, le dĂ©lai de prescription est de 3 mois. En matiĂšre Ă©lectorale le dĂ©lai est de 6 mois.

À retenir

La prescription s’adapte aux vulnĂ©rabilitĂ©s des victimes et Ă  la nature dissimulĂ©e des infractions, notamment en reportant le point de dĂ©part pour les infractions sur mineurs et clandestines.

12. Introduction à la procédure pénale et protection des droits fondamentaux

Notions clés & Définitions

  • ProcĂ©dure pĂ©nale : Des rĂšgles qui changent extrĂȘmement souvent, elles sont de plus en plus complexes.

Points essentiels

  • La garde Ă  vue doit ĂȘtre de courte durĂ©e, exceptionnelle, proportionnĂ©e Ă  la gravitĂ© de l’infraction et strictement encadrĂ©e par des rĂšgles prĂ©cises.
  • Elle constitue une atteinte Ă  la libertĂ© de l’individu, nĂ©cessitant un encadrement strict pour prĂ©server l’équilibre entre rĂ©pression et libertĂ©s publiques.
  • La procĂ©dure pĂ©nale Ă©tablit un Ă©quilibre entre la rĂ©pression des infractions et la protection des libertĂ©s individuelles, en respectant notamment la prĂ©somption d’innocence.

À retenir

La procédure pénale garantit la protection des libertés individuelles face à la puissance publique, notamment par un encadrement strict de mesures comme la garde à vue.

RepĂšres chronologiques

DateÉvĂ©nement
2025Introduction à la procédure pénale et protection des droits fondamentaux
2026Prescription de l’action publique : fondements et principes gĂ©nĂ©raux
1999Abrogation de la loi pĂ©nale et effets sur l’action publique
2017Effets de la chose jugĂ©e et principe non bis in idem sur l’extinction de l’action publique
2022Causes d’extinction liĂ©es aux parties : mort du mis en cause et retrait de plainte
1980Mesures alternatives aux poursuites et conditions d’application

Tableaux de SynthĂšse

Comparaison des causes d’extinction de l’action publique

CauseEffetParties concernéesCondition
Mort du mis en causeExtinction de l’action publiqueMis en causeDĂ©cĂšs du prĂ©venu
Retrait de plainteExtinction de l’action publiqueVictimeRetrait volontaire de la victime
AmnistieExtinction de l’action publiqueFaits dĂ©lictueuxLoi spĂ©cifique d’amnistie
Amende forfaitaire dĂ©lictuelleExtinction de l’action publiqueInfractions spĂ©cifiquesPaiement de l’amende

PiÚges & Confusions Fréquentes

  1. Confusion entre amnistie et prescription, qui ont des effets différents.
  2. MĂ©langer causes d’extinction liĂ©es aux parties et Ă  l’autoritĂ© publique.
  3. Confondre la portée de la chose jugée et le principe non bis in idem.
  4. Oublier que la prescription varie selon la nature de l’infraction.
  5. Confusion entre mesures alternatives et causes d’extinction classiques.
  6. Ne pas distinguer l’effet rĂ©troactif de l’amnistie de la prescription.
  7. Mélanger les effets de la mort du mis en cause avec ceux du retrait de plainte.

Checklist Examen

  1. Comprendre la différence entre amnistie et prescription.
  2. Savoir quelles causes d’extinction concernent les parties.
  3. Maßtriser les principes de la prescription et ses délais.
  4. Identifier les effets de la chose jugée et du non bis in idem.
  5. ConnaĂźtre les mesures alternatives et leur cadre.
  6. Savoir comment le retrait de plainte influence l’action publique.
  7. Comprendre l’impact de la mort du mis en cause sur l’action publique.
  8. DiffĂ©rencier causes d’extinction liĂ©es aux infractions et aux parties.
  9. Maßtriser la procédure pénale et la protection des droits fondamentaux.
  10. Savoir calculer le point de départ du délai de prescription.
  11. Connaßtre les spécificités pour infractions sur mineurs et clandestines.
  12. Identifier les effets de la chose jugĂ©e sur l’action civile.

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1. Comment peut-on appliquer la médiation pénale dans le cadre d'une procédure judiciaire ?

2. Comment l'abrogation de la loi pénale affecte-t-elle l'action civile accessoire ?

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Mesures alternatives — dĂ©finition ?

Procédures comme médiation ou rappel à la loi.

Conditions d’application — mesures alternatives ?

DĂ©pendent de la reconnaissance des faits et de l’absence de condamnation rĂ©cente.

Abrogation de la loi — effet sur action publique ?

Éteint rĂ©troactivement l’action publique.

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